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	<title>Archives des discriminations - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des discriminations - Journal Zebuline</title>
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		<title>Une communauté et ses épreuves</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Jan 2026 08:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Promis le ciel. Pour qui&nbsp;? Pour cette fillette immergée dans un bain moussant doux et bleuté autour de laquelle s’affairent trois femmes noires, lui posant des questions, la rassurant. La fillette (<strong>Estelle Kenza Dogbo)</strong> évoque un bateau renversé, un homme avec des couteaux «&nbsp;<em>Tout est cassé</em>&nbsp;» répète t-elle. Elles doivent trouver une solution pour la fillette. C’est ainsi que commence le nouveau film de la Tunisienne <strong>Erige Sehiri</strong>, dont on avait apprécié le précédent, <em>Sous les figues</em> (<a href="https://journalzebuline.fr/une-jeunesse-mi-figue-mi-raisin/">https://journalzebuline.fr/une-jeunesse-mi-figue-mi-raisin/</a>) Ici, c’est autour d’une communauté de femmes subsahariennes qui tentent de trouver leur place en Tunisie que se construit le film.&nbsp; Trois Ivoiriennes. Une pasteure, (<strong>Aïssa Maïga)</strong> ancienne journaliste, Aminata qui se fait appeler Marie, a rassemblé la communauté dans son&nbsp; <em>Église de la persévérance</em>, un culte catholique et un centre d’aides. Avec elle, Naney (<strong>Déborah Christelle Naney</strong> ) qui l’aide mais qui trafique avec un ami tunisien, Foued (<strong>Foued Zaazaa</strong> ),&nbsp; espérant faire venir sa fille qu’elle n’a pas vue depuis 3 ans. La plus jeune, Jolie&nbsp; (<strong>Laetitia Ky</strong>) étudiante, en règle avec ses papiers, pense surtout à ses études et voudrait être plus indépendante. La caméra de <strong>Frida Marzouk</strong> les suit de très près, captant sur leur visage toutes les émotions&nbsp;: espoir en un avenir meilleur, crainte et doutes quand les rafles de subsahariens s’annoncent. Scènes de la vie quotidienne, moments de ferveur quand Marie prêche et que toutes les femmes de la communauté prient et chantent&nbsp;: instants d’allégresse quand on danse, oubliant qu’on est loin de son pays et que la Tunisie n’est pas vraiment une terre d’accueil. Et lien entre les trois, la petite Kenza, l’enfant qu’on voudrait garder dans la communauté, ce qui pourrait être un risque pour Marie, Kenza qui ramène le sourire sur leur visage quand elles sont tristes, celle qui&nbsp;interroge les liens brisés, la maternité, l’avenir. Autour de ces trois femmes, gravitent des hommes, le propriétaire de la maison (<strong>Mohamed Grayaâ</strong>) assez indifférent à leur sort, Foued qui subit la crise économique comme bon nombre de Tunisiens, Noa, l’ami aveugle de Marie qui l’interpelle sur son projet de ne pas remettre Kenza aux autorités <em>: Tu ne peux remplacer un enfant par un enfant&nbsp;» </em>&nbsp;dit –il à cette mère qui a perdu sa fille. Un moment très émouvant.</p>



<p>« <em>On m’a promis le ciel, en attendant je suis sur la terre, à ramer.</em> » chante le groupe <strong>Delgres</strong>. &nbsp;Certes, elles rament ces trois femmes dont <strong>Erige Séhiri</strong> fait le portrait&nbsp; dans ce film choral à l’image soignée, souvent bleutée, superbement interprété par <strong>Aïssa Maïga, Déborah Christelle Naney</strong>,<strong> Laetitia Ky </strong>et la petite<strong> Estelle Kenza Dogbo, </strong>&nbsp;mais leur force, leur volonté face à l’adversité nous donnent une vraie leçon de vie.</p>



<p>Annie Gava</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Lire <a href="https://journalzebuline.fr/femmes-inspirantes/">ICI </a>un entretien avec Erige Sehiri</mark></strong></p>



