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	<title>Archives des association Ancrages - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des association Ancrages - Journal Zebuline</title>
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		<title>À Marseille, il y a aussi le Moussem</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pauline Lightburne]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Apr 2026 08:49:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ce sont de grandes fêtes, données plusieurs fois par an dans différentes régions d’Afrique de Nord, pour célébrer un événement religieux, les récoltes, ou un changement de saison. Le Moussem de Marseille, initié par Ancrages et Quai du Maroc, s’est tenu pour la première fois à La Cômerie ce 27 mars. Et s’il n’y a [&#8230;]</p>
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<p>Ce sont de grandes fêtes, données plusieurs fois par an dans différentes régions d’Afrique de Nord, pour célébrer un événement religieux, les récoltes, ou un changement de saison. Le Moussem de Marseille, initié par Ancrages et Quai du Maroc, s’est tenu pour la première fois à La Cômerie ce 27 mars. Et s’il n’y a pas eu de <em>tbourida</em> (spectacle de cavalerie traditionnelle), l’événement proposait un concentré partagé de musique, d’histoire, d’arts et de saveurs.</p>



<p>La soirée s’ouvre dans la salle d’accueil avec l’atelier <em>Timazighin </em>animé par <strong>Raïssa Leï</strong>, artiviste engagée dans la transmission du matrimoine amazigh. Elle enseigne l’histoire et les usages des objets d’apparat, qu’elle cherche à faire revivre&nbsp;– coiffes, pendants, colliers, bagues, bracelets et fibules de sa propre collection – et propose un «&nbsp;habillage&nbsp;» aux volontaires, rituel de reconnexion avec leurs ancêtres.</p>



<p>Après une ouverture «&nbsp;officielle&nbsp;», chacun déplace sa chaise pour libérer une allée centrale. Les caftans de <strong>Sabrina Signature</strong>, portés avec prestance par les modèles, défilent sous les regards captivés du public<em>. </em>Changement d’ambiance, qui se fait plus studieuse&nbsp;: <strong>Samia Chabani</strong> [<em>à l’initiative de cet événement et de la rubrique Diasporik</em>] anime la table ronde « Enracinement sans déracinement, les Marocains en exil », et donne la parole à l’historienne de l’art <strong>Julie Rateau</strong>, l’anthropologue <strong>Rim Affaya</strong>, le sociologue <strong>Hicham Jamid</strong> et <strong>Driss El Yazami</strong>, Président du CCME (Conseil de la communauté marocaine à l’étranger). Ils reviendront sur les singularités de la diaspora marocaine en France, particulièrement à Marseille. Le travail photographique de <strong>Nadia Khallouki</strong>, exposé dans la salle d’actualité, fait écho à ces échanges.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Que la fête commence</mark></strong></p>



<p><a></a> Après un couscous et quelques lectures proposées par la librairie <strong>L’île aux mots</strong>, l’association <strong>Dar Gnawa</strong> se prépare pour une explosion d’énergie. Elle a invité Youssef Smarraï, maître du guembri et du chant rituel venu d’Essaouira. C’est peut-être le moment le plus fort de la soirée&nbsp;: les <em>youyous </em>fusent, tout le monde danse, se libère et transpire la joie.</p>



<p>De la musique, il y en aura encore en bas où le groupe <strong>Zawia Fama</strong>, connu pour ses mélanges de musique gnawa, rock, funk et blues,est déjà installé. Spontanément, tout le monde tire des chaises pour s&rsquo;assoir, fatigués d&rsquo;avoir dansé, et les premières notes de guitare dessinent la nouvelle atmosphère, suspendue et intimiste. Mais rapidement, le rythme s’accélère. Pas question de rester assis, on range ces chaises tout de suite et on danse. Pour ceux qui avaient encore de l’énergie à revendre, la soirée s’est prolongée avec le DJ set chaâbi de <strong>FRida Ka3lash</strong>.</p>



<p>En mêlant ainsi les arts, les générations et les ambiances, le Moussem rassemble des publics d’horizons divers et s’affirme comme un véritable espace d&rsquo;échange et de rencontres. Une phrase de l’anthropologue Rim Affaya prononcée au cours de la table ronde résonne&nbsp;: «&nbsp;<em>La fête aide à vivre la vie avec joie, sans oublier le rôle des rituels pour contenir la douleur et la tristesse.&nbsp;</em>»</p>



