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	<title>Archives des Berceau du cinéma - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Berceau du cinéma - Journal Zebuline</title>
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		<title>Un festival qui a fait parler de lui</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 09:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«&#160;En 2026, il est inadmissible de mettre à l’honneur un agresseur sexuel présumé. Nous exigeons son retrait immédiat&#160;» &#160;Dans une lettre ouverte, des citoyen.ne.s et militant.e.s de la Collective Féministe de La Ciotat, s’insurgeaient à juste titre du choix de Gérard Darmon comme Président du Jury de la 43e édition du Festival du 1er film [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>En 2026, il est inadmissible de mettre à l’honneur un agresseur sexuel présumé. Nous exigeons son retrait immédiat</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Dans une lettre ouverte, des citoyen.ne.s et militant.e.s de la Collective Féministe de La Ciotat, s’insurgeaient à juste titre du choix de Gérard Darmon comme Président du Jury de la 43<sup>e</sup> édition du <em>Festival du 1<sup>er</sup> film Berceau du Cinéma de La Ciotat</em>. Après plusieurs tergiversations, les responsables ont annoncé «&nbsp;<em>le désistement de l’acteur pour préserver la sérénité de la manifestation&nbsp;</em>». Il est vrai que l’image de marque du festival risquait d’être bien écornée&nbsp;! C’est <strong>Jean-Pierre Améris</strong> qui le remplace. Au lieu de son dernier film, <em>Aimons-nous vivants</em>, dans lequel joue Gérard Darmon, sera projeté <em>Marie-Line et son juge</em> avec Michel Blanc et Louane Emera. Le Jury aura à choisir entre les 10 films en compétition.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les films en lice</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans <em>La Poupée</em> de <strong>Sophie Beaulieu</strong>, celle en latex de Rémi devient femme de chair et de sang et s’invite dans sa vie professionnelle…Un beau casting pour cette comédie avec <strong>Vincent Macaigne, Cécile de France</strong>… En présence de la réalisatrice le 10 à 19h30</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le lendemain à 14h30, <strong>Caroline Vigneaux</strong> et sa productrice <strong>Pauline Coclin</strong> présenteront <em>Flashbac</em>k, un voyage dans le temps où l’on croise Jeanne d’Arc, Olympe de Gouges, George Sand ou Marie Curie. Dans <em>Muganga</em>, <strong>Marie-Hélène</strong> <strong>Roux </strong>met en lumière le docteur congolais Denis Mukwege, récompensé qui a soigné des milliers de femmes victimes de mutilations génitales dans son pays. Elle parlera de son film à 17h et à 20h30, <strong>Marie Rémond</strong> présente <em>Elise sous emprise</em>, une comédie autobiographique qui évoque le sujet de la dépression.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le graphiste et illustrateur, <strong>Zaven Najjar</strong> a adapté <em>Allah n’est pas obligé</em>, le roman d’<strong>Ahmadou Kourouma</strong>, qui avait mis en lumière la tragédie vécue par les enfants-soldats au cours des guerres civiles au Libéria et en Sierra Leone, à partir des années 80. Zaven Najjar sera là pour nous parler de son film d’animation 12 à 14h30. A 17h, ce sera le documentaire de <strong>Thomas Ellis</strong>, <em>Tout va bien</em>, tourné à Marseille, qui déplace notre regard sur les sur les MNA (Mineurs Non Accompagnés) et fait chaud au cœur (<a href="https://journalzebuline.fr/tout-va-bien/">https://journalzebuline.fr/tout-va-bien/</a>) en présence du directeur de la photo, <strong>Bastian Esser</strong> et l’ingénieur du son <strong>Sébastien Pont</strong>. Dans la chronique familiale, pleine d’émotion, <em>Sauvons les meubles</em> (<a href="https://journalzebuline.fr/sauver-les-meubles/">https://journalzebuline.fr/sauver-les-meubles/</a> <strong>Catherine Cosme</strong> dénonce le système bancaire qui enfonce toujours un peu plus les personnes fragiles et en difficulté. La réalisatrice et la comédienne <strong>Guilaine Londez</strong> seront présentes le 20h30</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’auteur de BD <strong>Jim</strong> brosse le portrait d’une famille dysfonctionnelle dans <em>Belle enfant</em> et sera là en compagnie de la comédienne <strong>Cybèle Villemagne</strong>, le 13 à 14h30. Suivi à 17h par <em>Les Filles du ciel</em>en présence de la réalisatrice <strong>Bérangère McNeese </strong>et de la comédienne <strong>Héloïse Volle</strong>&nbsp;: Héloïse, 15 