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	<title>Archives des Avec Le Temps - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Avec Le Temps - Journal Zebuline</title>
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		<title>Les paroles de la jeunesse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lavinia Scott]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Mar 2026 13:07:25 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Musiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le public marseillais s’alignait devant l’Espace Julien ce 5 mars pour débuter les festivités d’Avec le Temps par deux nouveaux talents de la scène française. En première partie, c’était la Strasbourgeoise Asfar Shamsi qui sortait son troisième EP cuicui le mois dernier. Et pour clôturer la soirée, le public attendait Aupinard, artiste bordelais à la [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le public marseillais s’alignait devant l’Espace Julien ce 5 mars pour débuter les festivités d’<em>Avec le Temps</em> par deux nouveaux talents de la scène française. En première partie, c’était la Strasbourgeoise <strong>Asfar Shamsi</strong> qui sortait son troisième EP <em>cuicui</em> le mois dernier. Et pour clôturer la soirée, le public attendait <strong>Aupinard</strong>, artiste bordelais à la voix suave et lisse, aux rythmes bossa nova et aux riffs de guitare accrocheuses qui a connu une ascension fulgurante récemment. Les deux artistes convient alors le public marseillais dans leurs univers pop – l’une penchant sur le rap, l’autre le r’n’b.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Poésie de la Gen Z</mark></strong></p>



<p>Arrivée sur la scène en 2023 avec <em>Au revoir Février</em>, Asfar Shamsi se fait surtout connaître en 2025 avec son titre<em> 2006</em> joué live dans l’émission Planète Rap, invitée par Youssef Swatts – vainqueur la troisième saison du Netflix-crochet Nouvelle Ecole (2024).</p>



<p>À l’Espace Julien ce 5 mars, c’est donc une artiste rap qui débarque sur scène, et les punchlines qui vont avec. Elle écrit d’une plume vulnérable, parfois teintée de mélancolie. Des textes bruts et poétiques, à l’authenticité remarquée. Et de même que ses textes sont délicats, sa voix l’est aussi, presque parlée, mais envoutante et d’un timbre qui fait penser à celle d’Angèle.</p>



<p>Ses textes touchent à sa vie, ses expériences, ses observations, la société. Un parti pris audible dans <em>La Crise</em> où elle décrit les sentiments d’une jeunes face aux crises géopolitiques&nbsp;: «&nbsp;<em>depuis que je suis née, c’est la crise&nbsp;</em>». Elle porte ensuite sa veste en pics noir emblématique de son opus précédent <em>Le dilemme du hérisson</em> pour interpréter <em>Escrocs</em> qui évoque les tribulations de ses relations amoureuses. De ce même opus, elle chante <em>Grands ensembles</em>, un texte – qui rien que de son titre – critique l’aliénation urbaine avant de chanter la sincérité touchante de <em>Nuage bleu.</em></p>



<p>Pour finir en beauté cette première soirée d’<em>Avec le temps</em>, c’est ainsi Aupinard, qui après avoir percé sur les réseaux sociaux, s’est trouvé une place dans la scène française avec des chansons comme <em>Texto </em>ou <em>Parisienne high level</em>. Le public marseillais était alors à l’affût chantant toutes les paroles de <em>Un thé&nbsp;?</em> alors que le titre n’était pourtant sorti qu’une semaine plus tôt !</p>



<pre class="wp-block-verse">LAVINIA SCOTT<br><br> Concert donné à l<a href="https://espace-julien.com/" type="link" id="https://espace-julien.com/">’Espace Julien</a> ce <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">jeudi 5 mars</mark> dans le cadre du festival Avec le Temps, Marseille.</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/"><em>Musiques</em> ici</a></p>



<p></p>
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		<title>Avec le temps, en trois temps modernes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lucie Ponthieux Bertram]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Mar 2025 13:08:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[Avec Le Temps]]></category>
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		<category><![CDATA[Liv Oddman]]></category>
		<category><![CDATA[Yoa]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce 14 mars à l’Espace Julien, le festival Avec le Temps accueillait trois jeunes artistes aux esthétiques variées : la chanson punk rock de Liv Oddman, le rap cathartique de Youssef Swatt’s et le show pop détonnant de Yoa Sur une scénographie digne de l’arrivée du messi, Youssef Swatt’s entre en scène dans une douche de lumière et sur [&#8230;]</p>
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<p>Ce 14 mars à l’<a href="https://espace-julien.com">Espace Julien</a>, le festival <em><a href="https://festival-avecletemps.com">Avec le Temps</a></em> accueillait trois jeunes artistes aux esthétiques variées : la chanson punk rock de Liv Oddman, le rap cathartique de Youssef Swatt’s et le show pop détonnant de Yoa</p>



