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Non-noyées, en résonance  

Sur invitation de Sonia Chiambrietto, deux autrices étaient conviées le 2 mai pour une lecture pleine de résonance, en collaboration avec Actoral  

Fin de journée. Le public envahit le Panorama de la Friche Belle de Mai et sa lumière traversante pour deux lectures. D’abord, la romancière et artiste Diaty Diallo introduit le propos : les violences policières et plus généralement les violences systémiques et les questions coloniales : Sonia Chiambretto, autrice Comme un printemps, je serais nombreuse, une exposition collective en lien avec les émeutes et la vie dans les banlieues à la Friche (lire sur journalzebuline.fr), l’a invitée à lire un de ses écrits lors d’une carte blanche.

Diaty a elle-même convié Myriam Rabah-Konatéune consœur autrice, danseuse et documentariste sonore, pour la lecture de ses ouvrages : Non-noyées et Edwarda. À travers la poésie et le récit, Myriam aborde la mémoire, l’identité, et la résistance des femmes afrodescendantes confrontées aux héritages coloniaux et aux oppressions contemporaines, par le biais d’une métaphore avec les mammifères marins et leurs habitats. Les textes récités et les œuvres exposées dialoguent autour de thématiques communes,  liées au lieu de vie.  

L’habitat 

C’est ensuite au tour de Diaty Diallo de lire un passage tiré de sa série Les âmes vivantes de la cité des Grandes Aigrettes, qui sort avec la revue La Déferlante, sur le thème « habiter ». Le texte fait entendre plusieurs voix, des témoignages inspirés du réel, mais au trait poussé, apparaissant comme des récits mythologiques. Ils font visiter la cité et racontent leur vérité. Car le texte n’est pas forcément violent, il est aussi onirique, se penchant sur la quiétude et le beau de ces espaces pleins de vies et d’humanité.  

 Myriam Rabah-Konaté © L.B.F.

La lecture est accompagnée de bruitages que Diaty crée elle-même en temps réel. Le bruit d’un souffle d’abord, qui se transforme en brise plus intense, puis, quelques instants après un chant mélancolique, celui des fantômes des cités, puis des chants d’oiseaux, amplifiant les mots qu’elle récite. Des textes poétiques et engagés qu’on écoute, les yeux fermés, résonner avec l’exposition. 

LILLI BERTON FOUCHET 

La lecture s’est déroulée le 2 mai à la Friche Belle de Mai et dans le cadre du Printemps de l’Art Contemporain 

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