<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Chopin - Journal Zebuline</title>
	<atom:link href="https://journalzebuline.fr/tag/chopin/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://journalzebuline.fr/tag/chopin/</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Fri, 13 Jun 2025 08:03:27 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/cropped-LOGO512SITE-4-e1659637379402.png?fit=32%2C32&#038;ssl=1</url>
	<title>Archives des Chopin - Journal Zebuline</title>
	<link>https://journalzebuline.fr/tag/chopin/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">209690185</site>	<item>
		<title>Un Suédois dans la ville</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/un-suedois-dans-la-ville/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=un-suedois-dans-la-ville</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/un-suedois-dans-la-ville/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Jun 2025 10:12:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Chopin]]></category>
		<category><![CDATA[Musicatreize]]></category>
		<category><![CDATA[Roland Pöntinen]]></category>
		<category><![CDATA[Société des amis de Chopin]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=130220</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le pianiste Roland Pöntinen a séduit Marseille avec un récital aux multiples facettes Le 5 juin dernier, la Société Marseillaise des Amis de Chopin accueillait salle Musicatreize le pianiste suédois à la carrière internationale Roland Pöntinen. Connu pour ses programmes atypiques et sa capacité à faire dialoguer les époques, il a offert un récital mêlant [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/un-suedois-dans-la-ville/">Un Suédois dans la ville</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p><em>Le pianiste <strong>Roland Pöntinen</strong> a séduit Marseille avec un récital aux multiples facettes</em></p>



<p>Le 5 juin dernier, la Société Marseillaise des Amis de Chopin accueillait salle Musicatreize le pianiste suédois à la carrière internationale <strong>Roland Pöntinen</strong>. Connu pour ses programmes atypiques et sa capacité à faire dialoguer les époques, il a offert un récital mêlant raffinement baroque, puissance romantique et éclats hispaniques.</p>



<p>Dès les premières mesures, Roland Pöntinen captive l’auditoire avec <em>Les Barricades mystérieuses, </em>pièce baroque énigmatique de François Couperin, composée pour clavecin et à laquelle il offre la richesse sonore du piano, suivie par <em>La Favorite</em>, autre pièce de Couperin, tout aussi gracieuse et élégante.</p>



<p>Le ton s’est fait plus méditatif avec le choral <em>Alle Menschen müssen sterben </em>de J-S Bach, dans une transcription pour piano.</p>



<p>Le récital est encore monté en intensité avec la <em>Sonate n°26, Les Adieux, </em>de Beethoven. Dédiée à l’archiduc Rodolphe d’Autriche, contraint de fuir Vienne lors de l’invasion napoléonienne, chacun des trois mouvements a été subtilement titré : <em>L’Adieu, L’Absence, Le Retour. </em>Roland Pöntinen en a offert une interprétation expressive, alternant tension dramatique et lyrisme intime avec une remarquable précision.</p>



<p>La première partie s’est achevée avec l’immense <em>Balade n°4 </em>de Chopin. Pöntinen n’a pas le Chopin mièvre, évanescent ou éthéré, il a proposé un Chopin particulièrement incarné, véloce et puissant, correspondant bien à cette œuvre de maturité du Polonais.</p>



<p>Après l’entracte, cap sur le XXe siècle avec deux <em>Études-tableaux</em> et deux <em>Préludes</em> de Rachmaninov, composés en exil dans lequel le pianiste suédois déploie une large palette sonore fidèle à la mélancolie contenue du compositeur russe.</p>



<p>Le récital s’est clôturé sur une note flamboyante avec deux œuvres espagnoles : <em>Jerez</em> d’Isaac Albéniz, compositeur romantique de la fin du 19 è siècle et <em>El Pelele, </em>d’Enrique Granados. Inspirée d’une estampe de Francisco de Goya, cette pièce dépeint une scène populaire madrilène où des jeunes femmes s’amusent à lancer en l’air une poupée de chiffon sur une couverture tendue.<strong> Pöntinen</strong> y démontre une agilité et un sens narratif impressionnant incarnant avec panache les rythmes, les accents et la fantaisie ibérique qui lui valent une magnifique ovation.</p>



