<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Avignon Off - Journal Zebuline</title>
	<atom:link href="https://journalzebuline.fr/tag/avignon-off/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://journalzebuline.fr/tag/avignon-off/</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Tue, 30 Jul 2024 13:30:16 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/cropped-LOGO512SITE-4-e1659637379402.png?fit=32%2C32&#038;ssl=1</url>
	<title>Archives des Avignon Off - Journal Zebuline</title>
	<link>https://journalzebuline.fr/tag/avignon-off/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">209690185</site>	<item>
		<title>Quand une langue redevient vraiment vivante</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/quand-une-langue-redevient-vraiment-vivante/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=quand-une-langue-redevient-vraiment-vivante</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/quand-une-langue-redevient-vraiment-vivante/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chris Bourgue]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Jul 2024 13:30:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Avignon Off]]></category>
		<category><![CDATA[Cie Rhyzome]]></category>
		<category><![CDATA[L’entrepôt]]></category>
		<category><![CDATA[Valérie Paüs]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=124903</guid>

					<description><![CDATA[<p>Si le personnage, qui lui ressemble beaucoup, a des problèmes avec ses pieds qu’elle ne sait plus comment chausser,&#160;Valérie Paüs&#160;n’a pas froid aux yeux et assure avec brio l’écriture, le jeu et la mise en scène de son spectacle. D’origine réunionnaise, venue sur le continent pour poursuivre ses études, elle imagine un spectacle dont le [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/quand-une-langue-redevient-vraiment-vivante/">Quand une langue redevient vraiment vivante</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p>Si le personnage, qui lui ressemble beaucoup, a des problèmes avec ses pieds qu’elle ne sait plus comment chausser,&nbsp;<strong>Valérie Paüs&nbsp;</strong>n’a pas froid aux yeux et assure avec brio l’écriture, le jeu et la mise en scène de son spectacle. D’origine réunionnaise, venue sur le continent pour poursuivre ses études, elle imagine un spectacle dont le sous-titre, «&nbsp;physiologie d’une langue encombrée&nbsp;», renseigne sur l’éducation qu’elle a reçue avec les entraves des apprentissages. l’école lui a appris qu’elle devait parler la belle langue, le français de la littérature et de Racine, qu’elle adore, dont elle dit un extrait. Réminiscence aussi des exercices de diction, les «&nbsp;exquises excuses » … Et quand elle voulait parler créole son père déclarait que ça ne lui allait pas&nbsp;! Comment alors trouver chaussure à son pied, être bien dans son corps et dans sa langue&nbsp;? Valérie confie son histoire durant un vol qu’elle effectue vers son île natale (mais le fait-elle vraiment&nbsp;?), elle joue alors les hôtesses de l’air, utilise leur diction désincarnée.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Tenir sa langue…ou la donner au chat</mark></strong></p>



<p>La scénographie est épurée. Des plantes vertes et six panneaux de miroirs flexibles facilement transportables permettent de créer les différents espaces, réfléchissant la lumière et déformant l’image, métaphores de la recherche de son identité. De nombreuses paires de chaussures occupent le plateau et sont alternativement utilisées. La jeune femme dialogue avec elle-même en utilisant la deuxième personne, nous mettant ainsi au sein de ses interrogations. Qui est-elle, finalement&nbsp;? Quel est son vrai moi&nbsp;? Comment peut-elle être en accord avec son passé&nbsp;? Sa langue empêchée réussit à se frayer un passage en même temps que les souvenirs, ceux de sa maîtresse chargée de lui enseigner le beau langage et ceux de Télé Freedom qui utilise enfin le créole. Peu à peu elle retrouve une légitimité à parler sa langue natale, à vivre librement, après avoir réalisé que «&nbsp;quand tu te tais, tu te tues.&nbsp;»</p>



<p>CHRIS BOURGUE</p>



<p><em>Crache&nbsp;!</em>&nbsp;écrit, joué et mis en scène par&nbsp;<strong>Valérie Paüs</strong>&nbsp;&#8211; Cie Rhyzome – Avignon s’est joué à L’entrepôt pendant le Festival Off</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/quand-une-langue-redevient-vraiment-vivante/">Quand une langue redevient vraiment vivante</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/quand-une-langue-redevient-vraiment-vivante/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">124903</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Effervescences a cappella</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/effervescences-a-cappella/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=effervescences-a-cappella</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/effervescences-a-cappella/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jul 2024 12:30:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[Avignon]]></category>
		<category><![CDATA[Avignon Off]]></category>
		<category><![CDATA[Entre pierres et mer]]></category>
		<category><![CDATA[Fabio Marra]]></category>
		<category><![CDATA[Festival d’Avignon]]></category>
		<category><![CDATA[Interférences]]></category>
		<category><![CDATA[Les Voix Animées]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=124592</guid>

