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	<title>Archives des Claire Menguy - Journal Zebuline</title>
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		<title>Cité de la musique : la nouvelle création du Trio Nóta</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 07:29:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Trois femmes s&#8217;affairent autour d&#8217;un atelier composé de récipients en verre, d’ustensiles en bois ou en métal, dont les sonorités semblent émaner d&#8217;un lavoir enchanté. En fond, le violoncelle tient une note, une seule. Les voix s&#8217;élèvent, cristallines puis quelque chose bascule, comme un cérémonial exalté durant lequel les trois chanteuses se transforment en créatures [&#8230;]</p>
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<p>Trois femmes s&rsquo;affairent autour d&rsquo;un atelier composé de récipients en verre, d’ustensiles en bois ou en métal, dont les sonorités semblent émaner d&rsquo;un lavoir enchanté. En fond, le violoncelle tient une note, une seule. Les voix s&rsquo;élèvent, cristallines puis quelque chose bascule, comme un cérémonial exalté durant lequel les trois chanteuses se transforment en créatures d&rsquo;un monde fantastique surgies d&rsquo;une forêt ancienne. Le violon entre en scène. Le récit peut commencer.</p>



<p>Pour cette nouvelle création en quintette, le Trio Nóta – <strong>Cati Delolme</strong>, <strong>Gabrielle Varbetian</strong> et <strong>Mélissa Zantman</strong> aux voix et percussions – a invité la violoncelliste et compositrice <strong>Claire Menguy </strong>et le multi-instrumentiste <strong>Colin Heller</strong>, au violon baryton et à la nyckelharpa (curieuse cithare suédoise dotée de touches et de cordes dont le timbre évoque à la fois le violon et l&rsquo;orgue). Ensemble, ils ont bâti un programme peuplé d&rsquo;êtres métamorphosés, d&rsquo;hybrides, de créatures magiques et de chimères tirés des contes et légendes du passé.</p>



<p>Le répertoire mêle ballades traditionnelles françaises et britanniques revisitées et compositions originales. Parmi les pièces anciennes on peut entendre <em>La Complainte de la Blanche Biche, </em>chant&nbsp;du XVI<sup>e</sup> siècle où une jeune fille maudite vit sous forme humaine le jour, et devient biche la nuit, jusqu’au moment où elle est chassée et tuée par son propre frère.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Passé et contemporain</mark></strong></p>



<p>Dans <em>There Were Three Ravens</em>, harmonisée par Thomas Ravenscroft en 1611, une autre mystérieuse biche – métaphore de la bien-aimée – vient recueillir le corps d&rsquo;un chevalier mort ;&nbsp;<em>The Great Silkie of Sule Skerry</em>, chant des Orcades, collecté en 1938 raconte, lui, l&rsquo;histoire d&rsquo;un être capable de se transformer de phoque en homme. <em>Tam Lin</em>, chanson des Scottish Borders narre les aventures d’une jeune femme qui arrache son amant aux griffes de la Reine des elfes en le tenant serré tandis qu&rsquo;il se transforme tour à tour en serpent, en bête de feu et en braises vives. On remonte encore dans le temps avec <em>Phyton le merveilleux serpent</em> de Guillaume de Machaut (1300-1377), partition la plus ancienne du programme.</p>



<p>À ces œuvres du passé répondent des pépites originales signées Francis Coulaud, Mélissa Zantman, Cati Delolme ou encore Colin Heller, dont les textes entrent en résonance avec les pièces anciennes. Les voix alternent solos et polyphonies, parfois rejointes par les musiciens. La frontière entre les mondes est poreuse, mouvante. Car c&rsquo;est là le cœur du projet : la métamorphose révèle un univers composé de présences multiples, établit une continuité entre les formes du vivant. Elle interroge notre rapport au sauvage, à l&rsquo;animal, à l&rsquo;altérité, à la mort. Elle parle aussi de la figure féminine telle que façonnée à la fin du Moyen Âge. Capable de donner la vie, la femme a cristallisé à la fois le désir, la fascination mais aussi la terreur justifiant bien des violences, des viols et des dominations.</p>