<p>Anne-Marie Thomazeau</p>



<p><em>Le concert s’est déroulé le 5 juin Salle Musicatreize.</em></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/un-suedois-dans-la-ville/">Un Suédois dans la ville</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/un-suedois-dans-la-ville/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">130220</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Rodolphe Menguy enchante Marseille</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/rodolphe-menguy-enchante-marseille/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=rodolphe-menguy-enchante-marseille</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/rodolphe-menguy-enchante-marseille/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Mar 2025 11:40:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Chopin]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Rodolphe Menguy]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=128488</guid>

					<description><![CDATA[<p>À 27 ans, Rodolphe Menguy a déjà une très belle carrière à son actif. En Région Sud, on a pu l’entendre au Festival international de piano à La Roque d’Anthéron et à Lourmarin. Il n’était jamais venu à Marseille. Pour un coup d’essai, ce fut un coup de maître car le jeune pianiste a littéralement [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/rodolphe-menguy-enchante-marseille/">Rodolphe Menguy enchante Marseille</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>À 27 ans, <strong>Rodolphe Menguy</strong> a déjà une très belle carrière à son actif. En Région Sud, on a pu l’entendre au <em>Festival international de piano à La Roque d’Anthéron</em> et à Lourmarin. Il n’était jamais venu à Marseille. Pour un coup d’essai, ce fut un coup de maître car le jeune pianiste a littéralement conquis le public marseillais réuni salle Musicatreize.&nbsp;</p>



<p>Sa maturité étonne lorsqu’il présente avec force détails les deux sonates en si mineur qu’il va interpréter&nbsp;: « Deux œuvres complexes et profondes. Celle de Chopin a été composée un an avant sa mort. Il était déjà gravement malade. Elle est emplie de noirceur mais avec des moments lumineux intenses.&nbsp;Celle de Liszt est titanesque&nbsp;».</p>



<p>Le pianiste débute son concert avec le <em>Prélude op.45</em>, à la légèreté évanescente puis enchaîne sur <em>Nocturnes op 62</em>. Sa finesse de jeu, sa jeunesse, sa grande élégance et son agilité impressionnante se prêtent à ce répertoire qu’il joue droit, sans aspérité, sans pathos inutile ou superflu, mais avec une intelligence joueuse et avec une parfaite fluidité. C’est juste, efficace. Le résultat est magnifique.</p>



<p>Puis le pianiste se lance dans la <em>Sonate N°3 en si mineur</em> de Chopin. La première, la moins connue, est une œuvre de jeunesse, la seconde Op.35 est très célèbre notamment pour sa <em>Marche funèbre</em>, la 3<sup>e</sup> est pour Menguy la plus intéressante, la plus monumentale, la plus construite aussi avec ses quatre mouvements&nbsp;: un Allegro, un Scherzo, un Largo qui évoque les <em>Nocturnes</em> et un Final «&nbsp;déchirant qui semble emmener vers la mort ».&nbsp;</p>



<p><strong><mark class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une sonate Blockbuster</mark></strong></p>



<p>Menguy introduit la seconde partie avec une berceuse onirique de Liszt puis annonce la sonate en si mineur du compositeur expliquant comment à 17 ans, il s’est perdu dedans «&nbsp;tellement il y a à explorer, travailler, découvrir.&nbsp;Cette sonate est un Blockbuster, l’œuvre des superlatifs qui demande une rigueur toute particulière pour être à sa hauteur&nbsp;». La plupart des pianistes s&rsquo;attaquent jeunes à cette œuvre, quand&nbsp;leurs moyens physiques et pianistiques leurs permettent de suivre le rythme époustouflant de cette cavalcade ininterrompue. Plusieurs interprétations ont été donné a cette sonate, la seule de Liszt&nbsp;: elle représenterait le bien contre le mal, le paradis versus l’enfer. D’autres y voient le mythe de Faust et de Méphistophélès.&nbsp;</p>



