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	<title>Archives des Cannes 2023 - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Cannes 2023 - Journal Zebuline</title>
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		<title>« Tiger Stripes », un tigre sous le voile</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Mar 2024 08:03:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En présentant au cinéma La Baleine, Tiger Stripes, Grand Prix de la Semaine de la critique 2023, dans le cadre de la reprise de la Sélection cannoise, la déléguée générale Ava Cahen, a affirmé que récompenser le film d’Amanda Nell Eu, était un choix audacieux. Premier long métrage de la réalisatrice malaisienne, film de genre(s), [&#8230;]</p>
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<p></p>



<p>En présentant au cinéma La Baleine, <em>Tiger Stripes</em>, Grand Prix de la Semaine de la critique 2023, dans le cadre de la reprise de la Sélection cannoise, la déléguée générale <strong>Ava Cahen</strong>, a affirmé que récompenser le film d’<strong>Amanda Nell Eu</strong>, était un choix audacieux. Premier long métrage de la réalisatrice malaisienne, film de genre(s), métissé entre le <em>teen movie</em>, le gore, le cinéma fantastique, et la parabole politique. Sous les auspices d’<strong>Apichatpong Weerasethakul</strong> et de <strong>Julia Ducournau</strong>, a-t-on dit.&nbsp; Si <em>Tiger Stripes</em> n’a pas la puissance poétique du premier ni la radicalité de la seconde, il s’affirme par son originalité décomplexée. C’est un film libre, tonique, et en un mot… rugissant.</p>



<p>Zaffan (<strong>Zafreen Zairizal</strong>) a 12 ans, vit dans un village de Malaisie. Fille unique de parents décontenancés par la fougue de son adolescence frondeuse. À l’école, ses copines et elle forment un clan de joyeuses larronnes. Danses, vidéos TikTok, pieds de nez à l’autorité scolaire, premier soutien-gorge clandestin partagé, elles s’éclaboussent d’eau et de rires, jusqu’à ce qu’entre les jambes de Zaffan, le sang de ses premières menstrues ne la rendent différente. Dès lors, ostracisée par ses anciennes amies encore impubères, la jeune fille va d’abord essayer de cacher les mutations d’un corps qu’elle ne maîtrise plus, et dont toute la société lui renvoie la monstruosité. Sa mère, les institutions, la religion, la vieille légende rurale d’une femme aux règles surnaturelles qui aurait disparu dans la jungle et reviendrait en apparition menaçante, tout parle de cette monstruosité à Zaffan, de cette honte d’être «&nbsp;impure&nbsp;».</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Liberté sauvage</mark></strong></p>



<p>D’un côté la contrainte&nbsp;: l’uniforme blanc des jeunes filles, l’encadrement de leur visage juvénile par le voile islamique, les séances où sagement assises en tailleur sur le sol de la cour de l’Institution non mixte, elles écoutent sous le soleil plombant, les sermons de la directrice, distribuant bons ou mauvais points, les ateliers périscolaires où elles se mettent au garde à vous. De l’autre, le refuge des toilettes – espace exigu où explose l’énergie des filles, l’exubérance de la jungle tropicale, les eaux jaillissantes des cascades, et le tigre que les chasseurs guettent. La civilisation avec ses charlatans et ses certitudes face au mystère de la vie, de la nature, des femmes. Le film voyage du monde contraint aux espaces de liberté sauvage, glissant peu à peu dans le surnaturel par les mutations du corps de Zaffan, les discordances sonores, l’assombrissement&nbsp; de la lumière (excellent travail du chef op espagnol <strong>Jimmy Gimferrer</strong>). On passe de la saturation de couleurs pastel aux ténèbres de la jungle tropicale. Amanda Nell Eu ne cherche ni à faire peur, ni à faire «&nbsp;sexy», la fille-tigre n’obéit pas à des critères de beauté ou d’horreur. Non sans humour, la jeune réalisatrice donne des coups de griffes à tous les préjugés, et c’est bougrement réjouissant&nbsp;!</p>



<p>ÉLISE PADOVANI</p>



<p><em>Tiger Stripes</em>, de <strong>Amanda Nell Eu </strong>Grand Prix de la Semaine de la critique 2023 sort en salles le 13 mars 2024</p>