					<description><![CDATA[<p>C’est en compagnie de deux courts métrages de Charlie Chaplin que quatre complices des Voix animées se rendent en terres avignonnaises. Délaissant les chants de la Renaissance et les partitions de Josquin des Prés, c’est au répertoire de Bach, Brahms, Verdi mais aussi de Chaplin, Scott Joplin, Les Frères Jacques que le quatuor de l’ensemble [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/effervescences-a-cappella/">Effervescences a cappella</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>C’est en compagnie de deux courts métrages de Charlie Chaplin que quatre complices des <strong>Voix animées</strong> se rendent en terres avignonnaises. Délaissant les chants de la Renaissance et les partitions de Josquin des Prés, c’est au répertoire de Bach, Brahms, Verdi mais aussi de Chaplin, Scott Joplin, Les Frères Jacques que le quatuor de l’ensemble à géométrie variable fait appel pour suivre de ses performances vocales les acrobaties virtuoses de Charlot. Le spectacle déjà bien rôdé est une pépite qui égaiera de sa verve la Collection Lambert d’Avignon dans le cadre du Off et d’Interférences, événement musical créé par la Fevis. </p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Tour des chapelles</strong></mark></p>



<p>Renouant avec leurs fondamentaux, les musiciens partiront à Nice puis à Aix-en-Provence, Collobrières et Toulon et habiteront par les élans de la musique vocale sacrée de la Renaissance les voûtes des diverses chapelles de ces villes, Chapelle du Saint Suaire, Des Oblats, des Pénitents Gris, Saint-Pons… Deux programmes sont proposés : <em>In memoriam</em> où deux grands polyphonistes anglais de l’époque élisabéthaine seront à l’honneur, William Byrd et Thomas Weelkes, décédés tous deux en 1623, il y a 400 ans ; <em>Magnificat</em>, avec des musiques de Tomás Luis de Victoria, compositeur majeur de la fin de la Renaissance espagnole et le compositeur italien emblématique de cette période, Giovanni Pierluigi da Palestrina. </p>



<p><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Entre Pierres et mer</strong></mark></em></p>



<p>Le treizième cycle du festival <em>Entre Pierres et Mer</em> se déclinera en trois étapes, toutes passionnantes&nbsp;: <em>Cantus Firmus</em> qui s’intéressera aux «&nbsp;<em>flamboyances contrapuntique franco-flamandes du XV<sup>e</sup> siècle&nbsp;</em>» avec des pièces de Guillaume Dufay qui s’inspirera d’une chanson populaire <em>L’Homme armé</em> pour construire les étapes classiques de la messe, mêlant avec espièglerie profane et sacré. Comme chaque saison, une création commandée par les Voix Animées sera jouée en première mondiale. Pour ce faire, le compositeur a une double contrainte&nbsp;: écrire pour des voix a cappella et pour l’Abbaye du Thoronet. En effet, à chaque concert, on a l’impression que les pierres de l’édifice répondent et offrent leur voix aux résonances de celles des chanteurs. L’édition 2024 aura le privilège d’entendre la création d’un motet de <strong>Fabio Marra</strong>. Le deuxième volet, <em>Harmonia Sacra</em> sera dédié «&nbsp;aux génies de la musique de la fin du XVIème siècle&nbsp;», Palestrina et Orlande de Lassus et le troisième temps, Parodia, poursuivra l’exploration de la construction de la messe à partir de chants préexistants. Ici, Palestrina et son disciple Tomás Luis de Victoria composent chacun une messe parodie sur leur propre motet pour le temps de Noël, <em>O magnum mysterium</em>… Pinces sans rire ces musiciens de la Renaissance&nbsp;!</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 10 au 17 juillet</mark><br>Collection Lambert, Avignon<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 19 au 28 juillet</mark><br>Tour des Chapelles<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">9 août au 13 septembre</mark><br>Cycle entre pierres et mer</pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/effervescences-a-cappella/">Effervescences a cappella</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/effervescences-a-cappella/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">124592</post-id>	</item>
		<item>
		<title>AVIGNON OFF : Pourquoi imposer un sexe ?</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/avignon-off-pourquoi-imposer-un-sexe/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=avignon-off-pourquoi-imposer-un-sexe</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/avignon-off-pourquoi-imposer-un-sexe/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Jul 2024 09:38:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Avignon]]></category>
		<category><![CDATA[Avignon Off]]></category>
		<category><![CDATA[Catherine Marnas]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[genre]]></category>
		<category><![CDATA[Herculine Barbin]]></category>
		<category><![CDATA[Le Palace]]></category>
		<category><![CDATA[Michel Foucault]]></category>
		<category><![CDATA[Mickael Pelissier]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Vaucluse]]></category>
		<category><![CDATA[Yuming Hey]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=124478</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le questionnement sur le genre a une histoire. Un de ses pans passe par la découverte, par Michel Foucault, du récit autobiographique d’Herculine Barbin, écrit en 1868. Récit qui donna naissance au questionnement du philosophe sur le «&#160;vrai sexe&#160;», à l’idée, reprise par Judith Butler, qu’il est possible, souhaitable, envisageable, de renoncer à l’assignation binaire [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/avignon-off-pourquoi-imposer-un-sexe/">AVIGNON OFF : Pourquoi imposer un sexe ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le questionnement sur le genre a une histoire. Un de ses pans passe par la découverte, par Michel Foucault, du récit autobiographique d’Herculine Barbin, écrit en 1868. Récit qui donna naissance au questionnement du philosophe sur le «&nbsp;vrai sexe&nbsp;», à l’idée, reprise par Judith Butler, qu’il est possible, souhaitable, envisageable, de renoncer à l’assignation binaire d’un sexe F ou M à la naissance.&nbsp;</p>



