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	<title>Archives des Ballet Preljocaj - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Ballet Preljocaj - Journal Zebuline</title>
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		<title>Preljocaj, états de trouble</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 07:21:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a des spectacles que l’on croit avoir vus, et qui se déplacent pourtant dès qu’un autre corps les traverse. La reprise, chez Angelin Preljocaj, n’est jamais affaire de répétition, mais nouvelle incarnation – une œuvre, nous rappelait-il, «&#160;n’existe que si elle est donnée&#160;». À La Criée, le chorégraphe reprend le même geste en [&#8230;]</p>
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<p>Il y a des spectacles que l’on croit avoir vus, et qui se déplacent pourtant dès qu’un autre corps les traverse. La reprise, chez Angelin Preljocaj, n’est jamais affaire de répétition, mais nouvelle incarnation – une œuvre, nous rappelait-il, «&nbsp;n’existe que si elle est donnée&nbsp;». À La Criée, le chorégraphe reprend le même geste en l’inscrivant dans le triptyque créé à Montpellier Danse en 2023 : <em>Annonciation, Torpeur, Noces,</em> soit trois œuvres chorégraphiées entre 1989 et 2023, et trois manières d’interroger le désir, la sidération, l’assujettissement, mais aussi la communauté et le lien.</p>



<p>L’intérêt est, outre de découvrir ou redécouvrir des pièces majeures de ce qui constitue aujourd’hui un répertoire, de mesurer ce que le temps fait aux œuvres, et ce que les œuvres, en retour, font au temps. <em>Annonciation</em> demeure aujourd’hui encore d’une beauté troublante. Dans l’espace contraint du tapis rouge, entre peinture renaissante, récit sacré et vertige intime, l’Archange vient moins annoncer que fracturer un monde clos. Tout repose alors sur une tension très précise, presque musicale, entre apparition et effraction, consentement impossible et dialogue muet. L’ambiguïté de l’ange, sa puissance martiale, la candeur inquiète de Marie, ne cessent de recomposer la scène.</p>



<p><em>Torpeur</em>, création de 2023, déplace ce trouble vers une autre matière. Le chorégraphe, dont l’appétence pour le langage est devenu la marque de fabrique, évoquait à son sujet l’élaboration « grammaire de l’hébétude », d’une « dynamique de l’indolence ». Les formules sont belles parce qu’elles disent le paradoxe de cette pièce plus solaire que ses prédécesseuses: faire de l’alourdissement un mouvement, de l’abandon une tension, de la lenteur une force. Après la fulgurance d’<em>Annonciation</em>, <em>Torpeur</em> suspend le temps, l’épaissit, le charge d’une sensualité inquiète. On se souviendra de ces pauses, de ces respirations profondes, de ces regards perdus qui marquent durablement la rétine, parfois plus encore que les élans.</p>



<p>Avec <em>Noces</em>, créé en 1989 sur un Stravinsky interprété par l’ensemble Musicatreize, le trouble devient collectif, presque rituel. Rien, ou presque, n’aurait changé dans la chorégraphie ; mais tout se lit autrement. Ce qui pouvait autrefois paraître stylisation brutale d’un cérémonial archaïque résonne aujourd’hui avec une violence plus frontale. Les mariées de chiffon jetées de mains en mains, la fête qui tourne au rapt, la communauté qui encercle plus qu’elle ne célèbre :<em> Noces</em> regarde en face la contrainte imposée aux femmes et ce que les traditions peuvent charrier de domination sous couvert de liesse.</p>



<p>C’est donc moins une anthologie qu’un dispositif de résonances que La Criée accueille : une pièce de l’intime, une pièce de l’engourdissement, une pièce du rite. Trois états de trouble, trois âges d’une écriture, trois façons de faire entendre ce qui, dans les rapports entre hommes et femmes, entre désir et emprise, entre élan et entrave, continue de nous regarder.</p>



<pre class="wp-block-verse">SUZANNE CANESSA<br><em>Annonciation, Torpeur, Noces</em>, Ballet Preljocaj<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 12 au 16 mai<br></mark><a href="https://theatre-lacriee.com/" type="link" id="https://theatre-lacriee.com/"><strong>La Criée</strong>,</a> Marseille</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici</a></p>



