<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des documentaire - Journal Zebuline</title>
	<atom:link href="https://journalzebuline.fr/tag/documentaire/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://journalzebuline.fr/tag/documentaire/</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Mon, 15 Jun 2026 09:34:18 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0</generator>

<image>
	<url>https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/cropped-LOGO512SITE-4-e1659637379402.png?fit=32%2C32&#038;ssl=1</url>
	<title>Archives des documentaire - Journal Zebuline</title>
	<link>https://journalzebuline.fr/tag/documentaire/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">209690185</site>	<item>
		<title>Quand l’enfant grandit</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/quand-lenfant-grandit/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=quand-lenfant-grandit</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/quand-lenfant-grandit/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 09:34:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[cinema]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[adolescence]]></category>
		<category><![CDATA[apprentissagez]]></category>
		<category><![CDATA[campagne]]></category>
		<category><![CDATA[documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[élevage]]></category>
		<category><![CDATA[ferme]]></category>
		<category><![CDATA[gabin]]></category>
		<category><![CDATA[Maxence Voiseux]]></category>
		<category><![CDATA[Quinzaine des cinéastes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=137085</guid>

					<description><![CDATA[<p>En  2013 Maxence Voiseux avait réalisé son premier court métrage, Des Hommes et des bêtes, où il filmait André Lourdel et son fils Hubert, éleveurs et vendeurs de bovins,  dans l’Artois.  Trois ans plus tard, il consacre son premier long documentaire, Les Héritiers, à Hubert  et ses deux frères qui travaillent tous dans les métiers de [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/quand-lenfant-grandit/">Quand l’enfant grandit</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">En  2013 <strong>Maxence Voiseux </strong>avait réalisé son premier court métrage,<em> Des Hommes et des bêtes</em>, où il filmait André Lourdel et son fils Hubert, éleveurs et vendeurs de bovins,  dans l’Artois.  Trois ans plus tard, il consacre son premier long documentaire, <em>Les Héritiers</em>, à Hubert  et ses deux frères qui travaillent tous dans les métiers de la viande. C’est lors de ce tournage qu’il  rencontre Gabin, âgé de huit ans, fils de Dominique, un des frères et de Christiane, sa femme. Il décide de filmer  cet enfant car <em>«il était plus drôle et plus irrévérencieux que ses frères et ses cousins. Il osait déjà exprimer ses sentiments, ses volontés et pleurer, ce qui est rare dans cette famille. ». </em>Ce qu’il va faire de 2019 à 2025. C’est le petit dernier d’une fratrie et pour Dominique, qui a consacré sa vie à sa boucherie, il est évident que Gabin prendra sa succession. Mais Gabin, lui, voudrait  faire un métier avec les animaux vivants.  Comment résister à cette pression paternelle ? Il n’est pas à l’aise à l’école. « <em>Je me méfie</em>, confie-t-il<em>. On y fonctionne en bandes séparées. Je m’entendrais bien avec les filles ; les garçons ne comprennent pas les choses ! »</em>…Gabin s’inquiète; sa mère s’est installée en 2012 mais malgré un travail acharné, la ferme est presque en faillite, confie-t-il à son amie, Lilou. <em>« On n’a pas de  matériel, juste un tracteur et une remorque. Rien que de penser perdre les vaches, ça me fait mal au cœur ! »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’adolescent, la pression est forte. On le voit grandir entre les exigences de son père et l’affection de sa mère avec qui il a une tendre complicité.  A 14 ans il doit décider de son avenir .Quel lycée ? En internat ? « <em>Du moment que tu bosses, je m’en fous »</em> lui lance son père, déçu qu’il ne choisisse pas de s’orienter vers la boucherie. Ce sera un lycée agricole. On le voit avec ses camarades à l’internat, dans les alpages où il fait son stage, apprenant, avec un berger, à dresser un chien de troupeau. Le petit Gabin est devenu grand.  Il ira jusqu’au bout de ses rêves même si c’est dur de laisser sa mère, épuisée…Pour sortir de leur lassitude, Dominique et Christiane vont aussi faire des choix,  qu’on vous laisse découvrir. Des personnages attachants, des prés, les gestes du travail des champs, des visages, tout est filmé avec soin et justesse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si vous n’aimez pas la campagne, si vous n’aimez pas les paysages, si vous n’aimez pas les bêtes, n’allez pas voir <em>Gabin</em>&nbsp;! Si non, courez- y et vous y rencontrerez des gens très attachants que vous quitterez à regret.