<p>Elle débute par trois Sol répétés, les plus graves du clavier, comme annonçant le début d’une représentation, puis c’est l’explosion, un train musical lancé si rapidement que l’on peine à suivre les mains du pianiste devenues floues et qui évoluent comme en accéléré. Avec d’immenses expirations Menguy va chercher la canalisation et la concentration de l’énergie. Dans la salle, le public retient son souffle comme devant une représentation de trapèze volant. C’est une vraie claque. A la note finale, c’est l’ovation, méritée. Mercy Menguy.</p>



<p>ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse">Le concert s’est déroulé le <mark class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">6 mars</mark> salle <a href="https://www.musicatreize.org">Musicatreize</a>, Marseille. </pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/$"><em>Musiques </em>ici </a></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/rodolphe-menguy-enchante-marseille/">Rodolphe Menguy enchante Marseille</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/rodolphe-menguy-enchante-marseille/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">128488</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Dang Thai Son </title>
		<link>https://journalzebuline.fr/dang-thai-son/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=dang-thai-son</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/dang-thai-son/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jan 2025 13:20:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Aix-en-Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Chopin]]></category>
		<category><![CDATA[Conservatoire Darius Milhaud]]></category>
		<category><![CDATA[Dang Thai Son]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=126893</guid>

					<description><![CDATA[<p>C’est une des grandes légendes vivantes du piano. Rarement invité en France, le lauréat 1980 du prestigieux Concours Chopin de Varsovie, avait été qualifié de « phénoménal » lors de cette prestation. Il s’agissait de l’une de ses premières apparitions en public. Né à Hanoï, le pianiste a rapidement conquis le public international, poursuivant sa carrière sur le [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/dang-thai-son/">Dang Thai Son </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>C’est une des grandes légendes vivantes du piano. Rarement invité en France, le lauréat 1980 du prestigieux Concours Chopin de Varsovie, avait été qualifié de « <em>phénoménal</em> » lors de cette prestation. Il s’agissait de l’une de ses premières apparitions en public. Né à Hanoï, le pianiste a rapidement conquis le public international, poursuivant sa carrière sur le continent américain. Il est particulièrement admiré pour son approche lyrique et poétique, qui donne vie à la musique avec une élégance et une clarté exceptionnelle. Après une première partie autour des œuvres de Debussy <em>Rêverie Images, livre I, Masques </em>et les célèbres<em> Children’s corner</em>, il interprètera des œuvres de Chopin (<em>Nocturnes</em>, <em>Barcarolle</em>, valses) dont il est l’un des plus grands spécialistes. </p>



<p><em>ANNE-MARIE THOMAZEAU</em></p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">14 janvier </mark><br><a href="https://www.aixenprovence.fr/Conservatoire"><strong>Conservatoire Darius Milhaud</strong>,</a> Aix en Provence</pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/dang-thai-son/">Dang Thai Son </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/dang-thai-son/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">126893</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Bruce Liu : une révélation à La Roque</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/bruce-liu-une-revelation-a-la-roque/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=bruce-liu-une-revelation-a-la-roque</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/bruce-liu-une-revelation-a-la-roque/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Aug 2022 15:12:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Bruce Liu]]></category>
		<category><![CDATA[Chopin]]></category>
		<category><![CDATA[Festival International de Piano de La Roque-d’Anthéron]]></category>
		<category><![CDATA[Liszt]]></category>
		<category><![CDATA[Mozart]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Rameau]]></category>
		<category><![CDATA[Ravel]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=116220</guid>