<p><strong><em>Promis le ciel</em></strong> <strong> en salles le 28 janvier 2026</strong></p>



<p>© Jour2fête</p>



<p></p>
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		<title>DIASPORIK : MultiKulti, l’édition de combat</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Samia Chabani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Nov 2024 09:17:00 +0000</pubDate>
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<p><strong>Diasporik. Le monde de l’édition connait-il le même mouvement que celui de la presse avec l&rsquo;acquisition et le contrôle de divers médias et entreprises par de grands groupes&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>Catherine Argand.</strong> Oui, Hachette et Editis concentrent 90 % de l’édition et veulent une croissance à deux chiffres pour leurs actionnaires. En une vingtaine d’années, leurs fusions acquisitions ont abouti à un quasi-monopole. Le groupe Hachette appartient actuellement à Vincent Bolloré. En 2023, la Commission européenne a autorisé le rachat de Lagardère par le groupe Bolloré, qui contrôle désormais Hachette Livre. Le groupe Editis appartient actuellement à Czech Media Invest, une entreprise contrôlée par le milliardaire tchèque Daniel Křetínský. L’existence de maisons indépendantes comme les éditions Maspero leur permet d’éviter la requalification en situation de monopole pur.&nbsp;</p>



<p><strong>Dans ce contexte, quelle est la motivation derrière le lancement de <a href="https://multikulti.fr">MultiKulti Editions</a> ? <br></strong>Nous vivons dans une époque où les questions identitaires sont très fortes, où le RN gagne du terrain. La culture a un rôle très important à jouer dans la proposition d’imaginaires et le questionnement des stéréotypes. </p>



<p>Notre collection est engagée et ouvre un espace narratif dédié aux tensions sociales, raciales, religieuses, liées aux genres, aux modes de vie, aux normes. Nous voulons proposer quatre publications annuelles, composées de trois romans ou essais et d’une revue. En privilégiant les voix plurielles, sans nous enfermer dans des caricatures avec la recherche d’une exigence de qualité littéraire.&nbsp;</p>



<p>L’enjeu consiste à rendre visibles les invisibles, les écrits pas publiés, stigmatisés… On assiste dans le milieu de l’édition, comme en presse et TV, à un phénomène de tokénisme, pratique consistant à fournir des efforts symboliques d&rsquo;inclusion vis-à-vis de groupes minoritaires pour échapper aux accusations de discrimination. L&rsquo;illusion de diversité se manifeste souvent par la présence de personnages issus de minorités qui n&rsquo;ont pas de rôle substantiel dans l&rsquo;histoire.&nbsp;</p>



<p><strong>Les invisibles correspondent à toutes les personnes discriminées qui ne font pas l’objet d’un destin romanesque. Selon vous, les imaginaires d’exil sont-ils les plus dérangeants&nbsp;?</strong></p>



<p>Les imaginaires d’ailleurs des écrivains doivent rester d’ailleurs, c’est une sorte d’impératif catégorique qui assure l’illusion de non-discrimination. Mais les imaginaires d’ici, de l’exil, restent invisibles. De la même façon les discriminations liées à l’origine, au genre ou à l’orientation sexuelle restent difficiles à aborder. Elles exigent le respect de l’État de droit, le respect de la promesse républicaine entre concitoyen·nes et la reconnaissance de leur légitimité pleine et entière. Or dans les faits les citoyennetés sont à géométrie variable et inégalitaire.&nbsp;</p>



<p><strong>Comment favoriser la diversité des voix et des récits&nbsp;?</strong></p>



<p>Alors que la littérature participe d’une guerre culturelle impulsée par l’extrême droite, créer de nouveaux espaces d’expression et de diffusion grand public relève de&nbsp;l’urgence. L’ensemble de nos titres bénéficieront d’une mise en place d’environ 1 500 exemplaires et seront distribués et diffusés par Pollen. Marc Chebsun, cofondateur de Multikulti, a imaginé des couvertures marquantes, flanquées de courtes vidéos à l’atmosphère coup de poing. La maison lance aussi, pour sa prochaine parution, un appel à synopsis en vue d’une fiction sur les identités intersexes ainsi qu’une enquête autour de l’islamophobie et de l’antisémitisme.</p>