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Annie Gava</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Gabin </em>sortira en salles le18 novembre</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;© Arizona distribution</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/quand-lenfant-grandit/">Quand l’enfant grandit</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/quand-lenfant-grandit/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">137085</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Hair, Paper, Water</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/hair-paper-water/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=hair-paper-water</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/hair-paper-water/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 06:40:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[cinema]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[campagne]]></category>
		<category><![CDATA[documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[langue ruc]]></category>
		<category><![CDATA[mémoire]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Graux]]></category>
		<category><![CDATA[traditions]]></category>
		<category><![CDATA[Truong Minh Quy]]></category>
		<category><![CDATA[Viet Nam]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=136122</guid>

					<description><![CDATA[<p>Nuit, feu, eau, grotte, abeilles, chauves-souris…des mots inscrits en rouge sur l’écran. Et c’est la voix chaude d’une vieille dame, Mme Hậu, qui nomme, en langue Rục les éléments de la nature, filmés en gros plan. «&#160;Dans une grotte, je suis née&#160;» confie t- elle. Venue au monde à sept mois, elle y restée jusqu’à [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/hair-paper-water/">Hair, Paper, Water</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Nuit, feu, eau, grotte, abeilles, chauves-souris…des mots inscrits en rouge sur l’écran. Et c’est la voix chaude d’une vieille dame, Mme Hậu, qui nomme, en langue Rục les éléments de la nature, filmés en gros plan. <em>«&nbsp;Dans une grotte, je suis née</em>&nbsp;» confie t- elle. Venue au monde à sept mois, elle y restée jusqu’à ses onze ans. Elle appartient à une minorité ethnique qui a vécu isolée dans des grottes, une communauté découverte en 1959, dans un petit territoire à la frontière du Laos. Mme Hậu transmet sa langue, ses savoirs, ses traditions à la nouvelle génération, en particulier à son petit fils qui partage avec elle son amour de la nature, les yeux émerveillés. <strong>Nicolas Graux</strong> et <strong>Truong Minh Quy</strong> qui l’avait rencontrée et filmée dans un documentaire précédent, vont la suivre au fil de l’eau sur sa barque vers sa grotte, mais aussi à Saigon où elle part aider sa fille qui vient d’accoucher. C’est par ses yeux que nous découvrons une ville, un monde dont elle ignore tout.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tourné avec une caméra Bolex 16mm, avec un son post-synchrone,<em>Hair, Paper, Water </em>se lit comme un livre d’images, une sorte d’abécédaire&nbsp; poétique&nbsp; <strong>Hair </strong>comme les longs cheveux de&nbsp; Mme Hậu, qu’elle peigne avec soin, qu’elle a coupés trois fois et vendus pour acheter de la nourriture. <strong>Paper,</strong> fabriqué avec les acacias coupés dans les forêts dévorées par ce qu’on appelle le progrès. <strong>Water</strong>, l’eau des fleuves et rivières, l’eau d’un pays en crue, symbole du temps qui s’écoule, mémoire mouvante qui pourrait disparaitre et que Mme Hậu transmet à travers mots et gestes. Cueillette de plantes médicinales, herbes qu’on hache, qu’on fait infuser et qui soignent les entorses, macérations dans lesquelles on baigne les bébés. La caméra saisit tous ces gestes qui risquent de se perdre, les visages de la grand mère et de son petit fils, la force de leur lien, mais aussi le souffle du vent dans les arbres, le clapotis de l’eau, le vert pâle des paysages. Un film au grain granuleux, au rythme lent,&nbsp; entre documentaire et rêverie, qui peut nous emporter ou nous laisser sur la rive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Annie Gava</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Hair, Paper, Water </em></strong>&nbsp;sort en salles le 10 juin</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/hair-paper-water/">Hair, Paper, Water</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/hair-paper-water/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">136122</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Gaza, aux frontières de l&#8217;horreur</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/comment-parler-de-gaza/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=comment-parler-de-gaza</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/comment-parler-de-gaza/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 08:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[cinema]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Anat Even]]></category>