<p>Ce programme de haut niveau, poétique et ambitieux porté par l’association Le Chant des voisins, n&rsquo;existerait pas sans la confiance partagée de ses coproducteurs&nbsp;: la Cité de la Musique de Marseille, l&rsquo;Espace Culturel de Chaillol, avec le soutien du PIC-Ensemble Télémaque, de Musicatreize et de l&rsquo;Abbaye Médiévale de Lagrasse, centre culturel les Arts de lire.</p>



<pre class="wp-block-verse">ANNE-MARIE THOMAZEAU<br><br>Le concert s’est déroulé<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> le 30 avril</mark> à la <a href="https://www.citemusique-marseille.com/" type="link" id="https://www.citemusique-marseille.com/">Cité de la musique</a>, Marseille.</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/on-y-etait/"><em>On y était </em>ici</a></p>
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		<title>Joulik : un nouvel album aux « rivages » enchantés</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 07:28:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
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		<category><![CDATA[Arnaud Le Meur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rivages marque une nouvelle étape dans le parcours de Joulik. Le groupe, formé autour de Mélissa Zantman, Robin Celse et Claire Menguy, accueille désormais la batterie d’Arnaud Le Meur sur plusieurs titres, apportant une assise rythmique plus présente et ouvrant les arrangements vers des formes plus actuelles. Depuis ses débuts, Joulik travaille autour du croisement [&#8230;]</p>
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<p><a></a> <em>Rivages</em> marque une nouvelle étape dans le parcours de <strong>Joulik</strong>. Le groupe, formé autour de <strong>Mélissa Zantman</strong>, <strong>Robin Celse</strong> et <strong>Claire Menguy</strong>, accueille désormais la batterie d’<strong>Arnaud Le Meur </strong>sur plusieurs titres, apportant une assise rythmique plus présente et ouvrant les arrangements vers des formes plus actuelles.</p>



<p>Depuis ses débuts, Joulik travaille autour du croisement des langues, des timbres et des traditions vocales. <em>Rivages</em> poursuit cette démarche avec des chants écrits ou adaptés en bulgare, provençal, créole réunionnais, italien, turc, persan ou français, auxquels s’ajoute une langue imaginaire sur « Sangue dela ». Cette diversité linguistique nourrit les compositions sans chercher la reconstitution traditionnelle ni sombrer dans l’exotisme. Le groupe puise dans différentes cultures musicales pour construire un répertoire original dans lequel le «&nbsp;son Joulik&nbsp;» est immédiatement identifiable par la belle cohérence de ce mélange des voix, de cordes, d’instruments acoustiques et de rythmiques contemporaines.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Traditions du monde</mark></strong></p>



<p>L’album s’ouvre avec <em>Zhivotŭt</em> («&nbsp;la vie&nbsp;»), inspiré d’un chant bulgare, qui installe immédiatement le travail vocal du groupe. <em>Maragi</em>, construit autour d’une tradition provençale qui aurait rencontré l’orient, mêle chants jubilatoires et sonorité du kaval. <em>Ti larme</em>, émouvante complainte en réunionnais, auquel le violoncelle apporte toute sa gravité, prolonge cette circulation entre influences populaires et création originale.</p>



<p>Plus rythmique, <em>Sangue dela</em> introduit une couleur latino et un motif proche du chacha qui donne immédiatement envie de quitter sa chaise et d’inviter son voisin à danser, tandis que Comme<em> tel</em>, porté par le texte puissant de Mélissa Zantman, privilégie une écriture plus intime. Parmi les morceaux marquants figure également <em>Bacino di libertà</em>, dédié aux femmes qui dansent et chantent la liberté et <em>Dünya</em>, (le monde en turc) qui résume bien tout l’esprit du disque.</p>



<p>Autour du quatuor, plusieurs invités participent à l’album. Le percussionniste <strong>Bijan Chemirani</strong>, qui intervient sur <em>Dala</em> et <em>Ambivalencia</em>, apporte son approche des rythmiques persanes et méditerranéennes. <strong>Nicolas Canavaggia</strong> signe la contrebasse sur <em>Bacino di libertà</em> tandis que <strong>Lilia Ruocco</strong> fait sonner son tambourin. Une fois goûté à ces <em>Rivages </em>enchanteurs, on peine à les quitter.</p>



<pre class="wp-block-verse">ANNE-MARIE THOMAZEAU<br><br>Rivages, de Joulik<br>La Clique productions</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/"><em>Musiques</em> ici</a></p>
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