<p>Sur une scénographie digne de l’arrivée du messi, <strong><a href="https://www.instagram.com/youssefswatts/?hl=fr">Youssef Swatt’s</a></strong> entre en scène dans une douche de lumière et sur des basses caverneuses, au milieu d’un plateau déjà occupée par une formation basse batterie guitare clavier machines tout de blanc vêtue. On ne boude jamais sonplaisir de voir mêler un live instrumental au chant rap, dont les atours rétros sont complétés par un flow qui ramène au hip-hop de la fin des années 1990/débuts 2000. Des textes nourris à l’expérience, à la nostalgie ou aux épreuves de la vie, de la plume du dernier gagnant du tremplin Netflix<em> Nouvelle École</em>, souvent qualifié de « lyriciste ». Un live agréable, pendant lequel le chanteur rappelle très régulièrement son amour pour ses origines belges et semble savourer son succès grandissant. Juste avant lui, <a href="https://www.instagram.com/livoddman/?hl=fr"><strong>Liv Oddman</strong> </a>avait déjà inondé de son énergie l’Espace Julien. La salle est chauffée à blanc, tant mieux, c’est à Yoa de débarquer sur scène. </p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Pop star</mark></strong></h3>



<p>Enfin, celle que beaucoup semblent attendre de pied ferme après l’installation d’une plateforme blanche et d’un piano droit sur scène, apparaît dans un costume noir. Commence alors une heure de show au cordeau, entre l’assurance de <strong><a href="https://www.instagram.com/yoamusique/?hl=fr">Yoa</a></strong>, les tubes très pop repris en chœur de son album <em>La Favorite</em>, les chorégraphies léchées exécutées avec ses deux danseuses et un effeuillage régulier. Une performance attendue par beaucoup, après son prix « révélation scène » aux dernières Victoires de la Musique. Celle qui jouait l’été dernier juste avant Lana Del Rey, à Rock en Scène, fait l’unanimité dans la presse et enchaîne les datesprestigieuses, semblent avoir trouvé une identité et un public très actuels. </p>



<p>LUCIE PONTHIEUX BERTRAM&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Liv Oddman, Yoa et Youssef Swatt’s </em></strong>se sont donnés le vendredi <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">14 mars</mark> sur la scène de l'Espace Julien, dans le cadre du festival Avec le Temps. </pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/">Musiques ici</a></p>
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		<title>Avec le Temps : la chanson à son printemps </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Mar 2025 14:40:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Les années passent,&nbsp;et&nbsp;le festival&nbsp;<em>Avec le Temps</em>&nbsp;a toujours&nbsp;une&nbsp;aussi bonne oreille. Depuis 27 ans, le rendez-vous porté par la coopérative Grand Bonheur offre au printemps marseillais&nbsp;un condensé de&nbsp;ce que&nbsp;la chanson francophone&nbsp;a de plus actuel,&nbsp;ouvert&nbsp;et incisif.&nbsp;Un travail&nbsp;de curiosité, qui&nbsp;invite des artistes confirmés&nbsp;mais surtout&nbsp;des talents à venir. Car oui,&nbsp;le sel d’<em>Avec le Temps&nbsp;</em>c’est bien d’emmener son public au plus&nbsp;près&nbsp;d’une scène qui éclot.&nbsp;Ce sera encore le cas du 7 au 15&nbsp;mars 2025,&nbsp;à&nbsp;Paris&nbsp;pour une petite date, à Marseille&nbsp;pour les treize autres.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Yoa, nouvelle popstar </mark></strong></p>



<p>Au moment de la présentation du festival il y a quelques mois, l’organisation avait prévenu : « <em>Au printemps, </em><strong><em><a href="https://www.instagram.com/yoamusique/?hl=fr">Yoa</a></em></strong><em> sera dans une autre dimension. </em>» Et ils ne se sont pas trompés. Depuis, elle a sorti son premier album, <em>Favorite</em>, en début d’année, et a décroché deux nominations aux Victoires de la musique : « révélation féminine » et celle de la « révélation scène » qu’elle a remportée. Un prix qui vient récompenser le talent de cette jeune chanteuse franco-suisse, qui fracasse ses paroles crues et cisaillées sur des nappes électro tout en rondeur. Elle passe pour la première dans la cité phocéenne (14 mars à l’Espace Julien), et c’est à ne surtout pas rater. </p>



<p>Autre nom à cocher, <strong><a href="https://www.facebook.com/barbarapravimusic/?locale=fr_FR">Barbara Pravi</a></strong>, qui faisait office jusqu’à il y a quelques semaines de principale tête d’affiche de cette nouvelle édition. La chanteuse-musicienne, qui écritdésormais en français – et coche ainsi la principale case pour participer au festival – est aujourd’hui une des figures de proue de la nouvelle chanson française, enchaînant les disques,et les concerts à guichets fermés. Elle sera d’ailleurs présente au festival (le 13 mars au Silo)quelques semaines avant de remplir par trois fois la Cigale puis l’Olympia. La veille, on aura vu l’excellente pop de <strong><a href="https://www.facebook.com/klopelgag/?locale=fr_FR">Klô Pelgag</a></strong> au Théâtre de l’Œuvre, l’occasion aussi pour les personnes sourdes et malentendante de profiter du concert, puisqu’il sera traduit sur scène par les artistes chansigneurs de la compagnie <strong>Les Petites Mains</strong>. </p>