		<category><![CDATA[Ariel Cypel]]></category>
		<category><![CDATA[Bombes]]></category>
		<category><![CDATA[Collapse]]></category>
		<category><![CDATA[documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Ezzideen Shehab]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
		<category><![CDATA[guerre]]></category>
		<category><![CDATA[Imre Kertész]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=136339</guid>

					<description><![CDATA[<p>« Tu as choisi de défier la société par la langue du cinéma. Courageux mais anecdotique. Je mets fin à nos échanges. » écrit Ariel Cypel, coscénariste, à Anat Even, la réalisatrice israélienne du documentaire Collapse (Effondrement) tourné pendant deux ans dans le kibboutz de Nir Oz et dans le désert du Néguev. Eh bien, [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/comment-parler-de-gaza/">Gaza, aux frontières de l&rsquo;horreur</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">« <em>Tu as choisi de défier la société par la langue du cinéma. Courageux mais anecdotique. Je mets fin à nos échanges</em>. » <strong>écrit Ariel Cypel,</strong> coscénariste, à <strong>Anat Even</strong>, la réalisatrice israélienne du documentaire <em>Collapse </em>(<em>Effondrement</em>) tourné pendant deux ans dans le kibboutz de Nir Oz et dans le désert du Néguev. Eh bien, c’est loin d’être anecdotique ! Certes, on a vu beaucoup d’images sur Gaza, fictions et documentaires mais difficile d’oublier la voix d’<strong>Anat Even </strong>qui nous guide sur ce territoire. Déambulations à pied dans le kibboutz en ruines où elle a vécu, jeune&nbsp;: maisons abandonnées, photos d’habitants de Nir Oz, des amis qui lui ont appris « l’histoire et le cinéma. Plans larges, coupés en deux par la frontière, les barbelés. Terre ocre, champs traversés sans cesse par des machines, tracteurs, chars et les D9, monstres de 60 tonnes d’acier qui renversent, abattent, expulsent, aplanissent. Longs travellings en voiture le long des routes et, au loin, omniprésents, la fumée et l’écho sourd des bombardements et des explosions. Anat Even a commencé à filmer le 24 octobre 2023 et en automne 2025, dit-elle, chaque matin est pareil à l’autre. « <em>J’entends les bombardements incessants et mon cœur se brise.&nbsp;</em>» 100.000 obus d’artillerie, ainsi que des bombes à fragmentation, contenant jusqu’à 429 kg de matière explosive, ont été largués ; en une semaine de guerre, plus que ce qu’ont lancé les Américains sur l’Afghanistan en 2019. &nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Voix off, lettres échangées avec Ariel, témoignages comme celui d’<strong>Ezzideen Shehab, </strong>médecin et poète palestinien, 27 ans, rentré à Gaza en octobre 2023, 5 jours avant le début de la guerre. «&nbsp;<em>Ce n’est pas le destin qui nous affame, ce ne sont pas les cieux qui nous bombardent, c’est la logique des puissants, l’arithmétique froide de la géopolitique qui ont transformé nos rues en abattoirs&nbsp;; 60 000 morts, 150 000 mutilés, principalement des enfants dont le seul crime et d’être nés à Gaza, du mauvais coté d’une ligne imaginaire, tracée par des messieurs en costumes</em>.&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Israéliens comme Anat Even qui sont contre cette guerre, et toutes les autres, sont vus comme des fous dangereux, tel cet homme assis sur la route, tenant un panneau appelant à la paix, fantôme muet. Comment parler de Gaza&nbsp;? <em>D’une zone d’extermination, d’un enfer à portée de main et à des années-lumière ?</em> &nbsp;La réalisatrice filme les quelques rassemblements d’opposants à cette guerre éternelle, qui manifestent pour la paix, contre Netanyahou en visite au kibboutz, 650 jours après le désastre. Elle nous met face aux discours haineux de ceux qui traitent les Gazaouis de rats et affirment leur volonté de recoloniser Gaza.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A Ariel qui souhaiterait mettre Israël au ban des nations comme les Allemands, les Serbes et les Hutus, elle confie ne pouvoir se détacher, née là et n’ayant nulle part où aller. Pas d’autre langue, pas d’autres paysages.  Ariel qui met fin à leurs échanges, craignant que la caméra de son amie ne se cantonne à un seul côté de la frontière : derrière cette barrière vit un peuple condamné à mort qui n’a ni visage, ni nom.  Elle, ne veut pas renoncer à l’espoir. Quelle place pour le cinéma face à cette machine de guerre ? Anat Even a choisi de laisser une trace, au plus près des lieux, des contradictions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une citation du prix Nobel de littérature, <strong>Imre Kertész,</strong> qui ouvrait ce documentaire sombre et courageux&nbsp;: <em>«&nbsp;Nous étions parfaitement conscients de la stupidité de la barbarie et de la malfaisance destructrice qui se propageait dans notre pays comme un fléau avec l’aval des autorités. Pourtant, nous les avons considérées avec indifférence comme des gens qui auraient renoncé depuis longtemps à tenter d’améliorer la vie publique ou à provoquer un changement quel qu’il soit. </em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Collapse</em> se termine par une dédicace aux enfants et aux victimes innocentes de crimes contre l’humanité</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un documentaire qui résonne encore plus fort en cette période où beaucoup d’innocents sont sous les bombes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Annie Gava</p>



