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	<title>Archives des Cie Janette - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Cie Janette - Journal Zebuline</title>
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		<title>[Les Fadas du Monde] Au fil de l’eau à Martigues</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 11:52:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ils n’aiment pas du tout qu’on dise «&#160;festival&#160;». Les Fadas du monde ont été conçus, et restent un état d’esprit. Celui de la Venise provençale, qui construit son été au fil de l’eau, emmenée par l’esprit de ses canaux où le sel se mêle à l’eau douce, la vie ouvrière à celle des pêcheurs, des [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Ils n’aiment pas du tout qu’on dise «&nbsp;festival&nbsp;». Les <em><strong>Fadas du monde</strong></em> ont été conçus, et restent un état d’esprit. Celui de la Venise provençale, qui construit son été au fil de l’eau, emmenée par l’esprit de ses canaux où le sel se mêle à l’eau douce, la vie ouvrière à celle des pêcheurs, des commerçants, des plaisanciers. Tous et toutes «&nbsp;fada·de·s&nbsp;» du monde, amoureux de la vie, qui savent mettre quelques grains de sable dans les rouages pour arrêter un peu la machine, et penser l’avenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les <em>Fadas du monde</em> sont nés en 2019, après l’arrêt du <em>Festival de Martigues</em>, qui revisitait la notion de «&nbsp;folklore&nbsp;», cet anglicisme qui désigne en français les arts populaires liés à chaque terroir. Repéré et fédérateur, ce festival «&nbsp;danses, musiques et voix du monde&nbsp;» devait, pour la mairie, être remplacé «&nbsp;<em>par une façon plus contemporaine de célébrer la culture populaire</em>&nbsp;». C’est dans cet esprit que la municipalité, communiste depuis 1968, a inventé les Fadas du Monde, qu’elle définit comme «&nbsp;<em>une nouvelle démarche en faveur des droits culturels</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Florian Salazar-Martin, maire-adjoint «&nbsp;<em>non à la culture mais à une délégation transversale sur l’environnement, les transitions, l’aménagement du territoire et la culture</em>&nbsp;» aime aussi relier les arts et leur pratique, leur fabrique, et l’esprit critique qu’ils suscitent lorsqu’on les partage dans l’espace public. Il a donc conçu les Fadas – terme choisi pour désigner «&nbsp;<em>celles et ceux qui se laissent toucher par les fées</em>&nbsp;», et bien sûr «&nbsp;<em>pour la connotation provençale, et populaire</em>&nbsp;» – comme «&nbsp;<em>une nouvelle forme d’action publique avec les habitantes et les&nbsp;habitants&nbsp;</em>», qui <em>«&nbsp;couvre tous les champs artistiques</em>&nbsp;» et «&nbsp;<em>s’élabore avec tous et toutes tout au long de l’année.&nbsp;</em>»&nbsp;Tout en «&nbsp;<em>trouvant sa place en juillet et août</em>&nbsp;», admet-il «&nbsp;<em>au cœur des festivités estivales&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Programmer local, penser global<br></mark></strong><br></p>



<p class="wp-block-paragraph">Même s’il n’est pas facile de se repérer dans une programmation foisonnante qui se construit aussi au fil de l’eau, l’été des Fadas du Monde décline ses formes avec quelques constantes&nbsp;repérables !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les <em>Fadas de musique</em> se retrouvent chaque lundi dans la Cour de l’Île. Cette année les artistes marseillai·ses seront particulièrement présent·es, et on retrouvera le reggae de <strong>Siska</strong>, le duo gémellaire <strong>Isaya</strong>, le duo dream folk <strong>Tessina</strong>, le <strong>Cabaret Cagole nomade</strong>, <strong>DJ Carlala</strong> et <strong>Liquid Jane&nbsp;</strong>! On verra aussi le garage punk de <strong>La Flemme</strong> et la «&nbsp;pop ratée&nbsp;» de <strong>Le Bien</strong>. Sans oublier le flamenco <strong>Juan Carmona</strong>, d’Aubagne, et le gala des dix ans de Lyrique en Provence, emmené par la mezzo-soprano <strong>Sophie Pondjiclis</strong>, à la carrière internationale, mais formée au Conservatoire de Marseille et… martégale&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce soutien aux artistes de la région, qui se retrouve aussi dans les compagnies de théâtre programmées (<strong>Cie Janette</strong>) est pour Florian Salazar-Martin une évidence&nbsp;: il s’agit de «&nbsp;<em>prendre soin de l&rsquo;écosystème culturel</em>&nbsp;», sans pour autant négliger de faire venir les voisins d’Occitanie ou le monde plus lointain (<strong>Lucas Santtana</strong>, <em>Brasiliano</em>, <strong>Bia Ferreira</strong>, figure du féminisme noir queer et antiraciste…).</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autres rendez-vous&nbsp;? L’ouverture le 30 juin avec <em>La dernière </em>(tournée) de <strong>Radio Nova</strong>, les ciné-fadas, qui s’arrêtent chaque jeudi dans un quartier avec des films tous publics, qui vont d’<em>Astérix et Obélix </em>de Chabat et <em>Fureur</em> de Bruce Lee à des films plus engagés, comme <em>Kneecap</em>, <em>En fanfare</em> ou <em>Chien de la casse</em>…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Au village sans prétention</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce non-festival d’été a même un temps fort, dans un espace village à la base nautique de Tholon. Les horaires et détails sont à découvrir sur place, mais tout s’y déroule chaque jour de 18 h à minuit, avec un marché des assos, des ateliers créatifs pour les enfants, des spectacles et des concerts chaque soir (<em>Surcouf </em>de la Cie Sacékripa, <em>Les Josianes</em>, circassiennes ardéchoises et féministes…), des scènes ouvertes et des jams sessions, un banquet aux saveurs martégales, des karaokés avec orchestre, des discussions et rencontres organisées et animées par <strong>Nora Hamadi</strong>, une <strong>Boum Boom</strong>, et la retransmission de la Coupe du monde de foot. Vraiment fada, fan de chichourle…</p>