<p></p>
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		<title>Rencontres des Ballets Junior Européens</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Mar 2026 13:26:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après une ouverture tout en éclat [le Junior Ballet de l’Opéra de Paris lire ici],les rencontres organisées par le Ballet Preljocaj se poursuivent sur une deuxième édition particulièrement riche et alléchante au Pavillon Noir. Du 11 au 15 mars, six représentations de Near Life Experience, pièce d’Angelin Preljocaj créée en 2003 sur l’envoûtante musique du [&#8230;]</p>
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<p>Après une ouverture tout en éclat [<a href="https://journalzebuline.fr/danser-la-releve/"><em>le Junior Ballet de l’Opéra de Paris</em> lire ici</a>],les rencontres organisées par le Ballet Preljocaj se poursuivent sur une deuxième édition particulièrement riche et alléchante au Pavillon Noir. Du 11 au 15 mars, six représentations de <em>Near Life Experience, </em>pièce d’Angelin Preljocaj créée en 2003 sur l’envoûtante musique du groupe Air, sera reprise par le Ballet Preljocaj Junior. Le 17 mars, le Royal Danish Ballet School, le Cannes Jeunes Ballet Rosella Hightower et le Ballet Junior de Bavière unissent leurs forces autour d’un extrait de la <em>Kermesse in Bruges </em>d’Auguste Bournonville, d’une création de Rubén Julliard – <em>Soudainement, ici – </em>puis d’une récente création de Margo Goecke, <em>Devil’s Kitchen</em>. Le 19 mars, le Junior Ballet de l’Opéra de Norvège avec <em>Youth</em>, création d’Alan Lucien Øyen, <em>Inked</em>, pièce d’Arno Schuitemaker interprétée par la formation Coline, et <em>Minus 16</em>, pièce d’Ohad Naharin reprise par IT Dansa, Jove Companyia de l&rsquo;Institut del Teatre. L’occasion de (re)découvrir des pièces contemporaines portées par la fougue et la douceur de la génération de demain. </p>



<p><em>S.C.</em></p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 19 mars</mark><br><strong>Pavillon Noir</strong>, Aix-en-Provence</pre>
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		<title>Danser la relève</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Mar 2026 13:25:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Exigeant, contraignant, le répertoire classique attend de ses interprètes un dévouement rare. Porté par la jeunesse et la grâce du Ballet Junior de l’Opéra de Paris, il prend une ampleur inédite. Belle idée, donc, que d’avoir créé en 2024 cette troupe de danseurs et danseuses âgés de 18 à 23 ans, et faisant leurs premières [&#8230;]</p>
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<p>Exigeant, contraignant, le répertoire classique attend de ses interprètes un dévouement rare. Porté par la jeunesse et la grâce du<a href="https://www.operadeparis.fr/artistes/ballet/le-junior-ballet"> Ballet Junior de l’Opéra de Paris</a>, il prend une ampleur inédite. Belle idée, donc, que d’avoir créé en 2024 cette troupe de danseurs et danseuses âgés de 18 à 23 ans, et faisant leurs premières armes sur des œuvres du répertoire. C’est donc sur le bien-nommé <em>Allegro Brillante </em>de Balanchine que s’ouvrent les hostilités. La silhouette et la gestique de <strong>Natalie Vikner </strong>et <strong>Davide Alphandery </strong>s’imposent avec finesse et élégance, un sourire radieux toujours aux lèvres. La coordination des danseurs et danseuses impressionne, de même que le sens de l’entente et du détail, sur une pièce certes datée, mais requérant une technique sans faille. </p>



<p>La <em>Cantate 51 </em>de Maurice Béjart sollicite un effectif plus réduit mais une plus grande expressivité. La grammaire classique est toujours là, tout particulièrement chez les six danseurs et danseuses encadrant une scène marquée par l’art de l’icône et le sens des proportions – le travail tout en symétrie de <strong>Nuria Fernandes </strong>et <strong>Ève Belguet </strong>est à ce titre impressionnant. Mais les corps de l’Ange (<strong>Isaac Petit</strong>)et de la Vierge (<strong>Angélique Brosse) </strong>redessinent les contours d’un art en pleine mutation&nbsp;: lignes éthérées, tension entre mouvement et fixité. Et surtout l’intimité et la complicité inédites entre deux interprètes redéfinissant le pas de deux, dans un mouvement lent particulièrement poignant.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Rebattre les cartes</mark></strong></p>



<p>Central dans le <em>Requiem for a rose </em>d’<strong>Annabelle López Ochoa</strong>, le corps tout de chair vêtu de <strong>Shani Obadia </strong>rappelle celui de la Vierge, sur une tonalité certes plus funèbre mais également plus organique. La danse emprunte ici à un langage plus contemporain – surtout sur la partie solistes –, ses jeux de bras et de mains évoquant, entre autres, le<em> baile</em>. Enfin, la grande pièce de <strong>José Martinez</strong> <em>Mi Favorita</em>, invite tout le ballet à briller sur ses pas les plus techniques, tout en maniant l’ironie, le goût de l’outrance et du (faux) raté pour revisiter ses pièces les plus classiques&nbsp;: Petipa, Noureev et tous les autres … Belle incursion de l’humour dans un genre qui s’en est rarement soucié. Et jolie conclusion à un panorama enthousiasmant et rassembleur.</p>