<p class="wp-block-paragraph">Collapse en salles le 6 mai</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/comment-parler-de-gaza/">Gaza, aux frontières de l&rsquo;horreur</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/comment-parler-de-gaza/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">136339</post-id>	</item>
		<item>
		<title> Entre territoire, identité et justice</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/entre-territoire-identite-et-justice/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=entre-territoire-identite-et-justice</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/entre-territoire-identite-et-justice/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Apr 2026 05:12:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[cinema]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Argentique]]></category>
		<category><![CDATA[Chuschagasta]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Javier Chocobar]]></category>
		<category><![CDATA[Lucrecia Martel]]></category>
		<category><![CDATA[territoire]]></category>
		<category><![CDATA[Tucuman]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=135698</guid>

					<description><![CDATA[<p>Des images vues du ciel, un paysage aux formes géométriques colorées. La caméra s’approche progressivement, nous faisant découvrir une terre aride, puis un stade où s’entrainent filles et garçons. Soudain, un contrôle policier. On se retrouve dans un tribunal en plein procès. Cette entrée de Nuestra Tierra est emblématique de la structure même du film : [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/entre-territoire-identite-et-justice/"> Entre territoire, identité et justice</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Des images vues du ciel, un paysage aux formes géométriques colorées. La caméra s’approche progressivement, nous faisant découvrir une terre aride, puis un stade où s’entrainent filles et garçons. Soudain, un contrôle policier. On se retrouve dans un tribunal en plein procès. Cette entrée <em>de Nuestra</em> <em>Tierra</em> est emblématique de la structure même du film : la vie de la communauté des Chuschagasta à Tucuman, et le procès de ceux qui ont tué leur leader, <strong>Javier Chocobar</strong>. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Premier documentaire de la réalisatrice argentine <strong>Lucrecia Martel</strong> , qu’on connait surtout par ses fictions (<em>La Cienaga, Zama) </em>qu’elle a mis plus de 15 ans à réaliser. <em>Nuestra Tierra</em> chronique la spoliation par l’état argentin des droits des communautés indigènes, nous fait suivre le procès des trois prévenus, le propriétaire terrien <strong>Dario Luis Amín</strong> et deux policiers, <strong>Luis Humberto Gómez</strong> et <strong>Eduardo José Valdivieso</strong>.  Revendiquant la propriété des terres et armés de fusils, ils ont tué le leader de la communauté, Javier Chocobar. Le meurtre a été filmé en vidéo et ce sont ses images violentes qui ont incité <strong>Lucrecia Martel</strong> à se documenter, à  rencontrer la communauté, à faire parler hommes et femmes de leur vie, de leurs terres, de leur luttes pour conserver leur territoire et tenter d’obtenir justice. Le procès ne se tiendra qu’en 2018. Lucrecia Martel a eu le temps de récolter, témoignages, archives, photos auprès de la communauté Chuschagasta. Des images et des paroles qui racontent leur histoire, leur relation à la terre, élément fondateur de l’identité indigène. Certaines paroles comme celle de la vieille Maria, devant la table basse où sont étalées les photos qui racontent sa vie et celles de sa communauté sont très fortes. Néanmoins, tous ces matériaux, un peu trop nombreux, risquent à certains moments de perdre le spectateur.</p>



<p class="wp-block-paragraph"> Construit en alternance entre présent et passé,  avec des séquences récurrentes comme celle de la vidéo de mauvaise qualité, pixellisée  de l’exécution de Javier Chocobar, ou les plans au tribunal des personnes blanches qui témoignent en faveur des accusés, <em>Nuestra tierra</em> est un documentaire politique, une réflexion sur la relation entre territoire, identité et justice. C’est aussi l’occasion d’admirer la beauté de ce territoire.que nous offre la cinéaste par ses cadres et ses choix sonores.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Annie Gava</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sortie en salles le 1<sup>er</sup> avril</p>



