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	<title>Archives des Baya - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Baya - Journal Zebuline</title>
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		<title>Contre l’inconcevable, l’éblouissement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Feb 2025 10:31:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Édito]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Patrick Chamoiseau, dans un petit livre paru chez Seuil pose la question : « Que peut Littérature quand elle ne peut ? » Que peuvent les arts, les artistes, les écrivains, face à l’inconcevable qui s’empare aujourd’hui de notre monde ? La réponse apparaît dès l’exergue, les mots de René Char. Face aux nazis, en 1941, après la défaite, le poète [&#8230;]</p>
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<p>Patrick Chamoiseau, dans un petit livre paru chez Seuil pose la question : « <em>Que peut Littérature quand elle ne peut ? </em>» Que peuvent les arts, les artistes, les écrivains, face à <em>l’inconcevable </em>qui s’empare aujourd’hui de notre monde ? <br>La réponse apparaît dès l’exergue, les mots de René Char. Face aux nazis, en 1941, après la défaite, le poète résistant écrivait : «<em> Est-ce la porte de notre fin obscure, demandais-tu ? Non. Nous sommes dans l’inconcevable, mais avec des repères éblouissants. </em>»<br>Nous vivons l’inconcevable et Chamoiseau le nomme, en liste sans fin, prolongée par ces points suspensifs qui disent l’infini des oppressions et des massacres. <br>«<em> Palestiniens Tibétains, Ouïghours, Rohingyas, Tutsies, Kurdes, Ukrainiens, Haïtiens Syriens, peuples-nations effacés dans l’Outremer français… </em>»<br>Il nomme aussi nos désespoirs actuels et récents :<br>«<em> Netanyahu, Trump, Poutine, Orbán, </em>Erdoğan<em>, Meloni, Le Pen, Bardella, Milei, Modi, Bolsonaro…</em> »</p>



<p>En prolongeant encore la liste par ces points suspensifs où pourraient se nicher bien des replis en soi, bien des suicides. Bien des renoncements au collectif et au commun.<br>En avons-nous le droit ? Devons-nous, comme après Auschwitz, opposer le silence ? Patrick Chamoiseau l’affirme, <em>Littérature</em> (sans article, comme une matière globale précédant le Verbe), Musique, Art, Théâtre, <em>peuvent</em> (même quand ils ne peuvent). Ils sont nos <em>repères éblouissants,</em> ceux que nous ne devons pas perdre, ceux qui donnent la force de résister, parce qu’ils maintiennent en nous le désir de vivre et la compréhension intime de l’autre en nous. <em> </em></p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Résister aux identitaires </mark></strong></p>



<p>Ainsi, ici, pour alourdir les attaques multiples et concertées que vivent les artistes et les écrivains, dans un contexte d’OPA sur l’édition Hachetée par Bolloré, sur la diffusion de presse Relayée par Bolloré, sur la télévision Canalisée par Bolloré, se profile l’hallucinant projet PERICLES. L’enquête de <em>L’Humanité</em> sur les agissements de Pierre-Edouard Stérin, milliardaire exilé fiscal en Belgique, démontre sa volonté explicite : l’extrême droite veut, comme aux États-Unis, s’emparer du pouvoir en modelant les esprits, en fabriquant les opinions et en occupant le terrain universitaire et culturel. <br>Car PERICLES ne désigne pas l’orateur grec inventeur de la démocratie radicale. Comme souvent l’extrême droite dévoie et récupère le sens des mots : PERICLES, projet qui veut faire basculer aux prochaines municipales un minimum de 1000 mairies françaises dans le giron du RN ou de Renaissance (au choix), est un acronyme revendiqué par le milliardaire <br><em>Patriote, Enraciné, Résistant </em>(sic),<em> Identitaire, Libéral, Chrétien, Européen, Souverainiste</em><br>Tout un programme, qui place la bataille culturelle au cœur des enjeux de notre temps. </p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Littérature peut</mark></strong></p>