<p>@Jour2Fete</p>
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		<title>A bas le patriarcat, inchallah !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Mar 2024 08:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Plan d’ensemble d’un quartier de Amman. Petits immeubles de béton gris&#160;; profusion de fils électriques&#160;; terrain vague. La caméra se resserre sur un soutien gorge rose accroché à des branchages. Une femme derrière une fenêtre grillée cherche à le récupérer sans se faire voir avec un balai. Première séquence surprenante&#160;: glissement du général au particulier, [&#8230;]</p>
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<p>Plan d’ensemble d’un quartier de Amman. Petits immeubles de béton gris&nbsp;; profusion de fils électriques&nbsp;; terrain vague. La caméra se resserre sur un soutien gorge rose accroché à des branchages. Une femme derrière une fenêtre grillée cherche à le récupérer sans se faire voir avec un balai. Première séquence surprenante&nbsp;: glissement du général au particulier, intrusion incongrue d’un objet intime sur la voie publique comme une transgression involontaire. Le cinéaste l’affirme&nbsp;: son film racontera «&nbsp;<em>une histoire de survie, d’émancipation, d’espoir contre la domination d’un patriarcat oppressif&nbsp;</em>»<em></em></p>



<p>Nawal, trentenaire, mère d’une fillette, perd brutalement son mari. En l’absence de fils, les biens du couple, maison, et pick-up acheté à crédit, reviennent de droit à la famille du défunt. Qu’importe si Nawal a participé à leur acquisition par sa dot et son salaire d’aide-soignante. Qu’importe si elle se retrouve sans toit, si Rufqi (<strong>Haitham Omari</strong>) l’oncle paternel lui enlève sa fille&nbsp;: «&nbsp;<em>quand une</em> <em>femme perd son mari, elle perd tout&nbsp;</em>» lui rappelle une des femmes en tchador – semblable à un agent de la police des mœurs iranienne. Elle n’oublie pas au passage de lui lister les interdits liés à son nouveau statut. Mais Nawal qu’on aimerait soumise à son destin, donnant le bon exemple à sa fille, va se rebeller. D’abord en douceur, sans élever la voix, puis de plus en plus violemment, à mesure que les injustices se dressent devant elle. Abandonnée par un frère lâche et veule, harcelée par un beau-frère cupide.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Chrétiens, musulmans : mêmes coups bas</mark></p>



<p>Le film d’une veine farhadienne, inspiré par le vécu des Jordaniennes, soignant le naturel des dialogues (co-écrits par deux femmes, <strong>Rula Nasser</strong> et <strong>Delphine Agut</strong>), devient alors un suspense au rythme soutenu, une course contre la montre et une descente aux enfers pour l’héroïne superbement interprétée par la Palestinienne <strong>Mouna Hawa</strong>. Le réalisateur &nbsp;privilégie les lieux clos, refuges ou prisons. La maison de Nawal aux pièces exiguës, dans un quartier populaire où tout le monde surveille l’autre. La maison bourgeoise des quartiers Ouest où Nawal s’occupe d’une grand-mère impotente, subit le mépris de classe de sa patronne et la mauvaise humeur de sa fille Lauren (<strong>Yumna Marwan</strong>). Deux mondes en opposition et en écho.</p>



<p>La riche famille chrétienne dont on ne voit que les femmes, sur trois générations – grand-mère, mère et fille – et la famille musulmane de Nawal, partagent les mêmes lois « <em>tordues</em> ». Lauren ne peut pas divorcer d’un mari infidèle qu’elle n’aime plus, ne peut pas avorter d’un enfant qu’elle ne désire pas. Malgré son argent et ses cheveux au vent, elle n’est pas plus libre que Nawal. L’une ne veut pas enfanter, l’autre a besoin d’enfanter. Aucune ne possède vraiment son corps. Leur complicité de circonstance ne peut être amitié mais elles sont toutes deux, les victimes de règles patriarcales soutenues par la justice religieuse et gouvernementale, admises comme une normalité. Des règles intériorisées par les femmes elles-mêmes qui les transmettent. La liberté au féminin c’est <em>haram</em> ! En revanche, tolérer l’infidélité et la violence des maris, la spoliation d’un beau-frère cupide, tout supporter sans faire de vagues, c’est s’en remettre à la volonté divine, invoquée à tout bout de champ.  </p>



<p>En jouant la montre pour retarder son expulsion, Nawal goûte à des victoires fragiles et provisoires – dont, et ce n’est pas la moindre, apprendre à conduire avec un kiné amoureux. Comme le réalisateur, elle donne quelques coups de griffes au système, sans entamer son pouvoir de nuisance. Car au bout du compte c’est bien Allah qui décidera si Nawal peut avoir un fils et garder son héritage. Inchallah&nbsp;!</p>



<p>ÉLISE PADOVANI</p>



<p><em>Inchallah un fils</em>, de <strong>Amjad Al Rasheed</strong></p>



<p>Festival de Cannes 2023, Semaine de la Critique, Prix Fondation Gan à la diffusion</p>



