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	<title>Archives des Christophe Leparc - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Christophe Leparc - Journal Zebuline</title>
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		<title>Cinemed, au cœur de la Méditerranée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Oct 2026 09:01:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline.&#160;Vous donnez la parole aux artistes de toute la Méditerranée et clôturez la Saison Méditerranée. Que vous a apporté cette labellisation quelle en sera la programmation&#160;? Christophe Leparc. Elle nous a permis de proposer deux sections en lien avec la Saison Méditerranée. L’une est consacrée au nouveau cinéma égyptien, pays sur lequel on fait un [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline.</strong>&nbsp;<strong>Vous donnez la parole aux artistes de toute la Méditerranée et clôturez la Saison Méditerranée. Que vous a apporté cette labellisation quelle en sera la programmation&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Christophe Leparc.</strong> Elle nous a permis de proposer deux sections en lien avec la Saison Méditerranée. L’une est consacrée au nouveau cinéma égyptien, pays sur lequel on fait un focus cette année. Un focus d&rsquo;autant plus important que les cinéastes indépendants égyptiens qui émergent depuis une dizaine d&rsquo;années sont confrontés à une censure larvée voire frontale. Certains de ces films n&rsquo;ont d’ailleurs toujours pas pu sortir en Égypte.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est aussi un moyen de réunir cette jeune génération, de comprendre leurs attentes, leurs craintes et leurs espoirs pour l’avenir. Et de dire à toute la production cinématographique que ce cinéma existe, qu’il est intéressant et que potentiellement il faut trouver des accords pour soutenir leurs projets.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;autre section qui s&rsquo;intègre dans la Saison Méditerranée c&rsquo;est le cinéma fantastique arabe, construite avec l’unique festival de cinéma de ce genre dans le monde arabe, le festival <em>Maskoon</em> à Beyrouth.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dystopie, horreur, science-fiction… le cinéma fantastique est assez récent dans le monde arabe méditerranéen, comme si les cinéastes s’étaient affranchis d&rsquo;un certain réalisme. On revient aussi sur deux films précurseurs de ce cinéma avec le premier long-métrage de <strong>Youssef Chahine</strong>, <em>Paba Amin,</em> et un film de 1981, inspiré par <em>The Rocky Horror Pictures Show</em>, <em>Fangs</em> de <strong>Mohamed Shebl</strong>. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="459" height="459" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/Christophe1.png?resize=459%2C459&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-138656" style="width:320px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/Christophe1.png?w=459&amp;ssl=1 459w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/Christophe1.png?resize=300%2C300&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/Christophe1.png?resize=150%2C150&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/Christophe1.png?resize=420%2C420&amp;ssl=1 420w" sizes="(max-width: 459px) 100vw, 459px" /><figcaption class="wp-element-caption">Christophe Leparc © X-DR</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong>On sait que les temps sont difficiles pour la culture. Est-ce que vous avez cette année maintenu votre budget ? Ou est-ce que vous avez dû réduire le nombre de films ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">On a la chance d&rsquo;être très bien soutenu par la Ville, la Métropole, la Région Occitanie et le CNC. Le budget de cette année est à peu près identique à celui de l&rsquo;année dernière, ce qui nous a permis de ne pas faire de concession sur la programmation. On est quand même dans une région et dans une ville qui affichent leur soutien à la culture.