<p><em>A-t-on vraiment besoin d’un vrai sexe&nbsp;?</em> demande le sous-titre du spectacle, reprenant la préface de Michel Foucault. La question est posée à travers une invitation empathique à partager un récit d’expérience, ouvrant ainsi les portes de l’évidence à celleux qui n’auraient pas compris les souffrances intimes que produisent les assignations inadéquates ou forcées<em>.&nbsp;</em></p>



<p>Herculine, qui s’appelle Camille dans les <em>Souvenirs</em> qu’iel a laissé avant de se suicider, ne vivait pas dans un corps impossible, mais dans une société inapte à admettre l’hermaphrodisme, l’indécision sexuelle. Une société tout aussi inapte à imaginer qu’une femme, puisqu’il avait été décidé qu’iel en était une, puisse en aimer et en désirer une autre. Plutôt décider qu’il y avait eu erreur et qu’Herculine était en fait Abel, un homme. Une transition et un choix imposé, qui l’a tué·e.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un travail d’orfèvre</mark></strong></p>



<p>Mettre en scène le récit d’Herculine Barbet 150 ans plus tard nécessite toujours de la délicatesse. Ses <em>Mémoires</em> ont donné lieu à des adaptations romanesques ou cinématographiques qui en manquaient singulièrement, légitimant l’autodétermination de&nbsp; genre et la non-binarité par une «&nbsp;anomalie&nbsp;» physiologique, un hermaphrodisme génital. Adaptations qui rendent aujourd’hui la tâche peu aisée, alors que les trans et les queers revendiquent de tenir une parole située, qu’iels détiennent.</p>



<p>Face à ces difficultés, la mise en scène de <strong>Catherine Marnas</strong> fait dans la dentelle la plus subtile. La plus solide aussi, portée par une scénographie et une création sonore qui font vibrer l’espace de sensations fugitives. Les deux acteurs sont remarquables. <strong>Yuming Hey</strong> incarne celle qui s’appelle Alexina parfois, Camille souvent, puis Abel, avec tout l’art d’un comédien d’exception. Genderfluid, il rend sensible les émois de cette jeune fille qui ne se connaît pas, aime, au cœur des couvents où elle est élevée, puis de l’école où elle est institutrice, la compagnie de ses compagnes… qu’elle désire. Iel danse ses découvertes et ses élans, ses défaites, jouissances et évanouissements, ses terreurs, ses douleurs. Chaque murmure, inflexion, nuance est délivré comme un joaillier dépose ses feuilles d’or, comme un musicien travaille ses phrases. L’écriture d’Herculine Barbin est précieuse et belle et le récit, au souffle puissant, donne cops à des personnages et devient dramatique dans les bras de <strong>Mickael Pelissier</strong>, qui accompagne <em>Camille</em>, joue sa mère, son amante, les religieuses et les collégiennes, le médecin et le juge, portant Yuming Hey, l’enserrant, le soutenant, le regardant sans cesse, donnant à Herculine la visibilité qui lui a tant manquée avec une attention qui avive celle du spectateur, une empathie qui se diffuse, une justesse qui lui fait croire qu’il est Lisa puis Sara, les jeunes filles tant aimées.</p>



<p>Puis les draps blancs, fluides et doux, protecteurs, disparaissent, laissant place à un déguisement d’homme, comme une absurde castration. Vraiment, décider d’un vrai sexe est une aberration…&nbsp;</p>