ans, après avoir fugué de son foyer pour mineurs., rejoint un trio de filles qui l’accueillent dans la chaleur du « ciel » au dernier étage de leur immeuble. Pour finir la journée du samedi, un thriller social sur les mécanismes de la grande distribution,<em>La Guerre des prix,</em>en présence du réalisateur, <strong>Anthony Déchaux</strong> et du comédien <strong>Yannick Choirat</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le programme complet&nbsp;: <a href="https://www.laciotatberceauducinema.com/">https://www.laciotatberceauducinema.com/</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Annie Gava</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Elise sous emprise</em> © KMBO</p>
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		<title>Paula, rester en apnée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Jul 2023 15:29:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Aline Hélan-Boudon]]></category>
		<category><![CDATA[Angela Ottobah]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« La vie s’écoule dans l’espoir pour demain. D’une manière ou d’une autre, j’oublierai ton parfum, j’avancerai comme le fait la rivière droit devant, sans jamais retourner en arrière. Et comme chaque souffle nous rapproche de la mort, je resterai en apnée. » La chanson de Rebeka Warrior qui a composé la musique du premier [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">« <em>La vie s’écoule dans l’espoir pour demain. D’une manière ou d’une autre, j’oublierai ton parfum, j’avancerai comme le fait la rivière droit devant, sans jamais retourner en arrière. Et comme chaque souffle nous rapproche de la mort, je resterai en apnée.</em> » La chanson de <strong>Rebeka Warrior</strong> qui a composé la musique du premier film d’<strong>Angela Ottobah</strong>, <em>Paula,</em> fait écho aux espoirs du spectateur qui, pendant une heure et demie, a vécu à coté de cette petite fille de onze ans dans un huis clos en pleine nature.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout commence à Paris. Paula (<strong>Aline Hélan-Boudon</strong>) vit avec son père, Joseph, (<strong>Finnegan Oldfield</strong>) en convalescence, encore sous oxygène. Elle s’occupe des courses, en sortant du collège où elle s’ennuie et multiplie les bêtises. Ses seuls amis, Achille (<strong>Salomon Diallo)</strong> un jeune garçon et Moncoco, un doux lapin blanc. Pour les deux mois de vacances, son père lui réserve une surprise : une jolie maison dans un cadre idyllique au bord d’un étang. Une aubaine pour Paula qui fait de la plongée en apnée et aime la nature. Mais peu à peu, tout doucement, un malaise s’installe ; ils vont rester dans ce lieu perdu au delà de l’été. Ce père trop présent, trop proche, pris dans ses certitudes existentielles, éducatives, alimentaires, enferme sa fille dans un amour envahissant, exclusif, malade. Pas de lait, c’est pour les veaux ! Pas de sucre qui abime le cerveau ! Exercices physiques obligatoires. Il surveille tout, même les appels téléphoniques avec la mère, en mission en Corée. Il la coupe de tous, l’obligeant même à relâcher en pleine forêt son lapin blanc : elle lui est trop attachée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Amour fou</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Peu à peu, il l’embarque dans sa folie : la séquence où ayant décidé de se débarrasser de choses superflues, ils se mettent à tout casser, à faire un grand feu de joie, est hallucinante. La caméra de la talentueuse <strong>Lucie Baudinaud</strong> filme les deux corps qui dansent à la lueur des flammes et le visage de Laura souvent entre interrogation, amour pour son père malade ou peur. Car l’emprise grandit de jour en jour ; il lui vole même son espace, sa chambre, abattant les cloisons. Il l’a déscolarisée. C’est lui qui lui donnera des cours « elle a besoin d’un accompagnement spécialisé», affirme-t-il à l’assistante sociale venue contrôler. Il ne faut pas qu’elle lui échappe et il la forge telle qu’il le désire, prêt à écarter par les paroles ou la violence ceux qui pourraient aider Paula à sortir de cet amour envahissant et destructeur. Les deux acteurs, <strong>Aline Hélan-Boudon</strong> et <strong>Finnegan Oldfield</strong> sont parfaits. La caméra filme, souvent en plans serrés, la douceur insidieuse, les gestes tendres qui emprisonnent, le manque de la mère, la main de Paula qui caresse un silure au fond du lac ou son lapin blanc dont elle devra toucher les viscères, l’ayant retrouvé mort. On pense à <em>Répulsion </em>de Polanski, à <em>La Nuit du chasseur</em> de Laughton parfois. Les paysages, autour de l’étang de Taysse (en Corrèze) et les séquences sous l’eau sont superbement cadrés et la musique de Rebeka Warrior ajoute à l’ambiance de ce premier film, très fort, qui vous prend à la gorge et vous plonge en apnée dans les eaux troubles de la folie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ANNIE GAVA</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Paula</em>, d’<strong>Angela Ottobah</strong><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">En salles le 19 juillet</mark></strong></p>