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Il y a eu une polémique importante à Cannes autour de la mainmise de Canal Plus sur la production et la diffusion du cinéma. Est-ce qu’elle a eu une influence sur votre partenariat ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Non. Le partenariat porte sur un prix du court métrage où ce problème est assez limité. C’est un partenariat important parce qu&rsquo;il permet la découverte des nouveaux auteurs et autrices. Avoir le Prix Canal Plus, c&rsquo;est avoir un achat en droits du film, ce qui permet à la production et au réalisateur ou réalisatrice de poursuivre son parcours cinématographique.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans votre festival les films ne sont pas choisis pour leurs thématiques, mais des tendances se sont-elles dessinées cette année ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les sélections des films sont assez ouvertes, et les cinéastes racontent chacun à leur façon ce qui se passe dans leur pays. Je pense au film palestinien <em>Conversation with the sea</em> de <strong>Muayad Alayan</strong>, je pense au film kosovar <em>Dua</em> de Berta Basholli, mais ça ne se limite pas à cela. On s&rsquo;intéresse aussi à la dégradation des conditions de travail dans l&rsquo;autre film kosovar, <em>Le Prix et la Valeur</em> de <strong>Visar Morina</strong>, voire à l&rsquo;esclavage humain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On s&rsquo;intéresse la filiation, à la cellule familiale complètement éclatée dans le film italien, <em>Armony</em> de <strong>Dario Albertini</strong>, ainsi qu’aux personnes âgées dans le film de <strong>Dominique Cabrera</strong>, <em>Des femmes comme les autres,</em> réalisé à Montpellier [<a href="https://journalzebuline.fr/des-femmes-comme-les-autres-dominique-cabrera-presente-son-nouveau-film-a-cinemed/">Lire ici</a>]. Un film très touchant avec Hélène Vincent et Yolande Moreau. Un film d’actualité : le contexte d’abandon de ces personnes âgées, en perte de repères y est très bien décrit. On s’intéresse aussi aux conditions d’émancipation sociale dans le film roumain <em>I Matter</em> d’<strong>Alina Serban</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Parmi les films en compétition, un film recevra l&rsquo;Antigone d&rsquo;Or qui est attribué par un Jury. Qui le présidera cette année et quels sont les pays représentés&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est <strong>Thierry Klifa</strong> qui présidera le jury. Il est venu plusieurs fois présenter ses films à Montpellier et on projettera son dernier film, <em>La Femme la plus riche du monde</em>, le dernier samedi. Les pays représentés sont la France, la Palestine, le Kosovo avec deux films pour la première fois, la Géorgie, la Roumanie et le Liban, avec <em>Furies</em> de <strong>Rami Kodeih</strong> qui raconte l&rsquo;histoire d&rsquo;un casse d&rsquo;une banque au moment où la crise bancaire sévit considérablement au Liban. À travers un film très nerveux, très polar de casse, il nous raconte à quoi en sont réduits les Libanais actuellement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les films que vous avez aimés, Géraldine Laporte et vous, mais qui ont déjà été présentés dans d&rsquo;autres festivals en France, sont dans la section Panorama. Question difficile&nbsp;: lesquels sont à voir absolument&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tous&nbsp;! [rires] Il y a un documentaire qui raconte l&rsquo;histoire de Bédouins au Maroc qui tout à coup voient surgir la construction de la plus grande usine photovoltaïque du Maroc et qui va complètement perturber leur vie&nbsp;: <em>Du soleil et du plomb</em> de <strong>Jérôme Le Maire</strong>. Il y a aussi <em>Une disparition</em> de <strong>Rakam Mayasi</strong>, <em>Les Filles d&rsquo;Abraham</em>, le premier film de <strong>Hanael El Yousfi</strong>, une jeune réalisatrice du Vaucluse… et aussi un film curieux de <strong>Malek Ben Smaïl</strong>, <em>L’Arabe,</em> librement adapté du roman <em>Meursault contre enquête</em> de Kamel Daoud, en écho avec le film d’ouverture de l’an dernier <em>L’Étranger</em> de <strong>François Ozon</strong> d&rsquo;après Camus.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Et puis évidemment comme chaque année vous avez des invités d&rsquo;honneur, des hommages, des rétrospectives. Lesquels pour cette 48</strong><strong><sup>e</sup></strong> <strong>édition ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les invités d&rsquo;honneur, c&rsquo;est <strong>Pablo Berger</strong>, le cinéaste espagnol, qui a notamment réalisé <em>Blancanieves,</em> à partir duquel on a fait l’affiche de cette année. Un cinéaste qui, en quatre films très différents puisqu&rsquo;il s&rsquo;est essayé à la comédie, au film fantastique, au film très particulier qu’est <em>Blancanieves</em> mais aussi un film d&rsquo;animation, <em>Mon ami Robot.