D’un côté, le personnage de Max, de l’autre, celui de Natacha. S’articulent alors deux histoires asynchrones que rien ne semble unir : le quotidien monotone d’un chômeur insomniaque et la journée tourmentée d’une célèbre comédienne. Dos-à-dos sur une scène dédoublée, séparée par deux écrans, ils partagent une même bande son dont le sens diverge d’un côté à l’autre. Métilde Weyergans et Samuel Hercule exécutent ces bruitages en miroir, coordonnés à la perfection. C’est à eux que l’on doit l’écriture, la mise en scène et la réalisation de cette pièce en trois actes.
Les deux premiers sont identiques, enfin, pas tout à fait – le public, divisé en deux, assiste d’abord à une moitié de la scène, puis à l’autre. Le troisième acte, que le public découvre cette fois-ci simultanément, révèle les pièces manquantes du puzzle. Il prend place au cours d’une représentation de Phèdre : les liens entre Max et Natacha se multiplient et l’histoire se délie. Au piano, à la guitare, à l’accordéon et au cor, Timothée Jolly et Mathieu Ogier posent l’ambiance d’un Phèdre entre thriller psychologique et polar.
PAULINE LIGHTBURNE
L’Affaire L.ex.π.Re
Du 18 au 21 mars
La Criée, Théâtre national de Marseille