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		<title>Chien de la casse, le meilleur ami de l’homme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Jun 2023 05:58:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Un&#160; chien de la casse, c’est un être agressif comme un chien de garde. C’est aussi le titre du premier long métrage de Jean-Baptiste Durand, un film âpre et doux à la fois, comme ses personnages, Dog (Anthony Bajon) et Mirales (Raphael Quénard), toujours accompagné de son chien, Malabar qu’il soigne avec amour.&#160; On est [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Un&nbsp; chien de la casse, c’est un être agressif comme un chien de garde. C’est aussi le titre du premier long métrage de <strong>Jean-Baptiste Durand</strong>, un film âpre et doux à la fois, comme ses personnages, Dog (<strong>Anthony Bajon</strong>) et Mirales (<strong>Raphael Quénard</strong>), toujours accompagné de son chien, Malabar qu’il soigne avec amour.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">On est à Pouget, un petit village aux ruelles tortueuses, entre Montpellier et Béziers. La vie s’écoule lentement. Les jeunes trainent, s’y ennuient, jouent au ballon, dealent et fument du shit, boivent et le soir se retrouvent dans leur QG&nbsp;: la Place Haute. Parfois, on s’embrouille. Mirales et Dog sont unis depuis l’enfance par un lien d’amitié très fort mais aussi de domination l’un sur l’autre. Mirales, gouailleur, très extraverti mais cabossé par la vie, grand lecteur, cite Montaigne, lit Hesse. Très serviable avec les vieux du village, il s’occupe d’une mère dépressive qui peint mais n’expose jamais. Dog est taiseux, effacé, pataud, se fait souvent taquiner, malmener, brutaliser par les autres en particulier par son ami qui ne sait pas exprimer autrement ses sentiments&nbsp;: « il faut beaucoup d’amour pour supporter Dog toute la journée», plaisante Mirales.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Trouver sa place</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand, un jour, tout bascule. Dog prend en stop Lisa (<strong>Galatéa Bellugi</strong>), une étudiante venue de Rennes passer quelque temps au village chez sa tante pour économiser son loyer. Elsa est attirée par le côté fragile et calme de Dog qui tombe amoureux. Cette fille lui parle gentiment, le respecte et le défend. Une véritable trahison pour Mirales qui, jaloux, tente de briser cette relation, ne supportant pas de se retrouver seul face à lui-même. «&nbsp;On n’est pas ami, on est frères, l’avantage c’est qu’on peut être ennemi, on reste frères&nbsp;!&nbsp;», lui assène-t-il quand la situation se complique. Lisa ne supportant plus sa passivité face aux humiliations répétées, Dog réagit enfin et renvoie à Mirales ce qu’il est&nbsp;: sans ami, sans travail, sans copine. Il faudra un drame pour qu’ils se retrouvent, changés, mûris, apaisés, chacun ayant trouvé sa place. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette amitié inconditionnelle et presque étouffante est filmée avec beaucoup de bienveillance et de pudeur par un cinéaste qui ne juge aucun de ses personnages. Jean-Baptiste Durand a travaillé avec la compositrice <strong>Delphine Malaussena</strong>, lui demandant une musique&nbsp; qui souligne et accompagne personnages et lieux&nbsp;: <em>«&nbsp;Très vite, j’ai souhaité une musique tendant vers le lyrique avec ce “vocello”, alliance de voix et violoncelle. </em>[Ce dernier]<em> étant l’instrument le plus proche de la voix humaine, en matière de tessiture et de sonorité, le lyrisme de la musique pouvait dire ce que les personnages n’osent pas. Comme il y a une&nbsp; grande pudeur dans les dialogues, j’ai pu rééquilibrer avec la musique</em>.&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">ANNIE GAVA</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Chien de la casse</em>, de <strong>Jean-Baptiste Durand</strong>
En salle depuis le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">19 avril</mark>
</pre>
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