<p>AGNÈS&nbsp; FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Herculine Barbin </em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 29 juin au 21 juillet à 17h30</mark><br>Le Palace, Avignon</pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/avignon-off-pourquoi-imposer-un-sexe/">AVIGNON OFF : Pourquoi imposer un sexe ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/avignon-off-pourquoi-imposer-un-sexe/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">124478</post-id>	</item>
		<item>
		<title>AVIGNON OFF : Folie présidentielle</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/avignon-off-folie-presidentielle/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=avignon-off-folie-presidentielle</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/avignon-off-folie-presidentielle/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Jul 2024 09:25:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Avignon]]></category>
		<category><![CDATA[Avignon Off]]></category>
		<category><![CDATA[Charlotte Zotto]]></category>
		<category><![CDATA[Compagnie du Grand Soir]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[Jacques Chirac]]></category>
		<category><![CDATA[Jacques et Chirac]]></category>
		<category><![CDATA[Marc Pistolesi]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Régis Vlachos]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre de la Luna]]></category>
		<category><![CDATA[Vaucluse]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=124475</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Off avignonnais commençant la veille des élections législatives qui risquent de faire basculer le pays vers l’extrême-droite, Jacques et Chirac revêt une actualité inattendue et particulière. La folie de la fonction présidentielle, les scandales de la Françafrique, le pouvoir grandissant des médias, les enjeux européens et ruraux, l’emprise des grandes entreprises sur le fonctionnement [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/avignon-off-folie-presidentielle/">AVIGNON OFF : Folie présidentielle</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le <em>Off</em> avignonnais commençant la veille des élections législatives qui risquent de faire basculer le pays vers l’extrême-droite, <em>Jacques et Chirac</em> revêt une actualité inattendue et particulière. La folie de la fonction présidentielle, les scandales de la Françafrique, le pouvoir grandissant des médias, les enjeux européens et ruraux, l’emprise des grandes entreprises sur le fonctionnement de l’État y apparaissent comme les prémisses des enjeux actuels, et de la lente mais sûre dégradation de la V<sup>e</sup> République. Sans parler de la dissolution impromptue de l’Assemblée Nationale. Mais comment un Président peut-il mettre son pays dans une telle merde&nbsp;?&nbsp;</p>



<p>Pourtant Jacques Chirac reste le Président le plus aimé des Français&nbsp;! Pour déminer un peu cette image <em>Jacques et Chirac&nbsp; </em>rappelle toute sa duplicité, les trafics et corruptions, les liens personnels avec les dictateurs sanguinaires et les marchands d’armes, la politique postcoloniale criminelle, le racisme latent, le gaullisme tardif. Mais l’exploit du spectacle proposé par la<strong> Compagnie du Grand Soir </strong>est de parvenir à laisser quand même&nbsp; transparaître ce qui a fait son succès&nbsp;: sympathique, pétri de contradictions, de désirs rengainés, de naïveté et de paresse, Chirac l’est aussi, si ce n’est Jacques.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le rire, puissant antidote</mark></strong></p>



<p>Pour démonter cette duplicité d’un seul la <em>Cie du Grand Soir</em> propose un travail à trois, collectif, féroce et joyeux. <strong>Régis Vlachos</strong>, qui a écrit un texte extrêmement renseigné, campe un Jacques Chirac monstrueux et touchant&nbsp;; <strong>Charlotte Zotto</strong>, qui a adapté son&nbsp; texte pour la scène, joue maman Chirac, Bernadette et Claude, l’horrible Marie-France Garraud, mais aussi l’amoureuse américaine et nombre de personnages masculins&nbsp;; <strong>Marc Pistolesi</strong>, qui a conçu une mise en scène aux effets comiques constants reposant sur une grande ingéniosité des décors, joue Foccart et Dassault, Sarko et Valéry, mais aussi nombre de personnages féminins. Les images d’archives, connues et oubliées, dialoguent avec de la création vidéo, une danse virevoltante de changements de personnages et de costumes, des trouvailles de mise en scène délicieuses.<br>Les trois acteurs s’en donnent à chœur joie, à toute allure, mettent en slip Chirac dans une parodie de jeu télévisé hilarante, et on (re)découvre un Président paradoxal, vendant <em>L’Humanité</em>, auteur du «&nbsp;<em>bruit et des odeurs</em>&nbsp;» et de «&nbsp;<em>This is not a method</em>&nbsp;», dont les trois comédien.ne.s font un rap endiablé.&nbsp;</p>



<p>Image d’un temps révolu où la domination masculine blanche n’était remise en cause par (presque) personne, Chirac qui ne fut pas le pire des Présidents et demeure aujourd’hui un des plus populaires, était un monstre de duplicité. La racine du mal, ou un de ses surgeons ? </p>