<p>SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse">Le spectacle a été dansé du<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 8 au 10 mars</mark> au <a href="https://www.lestheatres.net/fr/33-grand-theatre-de-provence">Grand Théâtre de Provence</a> (Aix-en-Provence), en co-réalisation avec le <a href="https://preljocaj.org">Ballet Preljocaj </a>dans le cadre des <em>Rencontres des Ballets Junior Européens</em>.</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/on-y-etait/"><em>On y était </em>ici </a></p>
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		<title>Le Ballet Preljocaj prend ses quartiers d’été</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jul 2024 04:58:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après un crochet par le Château Lacoste le 20 juillet et deux re-créations de pièces des années 80, le Ballet Preljocaj reviendra sur la scène mythique de l’Archevêché avec une autre série de pièces courtes.  Comme souvent, le goût de l’intime et de l’exploration du langage se mêlait à un univers moins (néo)classique qu’héritier d’une [&#8230;]</p>
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<p>Après un crochet par le Château Lacoste le 20 juillet et deux re-créations de pièces des années 80, le <strong>Ballet Preljocaj</strong> reviendra sur la scène mythique de l’Archevêché avec une autre série de pièces courtes. </p>



<p>Comme souvent, le goût de l’intime et de l’exploration du langage se mêlait à un univers moins (néo)classique qu’héritier d’une folie toute baroque. Ainsi, l’exclusivement masculin&nbsp;<em>Un Trait d’Union&nbsp;</em>(1989)<em>&nbsp;</em>déclinait les modalités et points de rencontre de deux interlocuteurs empruntés à une nouvelle de Sartre, et frisant la folie&nbsp;;&nbsp;<em>Larmes Blanches&nbsp;</em>(1985),<em>&nbsp;</em>dans son choix de costumes, de rituels et d’échanges, puisait dans les accents précieux de Bach et Couperin.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-amber-color"><strong>Intemporelle incarnation</strong></mark></p>



<p>C’est bien cette grâce et ce maniérisme qui semble animer depuis sa reprise le pourtant très familier tableau d’<em>Annonciation&nbsp;</em>(1995). Donné en préambule de ce programme unissant des pièces pourtant séparées par trente ans d’écart, ce duo revêt pourtant, grâce au renouveau de ses interprètes, des traits inédits. Une complicité inédite semble opérer entre les deux duos incarnant Marie et l’archange. Contraintes d’œuvrer ensemble pour une force que l’on désigne en pointant vers le haut, dans ce goût du geste devenu signe emprunté au Trecento et déployé sur le registre du théâtre dansé, les deux femmes nouent une complicité émouvante car résignée.&nbsp;</p>



<p>Complicité qui demeurera le fil rouge de cette trilogie où les corps des femmes, leur capacité d’engendrement mais aussi leur objectification se verront savamment scrutés.</p>



<p><em>Torpeur</em>, création de 2023 conçue donc vingt-huit ans après ce duo canonique, déploie un effectif et des modalités d’interaction démultipliés. On se croirait, durant les premières minutes, revenus à une danse minimaliste proche de Lucinda Childs, scandée par les pulsations rassurantes d’une musique joyeusement répétitive dont les corps s’emparent avec frénésie. La danse lorgne aujourd’hui vers la désarticulation, le saccadé, la rétrogradation ? Qu’à cela ne tienne, semble répondre <strong>Angelin Preljocaj</strong> : les battements s’espacent, les gestes s’étirent, et les corps s’alanguissent. Si bien qu’il semble que ce sont eux qui imposent à une musique flottante leur propre rythme, et non pas celle-ci qui leur dicte quand et comment faire battre leurs cœurs. Les douze danseurs et danseuses se rapprochent, s’explorent dans un mouvement inédit de sensualité. Exit les pas-de-deux délimitant hommes et femmes : c’est presque uniquement en trios, puis entre hommes et femmes que tous s’unissent et s’accompagnent, comme les corps exultants de la pensée dans le récent et tout aussi réjouissant <em>Deleuze/Hendrix.</em></p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-amber-color"><strong>Le rapt des mariées</strong></mark></p>



<p>On revient en fin de spectacle en 1989, année où le chorégraphe s’imposa comme une voix majeure de la danse contemporaine.&nbsp;<em>Les Noces&nbsp;</em>de Stravinsky avaient un peu voyagé, de la Russie paysanne du compositeur aux Balkans des origines de Preljocaj.&nbsp;</p>