<div class="wp-block-jetpack-slideshow aligncenter" data-effect="slide"><div class="wp-block-jetpack-slideshow_container swiper-container"><ul class="wp-block-jetpack-slideshow_swiper-wrapper swiper-wrapper"><li class="wp-block-jetpack-slideshow_slide swiper-slide"><figure><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="500" height="700" alt="" class="wp-block-jetpack-slideshow_image wp-image-128146" data-id="128146" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/03/BARBARA-PRAVI-credit-Lisa-Boostani.jpg?resize=500%2C700&#038;ssl=1" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/03/BARBARA-PRAVI-credit-Lisa-Boostani.jpg?w=500&amp;ssl=1 500w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/03/BARBARA-PRAVI-credit-Lisa-Boostani.jpg?resize=214%2C300&amp;ssl=1 214w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/03/BARBARA-PRAVI-credit-Lisa-Boostani.jpg?resize=150%2C210&amp;ssl=1 150w, 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<p>Pour les belles découvertes, il&nbsp;faudra&nbsp;s’arrêter sur&nbsp;l’hyperpop&nbsp;de&nbsp;<strong>Théa</strong>, un des objets sonores les plus énigmatiques&nbsp;du festival, entre énergie punk&nbsp;et&nbsp;techno&nbsp;convulsive (15 mars au&nbsp;Makeda). Ou encore le duo<strong>&nbsp;</strong><strong>Rau_Z</strong><strong>e</strong>, coup de cœur des organisateurs, qui&nbsp;propose&nbsp;une trip-hop aux accents funk et soul particulièrement bien sentie (12 mars, Espace Julien).</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Parcours chanson </mark></strong></p>



<p>Défricheur au carré, le « Parcours chanson » est un des dispositifs les plus attrayants du rendez-vous. Le temps du festival, des artistes émergents de la région investissent divers lieux de la ville, souvent des bibliothèques et des médiathèques, pour des concerts intimistes et gratuits. Cette année, l’itinérance s’ouvre le 7 mars à la médiathèque de Bonneveine avec <strong>Hantayo</strong>, une nouvelle formation marseillaise qui propose de croiser « <em>les racines brutales du rock psychélique</em> » au « <em>mouvement hypnotique de la musique électronique </em>». La suite se passe avec la déjà repérée <strong>S.H.A</strong> <em><a href="https://journalzebuline.fr/s-h-a/">[Lire ici son interview dans le cadre des Chroniqu’heureuses proposées par le Nomad’]</a></em>  à la bibliothèque du Merlan (8 mars), ou le duo pop <strong>Islal’Oiseau</strong> à l’Alcazar (15 mars). </p>



<p>NICOLAS SANTUCCI&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Avec le Temps</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 7 au 15 mars </mark><br>Paris (un peu), Marseille (beaucoup)<br><a href="http://festival-avecletemps.com">festival-avecletemps.com</a></pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/"><em>Musiques</em> ici </a></p>
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		<title>Avec le temps pousse la chanson </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Mar 2024 20:03:06 +0000</pubDate>
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<p>On pourrait la croire endormie, acculée par la domination musicale anglo-saxonne, et diluée par le désenclavement qu’offre aujourd’hui internet. Mais il n’en est rien, la vitalité de la chanson francophone demeure, peut-être plus que jamais, et <strong><em>Avec le temps</em></strong> en est un précieux exemple. Comme chaque année depuis 26 ans, le festival porté par la coopérative Grand Bonheur propose un mois de mars sous le signe de la chanson, avec plus d’une vingtaine d’artistes qui montent sur les scènes marseillaises, avec l’Espace Julien en vaisseau amiral.&nbsp;</p>



<p>Depuis quelques jours déjà, le rendez-vous a entamé son errance musicale avec son <em>Parcours chanson</em> qui met en avant la scène émergente dans des concerts gratuits. Un parcours à étapes qui a vu se produire Janela Word à la médiathèque Bonneveine ou Louise O’sman à la Bibliothèque du Merlan. Il se poursuit jusqu’au 20 mars, et il ne faudra pas louper la chanson poético-extravagante de <strong>Belvoir</strong> (16 mars, Brasserie Soiffe), ou le rock sensible de <strong>Sasha Vaughan</strong> (20 mars, bibliothèque du Panier).&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Programme dionysiaque</mark></strong></p>



<p>Mais c’est ce vendredi 15 mars que le cœur du rendez-vous débute avec une douzaine de soirées-concerts. D’abord avec l’artiste réunionnaise <strong>Maya Kamaty</strong> qui créolise sa musique d’influence world, rap et électro, dans une cadence frénétique à découvrir à la Méson. Frénésie similaire le même soir au Makeda pour l’électro-urbaine de <strong>Thérèse,</strong> qui croque le monde dans ses morceaux, que ce soit dans la musique ou dans ses paroles tantôt rieuses tantôt puissantes. Le lendemain, un nouveau plateau féminin est proposé, cette fois à l’Espace Julien, avec la pop hypnotique et lyrique de <strong>Clara Ysé</strong> et la voix tout aussi hypnotisante de <strong>Blandine</strong>.&nbsp;</p>



