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	<title>Archives des Brecht - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Brecht - Journal Zebuline</title>
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		<title>Brecht en commun</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Jun 2025 14:19:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>D’abord, il y a les enfants. Petits, de 7 à 12 ans. Dans un cabaret hyper brechtien – face public, en chœur parlé-chanté dont se détachent tour à tour quelques voix – ils jouent comme il se doit un prologue. Celui-ci résume La Mère, celle du roman de Gorki (1907), adapté pour la scène par Brecht en 1931. Qui a étiré [&#8230;]</p>
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<p>D’abord, il y a les enfants. Petits, de 7 à 12 ans. Dans un cabaret hyper brechtien – face public, en chœur parlé-chanté dont se détachent tour à tour quelques voix – ils jouent comme il se doit un prologue. Celui-ci résume <em>La Mère</em>, celle du roman de Gorki (1907), adapté pour la scène par Brecht en 1931. Qui a étiré le trajet du personnage jusqu’à la révolution bolchévique de 1917 (avec Hans Eisler à la musique). Pièce adaptée ensuite collectivement par la compagnie Organon et quelques auteurs en 2025 (<a href="https://www.vincentbeerdemander.fr/">Vincent Beer Demander </a>et son orchestre à plectre à la musique). Un projet qui se démultiplie vers un infini de parenthèses, de prolongements, de collectif(s) et de rencontres. </p>



<p>Les petits du prologue sont incroyables. Le public, sur la scène, les entoure, les applaudit, avant de rejoindre ses sièges et de changer de point de vue. Place aux autres, aux adultes, aux mères, aux ados, qui vont retracer l’histoire en remontant le temps, de 1917 et l’aboutissement révolutionnaire, à 1905 et son «&nbsp;Dimanche rouge&nbsp;».&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Distanciation réinventée</mark></strong></h3>



<p>Place aussi à la musique, si&nbsp;essentielle à la dramaturgie brechtienne, porteuse de son concept de distanciation&nbsp;: comme à l’opéra, il s’agit de s’adresser directement au public,&nbsp;pas pour dérouler ses états d’âme, mais pour remettre en cause la violence capitaliste. Vincent&nbsp;Beer&nbsp;Demander&nbsp;invente des&nbsp;<em>Songs</em>&nbsp;magnifiquement orchestrées pour son ensemble de 38 musiciens de&nbsp;toutes générations qui sonne mambo, guinguette ou impressionniste selon les couleurs de l’intrigue.</p>



<p>Dans cette version 2025, Pélagie&nbsp;Vlassova&nbsp;est incarnée par des habitantes (et un habitant) de la Belle de Mai, partageant avec elle les problématiques de la pauvreté extrême et du manque d’instruction. Mais surtout&nbsp;: révoltée de ne pouvoir nourrir correctement son enfant, et de craindre pour lui la violence institutionnelle. &nbsp;</p>



<p>Une révolte qui est à proprement parler collectiviste : la vitalité et l’extrême implication physique, énergique, de l’ensemble des générations permet de danser ensemble (<a href="https://www.instagram.com/desclozeauxaurelien/">Aurélien Desclozeaux</a> à la chorégraphie), chanter et jouer ensemble. Ou seul·e, remarquablement, porté par les autres.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Thérapeutique sociale</mark></strong></h3>



<p>Un théâtre qui permet aussi de parler, comme à travers un miroir, du miracle de cet art qui soigne&nbsp;celleux&nbsp;qui le pratiquent autant que&nbsp;celleux&nbsp;qui le reçoivent. Comme la politique sauve les&nbsp;mères du repli identitaire, les fait sortir de leur «&nbsp;cuisine&nbsp;» et prendre part au combat commun, qui commence par celui pour leur enfant, mais ne s’y arrête pas.</p>