<p class="wp-block-paragraph">© Méteore films</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/entre-territoire-identite-et-justice/"> Entre territoire, identité et justice</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/entre-territoire-identite-et-justice/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">135698</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Dans les archives palestiniennes</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/dans-les-archives-palestiniennes/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=dans-les-archives-palestiniennes</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/dans-les-archives-palestiniennes/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Mar 2026 06:54:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[cinema]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[archives]]></category>
		<category><![CDATA[Attila Faravelli]]></category>
		<category><![CDATA[Best of docs]]></category>
		<category><![CDATA[documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[guerre]]></category>
		<category><![CDATA[Kamal Aljafari]]></category>
		<category><![CDATA[Liban]]></category>
		<category><![CDATA[Mémoie]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=135674</guid>

					<description><![CDATA[<p>« Pour moi, réaliser ce film est un acte de résistance. » affirme Kamal Aljafari, le réalisateur du documentaire A Fidai Film, un film d’archives, retrouvées, retravaillées, montées qui tentent de reconstituer une mémoire disparue, celle du peuple palestinien. &#160; Un bord de mer, des vagues, une comptine… Des images en noir et blanc et la couleur [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/dans-les-archives-palestiniennes/">Dans les archives palestiniennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">« <em>Pour moi, réaliser ce film est un acte de résistance.</em> » affirme <strong>Kamal Aljafari,</strong> le réalisateur du documentaire <em>A Fidai Film</em>, un film d’archives, retrouvées, retravaillées, montées qui tentent de reconstituer une mémoire disparue, celle du peuple palestinien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp; Un bord de mer, des vagues, une comptine… Des images en noir et blanc et la couleur rouge du sang versé, des flammes qui ravagent des immeubles. Des rues où patrouillent des soldats, des arrestations&nbsp;; des hommes à terre, mains sur la tête. Mais aussi des scènes de la vie quotidienne, des marchés, des enfants dans la boue. Des camions de Tsahal qui sortent, chargés de dossiers, pillés au siège de l’OLP. Ce sont ces archives dont Kamal Aljafari a récupéré une partie qui vont peu à peu nous raconter l’histoire du peuple palestinien. Des images terribles comme celles de la violente explosion en plein cœur de Beyrouth- ouest à l’heure du déjeuner, (220 kg de TNT) puis aux obsèques, en gros plan, une femme qui pleure. La mer, rouge du sang versé. Le camp de Badaoui où l’l’UNRWA accueillent les réfugiés palestiniens et où ont lieu des affrontements, des arrestations, des massacres. Des fils rouges et des flashs rayent ces images. Et tout à coup un intertitre&nbsp;: <em>«&nbsp;La caméra des expropriés</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">La caméra des dépossédés « <em>dans le sens où il s’agit de rassembler et de collecter ce qui est possible de l’être, du point de vue de quelqu’un qui a tout perdu. </em>» Deux types d’images : des archives avec des inscriptions de l’armée israélienne, grattées en rouge et des extraits de films de fiction. Des silhouettes recouvertes de rouge qui deviennent des fantômes. Des séquences auxquelles le travail sonore d’<strong>Attila Faravelli </strong>redonne vie. Un film personnel et universel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Ce film est autobiographique, parce qu’il traite du pays dont je viens. Je travaille librement et ce travail essaie de mettre de l’ordre, d&rsquo;ouvrir une voie pour que je puisse m’exprimer et exprimer mon rapport à ces images d’une manière qui devient universelle. Au bout du compte, ce film ne parle pas que de la Palestine, mais de tout endroit qui a été occupé et de tout peuple qui a subi l’oppression.&nbsp;» </em>Kamal Aljafari</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un film nécessaire pour parler aussi de tous les peuples qui continuent à subir l’oppression et sont aujourd’hui sous les bombes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Annie Gava</strong><em></em></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/dans-les-archives-palestiniennes/">Dans les archives palestiniennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/dans-les-archives-palestiniennes/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">135674</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Au-delà de Katmandou, l&#8217;adieu aux cimes</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/au-dela-de-katmandou-ladieu-aux-cimes/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=au-dela-de-katmandou-ladieu-aux-cimes</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/au-dela-de-katmandou-ladieu-aux-cimes/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Feb 2026 08:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Alexander Murphy]]></category>