<p>Les jours se succèdent, les talents aussi. On attend l’indie-rock des Canadiens de <strong>Grand Eugène</strong> (19 mars, Café Julien), la variet-pop de <strong>Aliocha Schneider</strong> qui assoie une belle notoriété avec son tubesque <em>Ensemble</em>, il y aura aussi l’artiste maison <strong>Fred Neché</strong> au Théâtre de l’Œuvre et la pop psyché de <strong>Walter Astral</strong> au Makeda. Enfin, s’ouvre le dernier week-end, qui accueille les plus grosses têtes d’affiche du rendez-vous. Le jeudi 21 c’est la pop-rap ultra originale de <strong>Zed Yun Pavarotti</strong> qui débarque à l’Espace Julien. Puis <strong>Dionysos</strong>, qui fêtent ses trente ans en revenant à son rock’n’roll originel. À côté des vétérans, se presse la jeune québécoise <strong>Lou-Adriane Cassidy</strong> et sa folk électrique. On finit en beauté avec <strong>Eddy de Pretto</strong>, qui s’est imposé – avec Zaho de Sagazan, Juliette Armanet et Clara Luciani – comme porte-étendard de la nouvelle scène musicale française.&nbsp;</p>



<p>À côté de la programmation musicale, <em>Avec le Temps</em> propose aussi des actions éducatives, comme le dispositif <em>Rock in Vitrolles</em>. Cette année, c’est le groupe marseillais <strong>Social Dance</strong> qui a accompagné pendant trois mois une classe de quatrième du collège Henri Bosco pour lui apprendre les «&nbsp;fondamentaux de la création, du chant et de la rythmique&nbsp;». Ce travail donnera lieu à une restitution le 28 mars au Théâtre de Fontblanche.&nbsp;</p>



<p>NICOLAS SANTUCCI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Avec le temps</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 28 mars<br></mark>Divers lieux, Marseille et Vitrolles&nbsp;<br><a href="http://festival-avecletemps.com">festival-avecletemps.com</a></pre>
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		<title>Mariage à la grecque</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ludovic Tomas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Mar 2023 16:19:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il a grandi à La Rose, venait faire ses courses au Merlan mais n’avait encore jamais mis les pieds au Zef. Le 15 mars dernier, dans le cadre du festival Avec Le Temps, il y lançait sa tournée, à guichets fermés. Rencontre avec Johan Papaconstantino, l’artiste marseillais dont tout le monde parle. Zébuline. La pochette [&#8230;]</p>
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<p>Il a grandi à La Rose, venait faire ses courses au Merlan mais n’avait encore jamais mis les pieds au Zef. Le 15 mars dernier, dans le cadre du festival <em>Avec Le Temps</em>, il y lançait sa tournée, à guichets fermés. Rencontre avec Johan Papaconstantino, l’artiste marseillais dont tout le monde parle.</p>



<p><br><strong>Zébuline. La pochette de votre premier album, <em>Premier degré</em>, est un plan serré sur le ventre bien rond de votre conjointe enceinte de votre premier enfant. Pourquoi cette image assez intime ?<br>Johan Papaconstantino.</strong> Je savais déjà que je voulais appeler l’album <em>Premier degré</em> avant d’avoir l’image. Je trouve que cela résonne bien avec cette photo et donne un sens de lecture que je n’avais pas vu au départ : la parentalité, la responsabilité. « Premier degré » est aussi une manière drôle de parler de choses sérieuses, d’amener le sujet avec un peu de légèreté. Enfin, « sérieuses »… ce sont la plupart du temps des histoires d’amour. Et j’aime bien penser que l’amour et les émotions sont des choses au premier degré. </p>



<p><strong>Et vous, êtes-vous un artiste à prendre au premier degré&nbsp;?</strong><br>Ce n’est pas à moi de choisir. J’essaye de faire de la musique le plus honnêtement possible, avec le plus d’authenticité possible. Ce qui n’empêche pas d’être drôle ou léger.</p>



<p><strong>Pourquoi l’héritage culturel grec de votre père est-il si marqué dans vos compositions&nbsp;?</strong><br>C’est imprimé en moi. J’écoute ces musiques depuis bébé. Mais c’est quelque chose que je ne partageais pas avec mes collègues au collège ou au lycée parce que c’était très personnel. Si j’avais fait écouter ça à mes potes, ils n’auraient pas eu les codes pour apprécier vraiment le truc. Je ne l’avais pas formulé mais je pense qu’aujourd’hui, j’essaie de le partager avec plus de gens. Et c’est naturel pour moi de le faire.</p>



<p><strong>Pensez-vous que l’usage de l’autotune soit devenu une condition pour séduire la jeune génération&nbsp;?</strong><br>C’est mon paradoxe et je me garderais de trouver une logique à tout ça. C’est un outil comme l’était la distorsion sur les guitares dans les années 1970. Il y a des sonorités qui me parlent, j’ai aussi grandi avec Daft Punk. C’est générationnel, je ne sais pas comment ça va évoluer. Pour l’instant je l’utilise, mais peut-être qu’un jour j’arriverais à chanter&nbsp;! [<em>rires</em>]</p>



<p><strong>L’indolence voire la nonchalance que vous dégagez vous ressemble-t-elle vraiment&nbsp;?</strong><br>J’imagine. En tous les cas, je n’ai pas travaillé une posture. La timidité ressemble parfois à la nonchalance. On ne peut pas se cacher quand on commence à se montrer&nbsp;!</p>



<p><strong>Vous considérez-vous autant peintre que musicien&nbsp;?</strong><br>Oui, même si là je ne peins plus depuis un petit moment parce que je voulais aller au bout de cet album. J’ai mis du temps à le finir parce que je l’ai pris très à cœur et j’ai tout fait tout seul.</p>