<p>PAULINE LIGHTBURNE</p>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/">Société</a> ici</p>
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		<title>DIASPORIK : les cultures de l’exil ont leur chronique  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Samia Chabani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 Mar 2024 09:24:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Samia Chabani : « Sur les parcours hérités des marges et des délaissés, Ancrages apporte sa contribution à la transmission des cultures et mémoires d’exil de Marseille.  Dépasser la confidentialité de la recherche et valoriser les parcours d’habitant·e·s m’ont offert de nombreuses occasions de rencontre. Cette chronique sera l’occasion de poursuivre et de vous emmener à la [&#8230;]</p>
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<p><strong>Samia Chabani : </strong>« Sur les parcours hérités des marges et des délaissés, <a href="https://ancrages.org">Ancrages </a>apporte sa contribution à la transmission des cultures et mémoires d’exil de Marseille. </p>



<p>Dépasser la confidentialité de la recherche et valoriser les parcours d’habitant·e·s m’ont offert de nombreuses occasions de rencontre. <strong>Cette chronique</strong> sera l’occasion de poursuivre et de vous emmener à la rencontre de figures emblématiques. Celles valorisant un <strong>quartier populaire</strong>, une <strong>communauté diasporique</strong> ou un <strong>événement scientifique ou culturel</strong>.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/IMG_3104.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-123127" style="width:674px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/IMG_3104.jpg?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/IMG_3104.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/IMG_3104.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/IMG_3104.jpg?resize=1536%2C1024&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/IMG_3104.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/IMG_3104.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/IMG_3104.jpg?resize=1068%2C712&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/IMG_3104.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/IMG_3104.jpg?w=1620&amp;ssl=1 1620w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/IMG_3104.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Samia Chabani © X-DR</figcaption></figure>
</div>


<p>À Marseille, les identités narratives sont multiples, métissées, aux contours perméables… Cet espace narratif propose de se départir des catégories administratives et identitaires qui enferment, assignent, épuisent toute créativité, dans un contexte où la condition cosmopolite prévaut. C’est une invitation régulière que je vous propose, ouvrant sur les sciences sociales et la poésie, la recherche comme le sensible. Ici, les frontières se voudront imaginaires, les histoires vraies croiseront les mythes, les imaginaires et les utopies viendront disputer l’argument du réel.&nbsp;</p>



<p><strong>Etes-vous prêt à embarquer pour un nombre d’escales inconnu, à travers les ports et leurs habitant·e·s&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>Car si l’histoire de la Méditerranée est fameuse par les sièges, les chutes et prises de possessions et de pouvoirs, elle a également su transmettre une culture d’hospitalité qu’il apparaît urgent de remettre au-devant de la scène.</p>



<p>Au travers de mon expérience, j’ai pris la mesure du nombre de celles et ceux qui se sentent à la marge du droit au récit, du droit à la ville ou de la mobilité ! Alors, nous porterons notre attention sur les angles morts de l’histoire des habitants des quartiers populaires, des artivistes, des femmes, des étrangers, des voyageurs et autres «&nbsp;sans voix&nbsp;» dont on ignore l’opinion et l’avis, dont on conteste la légitime expression et que les conditions assignent trop souvent au silence.&nbsp;</p>



<p>À Marseille, l’altérité prend naissance dans son mythe fondateur, celui de Gyptis et Protis.<br>En attendant que la vérité émerge entre mythe et légende, entre archéologues et conteurs, faisons nôtres, toutes ces pistes qui fondent nos héritages communs. Relevons le défi de la construction du récit, parce que se raconter à soi et aux autres participe de notre humanité.</p>



<p>C’est par le récit que nous existons et que nous nous désignons au monde&nbsp;! C’est ainsi que nous parviennent les paroles de la poétesse et du sage, de Kharboucha et de Moha autant que d’Hermès et de Gaïa. Ce sont les paroles de félibre, du griot, du chaman que porte le vent jusqu’à Marseille… Les contes s’entremêlent tel un sabir et s’inscrivent dans le vent quand il se lève, comme pour nous rappeler que le sens du vent comme celui de l’histoire n’attend pas ! L&rsquo;histoire a un sens parce qu&rsquo;elle est le lieu où se fait notre humanité.&nbsp;</p>