		<category><![CDATA[documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Vadim Alsayed]]></category>
		<category><![CDATA[Yarsagumba]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=134122</guid>

					<description><![CDATA[<p>Très peu sous nos latitudes connaissent le cordyceps sinensis nom scientifique du yarsagumba. On trouve cette chenille momifiée par un champignon parasite, à 5000 m d’altitude, cachée dans le sol aride des hauts plateaux himalayens. Recherché pour ses vertus aphrodisiaques, le yarsagumba se vend plus cher que l’or et provoque chaque printemps une véritable ruée. [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/au-dela-de-katmandou-ladieu-aux-cimes/">Au-delà de Katmandou, l&rsquo;adieu aux cimes</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Très peu sous nos latitudes connaissent le cordyceps sinensis nom scientifique du <em>yarsagumba</em>. On trouve cette chenille momifiée par un champignon parasite, à 5000 m d’altitude, cachée dans le sol aride des hauts plateaux himalayens. Recherché pour ses vertus aphrodisiaques, le yarsagumba se vend plus cher que l’or et provoque chaque printemps une véritable ruée. Des camps d’altitude s’installent et les chercheur-euses de cet or vert tentent leur chance. Si cette recherche est bien au cœur du film documentaire d’<strong>Alexander Murphy </strong>et si, selon ses dires, elle en a déclenché le désir initial, elle n’en est nullement le sujet. <em>Au-delà de katmandou</em> relève d’une quête bien plus personnelle, suivant l’itinéraire d’une jeune Népalaise entre retrouvailles et séparation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jamuna et sa petite sœur Anmuna vivent seules à Katmandou. Quelques années auparavant,&nbsp; leurs parents, de pauvres paysans de Maikot, village de montagne reculé, les ont confiées à un orphelinat où elles devaient recevoir une éducation. L’établissement en fait, maltraitait et exploitait les enfants. Les deux sœurs se sont échappées et installées dans la capitale népalaise. Jamuna travaille dur pour subvenir à leurs besoins et envoyer de l’argent à sa famille. A 21 ans, elle a décidé d’émigrer au Japon et d’y suivre des études. Pour financer ce projet, elle compte sur le yarsagumba. Elle ira une dernière fois à Maikot, avec Anmuna, pour retrouver son père, sa mère, ses deux sœurs restées là-bas. Elle leur dira adieu, même si c’est difficile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le réalisateur suit les jeunes filles dans un trajet interminable, de la ville surpeuplée aux chemins escarpés et déserts des montagnes, sous la pluie froide et glacée. Il entre avec elles dans la maison natale où on dort à même le sol, les accompagne aux champs puis à la rivière où on lave le linge. Plus tard, dans les prairies d’altitude où, à quatre pattes, tous cherchent le précieux champignon. Là-haut, au campement éphémère de tentes multicolores, on partage avec les autres cueilleurs de yarsagumba, un intermède festif&nbsp;; la parole se libère devant des paysages à couper le souffle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">D’autres vies que la sienne</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout au long du film, Alexander Murphy saisit les moments de complicité fusionnelle entre les sœurs, et se glisse dans l’intimité familiale. L’aînée est restée au foyer quand les deux cadettes sont parties. Mariée, enceinte, dépendante de son époux&nbsp;; elle voit sa vie finie&nbsp;; elle aussi pourtant a rêvé de faire des études. Les déchirures passées se devinent, les renoncements. La condition économique de ces castes très pauvres et celle des femmes, s’esquissent. La détermination de Jamuna n’en est que plus exemplaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La frontière entre documentaire et fiction s’estompe, on ne sait si les dialogues sont pré-écrits ou spontanés&nbsp;; les protagonistes semblent ignorer la caméra, se livrant à nous avec une confiance stupéfiante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme les sentiments, la lumière change sans cesse. Magnifique travail du chef op <strong>Vadim Alsayed,</strong> qui compose avec les couleurs éclatantes et les monochromes brumeux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le réalisateur franco-irlandais se coule avec aisance dans ces vies autres et semblables pour nous y inviter et s’y reconnaître.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ELISE PADOVANI</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Au-delà de katmandou</em> d’<strong>Alexander Murphy</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">en salle le 18 février</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/au-dela-de-katmandou-ladieu-aux-cimes/">Au-delà de Katmandou, l&rsquo;adieu aux cimes</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/au-dela-de-katmandou-ladieu-aux-cimes/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">134122</post-id>	</item>