<p>Ces images ont la saveur inaltérée du cauchemar&nbsp;: une fois de plus, ce sont les yeux bandés que les jeunes mariées avanceront vers leur destin. Elles auront eu beau échanger regards entendus, caresses chaleureuses, quitte à s’emparer elles-mêmes de dociles poupées de chiffon, elles sortiront éternelles perdantes d’un jeu joué d’avance. Engoncés dans des costumes cravates soulignant leur air juvénile, les hommes semblent à peine moins perdus. On croirait pourtant presque, le temps de ces sauts du haut de bancs d’école, où les femmes s’élancent, tournoyant comme des toupies, qu’un autre monde, qu’un envol est possible.&nbsp;</p>



<p>SUZANNE CANESSA</p>



<p><em>Annonciation</em>,&nbsp;<em>Larmes blanches</em>&nbsp;et&nbsp;<em>Un Trait d’union&nbsp;</em>ont été dansés le 20 juillet au Château Lacoste</p>



<p><em>Annonciation, Torpeur, Noces</em> <br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-amber-color">1<sup>er</sup></mark> et <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-amber-color">2 août </mark><br>Théâtre de l’Archevêché, Aix-en-Provence</p>
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		<title>UN AIR DE DANSE : Pas de sacrifice au Printemps</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Aug 2023 12:24:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La soirée d’ouverture de Un air de Danse semblait gagnée par l’air commun de l’été&#160;: gratuité, buvette et food-truck, paella partagée au Parc Jourdan ont ravi plusieurs centaines de spectateurs, nettement plus locaux que ceux du festival lyrique.&#160; Deux spectacles s’y succédaient, un gratuit, un payant, un local, un international. Et le local et gratuit [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>La soirée d’ouverture de Un air de Danse semblait gagnée par l’air commun de l’été&nbsp;: gratuité, buvette et food-truck, paella partagée au Parc Jourdan ont ravi plusieurs centaines de spectateurs, nettement plus locaux que ceux du festival lyrique.&nbsp;</p>



<p>Deux spectacles s’y succédaient, un gratuit, un payant, un local, un international. Et le local et gratuit était d’une vigueur et d’un engagement plus net que celui de Sharon Eyal&nbsp;!</p>



<p>Son «&nbsp;Soul Chain&nbsp;», ballet essoufflant de la compagnie allemande Tanzmain, reste un discours glacé posé sur de l’électro pourtant sur mesure, riche et narrative, d’Ori Lichtik. La «&nbsp;chaîne des âmes&nbsp;» repose sur les unissons parfaites des corps, dont se détache parfois un individu, et qui parfois superpose deux voix, deux groupes de danseurs, presque constamment sur demi-pointes, dans des vêtements couleur chair invisibles qui effacent les différences entre les genres. Virtuose et abstraite, la danse reste froide, répétitive, sans contact entre les corps séparés, même si le public, à Aix comme lors de Montpellier danse, applaudi très longuement l’engagement sans faille de danseurs d’exception.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Cohorte de jeunes danseurs</mark></strong></p>



<p>L’enthousiasme quelques heures avant était plus joyeux et populaire. Avec «&nbsp;Un Sacre, des Printemps&nbsp;» Arthur Perole fait le pari de la jeunesse, de sa force de révolte face aux catastrophes auxquelles elle est confrontée.&nbsp;</p>



<p>Pas question ici de sacrifier une &nbsp;élue&nbsp; pour que le groupe survive, comme les centaines de chorégraphies du Sacre le proposent, suivant l’argument de Stravinski. Pas question non plus de rapport de domination entre femmes et hommes, strictement égaux. Leur force est commune, et leur groupe pourtant cherche peu l’unisson, chaque individu scandant à sa manière la violence orchestrale de Stravinski, ses alanguissements aussi, traversés de samples et de battements électro qui ajoutent leurs emballements frénétiques et leurs nappes sonores sans dénaturer la partition.&nbsp;</p>



<p>Les danseurs ne lâchent rien, confrontés aux agressions, à la transe, au show bizz, à l’impossibilité de vivre leur printemps dans une société qui semble sans avenir. Semblant mordre dans la vie avec une sauvagerie qui n’est jamais menaçante, mais une démonstration de leur appétit de vivre</p>



<p>Ce sacre avait été créé par le Ballet Preljocaj junior en avril, Arthur Perole y étant en résidence durant toute la saison. Ballet junior augmenté, pour cette version, de 9 danseurs de l’Ecole Nationale Supérieure de Marseille&nbsp;: là encore, une alliance inédite, dont&nbsp; il faudra poursuivre l’élan&nbsp;!</p>