<p>En salles le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">6 mars</mark></p>
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		<title>« Le livre des Solutions », un réalisateur au bord de la crise de nerf</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Sep 2023 07:00:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Blanche Gardin]]></category>
		<category><![CDATA[Cannes 2023]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma l&#039;Alhambra]]></category>
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		<category><![CDATA[Michel Gondry]]></category>
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		<category><![CDATA[Quinzaine des cinéastes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pourquoi faire du cinéma&#160;selon Gondry ? Pour expérimenter les mille idées qui bouillonnent dans une tête intranquille&#160;? Pour vivre l’euphorie de leur donner vie et forme&#160;? Pour trouver des solutions à des problèmes qu’on a inventés&#160;? Pour contrer poétiquement une réalité contraignante et brutale&#160;? La soumettre à ses désirs&#160;? Pour endiguer ou nourrir sa dépression&#160;? [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Pourquoi faire du cinéma&nbsp;selon <strong>Gondry</strong> ? Pour expérimenter les mille idées qui bouillonnent dans une tête intranquille&nbsp;? Pour vivre l’euphorie de leur donner vie et forme&nbsp;? Pour trouver des solutions à des problèmes qu’on a inventés&nbsp;? Pour contrer poétiquement une réalité contraignante et brutale&nbsp;? La soumettre à ses désirs&nbsp;? Pour endiguer ou nourrir sa dépression&nbsp;? Ou s’en servir&nbsp;? Pour satisfaire sa vanité, séduire une femme qui se prénommerait Gabrielle et aurait une cicatrice sur la pommette&nbsp;? Pour retrouver sa maison d’enfance, dire à une vieille tante qu’on l’aime très fort&nbsp;et lui dédier un film ? Une nécessité existentielle en tous cas&nbsp;!</p>



<p>Huit ans après l’échec commercial de <em>Microbe et Gasoil</em>, Michel Gondry nous revient avec une comédie largement autobiographique et hilarante qui met en scène cette nécessité-là. Il décrypte son processus&nbsp;: «&nbsp;démarrer le projet, apprendre en faisant, ne pas écouter les autres ou les écouter&nbsp;» – la contradiction n’étant pas un obstacle… Marc Becker (avatar de Gondry), interprété avec brio par un <strong>Pierre Niney</strong> irrésistible, est un réalisateur hyperactif, impulsif, tyrannique, un tantinet égoïste et carrément bipolaire, sous traitement antidépressif, «&nbsp;<em>triste le matin&nbsp;</em>» et pas forcément gai le reste de la journée. Il est en passe de terminer un long métrage très personnel, intitulé <em>Chacun. Tout le monde</em>, dont les premières images sont présentées au staff de la production. Le verdict tombe&nbsp;: «&nbsp;C’est gris, c’est laid, on ne reconnaît pas les acteurs et cela nous coûte 5 millions. On arrête le tournage, on va essayer de sauver les meubles et notre investissement.&nbsp;»&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Maire à mi-temps</mark></strong></p>



<p>Ce sauvetage est confié à un collaborateur de Marc, Max (<strong>Vincent Elbaz</strong>) qui devient dès lors pour lui le Judas que Gondry se chargera d’abattre par des moyens cinématographiques. Pour reprendre la main et finir son film, aidé par sa patiente et raisonnable monteuse Charlotte (<strong>Blanche Gardin</strong>), l’assistance réal Silvia (<strong>Frankie Wallach</strong>), la vidéaste Gabrielle (<strong>Camille Rutherford</strong>), et le technicien polyvalent Carlos (<strong>Mourad Boudaoud)</strong>, il vole le matériel de montage et tous les rushs. La petite bande part se cacher chez la tante de Marc, Suzette (<strong>Françoise Lebrun</strong>). Le cinéma indépendant et buissonnier s’est fait la malle sur les routes des Cévennes pour suivre son allure sans passer la troisième pour éviter le crash. Dans la foulée, Marc jette ses médocs. Sa maniaco-dépression peut alors exploser librement, tout comme sa créativité, générant une suite de gags et de dialogues savoureux à déguster comme le gratin d’aubergines de Suzette. Les idées fusent, déstabilisant son équipe&nbsp; dont il exige une disponibilité totale même à 3 heures du matin, leur demandant l’impossible, les houspillant, s’excusant, récidivant, partant dans tous les sens, procrastinant, devenant maire à mi-temps du village, acquérant une ruine pour en faire un studio de cinéma, commençant un documentaire sur une fourmi, imaginant un nouveau film, refusant de voir celui-là, reconsidérant constamment son montage. Ce sera un palindrome avec un entracte pipi sous forme de dessin animé sur un renard qui ouvre un salon de coiffure.</p>



