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Le Mucem regarde le monde

Expositions, débats, rencontres, recherche… le musée marseillais vient d’annoncer les grands axes de sa programmation 2026

Au moment de présenter à la presse la programmation prochaine du Mucem, Cécile Dumoulin, responsable du développement culturel et des publics, le soulignait : « un musée de société ne se résume pas à un patrimoine matériel ; il doit intégrer le débat, les enjeux sociétaux, le lien ». Ce que les équipes s’attellent à faire exister à travers les expositions, bien-sûr. Mais aussi le MucemLab, qui pilote une activité de recherche pluridisciplinaire, sous la houlette d’Aude Fanlo : lors de rencontres, colloques, formations, y sont abordées toute l’année « questions environnementales, fragilités sociales, géopolitiques compliquées, souvent sous la forme de discussions libres ; au sens premier de recherche ! On cherche ensemble à mieux comprendre le monde ».

Cette démarche porte ses fruits : en témoigne le succès depuis cinq saisons des Procès du Siècle : chaque lundi, l’auditorium Germaine Tillon déborde de visiteurs souvent jeunes, parfois critiques, mais bouillant d’envie de débattre des sujets abordés. Thème jusqu’au 16 mars : C’est par où le futur ? Bonne question, pour des générations qui peinent à trouver des perspectives réjouissantes, sur une planète polluée par le capitalisme, aux sociétés meurtries par des inégalités inouïes et des algorithmes opaques.

Mères en Méditerranée

Les expositions porteront la marque de ce foisonnant questionnement contemporain. Particulièrement Bonnes Mères (du 18 mars au 31 août), que Pierre-Olivier Costa, président du Mucem, qualifie de « solaire et militante ». Pour Anne-Cécile Mailfert, co-commissaire avec Caroline Chenu, il s’agit de mettre en pleine lumière « les injonctions contradictoires faites aux femmes, montrer la réalité matérielle de leur corps, encore tabou, ou au contraire instrumentalisé, l’idéalisation et les ambivalences des figures maternelles ». 350 œuvres ponctueront ce parcours, avec plus encore que de coutume, au côté des items issus du fonds ethnographique du musée, le travail d’artistes contemporaines en nombre.

À partir du 28 octobre, Manger les images interrogera quant à elle l’iconophagie de l’Antiquité à nos jours. Comme le formule Raphaël Bories, conservateur du pôle Croyances et religions, « submergés par un flot d’images numériques, ne sommes-nous pas en train de nous faire dévorer à notre tour ? »

Autre temps fort, d’une durée exceptionnelle de 11 mois (à partir du 18 novembre), Mayotte, Maoré, La rencontre des mondes, consacrée à la culture de l’archipel. Le MuMa, fermé suite au cyclone Chido, est ainsi soutenu par le Mucem, de belle manière.

GAËLLE CLOAREC

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