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre invitée d’honneur, <strong>Camélia Jordana</strong>, comédienne aussi, au parcours très cohérent, très engagé, qui a prouvé à partir de <em>Le Brio</em> qu&rsquo;elle n&rsquo;était pas seulement une chanteuse qui voulait s&rsquo;essayer à la comédie<em>.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous programmez aussi des coups de projecteur sur le répertoire…</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, unsur la deuxième partie de l&rsquo;œuvre de <strong>Marco Bellocchio</strong>, à partir des années 2004-2005, presque un tournant dans sa filmographie&nbsp;: quelque chose de plus accessible, une psychanalyse de la politique italienne avec <em>Esterno Notte</em> revenant sur l’assassinat d’Aldo Moro ou <em>L’Enlèvement</em> sur l’histoire d’un enfant juif enlevé par le Pape au XIX<sup>e</sup> siècle.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’autre rétrospective est consacrée à <strong>Vittorio De Sica</strong>, un des pères du néo-réalisme.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est lui qui a quasiment créé le couple mythique Marcelo Mastroianni et Sophia Loren. On présente au moins trois films avec ce couple. En une quinzaine de films, on va parcourir toute l&rsquo;œuvre de ce cinéaste.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quel film avez-vous choisi en ouverture?&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En ouverture, le nouveau film de <strong>Nanni Moretti</strong> dont le titre français est <em>Les Cœurs affamés</em> une histoire d’amour d&rsquo;un romantisme extrêmement fin et touchant avec <strong>Louis Garrel</strong>, <strong>Jasmine Trinca</strong>, <strong>Hippolyte Girardot</strong>. Un film qui fait un peu penser aux mélos de Pedro Almodovar et ce n’est pas un hasard si le compositeur de la musique du film est <strong>Alberto Iglesias</strong>, le compositeur fétiche d’Almodovar.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Et en clôture&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est le nouveau film de <strong>Nicole Garcia</strong>, <em>7h40 ce matin-là</em> qui fera la clôture&nbsp;; l&rsquo;histoire d&rsquo;une femme qui sort de prison et qui aimerait savoir ce que son fils qu&rsquo;elle a dû abandonner est devenu. Un film tendance Claude Sautet, faisait remarquer Géraldine, avec ces sentiments retenus, cette pudeur d’amour qui ne veut pas se dévoiler. Avec Nicole Garcia, comédienne à la base, on a une excellente direction d’acteurs&nbsp;: <strong>Marion Cotillard, Théodore Pèlerin, Artus, Laure Calamy</strong>…</p>



<p class="wp-block-paragraph">ENTRETIEN REALISE PAR ANNIE GAVA</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Le Corum fermé, une édition déplacée </strong><br>Les trombes d’eau tombées sur Montpellier le 30 septembre ont durablement endommagé le Corum et son Opéra Berlioz de 2000 places. L’Opéra Orchestre de Montpellier en a fait les frais, et a annulé les trois représentations de <em>Carmina Burana</em>, et remboursé ses 6000 spectateurs. Cinemed a eu un peu plus de temps pour trouver des salles de repli et se déroulera au Pathé Comédie et au Centre Rabelais, avec une jauge approchant les 60 000 spectateurs des éditions précédentes. <em>A.F.</em></pre>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em><a href="https://www.cinemed.tm.fr">Cinémed</a></em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 16 au 24 octobre</mark><br>Divers lieux, Montpellier </pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/cinema/"><em>Cinéma</em> ici </a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>CINEMED : « l’endroit où il faut être »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Oct 2025 08:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 47e  Cinemed  se tient du 17 au 25 octobre et vous Christophe Leparc, vous dirigez ce festival depuis 2016. Sa ligne artistique :  donner la parole aux artistes de toute la Méditerranée et montrer des films de qualité, engagés qui reflètent l’image du monde. C’est bien cela ? &#160;C’est cela mais je tiens à insister sur [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Le 47<sup>e</sup>  Cinemed  se tient du <strong>17 au 25 octobre</strong> et vous Christophe Leparc, vous dirigez ce festival depuis 2016. Sa ligne artistique :  donner la parole aux artistes de toute la Méditerranée et montrer des films de qualité, engagés qui reflètent l’image du monde. C’est bien cela ?