<p><strong>Alors, le mistral nous rendra-t-il fous en chalant ces paroles jusqu’à nous ?</strong></p>



<p>Longtemps les diasporas ont désigné des communautés dispersées, parfois apatrides, souvent minoritaires. Aujourd’hui, cette notion s’adapte au changement de paradigme des migrations et les mobilités humaines. L’horizon qu’elles dessinent est cosmopolitique, et n’équivaut ni à la « gouvernance mondiale », ni à la « communauté internationale », ni à la « mondialisation » économique et financière. Dans ce contexte, le processus de racialisation prend une résonnance transnationale avec des connexions qui s’opèrent autour de questions clés.&nbsp;»</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">En partenariat avec l’association Ancrages, Diasporik est à retrouver chaque semaine dans nos pages.&nbsp;</mark></strong></p>
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		<title>Marseille au cœur de l’histoire globale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Feb 2024 14:27:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour présenter le dernier livre de Pierre Singaravélou lors d’une table ronde organisée au Musée d’Histoire de Marseille par l’association Ancrages, en partenariat avec le Mucem, l’historien spécialiste des empires coloniaux était aux côtés de Guillaume Calafat, spécialiste du monde méditerranéen à l’époque moderne, ainsi que d’Aurélia Dusserre et Catherine Atlan, membres du projet Mars-Imperium.&#160; [&#8230;]</p>
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<p>Pour présenter le dernier livre de Pierre Singaravélou lors d’une table ronde<strong> </strong>organisée au Musée d’Histoire de Marseille par l’association<strong> </strong>Ancrages, en partenariat avec le Mucem, l’historien spécialiste des empires coloniaux était aux côtés de Guillaume Calafat, spécialiste du monde méditerranéen à l’époque moderne, ainsi que d’Aurélia Dusserre et Catherine Atlan, membres du projet Mars-Imperium.&nbsp;</p>



<p>Pierre Singaravélou est tout d’abord revenu sur le projet de ce livre de plus de 700 pages consacré à l’histoire de la colonisation et destiné à un large public. En mobilisant plus de 250 contributeurs de tout l’Hexagone, des Antilles, et d’autres pays (Royaume-Uni, États-Unis, etc.), ce volume entend embrasser le fait colonial français dans une perspective pluridisciplinaire et décentrée. Le pluriel du titre vise par ailleurs à interroger la diversité des rapports de domination coloniale et postcoloniale dans le monde. L’organisation à rebours de l’ouvrage, qui commence à la période contemporaine pour se terminer aux prémices de la colonisation, combat également la tendance de l’histoire traditionnelle à assigner une finalité aux événements, ainsi que l’idée selon laquelle la colonisation française commencerait avec la prise d’Alger de 1830.&nbsp;</p>



<p>Cette élaboration d’une histoire du fait colonial français à l’échelle du monde s’inscrit dans le sillage du courant récent de la «&nbsp;micro-histoire globale&nbsp;», héritier de la micro-histoire italienne et de l’histoire globale. En apparence paradoxale, cette démarche consiste à étudier, à partir d’un fait, les interconnections avec d’autres espaces et d’accéder à une échelle globale de l’histoire. Les acteurs de Mars-Imperium, qui s’intéressent aux vestiges de l’histoire coloniale à Marseille pour penser le fait colonial, s’inscrivent tout à fait dans cette perspective.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">L’histoire d’une rencontre</mark></p>



<p>Ces réflexions ont été poursuivies à l’occasion de<strong> </strong>deux journées d’étude organisées au Mucem les 31 janvier et 1<sup>er</sup> février autour de l’exposition<em> «&nbsp;Une autre histoire du monde&nbsp;»</em> dont Pierre Singaravélou est un des commissaires. Plusieurs spécialistes ont nourri les interrogations amorcées la veille, comme Céline Regnard, qui souligne que la Méditerranée, espace de connexions multiples, a façonné les approches de l’histoire globale. Christian Grataloup, lui, rappelle la nécessité de déconstruire l’histoire coloniale, préférant le terme de «&nbsp;connexion&nbsp;» à celui de «&nbsp;découverte&nbsp;» pour parler de la rencontre que fait l’Europe de l’Amérique à la fin du XVI<sup>e</sup> siècle.&nbsp;</p>