<p>Patrick Chamoiseau oppose à l’Enracinement le rhizome, à la Patrie la nation, au souverainisme la Relation, à la Chrétienté blanche la mémoire de la traite négrière. <br>La Ville de Marseille accueille Baya et ses céramiques au musée Cantini, L’Ecailler publie l’autobiographie de Jack Johnson, écrite il y a 100 ans, La Friche expose les victimes racisées des violences policières, La Compagnie accueille la submersion, Les Pas Perdus cultivent l’art de recevoir. Et tous les syndicats de la culture se mobilisent pour lutter contre les coupes budgétaires et les attaques idéologiques sans précédent. <br>À leurs côtés, refusons l’inconcevable, défendons la culture publique, les droits culturels de tous et toutes. Cultivons et protégeons ensemble nos <em>repères éblouissants</em>. </p>



<p>AGNES FRESCHEL</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>Retrouvez nos articles <em><a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/">Société</a></em> ici </p>
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		<title>Baya, une suite heureuse !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Samia Chabani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Feb 2025 15:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Anissa Bouayed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Plusieurs œuvres importantes de la grande artiste algérienne sont visibles depuis le 11 février au Musée Cantini. Une  cérémonie officielle est prévue le 24 février. Entretien avec Anissa Bouayed, historienne et commissaire indépendante  Diasporik&#160;: &#160;Quel est le contexte de ce dépôt d’une cinquantaine d’œuvres &#8211;sculptures, &#160;dessins, gouaches-&#160;&#160;de Baya&#160;?&#160; Cet important dépôt a pu se réaliser grâce à la confiance instaurée lors de l’exposition [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Plusieurs œuvres importantes de la grande artiste algérienne sont visibles depuis le 11 février au Musée Cantini. Une  cérémonie officielle est prévue le 24 février. Entretien avec <strong>Anissa Bouayed</strong>, historienne et commissaire indépendante </p>



<p><strong>Diasporik&nbsp;: &nbsp;Quel est le contexte de ce dépôt d’une cinquantaine d’œuvres &#8211;</strong><strong>s</strong><strong>culptures, &nbsp;dessins, gouache</strong><strong>s-</strong><strong>&nbsp;&nbsp;de Baya&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>Cet important dépôt a pu se réaliser grâce à la confiance instaurée lors de l’exposition de 2023 (voir encadré) entre les musées de Marseille et la personne déposante – qui souhaite garder l’anonymat. Elle avait déjà contribué par des prêts importants au succès de l’exposition, en particulier en nous confiant alors des sculptures. Ce contexte favorable est le fruit de liens tissés alors, du soin apporté par le commissariat à mieux documenter l’œuvre sculpté de Baya qui souffrait jusqu’à présent d’une sorte de double peine&nbsp;: faible visibilité dans les expositions et quasi absence d’analyse. Comme si seule la peinture comptait, laissant la céramique en situation subsidiaire.&nbsp;</p>



<p>De ce point de vue l’exposition de Marseille avait consacré deux salles aux sculptures de Baya, l’une autour de Baya à Vallauris, l’autre autour de la réflexion suivante&nbsp;: peinture et sculptures sont-elles deux polarités de l’œuvre de Baya ou bien faut-il associer, comparer les deux pratiques artistiques comme deux faces complémentaires de sa création, se nourrissant l’une l’autre&nbsp;? Tout nous porte à refuser les dissociations artificielles ou idéologiques opposant un art majeur à un autre considéré comme mineur car trop proche de l’artisanat ou des arts populaires.&nbsp;</p>



<p><strong>Il s’agit donc de valoriser l’art majeur d’une artiste majeure, tous les deux minorés&#8230;</strong></p>



<p>Effectivement. Dans un esprit de réhabilitation de cette part délaissée, les musées de Marseille avaient contribué à la restauration de sculptures qui avaient appartenu à la mère adoptive de Baya mais qui n’avaient jamais été remontrées depuis l’exposition de 1947 ou depuis leur réalisation à Vallauris en 1948.&nbsp;Elles avaient été abîmées au cours du temps,&nbsp;il&nbsp;s’agit de pièces particulièrement fragiles. Un travail de restauration curative leur a redonné leur superbe et un travail scientifique patient a permis de les associer formellement ou thématiquement aux gouaches de Baya réalisées à la même période. Augmentée de peintures de différentes périodes, dont certaines parmi les premiers grands formats de Baya bien antérieurs à l’exposition de 1947, &nbsp;ce dépôt de sculptures restaurées offre un panorama significatif de la création de Baya et de l’importance qu’elle accorde au travail de la terre, son&nbsp;<em>art premier</em>&nbsp;pourrait-on dire, qui la connecte par le geste à la culture arabo-berbère dont elle se réclamait.</p>