<p>AGNES FRESCHEL</p>



<p><em>Jacques et Chirac</em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 29 juin au 21 juillet à 13h<br></mark>Théâtre de la Luna, <strong>Avignon</strong><br><a href="http://theatre-laluna.fr">theatre-laluna.fr</a></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/avignon-off-folie-presidentielle/">AVIGNON OFF : Folie présidentielle</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/avignon-off-folie-presidentielle/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">124475</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Drôles de choix</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/droles-de-choix/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=droles-de-choix</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/droles-de-choix/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Jul 2023 14:22:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Avignon Off]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Vaucluse]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=120328</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un homme vêtu d’un costume crème, claudique dans un parc. Il a perdu, dans un banal accident de voiture, une chaussure, beige, assortie à l’élégance du vêtement. Une voix étrange lui a demandé de se rendre sur un banc, près du kiosque, à 12h38 précises. Intrigué, inquiet, il répond au rendez-vous mais la venue d’une [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/droles-de-choix/">Drôles de choix</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Un homme vêtu d’un costume crème, claudique dans un parc. Il a perdu, dans un banal accident de voiture, une chaussure, beige, assortie à l’élégance du vêtement. Une voix étrange lui a demandé de se rendre sur un banc, près du kiosque, à 12h38 précises. Intrigué, inquiet, il répond au rendez-vous mais la venue d’une indigente perturbe sa tranquillité et son toc de propreté. Une hygiène qu’il n’assouvit que pour lui-même car il jette volontiers ses papiers sales hors d’une poubelle située pourtant à deux mètres de lui. Certains se reconnaîtront dans cette attitude paradoxale. Tarabusté par cette bavarde, crampon, il livre quelques bribes de sa vie mais qu’arrivera-t-il à 12h38 ?</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Confronté à ses détestations</mark></strong></p>



<p>Jean-Marc Magnoni, l’auteur, nous a habitués à des comédies légères, mais avec <em>Le choix</em>, comme dans <em>Rendez-vous dans cent ans</em>, il conduit son action hors du temps, hors d’une réalité trompeuse. Il plonge dans les strates cachées des individus ballottées entre leur bonne et leur mauvaise conscience. Agencée comme un thriller, la pièce excite notre curiosité, tend des pièges, des fausses-pistes et n’arrache le voile que dans les dernières minutes. Marc Bonzom est un cadre supérieur plus vrai que nature, arrogant, détestant les pigeons et tout ce qui rappelle la misère humaine. Il sera confronté à ses détestations, lâchées contre lui comme un boomerang. Face à lui Marine Keller compose une clocharde réaliste, tantôt attendrissante, tantôt exaspérante. Et poétique malgré tout. Sa façon d’harceler l’homme, ses ricanements et ses rires crispés cachent, on s’en doute, un secret masqué par les traces noires qui maquillent son visage. Que cache cet étrange et précis horaire : 12h38 ? La chute de la pièce n’en sera que plus forte et source de réflexions sur notre propre vie. Imprévisible et piquant.</p>



<p><strong>Jean-Louis Châles</strong></p>



<p><em>«&nbsp;Le choix&nbsp;» est donné ce samedi 29 juillet à 18h30 au Théatre de l’Albatros.</em></p>



<p></p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/droles-de-choix/">Drôles de choix</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/droles-de-choix/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">120328</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Des poignards pour rire</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/des-poignards-pour-rire/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=des-poignards-pour-rire</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/des-poignards-pour-rire/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Jul 2023 11:21:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Avignon Off]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[Festival d&#039;Avignon]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=120293</guid>

					<description><![CDATA[<p>Comment décider ce qui est ou non essentiel pour l’humanité ? Pendant deux années, sous l’afflux de mensonges, de peurs distillées par certains médias, on a biaisé les réponses pour laisser «&#160;sur le côté de la route&#160;» toute l’activité culturelle. Même un acteur de cinéma fort connu a déclaré : «&#160;On peut bien vivre un [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/des-poignards-pour-rire/">Des poignards pour rire</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Comment décider ce qui est ou non essentiel pour l’humanité ? Pendant deux années, sous l’afflux de mensonges, de peurs distillées par certains médias, on a biaisé les réponses pour laisser «&nbsp;sur le côté de la route&nbsp;» toute l’activité culturelle. Même un acteur de cinéma fort connu a déclaré : «&nbsp;On peut bien vivre un an sans aller au cinéma&nbsp;». No comment sur ceux qui aiment cracher dans leur potage rémunérateur. Alexis Chevalier, doté d’un optimisme à tout crin, fait confiance à l’imagination de l’acteur, à nos rêves les plus extravagants et interprète avec son co-auteur Grégoire Roqueplo, un duo presque circassien autour d’une affirmation déroutante : <em>Ceci n’est pas une saucisse</em>.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Malice et intelligence</mark></strong></p>