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&nbsp;</em>C’est cela mais je tiens à insister sur un point&nbsp;: on est un festival artistique et la notion d’auteur prime. Nous avons un pacte avec le public&nbsp;: présenter des films en adéquation avec notre ligne artistique&nbsp;; la notion d’auteur est essentielle pour notre choix de films Les cinéastes que nous sélectionnés vivent dans des pays dont certains sont en souffrance, parfois en guerre et leur cinéma parle de ça bien évidemment. Mais on ne sélectionne pas un film pour sa thématique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>En ces moments pas très faciles pour les films d’auteurs, pensez vous que Cinemed aide à leur distribution</em>&nbsp;<em>en salles&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est quelque chose dont nous pouvons être fiers. Les films des compétitions sortiront pour la plupart dans les salles&nbsp;; 7 cette année, entre le moment où on les a vus et aujourd’hui, ont trouvé des distributeurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Comment se fait cette sélection&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">On a un comité de sélection pour les compétitions de longs, documentaires et courts . Pour les longs, c’est surtout <strong>Géraldine Laporte</strong> et moi, aidés par <strong>Emma Gatto.</strong> Deux manières&nbsp;: inscription spontanée de films et prospection toute l’année de cinéastes qu’on a repéré.e.s. Une chose essentielle dans l’architecture du CINEMED&nbsp;: on suit les cinéastes qui sont passé.e.s par le court. Il y a aussi le dispositif professionnel&nbsp;: les auteurs viennent avec un projet de film, soumis à des producteurs et un jury.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Même si les films ne sont pas choisis pour leur thématique, en 2025, avec ce monde qui ne va pas très bien, est-ce que des thématiques se sont imposées&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette année, nous avons une compétition éclectique&nbsp;; des films plutôt intimistes qui parlent de confrontation de générations, un film qui traite de la situation à Gaza, une comédie française, un film turc, un personnage qui veut à tout prix voler…Oui peut -être cette histoire de générations avec le film marocain, <em>Rue Malaga</em> de <strong>Maryam Touzani</strong>, l’histoire de Maria qui habite à Tanger depuis des années et qui doit vendre sa maison.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Pouvez- vous nous parler de la section <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Panorama</mark> ?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce sont des films qu’on a beaucoup aimés, qu’on aurait souhaité mettre en compétition, qui nous ont touchés mais qui ne correspondent pas toujours aux critères de la sélection, &nbsp;soit jamais présentés dans d’autres festivals en France. Cela nous permet d’ouvrir à d’autres films, d’augmenter le panel de pays représentés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Parmi les longs en compétition, un film recevra l’Antigone d’Or attribué par un jury. Qui le présidera cette année&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce sera <strong>Ariane Ascaride la</strong> Présidente. On est très content Elle nous l’avait promis l’an dernier et elle a tenu sa promesse&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Une femme présidente&nbsp;! Y a t-il beaucoup de cinéastes femmes dans les différentes sections&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas un critère&nbsp;! Mais après coup, on remarque qu’on a 6 films sur 9 réalisés par des femmes. Cela reflète la possibilité qu’ont les femmes d’accéder à &nbsp;la réalisation de longs métrages . Cela reflète aussi&nbsp; une sensibilité de notre ligne éditoriale. Cela relève aussi de cette