<p>Ce dépôt est un véritable événement et place le musée Cantini, déjà dépositaire de trois grands formats remarquables des années 1970, dans une position forte, du point de vue d’éventuelles recherches qui pourraient se développer à partir de ce corpus. La monstration actuelle d’une partie de ce dépôt et des œuvres emblématiques de Baya déjà présentes au musée Cantini depuis les années 1980, ouverte au public depuis le 11 février, dans les salons du musée, donne un aperçu de ce riche dépôt et établit d’ores et déjà, grâce à la mise en espace judicieuse réalisée par la conservatrice Louise Maldinier, des correspondances fécondes entre sculptures et peintures, attestant aussi de la dimension symbiotique du travail de Baya.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="701" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/photo_Anissa_Bouayed-Droits-reserves-Lioult-jeanluc.jpg?resize=696%2C701&#038;ssl=1" alt="BAYA Anissa Bouayed © Lioult Jeanluc" class="wp-image-127644" style="width:485px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/photo_Anissa_Bouayed-Droits-reserves-Lioult-jeanluc.jpg?w=1016&amp;ssl=1 1016w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/photo_Anissa_Bouayed-Droits-reserves-Lioult-jeanluc.jpg?resize=298%2C300&amp;ssl=1 298w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/photo_Anissa_Bouayed-Droits-reserves-Lioult-jeanluc.jpg?resize=150%2C151&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/photo_Anissa_Bouayed-Droits-reserves-Lioult-jeanluc.jpg?resize=768%2C774&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/photo_Anissa_Bouayed-Droits-reserves-Lioult-jeanluc.jpg?resize=300%2C302&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/photo_Anissa_Bouayed-Droits-reserves-Lioult-jeanluc.jpg?resize=696%2C701&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/photo_Anissa_Bouayed-Droits-reserves-Lioult-jeanluc.jpg?resize=417%2C420&amp;ssl=1 417w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Anissa Bouayed © Lioult Jeanluc</figcaption></figure>
</div>


<p><strong>Depuis l’exposition&nbsp;</strong><strong><em>L</em></strong><strong><em>’Orient des&nbsp;</em></strong><strong><em>P</em></strong><strong><em>rovençaux</em></strong><strong>&nbsp;qui a marqué Marseille en 1982, y a-t-il eu un changement de paradigme dans le lien entre cette ville et les artistes algériens&nbsp;?</strong></p>



<p>De mon point de vue,&nbsp;le&nbsp;nouveau contexte ne s’inscrit&nbsp;pas seulement dans la continuité de l’exposition Baya qui&nbsp;a eu&nbsp;lieu à Cantini en 1982-1983, au cours de la saison intitulée «&nbsp;l’Orient des Provençaux&nbsp;», terminologie qui nous interpelle&nbsp;évidemment&nbsp;aujourd’hui pour son caractère exotisant. La période écoulée depuis, plus de 40 ans après la première initiative, montre que cette belle exposition d’alors n’a pas été la condition suffisante pour faire bouger les lignes, par exemple en faisant entrer d’autres œuvres d’autres artistes algériens ou plus largement maghrébins dans les collections marseillaises. Ces artistes y sont toujours sous-représentés par rapport à l’ouverture sur l’autre rive de la Méditerranée qui fait l’identité de Marseille.&nbsp;</p>