<p>AGNES FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse">L’ouverture de<em> Un Air de danse  </em>a eu lieu au Parc Jourdan le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">21 juillet</mark> <br>Le festival s'est poursuivi jusqu’au 2 août avec, en particulier, un solo de Ana Perez, deux pièces de Kader Attou, et les <em>Mythologies</em> d’Angelin Preljocaj dans la Cour de L’Archevéché</pre>
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		<title>Lorsque le hip-hop rencontre le ballet…</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Aug 2023 08:17:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Ballet Preljocaj]]></category>
		<category><![CDATA[Cie Accrorap]]></category>
		<category><![CDATA[Kader Attou]]></category>
		<category><![CDATA[Nicole Saïd]]></category>
		<category><![CDATA[Prélude]]></category>
		<category><![CDATA[Romain Dubois]]></category>
		<category><![CDATA[Symfonia Pieśni Żałosnych]]></category>
		<category><![CDATA[Un Air #2 Danse]]></category>
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<p></p>



<p>La deuxième édition du temps fort&nbsp;<em>Un air de danse</em>&nbsp;offre décidément une programmation d’une richesse et d’une variété qui hissent la ville musicale qu’est devenue Aix-en-Provence, grâce au foisonnement de ses festivals, au rang des lieux incontournables de la danse.&nbsp;</p>



<p>La programmation concoctée par&nbsp;<strong>Nicole Saïd</strong>&nbsp;(Ballet Preljocaj) aborde avec bonheur et éclectisme les divers aspects de la danse aujourd’hui. Parmi les spectateurs, danseurs et chorégraphes de la région affluent, tant ces instants sont précieux. La formule est simple&nbsp;: un premier spectacle gratuit précède un second payant (mais à des tarifs abordables, 10 à 20€), pour une forme plus longue. Jeudi 27 juillet, la scène ombragée du parc Jourdan recevait pour deux pièces aux univers très différents le chorégraphe&nbsp;<strong>Kader Attou</strong>, fondateur de la Cie Accrorap, directeur du Centre chorégraphique national de La Rochelle en 2008 à la suite de Régine Chopinot et enfin implanté dans la Région Sud et installé à la Friche de la Belle de Mai depuis 2022. La première œuvre,&nbsp;<em>Prélude</em>, fait se rencontrer la musique de&nbsp;<strong>Romain Dubois,</strong>&nbsp;toute de crescendos ad libitum, en une spirale ascendante sans fin, et les corps des danseurs emportés dans une houle d’énergie. Véritable hommage au hip-hop,&nbsp;<em>Prélude&nbsp;</em>pour neuf danseurs<em>&nbsp;</em>s’articule sur les pas de cette danse, invite les artistes à se surpasser en des soli d’une éblouissante virtuosité&nbsp;; les évolutions d’ensemble, dont certains passages semblent être des échos de chorégraphies de La Horde&nbsp;: face au public, en une affirmation réitérée des gestes libérés de toute contrainte, habités de la sève même de la vie. Les respirations dessinent les mouvements, se plient aux rythmes, apportant une intensité ébouriffante au propos.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Aux sources des émotions</mark></strong></p>



<p><em>Symfonia Pieśni Żałosnych</em>, inspirée au chorégraphe en 2010 par la&nbsp;<em>Symphonie n° 3 dite «&nbsp;des chants plaintifs&nbsp;»</em>&nbsp;de Henryk Mikołaj Górecki, lui permet d’inscrire son travail dans l’humus des émotions. Cette écriture de l’intime qui évoque souffrance, douleur, amour, joie, emprunte aux divers vocabulaires de la danse, depuis le hip-hop fondateur dont les élans sismiques parcourent les corps de quelques danseurs, à des formes de ballet très contemporaines en passant par des références venues des danses populaires. Vue par Kader Attou comme un hymne à la mère, à la création, sur la version de la soprano Dawn Upshaw avec le London Sinfonietta, la musique aérienne laisse toute latitude aux dix danseurs pour inventer leurs propres scansions atteignant une universalité délicate à l’image des bras mouvants de la danseuse qui ouvre la pièce après des arrêts sur image de l’ensemble. Les ralentis poussés à l’extrême, les accélérations, les courses croisées où personne ne se rencontre, les amas de corps qui suivent les mouvements insensibles d’une danseuse tel un pistil debout, les effets des amples manteaux doublés endossés pour le final, tout concourt à une poésie étrange et envoûtante jusqu’au bout des doigts des danseurs en une humanité qui se réconcilie.</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<p>Spectacles donnés le 27 juillet au parc Jourdan, Aix-en-Provence, dans le cadre de&nbsp;<em>Un Air #2 Danse</em>.</p>
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		<title>À Aix, la danse prend l’air</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Jul 2023 09:49:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Aix-en-Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Arthur Perole]]></category>
		<category><![CDATA[Ballet Preljocaj]]></category>
		<category><![CDATA[Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Sharon Eyal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’idée, fort belle, était née en 2021, à l’heure des jauges à géométrie variable et du recours accru aux espaces extérieurs. Elle fait son retour cette année plus étoffée et plus alléchante encore. Ce temps fort pensé hors du Pavillon Noir permet au Ballet Preljocaj de prendre ses quartiers dans deux hauts lieux de la [&#8230;]</p>
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<p>L’idée, fort belle, était née en 2021, à l’heure des jauges à géométrie variable et du recours accru aux espaces extérieurs. Elle fait son retour cette année plus étoffée et plus alléchante encore. Ce temps fort pensé hors du Pavillon Noir permet au Ballet Preljocaj de prendre ses quartiers dans deux hauts lieux de la vie estivale aixoise&nbsp;: Théâtre de l’Archevêché et au parc Jourdan. Et ainsi toucher à la fois un public plus diversifié qu’à l’accoutumée, grâce, entre autres, à une tarification encore plus accessible de celle de la saison. Les premières parties de soirée sont ainsi données gratuitement&nbsp;; et les secondes à des tarifs dépassant rarement les 20 euros.</p>