<p>Ils retrouvent l’immortelle complicité du clown blanc et de l’Auguste, attachés à déglinguer les rouages d’une société qui aimerait tant avoir la mainmise sur nos cerveaux. Thibault Truffert met en scène Guigue et Po (leurs noms de scène) avec une délirante habileté, règle au millimètre les gags, les saillies verbales qui font mouche au détour d’une réplique, d’un geste, d’une mimique. Comme chez Ionesco on se dit que tout cela est absurde mais tellement proche d’une actualité si anxiogène. L’air de rien, d’une chiquenaude aiguisée, ils frappent tous azimuts et déclenchent des fous-rires incontrôlables, de ces fous rires qui vous requinquent pour toute la journée, car on a ri de leur intelligence, de leur malice si peu conforme à la bien-pensance. Ébloui par leur talent protéiforme, leur générosité maligne, on se dit qu’avec des lascars de cette trempe, le monde pourrait mieux tourner. Il faut faire confiance aux rêves, surtout quand on démolit des théâtres pour en faire des parkings, des lieux de promenade, des supermarchés et pourquoi pas une chambre froide pour charcutiers vénaux. Si ce n’est pas une saucisse, ce n’est pas non plus une blague.</p>



<p><strong>Jean-Louis Châles</strong></p>



<p><em>« Ceci n’est pas une saucisse » est donné jusqu’au <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">29 juillet</mark> au Pixel Avignon.</em></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/des-poignards-pour-rire/">Des poignards pour rire</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/des-poignards-pour-rire/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">120293</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Toucher la colonne invisible</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/toucher-la-colonne-invisible/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=toucher-la-colonne-invisible</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/toucher-la-colonne-invisible/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Jul 2023 11:14:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Avignon Off]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[Festival d&#039;Avignon]]></category>
		<category><![CDATA[Jacques Forgeas]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=120290</guid>

					<description><![CDATA[<p>On s’attendait à une sorte de salon littéraire où l’on déclamerait une flopée de poésies peintes en bleu et rose, on assiste à une sorte de thriller où deux individus débarquent dans un appartement vide, hésitent à faire on ne sait quel sale coup, s’apprêtent à partir quand un bruit de serrure les stoppe net [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/toucher-la-colonne-invisible/">Toucher la colonne invisible</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>On s’attendait à une sorte de salon littéraire où l’on déclamerait une flopée de poésies peintes en bleu et rose, on assiste à une sorte de thriller où deux individus débarquent dans un appartement vide, hésitent à faire on ne sait quel sale coup, s’apprêtent à partir quand un bruit de serrure les stoppe net dans leur fuite. La lumière éclaire une dame chargée d’un cabas&#8230; elle sursaute en apercevant les deux suspects, s’inquiète, demande une explication. Jennifer et Lucas ont organisé un procès dont elle est la seule accusée. Anciens élèves de cette frêle professeure, ils ont assisté à ses ateliers de poésie qu’elle dispensait tous les jeudis soirs. Ils ne s’en sont pas remis.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Juges et accusée</mark></strong></p>



<p>Avec <em>L’armoire à poésie</em>, Jacques Forgeas transmet via Madame Armand, l’enseignante retraitée, son amour de la poésie qui permet à chaque individu de vivre un ailleurs, un à-côté, un virtuel aussi nécessaire que le pain et l’eau. Denis Malleval a organisé une mise en scène tout en chassés-croisés, où juges et accusée s’évitent avant de se rejoindre. Il ne pouvait trouver meilleure interprète pour Madame Armand que la gracile Véronique Boulanger. Diction inattendue, provocante sous un voile de douceur, sourires désabusés face à l’absurdité de la situation. Quand l’atmosphère se fait trop lourde, elle rafraîchit l’air d’une réplique pointue, d’une parenthèse électrique qui provoque de jolis rires dans le public. Baptiste Caillaud et Chloé Stefani sont de bien séduisants partenaires au jeu millefeuille qui cache quelque secret, quelque reconnaissance à tous ces poètes qui nous aident à mieux vivre parce que «&nbsp;<em>d’autres mondes existent enroulés au nôtre. Qu’il faut les approcher et qu’ils ne répondent que si on leur parle.&nbsp;</em>» Brillant procès qui nous fait accoster la colonne invisible, «&nbsp;<em>celle du mystère et des rêves&#8230; et parfois de la passion&nbsp;</em>» dans une scénographie inventive et réussie de Camille Dugas.</p>