<p><strong>Pourquoi, à votre avis&nbsp;?</strong></p>



<p>La vie culturelle est aussi redevable du politique et des pesanteurs idéologiques qui, concernant les relations à l’Algérie, sont restées importantes. En tant que chercheuse attentive aux faits culturels,&nbsp;je peux dire&nbsp;que les prémices d’un&nbsp;changement de paradigme sont déjà à l’œuvre avec certaines réalisations héritées de Marseille Provence 2013, l’émulation avec le Mucem, les nombreuses résidences d’artistes du Maghreb grâce à des dispositifs dédiés.&nbsp;Dernièrement, les moyens matériels et scientifiques mis en œuvre pour réussir l’exposition Baya&nbsp;signe évidemment une&nbsp;nouvelle dynamique&nbsp;qui est&nbsp;aussi le fruit de l’action d’une nouvelle génération de conservateur-es du patrimoine qui souhaitent inscrire l’art moderne et contemporain dans des expressions plurielles, loin de toutes hiérarchie européocentrée.</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Compléments et relations</mark></strong><br><br>2022-2023, l’<a href="https://www.imarabe.org/fr/agenda/expositions-musee/baya-icone-peinture-algerienne">Institut du monde arabe</a> à Paris et les musées de la Ville de Marseille s’associent pour présenter l’itinérance d’une exposition sur l’artiste algérienne Baya. L’exposition intitulée <em>Baya, femmes en leur jardin</em> à Paris, se déploie et s’amplifie à Marseille sous le titre <em>Baya, une héroïne algérienne de l'art moderne </em>du 13 mai au mois de novembre 2023. En complétant les œuvres avec des fonds d’archives privées et les archives nationales d’Outre-Mer, l’historienne Anissa Bouayed, commissaire de l’exposition avec Nicolas Misery, a permis de nouer des relations privilégiées avec des prêteurs publics et privés. Ces documents garantissent- l’authenticité des œuvres présentées, et étoffer le parcours chrono-thématique en inscrivant l’oeuvre dans son contexte politique et historique. </pre>



<p><em>SAMIA CHABANI</em></p>



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		<title>L’art s’anime à Nîmes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Apr 2024 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>À Arles, il y a la photographie, à Avignon il y a le théâtre, à Montpellier, il y a la danse et Radio France, et à Nîmes, depuis 70 ans, il y a la Feria, pour Pentecôte et pour les vendanges. La Ville a eu envie de faire bouger son image de ville patrimoniale, et de montrer qu’elle était aussi tournée vers la modernité. Résultat, LE grand projet culturel de l’actuelle municipalité, <strong><em>La Contemporaine de Nîmes</em></strong>, triennale d’art contemporain, dont la première édition débute ce 5 avril et se clôturera le 23 juin prochain. <strong>Sophie Roulle</strong>, adjointe déléguée à la Culture de la Ville de Nîmes, décrit ainsi l’initiative&nbsp;: « La Ville de Nîmes avait la volonté de proposer un événement culturel nouveau, moderne et capable d’intéresser un large public. La Contemporaine de Nîmes n’est pas un événement hors-sol, mais un projet sur mesure, issu du territoire, pour les Nîmois et les visiteurs, à la fois ambitieux et audacieux. ».</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">All-over Nîmes</mark></p>



<p>Une <em>Contemporaine de Nîmes</em> qui prend la forme d’une grande exposition pluridisciplinaire, se déroulant dans toute la ville, espace public, monuments, sites patrimoniaux, musées, lieux culturels et du quotidien. Intitulée <em>La Fleur et la Force</em>, elle rassemble 12 binômes intergénérationnels d’artistes dans autant de lieux. Le parcours de l’exposition est réparti en cinq secteurs : Gare, Arènes, Chapitre, Carré et Jardins. Les 10 semaines de la manifestation vont être rythmées par six temps forts, dédiés aux arts vivants et performatifs, répartis au sein de trois grands week-ends : le week-end d’ouverture (5-6-7 avril), le week-end intermédiaire (24-25-26 mai) et le week-end de clôture (21-22-23 juin). Trois «&nbsp;Maisons&nbsp;», espaces de rencontres et de convivialité, habitées par des artistes et collectifs en résidence, ont été créées. Et une programmation associée se déroulera en parallèle, conçue avec une douzaine d’acteurs culturels nîmois. Plusieurs dizaines d’artistes reconnus et émergents de la scène française et internationale sont mis à l’honneur, parmi lesquels&nbsp;: <strong>Baya</strong>, <strong>Ndayé Kouagou</strong>, <strong>Uèle Lamore</strong>, <strong>Mohamed Bourouissa</strong>, <strong>Sonia Chiambretto</strong>, <strong>Prune Phi</strong>, <strong>Delphine Dénéréaz</strong>, <strong>Pierre Soulages</strong>, <strong>Olivier Dubois</strong>, <strong>Tadashi Kawamata</strong>.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Ambiance jeune</mark></p>