<p><strong>Laquelle de ces deux disciplines artistiques influe le plus l’autre&nbsp;?</strong><br>Ça se croise. J’aime écrire de façon imagée. Et il y a une approche picturale dans mes clips.</p>



<p><strong>Avec la sortie de ce premier album, tout semble s’accélérer pour vous. Cette montée en puissance de votre carrière vous fait-elle craindre un changement de vie radical&nbsp;?</strong><br>C’est radical dans le sens où j’enchaîne des dates de tournée et je n’avais jamais fait ça. C’est la première fois que j’ai un calendrier jusqu’à la fin de l’année. Je vais voir comment je vais le vivre. Ça demande de connaître ses limites. J’essaye de positiver tout ça parce que j’ai très envie de défendre cet album.</p>



<p><strong>Marseille est devenu une ville à la mode. Pensez-vous que cela contribue à l’engouement que vous rencontrez&nbsp;?</strong><br>Je ne sais pas mais sûrement. Pour moi, ce n’est pas un business plan.</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR LUDOVIC TOMAS</p>



<p><em>Premier Degré</em>, de <strong>Johan Papaconstantino<br></strong>Animal63</p>
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		<title>Oxmo Puccino clôture le festival Avec le Temps : « Donner envie aux plus jeunes de créer »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ludovic Tomas]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Mar 2023 20:34:59 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Dans le cadre d&#8217;une action d&#8217;éducation artistique et culturelle menée par le festival Avec Le Temps, des élèves de deux écoles primaires de Vitrolles vont participer à la création d&#8217;un spectacle en lien avec votre répertoire. Comment avez-vous réagi à cette proposition ?Oxmo Puccino. Très positivement. L’énergie de l&#8217;équipe de Grand Bonheur et les [&#8230;]</p>
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<p><strong>Zébuline. Dans le cadre d&rsquo;une action d&rsquo;éducation artistique et culturelle menée par le festival <em>Avec Le Temps</em>, des élèves de deux écoles primaires de Vitrolles vont participer à la création d&rsquo;un spectacle en lien avec votre répertoire. Comment avez-vous réagi à cette proposition ?<br>Oxmo Puccino</strong>. Très positivement. L’énergie de l&rsquo;équipe de Grand Bonheur et les images d&rsquo;une précédente édition m&rsquo;ont convaincu de la nécessité de ce genre d&rsquo;initiatives.&nbsp;Tous les acteurs et actrices de ce projet ne sont là que pour partager un peu de leur savoir-faire aux enfants, il y a à la fois une dimension pédagogique et sociale, et un objectif final qui est de construire un spectacle tous ensemble. Tout ça fait écho avec ma démarche qui est de transmettre et de partager.</p>



<p><strong>La transmission de valeurs par l&rsquo;éducation artistique et culturelle est-elle quelque chose qui vous préoccupe et dans laquelle vous vous impliquez ?<br></strong>Dans tout ce que j&rsquo;entreprends, j&rsquo;ai cette idée-là en tête. C&rsquo;est encore plus vrai à ce moment de ma carrière. L&rsquo;heure est au partage d&rsquo;expériences et d&rsquo;expertises, il faut donner envie aux plus jeunes de lire, d&rsquo;écrire, de jouer, de chanter. Bref, de créer. C&rsquo;est aussi une manière de démystifier la notion d&rsquo;artiste, de mettre en avant le travail, la nécessité de savoir bien s&rsquo;entourer, d&rsquo;écouter. Récemment, j&rsquo;ai eu la chance d&rsquo;être au théâtre pendant deux mois à interpréter du Marcel Proust. C&rsquo;est en effet très loin des clichés habituels que l&rsquo;on attribue aux rappeurs. C&rsquo;est une manière pour moi de casser les codes et d&rsquo;ouvrir des portes aux générations futures&nbsp;; et quand je rencontre des jeunes pour qui c&rsquo;était leur première fois au théâtre, qui viennent avec leurs parents, c&rsquo;est à la fois un honneur et une fierté.</p>



<p><strong>Vingt-cinq ans après votre premier album solo, quel regard portez-vous sur la place du rap dans le paysage musical francophone ?<br></strong>On vit une époque fantastique. Le rap s&rsquo;est imposé comme un mouvement musical et culturel de manière indiscutable. Il y a vingt-cinq ans, ça ne nous traversait même pas l&rsquo;esprit. Il y a dix ans, ça paraissait encore impossible. Aujourd&rsquo;hui le mouvement est tellement large que chacun peut y trouver son bonheur. Cela fait bien longtemps que je dis que le rap c&rsquo;est la nouvelle chanson française. J&rsquo;ai le sentiment que c&rsquo;est un sujet qui ne fait plus débat aujourd&rsquo;hui. Et c&rsquo;est une victoire pour toutes celles et ceux qui animent ce mouvement, qu&rsquo;ils soient dans la lumière ou dans l&rsquo;ombre. Ce phénomène a des conséquences au-delà de la musique. Dans la mode, dans le journalisme, dans le cinéma, le rap est désormais partout.&nbsp;</p>