<p>On retrouvera le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">21 juillet</mark> à 20 h au parc Jourdan les jeunes membres du Ballet Preljocaj Junior sous la direction avisée d’Arthur Perole, en ouverture de cette très belle programmation pilotée par Nicole Saïd, directrice historique du ballet. Créé dans une première version au Pavillon Noir en avril dernier, <em>Un sacre, des printemps </em>sera donné dans sa version augmentée, également découverte en juin dernier en conclusion de la présentation de saison. Cette lecture punk et inspirée s’approprie le chef-d’œuvre de Stravinsky et la chorégraphie fondatrice de Nijinsky pour raconter, avec force morphing, pantomime et autres gestes déconstruits, saccadés, outrés, le sacrifice de la jeunesse d’aujourd’hui, mais également la capacité de révolte de cette jeunesse – son désir, en somme de faire corps.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">On voyage</mark></strong></p>



<p>La chorégraphe israélienne Sharon Eyal lui succèdera à 22 h avec sa pièce <em>Soul Chain</em>, interprétée par la compagnie allemande Tanzmainz. Il y sera une fois de plus question des liens entre l’individu et le collectif, sublimés par l’art de l’ensemble que Sharon Eyal maîtrise à la perfection. La musique électronique d’Ori Lichtik y accompagnera cette suite hallucinée de tableaux célébrant un amour défait de la quête de «&nbsp;romance&nbsp;».</p>



<p>Le 24 juillet, la <em>Sonate </em>d’Ana Pérez permettra de découvrir un autre mode de communion entre danse et musique. Extraite de son <em>Concerto en 37 ½</em>, cette pièce fait dialoguer la danseuse au langage très marqué par le flamenco et le phasing avec la guitare de son complice José Sanchez. Un vent sévillan soufflera donc sur le parc Jourdan&nbsp;! À 22h, c’est de nouveau l’héritage de Nijinsky que l’on célèbrera avec <em>Igra</em>, inspiré de sa pièce créée en 1913. Le collectif madrilène KOR’SIA, dirigé par Mattia Russo et Antonio de Rossa, n’emprunte cependant que le cadre incongru de la pièce originelle – un court de tennis – qu’il travaille à coup de couleurs vives et envolées électro et hip-hop.</p>



<p>Le 27 juillet, Kader Attou s’installera à son tour au parc Jourdan avec son <em>Prélude </em>vu en juin dernier à Châteauvallon. Sa compagnie Accrorap s’y attelle une fois de plus avec un casting certes beau, mais 100% masculin, à un hommage énamouré au hip-hop et à sa physicalité de chaque instant, sur une musique très lyrique signée Romain Dubois. À 22h, sa <em>Symfonia Piesni Zalosnych</em>n créée en 2010, et élaborée à partir de la très lyrique <em>Symphonie des chants plaintifs </em>d’Henryk Goreck, lui succèdera. Cette pièce pour dix danseurs et danseuses, qui se greffe sur une œuvre signant le retour du compositeur à la tonalité et au langage classique, s’inscrit également dans le désir de dire sans le décrire l’horreur de la Seconde Guerre mondiale. La danse explore et s’approprie les pas les plus expressionnistes issus du ballet, du tango ou de la danse contemporaine… Pour un résultat malheureusement toujours aussi intemporel.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Bouquet final</mark></strong></p>