<p>Les directeurs artistiques de la triennale sont les commissaires d’exposition <strong>Anna Labouze</strong> et <strong>Keimis Henni</strong>, fondateurs et directeurs d’Artagon, association dédiée à l’accompagnement de la création émergente. Ils sont également directeurs artistiques des Magasins Généraux à Pantin. « Une nouvelle jeunesse » est le titre qu’ils ont choisi pour cette première édition de La Contemporaine qui est dédiée à la jeunesse actuelle, ses préoccupations et ses liens avec les générations qui la précèdent. Sont entre autres évoqués les représentations et préoccupations de la jeunesse d’hier et d’aujourd’hui, l’héritage intime et collectif, les relations entre générations au sein de familles héréditaires ou choisies, de groupes ou de communautés, le retour en enfance, ou encore la quête de la jeunesse éternelle. Le titre de la grande exposition <em>La Fleur et la Force</em> fait référence à la fleur et à la force de l’âge. Pour les temps forts, les commissaires d’exposition ont invité des artistes, des collectifs et des compagnies à revisiter et réinterpréter des souvenirs d’enfance ou de jeunesse : une boum, une kermesse, une fugue, une sortie au théâtre…</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Week-end d’ouverture</mark></p>



<p>Les 5, 6 et 7 avril c’est le week-end d’ouverture. Des journées rythmées par de nombreux rendez-vous, à partir de 10h, parmi lesquels le vendredi 5 de 18h-22h : vernissage de l’exposition <em>La Fleur et la Force</em> et <em>La Fugue</em>, parcours musical à travers la ville avec <strong>Uèle Lamore</strong> et des élèves du Conservatoire de Nîmes. Le samedi 6 avril 11h : vernissage de l’exposition collective associée <em>Channel</em> au CACN – Centre d’art contemporain de Nîmes et de 18h à 1h : <em>La Boum</em>, grande fête d’ouverture dans les Arènes avec <strong>Aïda Bruyère</strong>, <strong>Barbara Butch</strong> et leurs invitées. Enfin dimanche 7 avril, à partir de 12h, les fêtes d’ouverture des trois Maisons de la Contemporaine.</p>



<pre class="wp-block-verse">MARC VOIRY <br><em>La Contemporaine de Nîmes</em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 5 avril au 23 juin </mark><br>Divers lieux, <strong>Nîmes</strong></pre>
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		<title>Musées de Marseille : de la place pour les femmes </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julie Bordenave]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Dec 2023 08:58:15 +0000</pubDate>
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<p>Chaque année, la majestueuse salle en pierres voûtées du Préau des Accoules, occupant une partie de l’ancien observatoire de Marseille, se pare d’une nouvelle scénographie, adaptée aux oeuvres accueillies. Ces plongées successives dans les époques et esthétiques sont rendues possibles grâce aux prêts en provenance du FCAC, du Mac, de la Vieille Charité ou encore du très riche fonds Cantini, mettant à disposition des plus jeunes de réels originaux, un fait rare en France. Avec <em>Elles!</em>, il s’agit de mettre en valeur le travail de femmes artistes emblématiques des XX<sup>e</sup> et XXI<sup>e</sup> siècles. Selon les préceptes de cet exigeant musée jeune public, cette nouvelle exposition thématique intègre des jeux pédagogiques en regard de chaque oeuvre – tous imaginés et conçus par l’équipe du musée : un puzzle pour expérimenter les influences cubistes de <strong>Jenny-Laure Garcin</strong>, les fantasques et replètes <em>Nanas</em> colorées de <strong>Niki de Saint Phalle</strong> à reconstituer en figurines, l’éblouissante lumière méditerranéenne vue par <strong>Maria Helena Veiria da Silva</strong> (<em>Marseille en blanc</em>, 1931) à éprouver en 3D à l’aide de modules en bois, ou encore un jeu en kit aux allures de bronze doré, rappelant tant l’usage des matières de <strong>Germaine Richier</strong>, que la palette de couleurs de <strong>Louise Nevelson</strong>.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/12/IMG_7491.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-122012" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/12/IMG_7491.jpg?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/12/IMG_7491.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/12/IMG_7491.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/12/IMG_7491.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/12/IMG_7491.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/12/IMG_7491.jpg?resize=1068%2C712&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/12/IMG_7491.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/12/IMG_7491.jpg?w=1200&amp;ssl=1 1200w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Vue de l&rsquo;exposition © VilledeMarseille</figcaption></figure>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">S’emparer des œuvres&nbsp;<br></mark></strong><br>C’est l’occasion aussi pour les plus jeunes de découvrir des oeuvres plus conceptuelles issus du mouvement japonais Gutaï, des fragments photos d’<strong>Annette Messager</strong> (<em>Mes voeux</em>, 1988) ou encore une fantasque couverture respirante posée à terre, issue de la série <em>Somnambulist</em> de <strong>Wendy Jacob</strong>, conçue en collaboration avec l’étholoque autiste <strong>Temple Grandin </strong>(1993). Cette douzaines d’oeuvres éclectiques, mixant techniques, univers et époques, attire l’oeil et démange les mains – ah, cet irrésistible tableau textile à composer à l’aide d’étoffes à superposer, pour donner vie aux belles dames et songes d’Orient de <strong>Baya</strong>, dont est ici exposée <em>Femme et cithare</em> (1966) ! La frontière est délibérément floue entre la contemplation et la mise en pratique, et le parcours se double de quelques réflexions théoriques – chronologie liée à la parité, coin lecture avec des ouvrages thématiques. Pour élargir le propos à travers les époques et les continents, les sociétés matrilinéaires sont mises à l’honneur dans un préambule. Une manière sensible et pertinente de s’emparer intuitivement des oeuvres, au lieu de les contempler en chiens de faïence. &nbsp;</p>