<p><strong>Le monde de l’édition manque-t-il d’audace&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>Disons que l’édition en France a loupé le livre numérique&nbsp;avec notamment le refus de baisser le prix pour rester plus cher que le livre de poche, le manque d’approche transmédias comme format complémentaire de la publication papier. C’est un rendez-vous manqué, le monde de l’édition reste un marché de l’offre et non de la demande, ce qui occasionne une grande quantité de livres, mais sans grande diversité. Nos QRcode inclus renvoient à des contenus audiovisuels qui font partie intégrante du livre. On peut lire la playlist qui est intégrée à la matière romanesque, le débat télévisé, différentes enquêtes.&nbsp;</p>



<p><strong>Trois fictions percutantes viennent de paraître,&nbsp; polars et romans d’apprentissage qui s’adressent à un public large et portent des combats…</strong></p>



<p>Oui, avec ces propositions, l’enjeu est de gagner un public qui n’est pas acquis mais toujours avec une signature, celle de la maison d’édition comme celle de l’auteur.&nbsp;</p>



<p>Le polar de Soufyan Heutte, <em>Rap au vif</em> imagine l’existence d’un serial killer qui attaque des femmes portant le voile. Pour accompagner le texte et toucher un public qui ne va pas en librairie, l’auteur a prévu des mises en débats fictives, filmées sur des plateaux médiatiques et accessibles depuis des flashs codes en couverture du livre. Ce prolongement de sons et teasers documente le livre de façon très intéressante et contribue à multiplier les entrées dans la fiction.&nbsp;</p>



<p>Deuxième polar de la maison, <em>Et Bang !</em> de Marc Cheb Sun raconte la violence de luttes raciales au Pays Basque, et met en scène « <em>les quasi-sectes d’ultra-droite qui vivent dans l’ombre du parti d’extrême droite</em> ». De jeunes Blancs obsédés par les ghettos noirs américains, établissent des dynamiques de pouvoir et de marginalisation. Les femmes y ont un rôle important et intrigant. L&rsquo;établissement thermal, point central du récit, est dirigé par Jeanne Labrume, une figure d&rsquo;autorité forte et imposante, qui ajoute une dynamique intéressante à l&rsquo;histoire. Les interactions entre les personnages féminins et masculins, ainsi que leurs rôles dans l’enquête sur la disparition d’un employé offrent une perspective diversifiée sur les événements. La bande son est signée Marc Chebsun&nbsp;!</p>



<p><em>Sur les pointes</em> de Marie Vanaret, réalisatrice et scénariste, propose un récit d’émancipation féministe et de dénonciation du validisme, enrichi d’un entretien avec le spécialiste Gilles Pialoux. Dans un style très signé, l’autrice propose des tableaux successifs pour découvrir le destin d’une petite fille dans la France de l’après-guerre. Elle voit son destin contrarié mais sa ténacité pour être sur les pointes devient un combat. Un contexte culturel où le corps s’émancipe, mais où le validisme reste puissant&#8230;</p>



<p>Avec ces propositions, l’enjeu est de gagner un public qui n’est pas acquis mais toujours avec une signature, celle de la maison d’édition comme celle de l’auteur.&nbsp;</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR SAMIA CHABANI</p>



<pre class="wp-block-verse">Catherine Argand est ex-directrice de collection chez Rivages/Payot, ex-codirectrice des éditions Alma, journaliste à <em>Lire </em>et <em>France Culture</em>, membre du jury de plusieurs prix littéraires</pre>