<p>Brecht, dans son&nbsp;<em>Petit organon pour le théâtre</em>&nbsp;(1948), expliquera que le théâtre,&nbsp;«<em>&nbsp;à la fro</em><em>ntière de la politique et de l’esthétique</em>&nbsp;»,&nbsp;doit distordre le réel pour le représenter, non par l’imitation, la mimésis, mais par un décalage inattendu entre le personnage et le corps qui le représente. Organon met en œuvre ce principe, sur une scène partagée, avec des corps décalés par leur histoire, mais proche de l’intrigue par leur vécu. &nbsp;</p>



<p>AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><em><strong>Mère(s)</strong></em> a été créé au <em><a href="https://www.festivaldemarseille.com/">Festival de Marseille</a></em> du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">13 au 17 juin.</mark></pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/">Scènes ici</a></p>



<p></p>
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		<title>« Le fascisme n&#8217;est pas le contraire de la démocratie, mais son évolution par temps de crise. »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Jun 2025 16:01:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Édito]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cette phrase de Brecht le condamna aux yeux des démocraties occidentales comme antidémocrate stalinien. Elle dit pourtant son expérience d’artiste victime du nazisme, qui a vu et décrit l’arrivée d’Hitler au pouvoir. Et elle est hélas, au vu des attaques que subit le monde culturel, un avertissement sinon un présage&#160;: la démocratie, qui est bien [&#8230;]</p>
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<p>Cette phrase de Brecht le condamna aux yeux des démocraties occidentales comme antidémocrate stalinien. Elle dit pourtant son expérience d’artiste victime du nazisme, qui a vu et décrit l’arrivée d’Hitler au pouvoir. Et elle est hélas, au vu des attaques que subit le monde culturel, un avertissement sinon un présage&nbsp;: la démocratie, qui est bien le seul régime souhaitable, est aussi le plus fragile face aux assauts des fascistes, c’est à dire de ceux qui nient les droits humains, pratiquent la répression violente de leurs opposants, la persécution catégorielle et la guerre de conquête.</p>



<p>Force est de constater qu’il existe une continuité entre les attaques culturelles libérales et celles de l’extrême droite, aujourd’hui aux portes du pouvoir en France, et à l’œuvre aux États-Unis.</p>



<p>Le capitalisme libéral veut rentabiliser la culture, et refuse de la considérer comme un service public. Contre elle, la gauche et les syndicats, se battent pour maintenir les conquis sociaux du secteur, du régime de l’intermittence, des financements croisés concertés.&nbsp;</p>



<p>Ils luttent pour des avancées nécessaires, comme garantir la rémunération des travailleurs de la culture et non de ceux qui exploitent leurs contenus&nbsp;: les droits des artistes-auteurs et la continuité de leur revenus pourraient être assurés par une taxation des Gafam sur les contenus artistiques qu’ils diffusent, et leur redistribution en droits d’auteurs directs et indirects. Et la décentralisation effective des moyens du ministère de la Culture est urgente, et ne peut se résumer à de ridicules financements estivaux dans les campings… &nbsp;</p>



<p>Mais cette crise libérale se double aujourd’hui d’une inquiétante avancée des idées de l’extrême droite, jusque dans les discours et les pratiques de collectivités de gauche.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">« <em>Quand j’entends le mot culture, j’arme mon revolver</em> »</mark></strong></p>



<p>La phrase célèbre est celle d’un écrivain nazi, Hanns Johnst, dans une pièce écrite en 1933 pour l’anniversaire d’Hitler.</p>



<p>La violence de la suppression des financements culturels par la Région Pays de la Loire (LR) ou par le Département de l’Hérault (PS) relève bien d’une volonté de destruction. Il s’agit bien d’armer un revolver plus que symbolique.</p>



<p>Cette violence est rendue possible par un travail préalable d’emprise sur les esprits, poussé à bout par les réseaux d’extrême droite, de Musk ou Bolloré, mais utilisé bien en amont par les industries culturelles et médiatiques. Elles ont appris à utiliser d’autres armes que la violence d’Hitler pour provoquer la crise démocratique nécessaire à leur accès au pouvoir, celles que  Günther Anders décrivait en 1956 comme la continuation du nazisme</p>