<p><strong>Jean-Louis Châles</strong></p>



<p><em>« L’armoire à poésie » est donné jusqu’au <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">29 juillet</mark> à L’Oriflamme (Avignon).</em></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/toucher-la-colonne-invisible/">Toucher la colonne invisible</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/toucher-la-colonne-invisible/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">120290</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Rêve sur une banquette</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/reve-sur-une-banquette/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=reve-sur-une-banquette</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/reve-sur-une-banquette/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Jul 2023 11:08:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Avignon Off]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[Festival d&#039;Avignon]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=120287</guid>

					<description><![CDATA[<p>Quoi de plus banal que la rencontre furtive entre un homme et une femme ! Mais si l’action se situe dans une salle isolée d’un aéroport où les protagonistes sont coincés faute de voir leur avion décoller sous une tempête de neige, la scène se corse. Un lieu insolite pour un tête-à-tête hérissé de craintes, [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/reve-sur-une-banquette/">Rêve sur une banquette</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Quoi de plus banal que la rencontre furtive entre un homme et une femme ! Mais si l’action se situe dans une salle isolée d’un aéroport où les protagonistes sont coincés faute de voir leur avion décoller sous une tempête de neige, la scène se corse. Un lieu insolite pour un tête-à-tête hérissé de craintes, de désirs, de curiosité où se glisse le plaisir de la conversation. Auteur contemporain, Philippe Beheydt déploie une fois de plus son talent de dramaturge et de scénariste. Dans cet <em>Aéroport</em> on sent que quelque chose de peu ordinaire va nous ébranler. Elle, silencieuse, volontiers désagréable, rejette toute tentation de «&nbsp;<em>se faire de nouveaux amis</em>&nbsp;». Lui, un rien hâbleur, s’incruste, lui propose des jeux drolatiques, invite à révéler quel était le rêve de l’enfant qu’on a été. La belle se laisse prendre, ou feint de se laisser prendre&#8230;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Escale amoureuse</mark></strong></p>



<p>Avec un dialogue calibré qui entraîne les personnages dans des aveux, des lâcher-prises déconcertants, on éprouve très vite une tendresse pour ce couple éphémère. Philippe Beheydt instille des non-dits éloquents chez ces fracturés du bonheur, ou plutôt ces autistes du bonheur. Avec <em>L’aéroport</em>, la solitude, le mal effrayant de ce siècle, est brisée pour un court laps de temps, suspendu dans cette salle confortable (joli décor de Géraldine Mine) où braver un interdit (aimer dans un lieu singulier) donne un piquant supplémentaire à la rencontre. Laura Favier et Philippe Beheydt jouent avec les mots, avec les gestes, avec leurs regards qui, quoi qu’il arrive, finiront par se diluer dans le vide. Émotions à fleur de silence, sourires au détour d’une réplique facétieuse, cette comédie des cœurs brisés suscite une impalpable nostalgie : pourquoi n’avons-nous jamais vécu cette jolie histoire ? Ce rêve inassouvi qu’ont vécu une femme et un homme aux prénoms aveugles.</p>



<p><strong>Jean-Louis Châles</strong></p>



<p><em>« L’aéroport » est donné jusqu’au <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">29 juillet</mark> à Présence Pasteur.</em></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/reve-sur-une-banquette/">Rêve sur une banquette</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/reve-sur-une-banquette/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">120287</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Au Off d’Avignon, du Proust sur les planches</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/au-off-davignon-du-proust-sur-les-planches/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=au-off-davignon-du-proust-sur-les-planches</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/au-off-davignon-du-proust-sur-les-planches/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Jul 2023 08:57:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Avignon Off]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=120264</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Temps retrouvé est le septième et dernier tome de À la recherche du temps perdu de Marcel Proust. En miroir avec Du Côté de chez Swann qui abordait la jeunesse du narrateur, Proust y questionne cette fois la vieillesse, avec mélancolie. À l’occasion d’une fête donnée chez les Guermantes, le narrateur se rend compte [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/au-off-davignon-du-proust-sur-les-planches/">Au Off d’Avignon, du Proust sur les planches</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Le Temps retrouvé</em> est le septième et dernier tome de <em>À la recherche du temps perdu</em> de Marcel Proust. En miroir avec <em>Du Côté de chez Swann</em> qui abordait la jeunesse du narrateur, Proust y questionne cette fois la vieillesse, avec mélancolie.</p>



<p>À l’occasion d’une fête donnée chez les Guermantes, le narrateur se rend compte des effets des années sur les corps. Il revoit tous ceux qu’il a côtoyés dans sa vie, et décrits au cours des précédents romans. Il prend conscience, avec une auto-ironie sarcastique, que lui aussi a vieilli. Il se demande alors quelle trace il laissera et s’il aura le temps de finir d’écrire son livre. <em>Le Temps retrouvé</em> sera d’ailleurs publié, en 1927, à titre posthume.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Adaptation sobre</mark></strong></p>