<p>* <a href="https://achac.com/tribune/ledition-au-coeur-dune-guerre-culturelle">https://achac.com/tribune/ledition-au-coeur-dune-guerre-culturelle</a>&nbsp;</p>
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		<title>DIASPORIK : Se former, pour lutter contre les discriminations</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Apr 2024 09:06:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Vous organisez trois jours de formation sur les discriminations en direction des tsiganes. Pourquoi avoir eu envie de commencer par ce sujet ?  Samia Chabani.&#160;L’entrée principale de cette&#160;formation&#160;est la prise en compte des discriminations dans les pratiques professionnelles. Il est essentiel de préciser qu’elle est soutenue par la Fondation de France. Au sein de l’enjeu de lutte contre les [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Zébuline. Vous organisez trois jours de formation sur les discriminations en direction des tsiganes. Pourquoi avoir eu envie de commencer par ce sujet ? </strong></p>



<p><strong>Samia Chabani.</strong>&nbsp;L’entrée principale de cette&nbsp;formation&nbsp;est la prise en compte des discriminations dans les pratiques professionnelles. Il est essentiel de préciser qu’elle est soutenue par la Fondation de France. Au sein de l’enjeu de lutte contre les discriminations, l’antitsiganisme demeure l’un des « angles morts ».&nbsp;À&nbsp;Marseille, le contexte de rejet&nbsp;autour de la&nbsp;possible&nbsp;création d’un village d’insertion&nbsp;pour&nbsp;populations romanis [<em>projet finalement reporté par la préfecture, ndlr</em>], illustre l’enjeu d’une meilleure connaissance des parcours résidentiels, migratoires et des conditions de vie de ces populations.</p>



<p><strong>À qui s’adresse cette formation&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>À une mixité de publics&nbsp;: des professionnels, agents de service public qui sont en charge de ces questions, mais aussi à des intervenants bénévoles ou&nbsp;en service civique, intervenant dans le cadre de&nbsp;l’accompagnement social ou culturel,&nbsp;l’hébergement d’urgence, l’accès aux droits et aux soins. Des personnes qui interviennent, sans avoir nécessairement bénéficié d’une formation initiale ou continue sur la prévention des discriminations.&nbsp;Sophie Latraverse, juriste experte en RSE rappelle que 82% des employeurs déclarent n’avoir reçu aucune formation sur les discriminations.&nbsp;</p>



<p><strong>En quoi cette discrimination se distingue-t-elle des autres formes de racisme&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>Il y a chez les populations tsiganes, un cumul de représentations péjorées qui font d’eux une «&nbsp;classe dangereuse&nbsp;»&nbsp;: suspicion de traite humaine, de vol, de délinquance, criminalisation du nomadisme… Autant de stigmates liés à un mode de vie singulier autant qu’à l’assignation sociale produite par la catégorisation administrative et plus largement à l’exclusion. Beaucoup de gens associent romanis, tsiganes, gens du voyage… alors que l’on parle de groupes sociaux différents.&nbsp;C’est intéressant aussi de voir qu’aujourd’hui combien on promeut la mobilité comme une compétence à haute valeur ajoutée, alors que le nomadisme apparaît toujours comme un mode de vie marginal et déprécié.&nbsp;</p>



<p><strong>Vous invitez&nbsp;Ilsen About, un historien&nbsp;qui s’intéresse à&nbsp;l’histoire des politiques antitsiganes au XX</strong><strong><sup>e</sup></strong><strong>&nbsp;siècle. Comment cette discrimination d’État s’est elle matérialisée&nbsp;?</strong></p>



<p>De différentes manières&nbsp;: l’enfermement des tsiganes, mais aussi par la création du carnet anthropométrique [<em>document administratif créé en 1912 pour surveiller les déplacements des populations nomades, ndlr</em>]. On peut dire que les tsiganes ont subi une forme de contrôle social et administratif (fichage) extrêmement puissant – qui a pu concerner d’autres populations –&nbsp;mais qui&nbsp;perdure&nbsp;encore, et participe&nbsp;à&nbsp;cette représentation de «&nbsp;classe dangereuse&nbsp;».&nbsp;Sans oublier que les tsiganes ont également été déportés pendant la Seconde Guerre mondiale. &nbsp;</p>