<p>JULIE BORDENAVE</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Elles&nbsp;! Femmes artistes dans les collections&nbsp;des musées de Marseille</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 27 juillet<br></mark>Préau des Accoules, Marseille<br><a href="http://musees.marseille.fr">musees.marseille.fr</a></pre>
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		<title>Le génie de Baya</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marie Godfrin-Guidicelli]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Jun 2023 14:40:47 +0000</pubDate>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le destin hors du commun de <strong>Fatma Haddad</strong>, connue sous le nom qu’elle s’était choisi <strong>Baya</strong> (1931-1998), est aujourd’hui reconsidéré par l’Institut du monde arabe à Paris et les musées de Marseille à travers l’exposition <strong><em>Baya, Femmes en leur jardin</em></strong>. Car il s’agit-là d’une nouvelle approche contextuelle, post coloniale et féministe de sa trajectoire et de son œuvre mises en relation directe avec le patrimoine matériel et immatériel de son pays d’origine&nbsp;: l’Algérie. Ce nouveau regard transcende son vocabulaire plastique et la densité culturelle de ses travaux. Comme le souligne <strong>Nicolas Misery</strong>, directeur des musées de la Ville, «&nbsp;<em>Baya est une artiste autodidacte, féministe, algérienne et qui a donc été longtemps ostracisée. Les regards portés sur elle à l’époque sont mis en lumière pour comprendre comment elle était ou non acceptée et considérée&nbsp;</em>». Hormis l’intérêt incontestable de son œuvre protéiforme réunie grâce aux archives publiques et familiales, aux prêts muséaux (trois œuvres de Baya ont été acquises en 1982 par la Ville) et particuliers, l’exposition permet de rendre sa voix à Baya. De la faire entendre en français, en arabe et en anglais à un vaste public car «&nbsp;<em>tout le monde à Marseille a une histoire avec elle, et la notion de réconciliation est très forte dans le projet&nbsp;</em>».</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="472" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Capture-decran-2023-01-07-a-15.23.35.jpg?resize=696%2C472&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-119422" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Capture-decran-2023-01-07-a-15.23.35.jpg?resize=1024%2C695&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Capture-decran-2023-01-07-a-15.23.35.jpg?resize=300%2C204&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Capture-decran-2023-01-07-a-15.23.35.jpg?resize=768%2C522&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Capture-decran-2023-01-07-a-15.23.35.jpg?resize=150%2C102&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Capture-decran-2023-01-07-a-15.23.35.jpg?resize=696%2C473&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Capture-decran-2023-01-07-a-15.23.35.jpg?resize=1068%2C725&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Capture-decran-2023-01-07-a-15.23.35.jpg?resize=619%2C420&amp;ssl=1 619w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Capture-decran-2023-01-07-a-15.23.35.jpg?w=1131&amp;ssl=1 1131w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Huppes, 1975. Gouache sur papier, 100 x150cm. Collection Kamel Lazaar Foundation </figcaption></figure>
</div>


<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Itinéraire d’une enfant précoce</strong></mark></p>