<p>« <em>Pour étouffer toute révolte, les méthodes archaïques d’Hitler sont complètement dépassées. Il suffit juste d’user [&#8230;] de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement via la télévision, des divertissements abrutissants, flattant toujours l’émotionnel, l’instinctif. On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique, avec du bavardage et une musique incessante.</em> »</p>



<p>C’est pourquoi le combat culturel se mène aujourd’hui sur deux fronts politiques&nbsp;:&nbsp;</p>



<p>Celui d’une reconquête d’un service public de la culture, des réseaux médiatiques et d’information et de l’espace public.</p>



<p>Celui d’un combat sans merci pour affirmer la liberté de création et valoriser la pluralité des cultures, et en particulier des cultures discriminées, cultures minoritaires et de l’exil, qui permettent de sortir des replis identitaires.</p>



<p>AgnÈs Freschel</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



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		<title>FESTIVAL DE MARSEILLE : la puissance des Mère(s)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Jun 2025 12:22:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Elle est comédienne, chanteuse, metteure en scène. Il est dramaturge, scénographe, compositeur et metteur en scène. Ils sont aussi frère et sœur. Valérie Trébor et Fabien-Aïssa Busetta dirigent ensemble Organon Art Compagnie, une association qui aime les projets participatifs, le lien, le jeu, la vidéo, la radio. L’indiscipline et l’interdisciplinaire. Ils jouent six fois à [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Elle est comédienne, chanteuse, metteure en scène. Il est dramaturge, scénographe, compositeur et metteur en scène. Ils sont aussi frère et sœur. Valérie Trébor et Fabien-Aïssa Busetta dirigent ensemble <a href="http://www.organonartcie.org">Organon Art Compagnie</a>, une association qui aime les projets participatifs, le lien, le jeu, la vidéo, la radio. L’indiscipline et l’interdisciplinaire. Ils jouent six fois à <a href="https://theatre-lacriee.com/programmation/evenements/2024-2025/meres">La Criée </a>et débattent au <a href="http://esadmm.fr/conservatoire/presentation/presentation/">Conservatoire</a>. </p>



<p><strong>Zébuline. Après plusieurs étapes de travail vous présentez <em>Mère(s)</em> à La Criée. Pouvez-vous en raconter la genèse&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p><strong>Fabien-Aïssa Busetta.</strong> Le spectacle est né à la fin des <em>Suppliantes</em> qu’on avait joué à La Criée aussi [<em><a href="https://journalzebuline.fr/droit-dasile-droit-sacre/">Lire ici</a></em>]. Farida, une des participantes, m’a dit « <em>je me rends compte que je peux soigner au théâtre, je veux continuer</em> ». Elle, elle se bat pour son fils, elle s’est politisée pour cela, elle voulait parler de ça. Bien sûr ça m’a fait penser à la pièce de Brecht<em> La Mère</em>, que j’avais travaillée en 2002 comme acteur. On a multiplié les mères, et Pélagie Vlassova est devenue Farida. </p>



<p><strong>Vous avez donc réécrit Brecht.</strong></p>



<p>Oui, on s’est réapproprié le personnage, avec l’idée qu’on ne naît pas forte, on le devient. Toutes les femmes sur le plateau sont mères. Cela peut être réactionnaire, une mère qui défend son enfant contre les autres. Ça devient libérateur quand son combat englobe son enfant plus les autres. Dans nos quartiers les enfants sont élevés en commun, il y a des groupes de mamans élargis, se battre pour son enfant devient vite collectif.</p>



<p><strong><em>La Mère </em>de Brecht, inspiré du roman de Gorki, raconte la Révolution de 1917, mais aussi le trajet d’une mère célibataire analphabète. Elle contient une flopée de slogans marxistes. Votre adaptation reste-t-elle révolutionnaire&nbsp;?</strong></p>