<p>Le 29 juillet, la Salsa Viva s’emparera du parc pour y donner gratuitement, dès 20 h, un atelier de danse latina destiné à tous les publics&nbsp;: où le bachata et le merengue se tailleront également une place de choix&nbsp;! Avant qu’<em>Una Fiesta latina</em> ne vienne y ajouter ce qu’il faut de mambo, pachanga et cha-cha-cha le temps d’un spectacle pensé par et pour la compagnie colombienne. Pour conclure la soirée, un grand bal salsa est également prévu&nbsp;!</p>



<p>Enfin, les 1<sup>er</sup> et 2 août seront dédiés à la dernière création d’Angelin Preljocaj, dans la cour du Théâtre de l’Archevêché où viendra de s’achever le festival d’art lyrique. Découvertes en juin dernier à La Criée dans une nouvelle distribution, les <em>Mythologies </em>inspirées de Roland Barthes et rythmées par la partition symphonique de l’ex-Daft Punk Thomas Bangalter.</p>



<p><strong>Suzanne Canessa</strong></p>



<p><em>« Un Air de danse » se tient du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">21 juillet au 2 août</mark> dans divers lieux d’Aix-en-Provence.</em></p>
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		<title>Vaison Danses fait le grand écart</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marie Godfrin-Guidicelli]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Jul 2023 08:49:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Ballet]]></category>
		<category><![CDATA[Ballet Preljocaj]]></category>
		<category><![CDATA[Béjart Ballet Lausanne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le festival Vaison Danses a construit son succès sur une ligne de force : accueillir de grands corps de ballets aux styles et aux esthétiques éclectiques. Cet été, place à la Suisse avec le Béjart Ballet Lausanne, la France avec Hervé Koubi, la Compagnie XY et le Ballet Preljocaj, et Taïwan avec B. Dance. Une [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le festival<strong><em> Vaison Danses</em></strong> a construit son succès sur une ligne de force : accueillir de grands corps de ballets aux styles et aux esthétiques éclectiques. Cet été, place à la Suisse avec le <strong>Béjart Ballet Lausanne</strong>, la France avec <strong>Hervé Koubi</strong>, la <strong>Compagnie XY</strong> et le <strong>Ballet Preljocaj</strong>, et Taïwan avec <strong>B. Dance</strong>. Une programmation au spectre large concoctée par <strong>Pierre-François Heuclin</strong>, directeur artistique du festival depuis 2017, qui a su renouveler le festival en invitant durant ses trois premières années de mandat des artistes jusque-là absents. Tel est le cas d’Hervé Koubi, invité pour la première fois en 2018 avec <em>Les Nuits barbares ou les premiers matins du monde</em>, présent cette année avec <em>Sol Invictus</em> en première mondiale. Un opus qui s’inscrit «&nbsp;dans la trace de la douce séquence orientaliste de <em>Ce que le jour doit à la nuit</em> et dans la violence de <em>Nuits barbares</em>, mais dans une forme plus épurée, «&nbsp;encore terrienne, mais moins martiale&nbsp;». Et avec une compagnie où désormais les femmes ont leur place&nbsp;! Autre retour très attendu, celui d’<strong>Angelin Preljocaj </strong>qui propose sa version personnelle du <em>Lac des cygnes</em>, ballet emblématique de ses chorégraphies narratives, en contrepoint de son conceptuel <em>Gravité</em> sur la scène du théâtre antique en 2021.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une pépite taïwanaise</mark></strong></p>



<p>Découverte au festival<em> On y danse (aussi) l’été</em> en 2019 avec <em>Rage</em>, la Compagnie B. Dance dirigée par <strong>Po-Cheng Tsai </strong>est saisissante de virtuosité et d’expressivité. Si <em>Rage </em>a longuement imprégné nos rétines par la performance de ses interprètes et la rigueur de sa structure chorégraphique, qu’en sera-t-il d’<em>Alice</em> proposée ici en première européenne&nbsp;? On nous annonce «&nbsp;une chorégraphie à couper le souffle, des costumes haute couture et une scénographie élégante&nbsp;» qui donneront naissance à un pays des merveilles à coup sûr particulier. Serait-ce la rencontre improbable du monde fantastique de Lewis Carroll avec l’art du zen…&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Grand écart</mark></strong></p>