<p>Baya est âgée de 16 ans (!) lorsqu’en 1947 le galeriste Aimé Maeght expose à Paris ses gouaches et céramiques. Une percée considérée comme «&nbsp;miraculeuse&nbsp;», suivie d’une consécration, qui provoqua une avalanche de titres de presse aux relents coloniaux&nbsp;: «&nbsp;Baya, petite fille des mille et une nuits&nbsp;», «&nbsp;Vraie et fausse naïveté&nbsp;»… Une période d’entre-deux pour la jeune fille qui change de vie et de milieu social, partagée entre les traditions de sa grand-mère et l’éducation de sa mère adoptive Marguerite avec laquelle elle apprend à lire et à écrire. Avec ses premiers écrits apparaissent ses premières lignes sinueuses de couleurs&nbsp;: la lettre devient alors un motif décoratif. Mais Baya affirme qu’elle a commencé par le modelage de la terre, en Kabylie, là où les femmes pétrissent l’argile. Dès lors elle fait surgir ses propres récits dans des contes retranscrits par sa mère, dans des dessins, des gouaches aux motifs oniriques (femmes, oiseaux et chevaux aux lignes entremêlées, nature métamorphosée), des sculptures aux formes primitives… &nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="696" height="462" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Capture-decran-2023-01-07-a-15.22.50.jpg?resize=696%2C462&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-119421" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Capture-decran-2023-01-07-a-15.22.50.jpg?resize=1024%2C679&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Capture-decran-2023-01-07-a-15.22.50.jpg?resize=300%2C199&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Capture-decran-2023-01-07-a-15.22.50.jpg?resize=768%2C509&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Capture-decran-2023-01-07-a-15.22.50.jpg?resize=150%2C99&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Capture-decran-2023-01-07-a-15.22.50.jpg?resize=696%2C462&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Capture-decran-2023-01-07-a-15.22.50.jpg?resize=1068%2C708&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Capture-decran-2023-01-07-a-15.22.50.jpg?resize=633%2C420&amp;ssl=1 633w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Capture-decran-2023-01-07-a-15.22.50.jpg?w=1173&amp;ssl=1 1173w" sizes="auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Femmes et cithare, 1966. Gouache sur papier, 100 x150cm. Collection Musée Cantini</figcaption></figure>
</div>


<p>Un monde coloré et joyeux, parfois féérique, qui se déploie sous les yeux de Picasso à Vallauris, jaloux de sa force créative, de Jean Dubuffet qui tente sans succès de la conseiller, et de Matisse dont elle dira&nbsp;: «&nbsp;C’est lui que je préfère&nbsp;». Fin 1951, Baya a 20 ans et la question de son avenir se pose. Finalement elle se construira un destin algérien, épousera le musicien Hadj Mahfoud Mahieddine à Blida où elle vivra jusqu’à la fin de sa vie. Après avoir connu une longue parenthèse créative, elle reprendra la peinture en 1963, privilégiant son monde intérieur en le restituant plastiquement. Le déformant, le transformant selon sa subjectivité et son ressenti.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une œuvre universelle</mark></strong></p>



<p>Pour tirer les fils de la vie de Baya, l’exposition se nourrit d’une documentation abondante autant qu’inestimable. Qu’il s’agisse de documents d’époque&nbsp;: photos, enregistrements, articles, revues, objets, bijoux et costumes traditionnels algériens et citations de textes écrits par Baya longtemps considérée comme analphabète ! Ou de créations originales&nbsp;: vidéo autour du musicien Fouad Didi, édition d’un carnet par La Marelle avec Laurence Vilaine en résidence d’écriture. Plus que jamais Baya nous apparaît comme une artiste pionnière dont l’œuvre est désormais libérée des catégories préétablies par l’histoire de l’art européen. S’en est fini d’un soi-disant apparentement avec le surréalisme, l’art naïf ou brut&nbsp;: elle est unique.</p>



<p>MARIE GODFRIN-GUIDICELLI</p>



<p>L’exposition s’accompagne d’une monographie publiée par les éditions Images plurielles (Marseille) et Barzakh (Alger). </p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Baya. Une héroïne algérienne de l’art moderne</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 24 septembre<br></mark>Centre de la Vieille Charité, Marseille <br><a href="http://musees.marseille.fr">musees.marseille.fr</a></pre>



<p></p>
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