<p>Une table ronde consacrée aux «&nbsp;coulisses&nbsp;» de l’exposition a ensuite permis à ses commissaires de revenir sur sa genèse&nbsp;: au thème initial de la colonisation a été préféré le défi de proposer une histoire du monde affranchie du prisme de la colonisation, en rendant compte de la manière dont les sociétés non européennes ont raconté leur histoire. L’œuvre de Chéri Samba (<em>La Vraie carte du monde, </em>2011), qui présente un planisphère retourné, est à ce titre emblématique. Les cartels eux-mêmes reflètent cette ambition, utilisant la projection de Fuller, représentation du monde non européanocentrée, en rupture avec le planisphère hérité de Mercator.&nbsp;</p>



<p>Enfin, plusieurs spécialistes du monde des musées (Nanette Snoep, Nathalie Bondil, Sarah Ligner) ont décliné cette question de la mondialité en histoire de l’art, ainsi que Léa Saint-Raymond, autrice de <em>Fragments d’une histoire globale de l’art </em>(Rue d’Ulm, 2022). Ce souci d’adopter une muséographie affranchie de la geste coloniale hante les musées d’aujourd’hui, et le dispositif participatif de la fin du parcours de l’exposition, proposant au visiteur de devenir lui-même un objet « sous cloche », en est une des réponses ludiques que l’on ne peut qu’inviter à aller expérimenter jusqu’au 11 mars prochain. </p>



<p>MATHILDE MOUGIN</p>
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		<title>RENCONTRES D&#8217;AVERROÈS : Marseille autrement, sur les traces de l’empire colonial</title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Nov 2023 15:49:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Sur l’esplanade de la gare Saint-Charles se croisent plusieurs histoires. Celles des passants qui, valises à la main, s’essoufflent à courir vers le quai. Celles de ceux qui les observent alors que les touristes, à peine arrivés, s’attardent déjà devant la vue. Puis il y a l’histoire de Marseille, dont les monuments et les statues [&#8230;]</p>
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<p>Sur l’esplanade de la gare Saint-Charles se croisent plusieurs histoires. Celles des passants qui, valises à la main, s’essoufflent à courir vers le quai. Celles de ceux qui les observent alors que les touristes, à peine arrivés, s’attardent déjà devant la vue. Puis il y a l’histoire de Marseille, dont les monuments et les statues apparaissent comme les symboles et les vestiges d’un héritage colonial, souvent méconnu.&nbsp;</p>



<p>Le point de départ de ce parcours : L’escalier de la gare Saint-Charles. Inauguré à l’occasion de la seconde exposition coloniale de 1927, ce n’est pas un hasard si les statues qui le bordent sont des représentations criantes du fantasme colonial. En bas des marches, deux blocs statuaires signés Louis Botinelly, s’érigent en souvenir à la magnificence de l’empire et du rôle éminent de Marseille dans l’esprit de conquête français. Ces deux silhouettes sculptées ne sont autres que la représentation des colonies d’Afrique et d’Asie. De chaque coté, une femme dénudée est allongée, oisive, dans un fouillis d’objets, l’une présentée au milieu de vases khmers et de dragons, l’autre au côté de singes et de défenses d’éléphants. Pour Nathalie Cazals, anthropologue et intervenante aux rencontres d’Averroès Junior, ces statues sont aussi «<em>&nbsp;le symbole</em><em> d’une sexualisation des femmes du sud&nbsp;</em>», profondément inspirée par le mythe du bon sauvage. Une violente illustration de la pensée coloniale du XX<sup>e</sup> siècle. En témoigne le graffiti inscrit sur l’une d’entre-elle : «&nbsp;<em>C’est quand qu’on démolit cette merde colionaliste ?&nbsp;</em>». À cette question, l’anthropologue répond : «<em>On peut faire plein de choses, ne serait-ce que temporairement, par exemple les recouvrir plusieurs mois par an pour qu’on en parle. Je suis pour des actions très ostentatoires en tout cas. Je pense qu’un panneau historique ne suffit pas. Il faut laisser la parole à la jeunesse anticolonialiste.&nbsp;</em>»&nbsp;&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Lever les yeux </mark></strong></p>