<p><strong>Vos collaborations avec des artistes hors des musiques dites urbaines sont nombreuses. Qu&rsquo;ont en commun Gaël Faye, Ibrahim Maalouf, Olivia Ruiz ou même Florent Pagny et Alizée pour qu&rsquo;ils et elles vous donnent envie de travailler avec eux ?<br></strong>Ce qui m&rsquo;intéresse avant tout c&rsquo;est rencontrer et apprendre. Ça me paraît aussi évident que nécessaire qu&rsquo;un artiste fasse preuve de curiosité. Depuis le début, j&rsquo;ai eu la chance de travailler avec des gens très différents.&nbsp;Gaël, c&rsquo;est comme un petit frère. La première fois que je l&rsquo;ai rencontré c&rsquo;était dans le métro. Quelques jours après, je l&rsquo;invitais à faire ma première partie à Paris. Depuis on ne s&rsquo;est jamais quittés. Ibrahim, c&rsquo;est encore une autre histoire. J’ai toujours admiré les musiciens, les instrumentistes.&nbsp;Nous nous étions déjà rencontrés grâce à -M-, puis il m&rsquo;a invité pour un titre sur un album et on a fini par faire un album complet ensemble. Pas de calcul. Un peu de folie et beaucoup d&rsquo;envie. Pour ce qui est d’Alizée ou Florent Pagny, c&rsquo;est encore différent. Ce sont des personnalités pour qui j&rsquo;ai eu la chance d&rsquo;écrire. Je dis bien la chance car cela remonte à bientôt quinze ans. Et à l&rsquo;époque, c&rsquo;était extrêmement rare que des gens issus de la pop ou de la variété invitent un rappeur à leur écrire des textes. Comme le dit Orelsan, ce qui compte ce n’est pas l&rsquo;arrivée, c&rsquo;est la quête. Et moi je suis en exploration permanente, raison pour laquelle je ne me limite pas à la musique.</p>



<p><strong>Votre histoire est marquée par un parcours migratoire relativement simple par rapport à celui que tentent les exilés d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Cette crise de l&rsquo;accueil en Europe vous fait-elle réagir ?<br></strong>Je ne sais pas si c’est pire que pour la génération de nos parents qui a quitté pour la France. Une chose est sûre, c&rsquo;est que cela fait des années que j&rsquo;entends les anciens alerter sur ce point. Et nous en sommes certainement qu&rsquo;aux prémisses. On regarde ce problème à travers ces hommes et ces femmes qui fuient leur pays pour un autre. Mais on ne parle pas des raisons qui sont venues s&rsquo;ajouter aux problèmes politiques : pénurie d&rsquo;eau, carences en nourriture, changement climatique, etc. Et surtout ce n&rsquo;est pas un simple problème européen. Nombreux sont les pays dans le monde à souffrir de ces déplacements de population.</p>



<p><strong>La France de 2023 porte-t-elle selon vous le même modèle, le même idéal que ceux qu&rsquo;elle pouvait symboliser quand vous y êtes arrivé en 1975 ?<br></strong>Comparer n&rsquo;apporte jamais rien de bon. Je pense que la France demeure une terre de liberté, l&rsquo;espoir d&rsquo;une vie meilleure. Quand vous avez peu, l&rsquo;ailleurs reste un espoir d&rsquo;une vie meilleure.</p>