<p>Brecht lui-même n’était pas d’accord avec l’utilisation de sa pièce pour la propagande soviétique. Après deux étapes de travail, nous avons réécrit la pièce, et cela continue. Les causalités, on les a déconstruites en racontant le trajet à l’envers, de 1917 à 1905. Cela raconte comment une femme distribue des tracts pour que son fils – plus les autres – n’en prenne pas le risque. Elle voit qu’on arrête les gens pour ça, elle veut apprendre à lire ce qu’elle distribue, puis apprendre à lire aux autres. Mais avant la lecture, il y a la soupe. C’est par la soupe qu’elle entre en politique, comme à Marseille aujourd’hui où les femmes s’investissent dans des cantines solidaires. C’est politique, mais très concret, très direct.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0750.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-130299" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0750.jpg?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0750.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0750.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0750.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0750.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0750.jpg?resize=1068%2C712&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0750.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0750.jpg?w=1200&amp;ssl=1 1200w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">© Thibaut Carceller</figcaption></figure>



<p><strong>Sur scène il y a donc l’orchestre, les mères, des enfants… vous êtes très nombreux.&nbsp;</strong></p>



<p>Oui, 90 personnes sur scène. Les 38 musiciens du Conservatoire qui forment l’orchestre à plectres de Vincent Beer-Demander. C’est lui qui a composé les musiques en s’inspirant des songs utilisées par Brecht, et a orchestré deux de mes chansons. Devant, il y a les acteurs, les chanteurs, et les mères. Et les enfants. Cette fois nous avons inclus les enfants des actrices, ils forment un cabaret junior de 5 à 13 ans. Il y a aussi 10 élèves de l’école primaire National qui font un travail de marionnettes…</p>



<p><strong>Comment on gère 90 personnes sur scène&nbsp;?</strong></p>



<p>On fractionne&nbsp;! Et on passe du temps à gérer la nourriture&nbsp;! Il faut être très flexible et à l’écoute. Être sur la scène de La Criée, c’est être dans le lieu de l’esthétisation des problématiques, avec des publics qui ne sont pas sensibilisés aux mêmes choses. Certains ne savent pas ce que c’est qu’une OQTF, les autres ne savent pas qui est Brecht. Valérie et moi, on est né sous la passerelle de Plombières, d’une mère qui faisait du music-hall. Entre deux mondes, un pied à La Criée, un pied à Plombières. On est persuadés que ces deux mondes ont besoin l’un de l’autre&nbsp;: nous avons besoin d’une structure publique pour être audibles, mais la Criée, le théâtre, a aussi besoin de nous. Et de poser la maternité comme un sujet politique, avec les habitants.</p>



<p><strong>Vous organisez une table ronde à ce sujet au Conservatoire.&nbsp;</strong></p>



<p>Oui, avec Hanane Karimi, qui est chercheuse et dramaturge, Kathrin-Julie Zenker, Eva Doumbia, Faïza Guène, et des participantes du projet.&nbsp;C’est une assignation de dire que les mères sont l’espoir politique, les trois figures les plus réactionnaires en Europe sont des mères. La puissance politique d’une mère pour protéger son enfant est une idée à déconstruire. Pour cela il faut remettre en cause la hiérarchie «&nbsp;mes enfants mes neveux la famille les voisins et les autres&nbsp;». Réfléchir, encore, à ce que l’on reçoit comme infériorisation quand on est une fille. Dès la naissance, où on dit «&nbsp;félicitation&nbsp;» pour une fille, «&nbsp;bravo&nbsp;» pour un garçon. Nuance de taille. La fille, dès la naissance, n’a pas gagné, les mères le savent, et reproduisent, ou pas. C’est politique, parce que c’est un travail profond à faire.&nbsp;</p>



<p>ENTRETIEN REALISE PAR AGNES FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Mère(s)</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 13 au 17 juin<br></mark><a href="https://theatre-lacriee.com/programmation/evenements/2024-2025/meres">La Criée</a>, Centre dramatique national de Marseille</pre>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Regards croisés sur mère(s)</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">16 juin<br></mark><a href="http://esadmm.fr/conservatoire/presentation/presentation/">Conservatoire Pierre Barbizet,</a> Marseille</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici </a></p>
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