<p>En invitant la <strong>Compagnie XY</strong>, <em>Vaison Danses</em> jette un pont entre art chorégraphique et art du cirque dans ce qu’il a de plus inventif et de plus performant. Depuis quinze ans, le collectif, fort de quarante acrobates, œuvre à la création de grandes formes&nbsp;dont <em>Möbius</em>, son cinquième spectacle, qui convoque 19 d’entre-eux à explorer le vertige à travers portés, voltiges et pirouettes. Une forme poétique à couper le souffle conçue avec le chorégraphe <strong>Rachid Ouramdane</strong>.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Hommage</mark></strong></p>



<p>Enfin, <em>Vaison Danses</em> fait un saut dans le temps en compagnie du <strong>Béjart Ballet de Lausanne</strong> autour d’un triple programme&nbsp;en forme d’hommage au maitre qui a marqué l’histoire du festival. Pour le plaisir de voir ou revoir les pièces de Maurice Béjart le <em>Boléro</em> de 1961 et <em>7 danses grecques</em> de 1983, et de <strong>Gil Roman</strong> qui lui a succédé en 2007&nbsp;: <em>Alors on danse…&nbsp;!</em>, création 2022. La boucle est bouclée.</p>



<p>MARIE GODFRIN-GUIDICELLI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Vaison Danses</em></strong>
Du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">11 au 26 juillet</mark>
Théâtre antique, Vaison-la-Romaine
vaison-danses.com</pre>
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		<title>Sans cesse se tisse le fil d’Ariane</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Oct 2022 16:04:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Aix-en-Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Angelin Preljocaj]]></category>
		<category><![CDATA[Ballet de l’Opéra national de Bordeaux]]></category>
		<category><![CDATA[Ballet Preljocaj]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Théâtre de Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Mythologies]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Thomas Bangalter]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Angelin Preljocaj se plaît au cours de ses explorations chorégraphiques à revisiter les contes et les mythes et à les passer à la moulinette de la philosophie et de notre contemporanéité. Se mêle ainsi à ses créations l’interrogation sur ce qui constitue les rituels de notre temps. Son nouvel opus, Mythologies, créé pour vingt danseurs [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Angelin Preljocaj</strong> se plaît au cours de ses explorations chorégraphiques à revisiter les contes et les mythes et à les passer à la moulinette de la philosophie et de notre contemporanéité. Se mêle ainsi à ses créations l’interrogation sur ce qui constitue les rituels de notre temps. Son nouvel opus, <em>Mythologies</em>, créé pour vingt danseurs du <strong>Ballet Preljocaj</strong> et du <strong>Ballet de l’Opéra national de Bordeaux</strong>, revisite un florilège de mythes issus pour la plupart de l’humus grec. Mais il n’hésite pas à traverser l’Atlantique pour évoquer les Mayas et leurs sacrifices sanglants, préfiguration de l’évocation de l’actuelle guerre en Ukraine dont les images défilent par bribes déchirées en fond de scène. Sur ce même écran, les visages filmés en gros plan de chaque danseur par <strong>Nicolas Clauss</strong>, ancrent davantage le propos dans le présent et insistent sur le caractère puissamment incarné des récits. D’emblée on est séduit par les mouvements d’ensemble de l’ouverture, ses géométries magnifiquement réglées, sa statuaire qui s’anime, nimbée de lumières qui sculptent les corps.&nbsp;</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Capes symboliques </strong><br></mark>Une vingtaine de saynètes se succèdent, livrant un échantillonnage souvent éblouissant du savoir-faire du chorégraphe. Le traitement de certaines figures mythologiques ourle de sa poésie inventive ces tableaux vivants : Icare déploie ses ailes au-dessus de personnages emprisonnés dans leurs cages un peu kitch, les arcs des Amazones apportent de nouvelles sonorités, les nuances moirées de la scène des Naïades, les costumes translucides d’Eden, le travail des bras, subtilement élégant, onirique à souhait dans le somptueux Final. On s’attardera sur la beauté du premier pas de deux (<em>Duo</em>) avant de plonger dans les horreurs immémoriales, violence des sexes, que ce soit dans <em>Catch</em> ou dans la scène du Minotaure avec un viol d’Ariane fuyant à travers une forêt mouvante. Tout y est trouble, on ne sait si ces agressions ne participent pas aussi d’une complaisance sado-maso qui s’enlise dans les replis obscurs. Autre personnage essentiel de l’œuvre, la musique signée <strong>Thomas Bangalter</strong> offre une partition poétique aux multiples registres. Pas d’acmé finale, mais un épilogue sombre, où les vivants s’emparent des draps recouvrant les mourants pour s’en revêtir tels d’amples capes symbolisant peut-être une passation des histoires et des mythes qu’elles véhiculent.  </p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Mythologies</em> a été donné au Grand Théâtre de Provence, Aix-en-Provence du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">5 au 8 octobre</mark></pre>
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