<p><strong>Vous êtes ambassadeur de l&rsquo;Unicef depuis 2012. Quelles causes prenez-vous à cœur de défendre ?<br></strong>J&rsquo;ai commencé à agir aux côtés de l’Unicef en 2010. Jusqu&rsquo;alors, j&rsquo;avais toujours refusé de m&rsquo;engager de manière visible. Et puis je suis devenu papa. Ça prenait d&rsquo;un seul coup tout son sens de s&rsquo;impliquer pour l&rsquo;enfance. Ensemble, on a surtout travaillé sur l&rsquo;éducation, en France comme à l&rsquo;étranger. Puis ils m&rsquo;ont donné la possibilité de les accompagner sur des missions en Haïti, Guinée-Conakry, Soudan, Mali, Sénégal&#8230; On ne se rend pas compte de l&rsquo;implication des gens qui sont confrontés localement à des problématiques très concrètes. Chaque voyage est extrêmement fort à titre émotionnel. En parallèle de tout cela, on a monté une association avec mes deux frères au sein du quartier où nous avons grandi. L&rsquo;asso s&rsquo;appelle Courte-Échelle, on fournit un accompagnement administratif et on donne l&rsquo;occasion aux plus jeunes de rencontrer des gens qui peuvent être des sportifs, des comédiens, des journalistes, des entrepreneurs, des avocats pour créer des échanges, les accompagner dans leurs projets, leur donner un horizon en quelque sorte.</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR LUDOVIC TOMAS</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Naître Adulte</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">21 mars<br></mark>Salle Guy Obino, Vitrolles<br><a href="mailto:culture.vitrolles@ville-vitroles13.fr">culture.vitrolles@ville-vitroles13.fr</a><br>Une proposition du festival <em>Avec Le Temps</em></pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/oxmo-puccino-cloture-le-festival-avec-le-temps-donner-envie-aux-plus-jeunes-de-creer/">Oxmo Puccino clôture le festival Avec le Temps : « Donner envie aux plus jeunes de créer »</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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		<title>Musiques du temps présent</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ludovic Tomas]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Mar 2023 10:10:55 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Drôle d’idée que celle du festival <strong><em>Avec Le Temps </em></strong>de choisir une photo en noir et blanc d’un concert de rock marseillais qui a eu lieu en 1958 pour illustrer l’affiche de sa 25<sup>e</sup> édition. Qu’ont en commun Les Verts Luisants, groupe aujourd’hui disparu – et qui n’aura jamais connu le festival – avec les artistes programmés en mars 2023&nbsp;? A y regarder de près, plus qu’on ne le croit. Et pour commencer, l’idée que la scène est l’espace et le temps privilégiés pour l’expression d’un·e musicien·ne, d’un·e interprète. Le rendez-vous qui, plus que tout autre mode de transmission d’une œuvre, saura créer un rapport de vérité avec le public. Entre ce concert donné au lycée Marseilleveyre il y a bientôt soixante-cinq ans et ceux que vont accueillir dans les prochains jours les bibliothèques et médiathèques de Marseille, il y a aussi l’importance donnée à la notion d’émergence. Le Parcours Chanson (lire ci-dessous) imaginé par l’équipe de Grand Bonheur, coopérative organisatrice d’<em>Avec Le Temps</em>,est une initiative précieuse et pas si fréquente dans un contexte économique où beaucoup d’opérateurs culturels s’enferrent dans les exigences de billetterie pour s’offrir des têtes d’affiche dont les cachets ont explosé au sortir de la crise sanitaire.<br><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Mutations et défis<br></mark></strong>Ce qui réunit peut-être aussi le cliché&nbsp;de cette bande de jeunes rockeurs et la programmation du festival de l’aire métropolitaine marseillaise est qu’ils sont tout deux évocateurs de leur temps. À la fin des années 50, le rock est la caisse de résonance d’une génération qui affirme son désir d’émancipation et d’être partie prenante d’un monde en transition. Les artistes de la scène musicale francophone des années 2020 expriment eux aussi leur volonté d’être acteurs et actrices des mutations qui s’opèrent et de relever les multiples défis du siècle nouveau. Chacune et chacun à leur manière, avec leur sensibilité propre. Au fil d’un mois marqué par les enjeux d’égalité et la mobilisation pour les droits des femmes, elles seront nombreuses à occuper les grandes scènes du festival, à Aix-en-Provence comme à Marseille. D’<strong>Emma Peters </strong>et <strong>Marie-Flore</strong>, à 6mic, à <strong>Fishbach</strong> et <strong>Adé</strong> à l’Espace Julien, en passant par <strong>Jeanne Added</strong> et <strong>Mayfly</strong>, au Silo. Parmi les propositions les plus installées dans le paysage musical actuel, du côté des hommes cette fois, on reverra avec plaisir <strong>Flavien Berger</strong> et <strong>Bertrand Belin</strong>, déjà programmés lors d’éditions précédentes. Tandis que la pop nonchalante du Marseillais <strong>Johan Papaconstantino</strong>, puisant dans le rebetiko de ses parents d’origine grecque, affiche déjà complet au Zef.</p>



<div class="wp-block-jetpack-slideshow" data-effect="slide"><div class="wp-block-jetpack-slideshow_container swiper-container"><ul class="wp-block-jetpack-slideshow_swiper-wrapper swiper-wrapper"><li class="wp-block-jetpack-slideshow_slide swiper-slide"><figure><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="696" height="1044" alt="" class="wp-block-jetpack-slideshow_image wp-image-118554" data-id="118554" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/03/Jeanne-Added-c-Camille-Vivier-1.jpeg?resize=696%2C1044&#038;ssl=1" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/03/Jeanne-Added-c-Camille-Vivier-1.jpeg?w=700&amp;ssl=1 700w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/03/Jeanne-Added-c-Camille-Vivier-1.jpeg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/03/Jeanne-Added-c-Camille-Vivier-1.jpeg?resize=683%2C1024&amp;ssl=1 683w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/03/Jeanne-Added-c-Camille-Vivier-1.jpeg?resize=150%2C225&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/03/Jeanne-Added-c-Camille-Vivier-1.jpeg?resize=300%2C450&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/03/Jeanne-Added-c-Camille-Vivier-1.jpeg?resize=696%2C1044&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/03/Jeanne-Added-c-Camille-Vivier-1.jpeg?resize=280%2C420&amp;ssl=1 280w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-block-jetpack-slideshow_caption gallery-caption">dom 001</figcaption></figure></li><li class="wp-block-jetpack-slideshow_slide swiper-slide"><figure><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="696" height="1044" alt="" class="wp-block-jetpack-slideshow_image wp-image-118555" data-id="118555" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/03/Bertrand-Belin-c-Edgar-Berg-1.jpeg?resize=696%2C1044&#038;ssl=1" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/03/Bertrand-Belin-c-Edgar-Berg-1.jpeg?w=700&amp;ssl=1 700w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/03/Bertrand-Belin-c-Edgar-Berg-1.jpeg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/03/Bertrand-Belin-c-Edgar-Berg-1.jpeg?resize=683%2C1024&amp;ssl=1 683w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/03/Bertrand-Belin-c-Edgar-Berg-1.jpeg?resize=150%2C225&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/03/Bertrand-Belin-c-Edgar-Berg-1.jpeg?resize=300%2C450&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/03/Bertrand-Belin-c-Edgar-Berg-1.jpeg?resize=696%2C1044&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/03/Bertrand-Belin-c-Edgar-Berg-1.jpeg?resize=280%2C420&amp;ssl=1 280w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /></figure></li><li class="wp-block-jetpack-slideshow_slide swiper-slide"><figure><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="696" height="554" alt="" class="wp-block-jetpack-slideshow_image wp-image-118556" data-id="118556" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/03/Emma-Peters-%C2%A9-Elisa-Parron-1.jpg?resize=696%2C554&#038;ssl=1" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/03/Emma-Peters-%C2%A9-Elisa-Parron-1.jpg?w=700&amp;ssl=1 700w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/03/Emma-Peters-%C2%A9-Elisa-Parron-1.jpg?resize=300%2C239&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/03/Emma-Peters-%C2%A9-Elisa-Parron-1.jpg?resize=150%2C119&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/03/Emma-Peters-%C2%A9-Elisa-Parron-1.jpg?resize=696%2C554&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/03/Emma-Peters-%C2%A9-Elisa-Parron-1.jpg?resize=528%2C420&amp;ssl=1 528w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-block-jetpack-slideshow_caption gallery-caption">Processed with VSCO with x6 preset</figcaption></figure></li></ul><a class="wp-block-jetpack-slideshow_button-prev swiper-button-prev swiper-button-white" role="button"></a><a class="wp-block-jetpack-slideshow_button-next swiper-button-next swiper-button-white" role="button"></a><a aria-label="Pause Slideshow" class="wp-block-jetpack-slideshow_button-pause" role="button"></a><div class="wp-block-jetpack-slideshow_pagination swiper-pagination swiper-pagination-white"></div></div></div>