<pre class="wp-block-verse">AGNÈS FRESCHEL<br><br><strong>Les Fadas du monde<br></strong><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">À partir du 30 juin<br></mark></strong><br>Divers lieux, Martigues<br><br><strong> Le Village des Fadas<br></strong><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 7 au 12 juillet<br></mark></strong><br>Base nautique de Tholon, Martigues</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/escapade/">Escapade </a>Ici</p>
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		<title>La Seyne en scène</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Sep 2025 10:29:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cirque]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Pôle, scène conventionnée, est une de ces maisons à deux têtes comme le Var semble les aimer : le théâtre est au Revest-les-Eaux, et les Chapiteaux de la mer à la Seyne, face à la baie sublime. Mais c’est pourtant dans les rues, et non dans les murs ou sous la toile, que la saison, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Le <a href="https://www.le-pole.fr">Pôle,</a> scène conventionnée, est une de ces maisons à deux têtes comme le Var semble les aimer : le théâtre est au Revest-les-Eaux, et les Chapiteaux de la mer à la Seyne, face à la baie sublime. Mais c’est pourtant dans les rues, et non dans les murs ou sous la toile, que la saison, très cirque, commence. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><a href="https://www.le-pole.fr/festival-regards-sur-rue">Regards sur rue</a></em></strong> est avant tout un festival de cirque dans la rue. Pendant trois jours, du 26 au 28 septembre, ce sont 15 compagnies qui se succèdent dans plusieurs lieux du centre ville de la Seyne, pour 36 représentations entièrement gratuites, crées ou adaptées pour la rue.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Tout art est en rue </mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À la fois spectacle de rue, et de cirque,<em> Gagarine is not dead</em> tourne en orbite et pose des questions sur la recherche spatiale [<a href="https://journalzebuline.fr/gagarine-bien-vivant-a-lestaque/">voir ici</a>]. Virtuoses, drôles et poétiques, les quatre acrobates-cosmonautes font lever les yeux et l’imaginaire vers le ciel… </p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Newroz</em>, de <strong>Bahoz Temaux</strong>, propose une forme moins spectaculaire mais très émouvante : un solo de cirque qui est aussi un concert, une confidence, un appel. Contre le racisme, celui qui empêche Bahoz (« <em>comment ça se dit ?</em> ») de se sentir chez lui, qui le pousse à l’exploit pour être enfin admis… Ainsi ses sauts périlleux, qu’il effectue toujours plus haut perché sur son mât, prennent un goût de revanche. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Autres acrobaties instables, porté par un duo d’hommes (<strong>Cie </strong><strong>Sacékripa</strong>). <em>Surcouf</em>, c’est de l’acrobatie dans l’espace réduit d’un petit radeau qui met en scène sa fragilité. La <strong>Cie Nevoa</strong>, un trio formé de deux acrobates et une musicienne, tracera quant à lui ses <em>Sillages</em> sur trampoline. Et le cirque sera aussi présent dans la plus grande tradition du clown&nbsp;: <em>Un Verano Naranja </em>est porté par Tuga, clown blanc au nez rouge, renouvelle la tradition à l’italienne, avec une tendresse et une drôlerie désarmantes.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autres formes regardent plutôt du coté de la musique, comme le concert sur l’esplanade de <strong>ABI Afrobeat</strong>, ou vers la danse, comme le duo poétique <em>Rien?&nbsp;de </em>Cie <strong>Monsieur K</strong>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre duo de danse à ne pas rater, masculin et hip-hop&nbsp;: la compagnie <strong>Paon</strong> <strong>dans le ciment</strong> prend racine dans l’urbain, sur des marches d’immeubles que les deux danseurs occupent comme la hune d’un navire, face au vent. D’une autre masculinité, plus écologique, deux autres hommes se prennent pour des arbres et poussent, dans <em>Nous la forêt</em> (<strong>Cie Kif Kif</strong>)</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Bienvenu·es en non mixité</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce sont des femmes qui ouvriront et clôtureront ce week-end haletant. Qui commencera dès mercredi 24 avec un trio issu de la<a href="https://www.faiar.org"> Fai-Ar </a>(<strong>Cie Janette</strong>) et produit par Lieux publics, centre national des arts de la rue de Marseille. Dans <em>Se sauver</em> trois femmes fuient, l’une son mariage, l’autre son bureau, la troisième de son quotidien, cherchant l’aventure. Le public, convié ou de passage, les suivra dans plusieurs épisodes indépendants, et même durant une nuit de bivouac, jusqu’au pot de départ le 28 septembre. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, ce sont neuf femmes sur rollers qui mettront le feu politique à la Seyne, remettant en cause le capitalisme, prônant la sororité, dans l’élan et l’énergie communicatives de toutes celles qui en ont fini, intimement, avec la domination patriarcale. Les <em>Rollmops</em>, c’est pas du hareng&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">AGNES FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Regards sur rue</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 26 au 28 septembre<br></mark>La Seyne-sur-mer, divers lieux<br>Une proposition du Pôle – Arts en circulation</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici </a></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/la-seyne-en-scene/">La Seyne en scène</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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