prospection de cinéastes&nbsp;: <strong>Tamara Stepanyan</strong> (<em>Le Pays d’Arto)</em> <strong>Kaouther Ben Hania </strong>(<em>La Voix de Hind Rajab</em>),<strong>Urska Djukic </strong>(<em>Little Trouble Girls</em>) <strong>Maryam Touzani,</strong> <strong>Alauda Ruíz de</strong> <strong>Azúa</strong> sont des réalisatrices qui sont déjà passées au Cinemed. Il y a une attention particulière portée à cette famille de cinéma méditerranéen, créée depuis 47 ans et qu’on continue à suivre. On est très fiers qu’elles continuent à monter dans la qualité. Le film de Kaouther était à Venise, celui d’Alauda Ruíz de Azúa, <em>Les Dimanches</em>, vient de gagner le grand prix de San Sebastian. Ces autrices continuent à être très créatives, très pertinentes, très prolifiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>En 2024, vous avez mis en avant le jeune cinéma marocain. Quel pays sera mis à l’honneur cette année&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est la jeune création syrienne. On a toujours eu quelques courts malgré la dictature. Quand Bachar al-Assad est tombé, on s’est dit qu’il fallait faire le point. On a trouvé des choses très intéressantes,&nbsp;beaucoup de courts par manque de moyens. On a cette volonté de les soutenir car il y a un vrai vivier de talents. Le CNC (Centre National du Cinéma) s’est rapproché de nous pour mettre en place un dispositif qui va permettre d’aider ces cinéastes à créer, aider le retour de salles de cinéma en Syrie. Il y aura le 24 octobre une journée de débats, de discussions que le CNC va mettre en place pour soutenir ces jeunes cinéastes</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Chaque année vous avez des <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">invités d’honneur, des hommages, des rétrospectives</mark>. Quels seront-ils pour cette 47<sup>e</sup>  édition ?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Raymond Depardon </strong>et sa compagne C<strong>laudine Nougaret</strong>. On va faire une intégrale avec pratiquement toutes des copies restaurées et Raymond Depardon sera présent le premier weekend. Des films qu’on n’a pas vus depuis longtemps, sur la justice, la société etc&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">On recevra aussi l’Espagnol <strong>Fernando León de Aranoa</strong> qui avait réalisé <em>El buen patrón , qui a collaboré longtemps avec </em>Javier Bardem. Un cinéaste qui a un intérêt pour les petites gens, avec un coté social qu’il traite avec beaucoup d’humour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre invitée, la comédienne <strong>Sabrina Ouazani</strong>. On inaugure un autre format&nbsp;: ce sera «&nbsp;trois fois Sabrina Ouazani.&nbsp;» Elle viendra nous présenter trois films dans lesquels elle a joué et on passera aussi le court métrage qu’elle a réalisé qui tendrait à montrer -on en parlera avec elle, qu’elle aimerait bien passer à la réalisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et puis la grande rétrospective c’est <strong>Dino Risi.</strong> On passera 24 ou 25 films. Ses chefs d’œuvre de la comédie italienne ; des films à sketches comme <em>Les Monstres</em>, mais aussi des films plus mélancoliques, plus amers comme <em>Parfum de femme</em>. Ce qui est amusant c’est que tous les plus grands comédiens italiens ont tourné avec lu, <strong>Nino Manfredi, Alberto Sordi, Marcello Mastroiani,  </strong>Ugo <strong>Tognazi</strong> et puis son grand grand ami -qui l’a suivi pendant toute sa carrière : <strong>Vittorio Gassman. </strong>Et c’est chaque fois de grands numéros réalisés par ces comédiens qui habitent l’univers de Dino Risi</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Vous présentez aussi des <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">films en avant-première</mark> qu’on ne va pas lister ici mais le film d’ouverture en fait partie. Pourquoi avoir choisi </em>L’Etranger <em>de </em><strong>Francois Ozon</strong> <em>?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est sans conteste une adaptation absolument remarquable du texte de Camus avec <strong>Benjamin Voisin</strong> dans le rôle de Meursault et une adaptation à la fois très fidèle mais très moderne de l’œuvre. Ce <strong>François Ozon</strong> m’épate à chaque fois parce que c’est probablement un des plus grands cinéastes français et il est d’un éclectisme total.