<p><br><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Découvertes et curiosités<br></mark></strong>Accompagné par Grand Bonheur, un autre artiste du cru, <strong>Since Charles</strong> et son l’électro pop planante teintée de new wave. Pour celles et ceux qui seraient passés à côté de <strong>MPL</strong>, un détour par Vitrolles se justifie. Les mélodies entêtantes et textes aux allures de contes de ces cinq garçons attachants questionnent avec audace la masculinité. Les plus curieux devront s’aventurer du côté de la Plaine et du Makeda pour tomber sous le charme de <strong>Le Noiseur</strong> et <strong>Les Louanges</strong>, avant de remonter sur le Cours Julien pour se laisser emporter par la folle insolence de <strong>Bagarre</strong>. Quant à <strong>Uto</strong>, nul doute ce duo fusionnel trouvera dans l’antre de la création contemporaine qu’est Montévidéo, l’écrin adéquat pour leurs expérimentations savoureuses et décloisonnées. La clôture du festival va donner l’occasion d’associer une démarche de création musicale participative à une action culturelle ambitieuse. En partenariat avec la ville de Vitrolles, <em>Avec Le Temps</em> a sollicité <strong>Oxmo Puccino</strong> pour parrainer un projet d’écriture et d’interprétation scénique impliquant plus d’une centaine d’élèves de CM1 et CM2 de la commune. Menés par trois artistes du territoire, Ottilie [B], Since Charles et Amalia, les ateliers vont donner lieu à une restitution sous la forme d’un spectacle rendant hommage au répertoire et aux valeurs du rappeur présent sur scène.</p>



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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<h2 class="wp-block-heading">Le Parcours Chanson</h2>



<p>Comme une déambulation musicale aux quatre coins de Marseille, le Parcours Chansons conçu par le festival <em>Avec Le Temps</em> est un nid à pépites. Pop, folk, hip-hop, chanson électro…, les esthétiques défendues par ces artistes du territoire parleront au public le plus large, le plus ouvert à la découverte et le plus fauché aussi puisque tous les concerts sont gratuits (dans la limite des places disponibles). A noter également, une promenade sonore dans le quartier du Panier concoctée par l’auteur marseillais Hadrien Bels.&nbsp;</p>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<h2 class="wp-block-heading">Au programme&nbsp;:</h2>



<p><strong>Docile</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">11 mars </mark>(15&nbsp;h)<br>Archives départementales des Bouches-du-Rhône&nbsp;<br>Promenade sonore par <strong>Hadrien Bels</strong>&nbsp;<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">11 mars</mark> (16&nbsp;h)<br>Départ de l’Hôtel-Dieu Intercontinental<br><strong>Nenĭa Iră</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">11 mars</mark> (17h30)<br>Bibliothèque l&rsquo;Alcazar |<br><strong>Schvédranne meets Agneta Falk</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">11 mars</mark> (19&nbsp;h)<br>Théâtre de l’Œuvre</p>
</div>



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<p></p>



<p><br><strong>Creamy G</strong> + <strong>Joy C</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">11 mars </mark>(21&nbsp;h)<br>La Brasserie Communale<br><strong>Czesare</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">15 mars</mark> (18&nbsp;h)<br>La Fabulerie<br><strong>Huckleberry Finn Junior<br></strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">18 mars</mark> (17h30)<br>Bibliothèque de Saint-André&nbsp;</p>
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</div>
</div></div>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>LUDOVIC TOMAS</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Avec Le Temps</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 2 au 21 mars<br></mark>Divers lieux<br>Marseille, Aix-en-Provence, Vitrolles<br><a href="http://festival-avecletemps.com">festival-avecletemps.com</a></pre>
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