					<description><![CDATA[<p>Certes, le Festival international de piano de la Roque-d’Anthéron nous rend familiers avec les meilleurs pianistes du monde au point de nous conduire à chipoter entre les excellences. Jauger de la pertinence de tel ou tel passage virtuose, nous demander si l’accord entre les stridulations des cigales et les volutes élégantes des pianos est bien [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/bruce-liu-une-revelation-a-la-roque/">Bruce Liu : une révélation à La Roque</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Certes, le Festival international de piano de la Roque-d’Anthéron nous rend familiers avec les meilleurs pianistes du monde au point de nous conduire à chipoter entre les excellences. Jauger de la pertinence de tel ou tel passage virtuose, nous demander si l’accord entre les stridulations des cigales et les volutes élégantes des pianos est bien synchrone, bref, le côtoiement des grands incite parfois à la petitesse. Tout le monde est mis d’accord par le récent premier prix du 18<sup>e</sup> Concours international de piano Frédéric Chopin à Varsovie (2021), <strong>Bruce Liu</strong>.</p>



<p>Pour la petite histoire, le piano sur lequel il joue ce soir-là sous la conque du parc de Florans est celui sur lequel il remporta son prix à Varsovie. L’accordeur en titre du festival, Denijs de Winter, a, pour ce faire, appelé la maison mère des pianos Fazioli en Italie, muni du numéro de l’instrument qui fut ainsi acheminé à La Roque pour le concert du jeune impétrant.</p>



<p>Sans doute, il y a quelque chose d’émouvant dans ces retrouvailles entre l’artiste et l’instrument, une familiarité complice, liée à des souvenirs décisifs. Attaques sûres, phrasés aériens, irréprochable technique, tout y est, mais on sait bien que cela ne suffit pas toujours. Ici, le musicien passe la rampe, vit et donne à vivre les pièces qu’il interprète. Tout devient langage, voix incarnée. Les intentions des compositeurs soudain prennent une tournure d’évidence.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Des touches au sublime</mark></strong></p>



<p>On suit le cheminement des pensées, vagabondages oniriques de Chopin, avec les envolées et les ruptures abruptes de la <em>Ballade n° 2 en fa majeur opus 38</em> que le compositeur dédie à Schumann, ou la poésie mêlée d’éclairs de sa <em>Ballade n° 3 en la bémol majeur opus 47</em>. Les <em>Variations</em> de Frédéric Chopin sur <em>Là ci darem la mano</em> nous font entrer dans les mystères de l’improvisation. S’emparant du thème du duo chanté par Don Giovanni et Zerlina dans l’acte I de l’opéra <em>Don Giovanni</em> de Mozart, Chopin brode, s’amuse, paraphrase, s’exclame, sourit, livre sa lecture de l’œuvre mozartienne. Il y ajoute une vision amusée voire espiègle. Le morceau a les allures d’une conversation légère, la fluidité du jeu de Bruce Liu fait oublier les difficultés techniques. Que ce soit une note ou une série d’accords arpégés, un rythme simple ou des tempi différents selon main gauche et main droite, peu importe, on est emportés au-dessus de tout cela.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Bruce-Liu-7-%C2%A9-Pierre-Morales.jpg?resize=463%2C309&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-116222" width="463" height="309" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Bruce-Liu-7-%C2%A9-Pierre-Morales.jpg?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Bruce-Liu-7-%C2%A9-Pierre-Morales.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Bruce-Liu-7-%C2%A9-Pierre-Morales.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Bruce-Liu-7-%C2%A9-Pierre-Morales.jpg?resize=1536%2C1024&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Bruce-Liu-7-%C2%A9-Pierre-Morales.jpg?resize=2048%2C1365&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Bruce-Liu-7-%C2%A9-Pierre-Morales.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Bruce-Liu-7-%C2%A9-Pierre-Morales.jpg?resize=1068%2C712&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Bruce-Liu-7-%C2%A9-Pierre-Morales.jpg?resize=1920%2C1280&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Bruce-Liu-7-%C2%A9-Pierre-Morales.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Bruce-Liu-7-%C2%A9-Pierre-Morales.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 463px) 100vw, 463px" /><figcaption>Bruce Liu © Pierre Morales</figcaption></figure>
</div>