&nbsp; Il passe de la comédie au film d’époque. Et là, il adapte une des œuvres les plus lues au monde. C’est un film qui nous a beaucoup touchés&nbsp;: c’était une évidence&nbsp;! A l’ouverture de Cinemed, on accueille les lycéens option cinéma&nbsp; qui sont en stage pendant le festival et c’est je crois une excellente occasion de leur faire découvrir l’’univers de Camus à travers ce film.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Et peut-être de&nbsp; lire le roman aussi&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ah mais je pense que la plupart l’auront lu&nbsp;! et la discussion du samedi matin avec François Ozon sur comment il a abordé cette œuvre absolument magistrale pour en faire un film, sera intéressante. Je ne sais pas si c’était Hitchcock ou Truffaut qui disait que quand on veut réaliser une adaptation, il faut toujours partir d’un roman pas terrible pour en faire un bon film &#8211; ce qu’Hitchcock a souvent fait&nbsp;! Mais là Ozon adapte un des trois romans français les plus lus au monde&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après, il y aura d’autres avant-premières.  Je voudrais parler de la <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">clôture </mark>notamment. Ce sera<em> Romaria</em> un film espagnol de <strong>Carla Simón</strong>. C’est une image de ce film qui fait l’affiche du festival.  Carla Simón est une réalisatrice catalane qu’on avait fait venir l’année des Catalanes ) C’ est son troisième long métrage ; il était en compétition à Cannes cette année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je parlerai encore de deux avant premières un peu plus particulières c’est <em>l’Ame idéale </em>d’ une jeune réalisatrice, <strong>Alice Vial</strong>. C’est une comédie fantastique avec notamment <strong>Jonathan Cohen. </strong>C’est&nbsp; l’histoire d’une jeune femme qui voit les morts et cela va entraîner une suite de péripéties très drôles. Ce sera la première projection du film en France. Je le recommande parce que c’est un film très touchant et puis autre avant-première&nbsp;: <em>Le Gang des Amazones</em> de <strong>Mélissa Drigeard. </strong>&nbsp;C’est tiré d’une histoire vraie des années 90. Dans le Vaucluse cinq jeunes filles avaient décidé pour des raisons matérielles et d’inconfort dans leur vie de braquer des banques&nbsp;: elles avaient pu continuer leur braquages parce que pour les policiers enquêteurs, le braquage c’était une affaire d’hommes, ils ne s’attendaient pas à pister des femmes. Là encore, un film très touchant qui décrit une misère sociale et montre comment elles en arrivent là. Il y a eu un documentaire sur le sujet et une émission de France Inter dans la série <em>Affaire sensible</em>. Je me suis aperçu qu’il y avait une grande fidélité à la réalité.&nbsp; La réalisatrice viendra avec une des vraies Amazones, qui est complètement réinsérée maintenant</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Dernière question&nbsp;:&nbsp; je crois que l’année dernière pour la 46è édition vous aviez eu plus de 60000 spectateurs vous en attendez davantage cette année puisque vous voulez réunir tous les publics&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Écoutez si on arrive au même chiffre, on sera très contents. On retrouve un public fidèle. On essaie de le renouveler et de le convaincre de venir par un travail de prospection. On veut leur dire que tout public peut trouver chaussure à son pied à Cinemed où il y a aussi des films pour les enfants, des films en audio description. Bref on essaie de montrer que pour Cinemed, la contrainte géographique méditerranéenne est anecdotique parce qu’ on est bien dans un éclectisme des propositions dans lesquelles chacun peut se reconnaitre. On ne se repose pas sur nos acquis, ça c’est clair&nbsp;!&nbsp; On travaille de plus en plus avec collégiens, lycéen, étudiants. On essaie de les persuader que Cinemed, c’est l’endroit où il faut être à ce moment de l’année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entretien réalisé par ANNIE GAVA</p>



<p class="wp-block-paragraph">Programme complet <a href="https://www.cinemed.tm.fr/le-festival"><strong>ICI</strong></a></p>
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