mercredi 24 avril 2024
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Sous le soleil sicilien

Carlo Sironi présentait à Berlin Quell'estate con Irène, son deuxième long métrage. Pour un résultat sensuel et solaire

Eté 1997. Un camp de vacances pas comme les autres, un lieu où se ressourcent de jeunes adolescentes, géré par l’hôpital qui les soigne. Exercices collectifs pour retrouver son corps. Une jeune fille, blonde, diaphane, toute de blanc vêtue, s’éloigne du groupe. Elle lit, se baigne dans la piscine, et est rejointe par la brune Irène. Dès les premiers regards, le courant passe entre elles. Ensemble, elles se promènent, partent à la découverte de la nature, des grottes. Il n’est pas question pour Irène à la fin du séjour de quitter Clara, qu’elle voudrait inviter chez elle pour les vacances. Impossible ? Elle va donc l’emmener… ailleurs.

Quoi de mieux qu’une île pour s’isoler du monde qui leur pèse, des traitements, de la routine. Les voilà parties sur l’isola di Favignana où elles s’installent pour vivre leurs vacances : l’eau turquoise où elles se sentent renaitre, ondines d’un été. Les grottes où l’on s’abrite du soleil qui peut brûler la peau fragile. La peau qu’on caresse en soignant. Ensemble puis bientôt au milieu des autres. Des jeunes comme elles, garçons et filles, du pays ou en vacances, avec lesquels se nouent des relations d’été. Comme pour tous les adolescents. Premiers baisers. La caméra Hi8 fixe ces moments où l’on oublie tout, les fixant pour toujours. Un véritable élan de vie malgré les cauchemars, les vertiges, les maux de tête. Sous le soleil sicilien, la maladie reste dans l’ombre.

Quell’estate con Irène, présenté dans la section Generation 14 plus de la 74e Berlinale est le deuxième long-métrage de Carlo Sironi après Sole. Ce film, précise le réalisateur, est né du désir de raconter ce moment où les premières impressions de la vie nous marquent fortement. « Cet été que nous n’oublierons jamais. Je voulais réaliser un film qui ait la texture d’un rêve éveillé et la précision chirurgicale des souvenirs fondateurs. » Un film dont il a eu l’idée en écoutant To Wish Impossible Things de The Cure.Un film sensuel, solaire remarquablement interprété par Noée Abita (Iréne) et Camilla Brandenburg (Clara)

ANNIE GAVA
À Berlin

Quell’estate con Irène, de Carlo Sironi

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