<p>Oui, mais Chopin, direz-vous, c’est son auteur de prédilection. Peut-être, mais la même verve se retrouve dans l’interprétation de <em>Miroirs</em> de Ravel, cette série sublime de tableautins expressifs où se croisent <em>Noctuelles</em> et <em>Barque sur l’océan</em>. Les <em>Réminiscences de Don Juan</em> de Liszt sonnent en écho aux <em>Variations sur «&nbsp;Là ci darem la mano&nbsp;»</em> de Chopin, mettant en évidence la différence des approches de ces deux virtuoses, l’un qui commente l’œuvre évoquée, l’autre qui s’en sert pour exposer sa maestria, chacun avec le brio et le brillant qui les caractérisent.</p>



<p>Au public enthousiaste le jeune artiste dédie quatre rappels avant de signifier sa fatigue&nbsp;: deux pièces de Rameau, <em>Les tendres plaintes</em> et <em>La poule</em> (rarement on entendit l’oiseau de la basse-cour aussi loquace&nbsp;!), le bouleversant <em>Nocturne n° 20 en do dièse mineur</em> (opus posthume) de Chopin, décliné avec une sobriété qui laisse la pureté des lignes mélodiques se conjuguer au vent dans les grands arbres, avant le clin d’œil aux <em>Études</em> du compagnon de George Sand avec la <em>n°5 op. 10</em>, <em>Sur les touches noires</em>… Le sublime existe, on l’a rencontré&nbsp;!</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<p><sub><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Concert donné le 25 juillet, au parc du Château de Florans, dans le cadre du <em>Festival international de piano de la Roque-d’Anthéron</em>.</mark></sub></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/bruce-liu-une-revelation-a-la-roque/">Bruce Liu : une révélation à La Roque</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/bruce-liu-une-revelation-a-la-roque/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">116220</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Alexandra Dovgan : une enfant du siècle</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/alexandra-dovgan-une-enfant-du-siecle/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=alexandra-dovgan-une-enfant-du-siecle</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/alexandra-dovgan-une-enfant-du-siecle/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Aug 2022 12:12:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandra Dovgan]]></category>
		<category><![CDATA[Chopin]]></category>
		<category><![CDATA[Festival International de Piano de La Roque-d’Anthéron]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Rachmaninov]]></category>
		<category><![CDATA[Rameau]]></category>
		<category><![CDATA[Schumann]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=116159</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’engouement pour les jeunes prodiges ne se lasse pas. On est toujours surpris, subjugués par l’aisance technique, l’expression de ces musiciens à l’aube de leur vie. Il y a quelque chose du collectionneur chez les programmateurs qui trouvent la perle rare, le diamant brut à façonner peut-être. Les Pygmalion ne sont jamais très loin… Même [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/alexandra-dovgan-une-enfant-du-siecle/">Alexandra Dovgan : une enfant du siècle</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>L’engouement pour les jeunes prodiges ne se lasse pas. On est toujours surpris, subjugués par l’aisance technique, l’expression de ces musiciens à l’aube de leur vie. Il y a quelque chose du collectionneur chez les programmateurs qui trouvent la perle rare, le diamant brut à façonner peut-être. Les Pygmalion ne sont jamais très loin… Même si l’intégrité des démarches artistiques n’est absolument pas à remettre en cause. Quoi qu’il en soit, la fascination exercée par les capacités hors normes séduit. Le public se presse au parc du Château de Florans pour écouter <strong>Alexandra Dovgan</strong>, née en 2007 mais déjà lauréate de maints concours internationaux, dans un programme exigeant qui lui est familier. Le concert débute par la <em>Sonate Op. 31 n° 2, «&nbsp;La Tempête&nbsp;»</em> où un Beethoven-Prospero (le compositeur donnait comme clé de lecture à cette œuvre la pièce de Shakespeare) fait face aux éléments contraires et, armé du pouvoir magique de la musique, maîtrise les déchaînements de la nature, dissipant les illusions afin de tracer de nouvelles routes. La maîtrise technique est indéniable, malgré sans doute un usage un peu excessif parfois de la pédale.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Tissage savant</mark></strong></p>