<p>Xavier Marchand a fait le pari d’adapter le dernier volet de ce monument de la littérature, et de la langue, au théâtre. Il met en scène et incarne le récit sobrement, dans une épure qui fait confiance à la force littéraire, au style, et aux degrés temporels et narratifs du récit autofictionnel.</p>



<p>Dans ce seul en scène le comédien interprète le narrateur, qui prend conscience du temps qui passe et se demande combien d’années il lui reste à vivre, mais aussi, par moments, les silhouettes de l’histoire, et lui-même comme personnage. Le ton sobre de Xavier Marchand, tout simple, contrebalance et complète l’épanchement du style de l’écrivain. Le décor est sommaire, un bureau et un écran qui permettent quelques échanges avec des personnages apparaissant en vidéo. Discrètement, le comédien change d’allure au fur et à mesure du récit pour illustrer l’œuvre et le travail du temps. La boucle est bouclée, de soi à soi, dans les multiples relations et incarnations entre auteur, narrateur, personnage, acteur et metteur en scène.</p>



<p><strong>Rafael Benabdelmoumene</strong></p>



<p><em>«&nbsp;Le temps retrouvé&nbsp;» est à découvrir jusqu’au 29 juillet au Théâtre du Petit Chien.</em></p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/au-off-davignon-du-proust-sur-les-planches/">Au Off d’Avignon, du Proust sur les planches</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/au-off-davignon-du-proust-sur-les-planches/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">120264</post-id>	</item>
		<item>
		<title>« Le prix d’un Goncourt » : récit d’une fringale</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/le-prix-dun-goncourt-recit-dune-fringale/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=le-prix-dun-goncourt-recit-dune-fringale</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/le-prix-dun-goncourt-recit-dune-fringale/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chris Bourgue]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Jul 2023 11:43:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Avignon Off]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=120093</guid>

					<description><![CDATA[<p>Étrange projet que celui de Philippe Chuyen (Cie Arscénicum) de construire un spectacle autour de l’expérience de Jean Carrière, qui, après avoir reçu le prix Goncourt pour L’épervier de Maheut en 1972, s’est retrouvé en panne sèche d’écriture. Une série de soucis et de mésaventures l’avaient alors plongé dans un état maladif et dépressif jusqu’à [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/le-prix-dun-goncourt-recit-dune-fringale/">« Le prix d’un Goncourt » : récit d’une fringale</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Étrange projet que celui de Philippe Chuyen (Cie Arscénicum) de construire un spectacle autour de l’expérience de Jean Carrière, qui, après avoir reçu le prix Goncourt pour <em>L’épervier de Maheut </em>en 1972, s’est retrouvé en panne sèche d’écriture. Une série de soucis et de mésaventures l’avaient alors plongé dans un état maladif et dépressif jusqu’à ce qu’il remonte la pente et retrouve le chemin et les mots de l’écriture qui l’ont conduit à la parution de son livre <em>Le prix d’un Goncourt</em>, après 15 ans de galère.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Se remettre en selle</mark></strong></p>



<p>Philippe Chuyen a choisi la métaphore du vélo pour illustrer cette remontée. Aussi la scénographie a-t-elle mis en place une bicyclette sur lequel pédale le comédien qui a fait l’adaptation pour la scène de cette douloureuse expérience. C’est qu’au fil des années une belle amitié l’a lié au fils de l’auteur et il a voulu rendre hommage au travail et au courage de l’écrivain en réalisant une adaptation pour la scène. Cependant, si ce travail mérite le respect, on le regarde et l’écoute avec la distance qu’on pourrait accorder à des images sépia. On est séduit par l’évocation des terres arides de la campagne nîmoise, leurs parfums et leur solitude. Car ce prix a permis à Carrière d’acquérir un terrain au mont Aigoual, d’y bâtir une maison. Mais la mort de son père, la maladie de sa femme l’ont terrassé. Son livre est le récit de sa lutte, de ses angoisses pour enfin retrouver le plaisir des mots. Sur scène, Raphaël Lemonnier joue avec délicatesse sur un piano numérique. Derrière un voile en fond de scène, Thierry Paul intervient dans de courts dialogues, donnant au personnages des conseils et des encouragements. Ce spectacle est un hommage amical à un auteur qui avait en son temps côtoyé Giono.</p>



<p><strong>Chris Bourgue</strong></p>



<p><em>«&nbsp;Le prix d’un Goncourt&nbsp;» se joue à Présence Pasteur (Avignon) jusqu’au 28 juillet.</em></p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/le-prix-dun-goncourt-recit-dune-fringale/">« Le prix d’un Goncourt » : récit d’une fringale</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/le-prix-dun-goncourt-recit-dune-fringale/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">120093</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