<p>L<strong>’</strong>escalier, passerelle entre la gare et le boulevard d’Athènes, amène avec lui les traces de cet héritage colonial jusqu’au quartier Belsunce. Il s’articule autour des chibanis qui y vivent, des restaurants aux influences nord africaines et orientales et des grossistes qui font de ce quartier, un haut lieu du commerce international. Gilles Aspinas, élu de Belsunce, y perçoit le lien direct entre la mémoire de la colonisation et la construction de ce quartier. Quant à l’avenir de Belsunce, une crainte le taraude:«<em> J’espère que cette population </em>[les chibanis] <em>pourra continuer à vivre à Belsunce et qu’il n’y aura pas de gentrification. Nous avons à Marseille, à ma connaissance, le dernier centre-ville en France qui est populaire. Et ce qui me fait très peur, c’est qu’il se gentrifie, que le prix de l’immobilier augmente et que cette population là ne puisse plus y vivre alors que c’est leur quartier. </em>»</p>



<p>Un peu plus bas, la Canebière est également un point indiscutable de la balade patrimoniale. Entre vélos, passants, et boutiques de souvenirs, c’est un lieu cosmopolite, vivant de ses passages et de ses rencontres intergénérationnelles. En marchant, il suffit de lever les yeux pour entrevoir le témoignage du passé et d’une puissance coloniale fructueuse. Le magasin C&amp;A en est d’ailleurs une illustration. Entre les allées et venues, les piétons peu attentifs ne semblent pas percevoir au-dessus de leur tête les quatres statues de femmes qui s’érigent à l’image de quatres continents. L’Amérique et l’Europe aux extrémités, tels les deux piliers tenant l’édifice, couvertes de toges et de lauriers. L’Asie et l’Afrique au milieu, dont les statues sont moins ornées et dont les corps sont dévoilés jusqu’aux hanches. Stigmate de la sexualisation et d’un attrait pour le sauvage, que symbolisent l’éléphant et le chameau dans leurs mains, et d’un fantasme colonial omniprésent, jusqu’aux coins des rues.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Fantasme et économie</mark></strong></p>



<p>Plus loin, en descendant vers le Vieux Port, la Chambre de commerce se distingue par l’allure grandiose de son édifice construit en 1860, habillé de statues antiques aux références à l’empire grec. Dans le contexte colonial, son objectif dès le XIX<sup>e</sup> est de convaincre les Marseillais d’investir et de participer à l’économie dans les territoires colonisés. Incarnation de l’impérialisme économique, elle brandit la croix de la cité phocéenne en direction du Vieux Port : Carrefour de la Méditerranée connu pour son transit de main-d’œuvre, de travailleurs exilés et des marchandises rapportées des colonies. «<em>Marseille s’est enrichie grâce à ce commerce colonial avec des denrées qui venaient du sud, que ce soit le café, le sucre ou les esclaves. Après elle exportait les produits finis comme les draps ou le savon </em>», explique Nathalie Cazals. Là-bas où les étales de poissons s’alignent face à la mer, on distingue une plaque qui a perdu de sa brillance au fil du temps. Elle inscrit : « ils fondèrent Marseille d’ou rayonna en occident la civilisation ». Autre cliché colonial qui implique l’existence de peuples civilisés face aux autres, les non-civilisés. «<em> Comment construire une nouvelle narration de Marseille où la géostratégie ne se fait pas apologétique de la colonisation ? </em>» se questionne Samia Chabani, directrice de l’association Ancrages. À travers cette balade urbaine qui rythme les Rencontres d’Averroès Junior, elle nous laisse entrevoir une réponse possible. </p>



<p>LAURY CAPLAT ET APOLLINE RICHARD</p>



<pre class="wp-block-verse">Balade organisée par l’association Ancrages avec les élèves du lycée Marie Curie dans le cadre des Rencontres d’Averroès Junior.&nbsp;</pre>