<p><strong>Comment peut-on analyser, ou quantifier,&nbsp;le racisme dont sont victimes&nbsp;les populations tsiganes aujourd’hui&nbsp;?</strong></p>



<p>L’objet du cycle en trois sessions&nbsp;est&nbsp;d’invoquer différentes formes de discriminations,&nbsp;mais aussi d’introduire des concepts qui nous permettent de les penser. L’approche pluridisciplinaire et l’alternance d’interventions entre chercheurs et professionnels y contribuent.&nbsp;Si les discriminations sont réelles, on a une difficulté à les documenter et à les prendre en compte, car on n’a pas le droit de faire des statistiques ethniques mais également à faire valoir le droit pour aboutir à de véritable recours juridique.&nbsp;Il y a quelques années, la Cnil a autorisé&nbsp;la création d’une enquête&nbsp;qui s’appelle&nbsp;<em>Trajectoires et&nbsp;origines</em>, qui a permis de quantifier les discriminations&nbsp;et de les distinguer [<em>sous la direction de Cris Beauchemin, Christelle Hamel et Patrick Simon, qui intervient dans la session de juillet, ndlr]. </em>L’enquête statistique réalisée conjointement par l’Ined et l’Insee éclaire la question des inégalités et des discriminations. Elle illustre l’impact systémique des discriminations en France, notamment celles des discriminations liées à l’origine. L’assignation raciale est un concept qu’on a du mal à penser en France. La reconnaissance de l’absence de race ne suffit pas à résoudre la question du racisme. Tout l’enjeu de cette formation est de montrer comment la construction sociale de la « race » permet d’identifier les processus de racialisation. Le cycle de formation mobilise les experts du sujet, comme la sociologue Sarah Mazouz, autrice de <em>Race</em> aux éditions Anamosa, ouvrage qui propose une approche critique de la notion de race. Nous nous faisons également l’écho des actions du réseau local ou du Défenseur du Droit. La formation se tient à la Maison départementale de lutte contre les discriminations.</p>



<p><strong>Le&nbsp;champ culturel joue-t-il suffisamment&nbsp;son rôle dans la lutte contre les discriminations envers les tsiganes&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>C’est paradoxal.&nbsp;Le champ culturel a pu contribuer à lutter contre l’antitsiganisme, en valorisant ces cultures (on pense à des artistes comme Django Reinhardt), tout en renforçant des stéréotypes, tels que la figure hyper sexualisée de la «&nbsp;gitane&nbsp;». Récemment, on peut saluer la scénographie de l’exposition&nbsp;<em>Barvalo</em>&nbsp;au Mucem, qui a été une très belle réussite. Le projet a été pensé avec les peuples romanis, qui ont pu apporter le regard des concernés… Le musée du Gadjo de l’artiste Gabi Jimenez était une forme innovante de retournement du stigmate.&nbsp;Cette méthode participative devrait être la règle, pas l’exception. La commissaire de l’exposition Julia Ferloni et William Acker seront présents pour partager leur expérience. Enfin l’institut Calam sera présent pour évoquer l’articulation entre les identités religieuses et LGBTQ+.&nbsp;</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR N.S.</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Approche multifactorielle des discriminations </strong><br>Du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">14 au 16 mai</mark> : La question des discriminations en direction des tsiganes, romanis. <br>Du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">9 au 11 juillet </mark>: Introduction à l’enquête Teo2 et approche juridique des discriminations <br>Du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">7 au 9 octobre</mark> : Introduction à la sociologie de la race et articulation des discriminations  Lgbtophobie.</pre>



<pre class="wp-block-verse">S’inscrire auprès de <a href="mailto:formation@ancrages.org">formation@ancrages.org</a><br>Lieu: Maison départementale de lutte contre les discriminations <br>67 av de Toulon 13006 Marseille </pre>
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