<p>L’agilité, les attaques franches, offrent une lecture très classique, un peu lisse que l’on retrouvera dans le <em>Carnaval de Vienne</em> de Schumann. Remarquablement exécuté mais sans la folie pétillante de ce<em> Faschingsschwank aus Wien, Phantasiebilder für das Pianoforte</em> en allemand dont le terme <em>Schwank </em>qui signifie « facétie » caractérise la volonté de traiter ce carnaval par allusions et émotions. Le compositeur s’amuse d’ailleurs au jeu des citations. Un fragment de <em>La Marseillaise</em>, des échos de Schubert, un motif de Haydn (<em>Quatuor op. 76 n° 2 Les Quintes</em>), un extrait du menuet de la <em>Sonate op. 31</em> de Beethoven se conjuguent à l’expérience humaine de Schumann qui a fui à Vienne, le père de Clara hostile à leurs projets de mariage.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="682" height="1024" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Alexandra-Dovgan-18-%C2%A9-Valentine-Chauvin-2022.jpg?resize=682%2C1024&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-116161" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Alexandra-Dovgan-18-%C2%A9-Valentine-Chauvin-2022.jpg?resize=682%2C1024&amp;ssl=1 682w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Alexandra-Dovgan-18-%C2%A9-Valentine-Chauvin-2022.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Alexandra-Dovgan-18-%C2%A9-Valentine-Chauvin-2022.jpg?resize=768%2C1152&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Alexandra-Dovgan-18-%C2%A9-Valentine-Chauvin-2022.jpg?resize=1024%2C1536&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Alexandra-Dovgan-18-%C2%A9-Valentine-Chauvin-2022.jpg?resize=696%2C1044&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Alexandra-Dovgan-18-%C2%A9-Valentine-Chauvin-2022.jpg?resize=1068%2C1602&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Alexandra-Dovgan-18-%C2%A9-Valentine-Chauvin-2022.jpg?resize=280%2C420&amp;ssl=1 280w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Alexandra-Dovgan-18-%C2%A9-Valentine-Chauvin-2022.jpg?w=1181&amp;ssl=1 1181w" sizes="(max-width: 682px) 100vw, 682px" /><figcaption>Alexandra Dovgan © Valentine Chauvin 2022</figcaption></figure>



<p>Il fallait attendre la deuxième partie du concert consacrée aux quatre <em>Ballades</em> de Chopin pour que la jeune pianiste donne toute sa dimension. Le tissage savant des mélodies, le passage d’un registre à l’autre, l’alliance entre liberté et rigueur, trouvent, sous les doigts d’Alexandra Dovgan, leur voix, leur fragrance poétique. En bis, elle offre la douceur de deux rappels aux accents bucoliques, le <em>Prélude op. 32 n° 12 en sol dièse mineur</em> de Rachmaninov et <em>Le rappel des oiseaux</em> de Rameau. Délicatesse des trilles, toute une gent ailée palpite sous la conque. Un talent virtuose qui ne peut que s’affermir et prendre de la profondeur avec le temps. La petite fée, si fine dans sa robe verte de princesse, saura moirer son jeu d’autres reflets que l’on viendra de nouveau applaudir.</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<p><sub><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Concert donné le 16 août, à l’auditorium du parc du Château de Florans, dans le cadre du <em>Festival international de piano de La Roque-d’Anthéron</em>.</mark></sub></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/alexandra-dovgan-une-enfant-du-siecle/">Alexandra Dovgan : une enfant du siècle</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/alexandra-dovgan-une-enfant-du-siecle/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">116159</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