<p></p>



<pre class="wp-block-verse">Le jeudi <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">16 novembre </mark>est dédié aux Rencontres d’Averroès Junior. Trois parcours sont proposés aux neuf classes de collégiens et lycéens durant la matinée :<br>- « L’antiq’uizz », un atelier ludique pour découvrir l’ère antique.<br>- « L’empire contre-attaque », une conférence sur le rapport entre empire et septième art.<br>- La balade patrimoniale qui retrace les 2600 ans de Marseille en quelques rues.<br>L’après-midi, les 180 élèves se rejoignent autour de l’atelier « Pratiques Médiatiques », une émission radio présentée par les élèves ambassadeurs de chaque classe afin de réaliser un podcast autour de la notion d’empire. </pre>
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		<title>La Marche des « beurs », une histoire très contemporaine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Oct 2023 12:04:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
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<p><strong>Zébuline. En quoi est-ce important pour l’association Ancrages, qui valorise l’histoire des migrations, de revenir sur cette Marche&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p><strong>Samia Chabani.</strong> Il faut d’abord évoquer l’invisibilité de cet événement comme étant un acte fondateur de la prise de parole dans l’espace public de cette génération «&nbsp;beur&nbsp;» &#8211; un terme qui, à l’époque, n’était pas péjoratif. En 1981, on bascule dans une présidence de gauche, avec un énorme espoir de renouveau de la vie associative… il y a un souffle de liberté qui laisse supposer que l’on va être dans une nouvelle séquence historique. Mais entre 1981 et 1983, c’est un retour à la réalité brutale, avec des crimes racistes qui se succèdent mais aussi le début de la crise des quartiers populaires avec le recul du droit commun, la baisse des moyens des services publics et de la vie associative dans ces territoires.&nbsp;</p>



<p><strong>Que nous raconte le film de cette époque&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>Le film que l’on projette est très important sur l’histoire de la Marche, puisqu’il donne la parole aux acteurs et aux témoins. Je l’ai choisi non pas pour que cette marche soit un «&nbsp;ressassement d’une histoire&nbsp;» pour un groupe de personnes, mais bien pour comprendre les mécanismes des mouvements sociaux et de la spontanéité de cette initiative.</p>



<p><strong>40 ans après, la situation n’a pas beaucoup évolué…</strong></p>



<p>Je dirai surtout qu’elle s’est aggravée. À l’époque de l’assassinat de Malik Oussekine [<em>battu à mort par la police en 1986, ndlr]</em>, il y avait une réponse judiciaire. Alors qu’aujourd’hui, en particulier à Marseille, on voit que le meurtre de Zineb Redouane <em>[décédée suite au jet d’une grenade lacrymogène par les forces de l’ordre à son domicile, ndlr]</em> n’est pas suivi d’une réponse judiciaire que l’on serait en droit d’attendre. Il faut interpréter ces affaires non pas comme des faits divers, mais comme des répliques. On est une génération qui a encore l’espoir que la violence policière et le racisme dans la police soient pris en compte. Le père Christian Delorme, qui a été un des leaders de la marche, évoquait en comparaison le traitement de l’alcoolisme dans la police qui a donné lieu a des résistances folles. Concernant le racisme c’est le même <em>process</em>, il y a un déni absolu. Pire encore, on est dans une forme d’impunité qui altère le rapport avec les jeunes – mais pas seulement. Et si la figure du jeune de banlieue a pu cristalliser à un moment donné les violences policières, aujourd’hui c’est toute la population française qui peut en être victime.</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR NICOLAS SANTUCCI</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Les marcheurs, chroniques des années beurs</em>&nbsp;<br>De <strong>Samia Chala</strong>, <strong>Thierry Leclère</strong> et <strong>Naïma Yahi</strong>.<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">16 octobre</mark> à 20 h<br>Cinéma Les Variétés, Marseille</pre>



<pre class="wp-block-verse"><strong>À voir également</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">13 octobre</mark> à 19 h&nbsp;: Soirée-débat «&nbsp;50 ans de lutte de l’immigration et des quartiers populaires&nbsp;» au cinéma l’Alhambra (Marseille)<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 15 octobre au 14 janvier</mark>&nbsp;: <em>Là où il y a eu oppression, il y a eu résistance</em>, exposition conçue par le collectif Mémoires en marche au Musée d’Histoire de Marseille</pre>
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