<p>Il a beaucoup de chance, Marc ! La tendresse inconditionnelle de Suzette, la fidélité bienveillante de l’équipe qu’il malmène. Charlotte, Gabrielle et même Carlos son souffre- douleur, le suivent jusqu’au bout, Silvia prendra le large mais reviendra. Tour à tour, inquiets pour lui, admiratifs, excédés. Sidérés quand la réalité obéit à sa folie. Ainsi quand il obtient la collaboration gracieuse de Sting et arrive dans un studio londonien hyper numérisé avec un magnéto portable vintage des années 1980 pour l’enregistrer. Ou quand il compose une musique avec un orchestre déniché au fin fond de la province, sans partition et dont il a viré le chef. Loin d’un autoportrait complaisant qui magnifierait les affres du créateur façon romantique, <em>Le livre des</em> <em>Solutions</em> soutenu par une petite voix intérieure reste dans l’autodérision et la tendresse d’un hommage au bricolage génial du cinéma, où il suffit de deux tuyaux d’arrosage pour inventer un <em>chantons sous la pluie</em>, et de placer son œil au petit trou de la feuille d’un arbre, pour voir le monde plus clairement.</p>



<p>ÉLISE PADOVANI</p>



<p><em>Le Livre des solutions</em> a été présenté le 7 juin au cinéma L’Alhambra à Marseille.</p>



<p>@Copyright The Jokers Films</p>



<p>Sortie en salles : 13 septembre</p>
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		<title>Festival du film d’Artiste : de Cannes à Marseille</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Jun 2023 09:32:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour sa 13e édition, le Festival du film d’Artiste (AVIFF) s’installe à Marseille, au cinéma Les Variétés, les 24 et 25 juin. Un rendez-vous qui se présente comme «&#160;une 3e voie/voix entre cinéma et audiovisuel, œuvre cinématographique et œuvre d’art contemporain.&#160;» Il propose vingt films, sans format ni thématique imposés, sélectionnés parmi les 400 reçus. [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Pour sa 13<sup>e</sup> édition, le <strong>Festival du film d’Artiste (AVIFF)</strong> s’installe à Marseille, au cinéma Les Variétés, les 24 et 25 juin. Un rendez-vous qui se présente comme «&nbsp;une 3e voie/voix entre cinéma et audiovisuel, œuvre cinématographique et œuvre d’art contemporain.&nbsp;» Il propose vingt films, sans format ni thématique imposés, sélectionnés parmi les 400 reçus. Des films réalisés par des artistes venus d’Allemagne, Finlande, Estonie, Danemark, Chine, Taïwan, Japon, États-Unis, Liban et France. Parmi ces films, trois ont été primés par un Jury à Cannes les 21 et 22 mai derniers et deux ont eu le prix «&nbsp;Coup de cœur&nbsp;».</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Les primés</strong></mark><br><em>Light attaching to a girl</em> (États-Unis) de <strong>Laina Barakat</strong> suit Clare, étouffée par un père autoritaire et deux sœurs aînées, qui essaie de s’échapper. <em>Finding my</em> <em>color,</em> sera projeté en présence du réalisateur <strong>Junji Kojima</strong> et de sa fille : pour Yui, une jeune fille de quatorze ans, peindre des images avec différentes couleurs est son seul moyen d’être elle-même. Dans <em>Vividream</em> de <strong>Matteo Di Loreto</strong>, entre rêve et réalité, une jeune fille se retrouve dans le public du Théâtre Royal Danois et découvre qu&rsquo;il y a d&rsquo;autres personnes avec elle. </p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Les Coups de cœur </strong></mark><br><em>Behind the Shield</em>, un portrait filmique de la ville de Beyrouth au cours des trois dernières années sera présenté par sa réalisatrice <strong>Sirine Fattouh</strong>. Et <strong>Atlas O Phoenix</strong> sera là pour <em>Ordinary</em>, un essai personnel et expérimental, qui pose la question : « Vos yeux ont-ils vraiment vu (moi ?) ».</p>



<p>Pour découvrir les quinze autres films, narratifs, expérimentaux, documentaires ou animation, rendez vous au cinéma Les Variétés (Marseille) ces 24 et 25 juin.</p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>AVIFF</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">24 et 25 juin</mark><br>Les Variétés, Marseille<br><a href="http://art-film-festival.com">art-film-festival.com</a></pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/festival-du-film-dartiste-de-cannes-a-marseille/">Festival du film d’Artiste : de Cannes à Marseille</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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