		<item>
		<title>La magie du cinéma</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/la-magie-du-cinema/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=la-magie-du-cinema</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/la-magie-du-cinema/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Jan 2026 12:54:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[cinema]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Azerbaïdjan]]></category>
		<category><![CDATA[documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Orkhan Aghazadeh]]></category>
		<category><![CDATA[projectionniste]]></category>
		<category><![CDATA[village]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=134294</guid>

					<description><![CDATA[<p>En pleine nature, dans la neige, deux hommes montent une colline pour capter du réseau avec un ordinateur. A Sym, village perdu au milieu des montagnes, au sud de l’Azerbaïdjan, il n’y a pas de signal. Le plus âgé des deux veut absolument commander une ampoule&#160;pour un vieux projecteur : c’est Samid, l’ancien projectionniste, qui [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/la-magie-du-cinema/">La magie du cinéma</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">En pleine nature, dans la neige, deux hommes montent une colline pour capter du réseau avec un ordinateur. A Sym, village perdu au milieu des montagnes, au sud de l’Azerbaïdjan, il n’y a pas de signal. Le plus âgé des deux veut absolument commander une ampoule&nbsp;pour un vieux projecteur : c’est Samid, l’ancien projectionniste, qui s’est déplacé pendant vingt ans dans les villages environnants pour montrer des films avec son matériel portable. <strong>&nbsp;Orkhan Aghazadeh </strong>l’a rencontré alors qu’il travaillait sur son film de fin d’études, <em>The Chair. </em>Marqué par cet homme qui rêve de redonner vie au cinéma dans son village, il décide de revenir et de le filmer&nbsp;; ce qu’il va faire pendant deux ans nous faisant partager son projet. Il est aidé par un jeune cinéphile, Ayaz, que sa famille ne prend pas au sérieux et à qui il transmet son savoir-faire&nbsp;: manipuler l’appareil, faire démarrer les bobines…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Samid attend avec impatience l’ampoule qui tarde à arriver de… Lituanie. Il met tout le village à contribution&nbsp;: construire un écran, les hommes, coudre une toile, les femmes, qui assisteront à la future projection si elles y sont autorisées par les maris…On se réunit dans le village pour discuter de la future programmation&nbsp;: des films qui «&nbsp;ne heurtent pas les mœurs&nbsp;». De petites affiches sont tirées et placées dans le village. Mais l’ampoule n’arrive toujours pas&nbsp;et dans la communauté, on jase. Le découragement gagne parfois Samid qui évoque son fils, mort deux ans auparavant. Heureusement, le jeune Ayaz avec qui a noué une vraie amitié l’encourage&nbsp;et quand, enfin, la lampe arrive et que la projection peut avoir lieu, la copie du film indien qui doit être projeté est en Hindi ! Les villageois quittent la salle. Ensemble, Samid et Ayaz vont essayer de trouver des solutions…</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Pour moi, c’est une histoire de persévérance malgré les obstacles. Ce n’est pas la success story typique. On parle du parcours qu&rsquo;ils font, de leur passion partagée et des petites victoires qui surviennent en chemin</em>.&nbsp;» précise <strong>Orkhan Aghazadeh.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">On oublie parfois que <em>Le Retour du projectionniste</em> qui aborde les questions de transmission entre les générations, le pouvoir du cinéma, la vie dans un village de montagne est un documentaire. Samid et Ayaz semblent être de vrais Personnages de fiction. La mise en scène, les paysages font penser aux films de <strong>Kiarostami</strong> où la frontière entre réel et fiction disparait. Les gestes du quotidien, les conversations sont filmés par le directeur de la photo, <strong>Daniel Guliyev, </strong> avec une grande poésie ; le temps semble s’étirer et la magie du cinéma est là.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Annie Gava</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Retour du projectionniste</em>  en salles le 21 janvier 2026</strong></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/la-magie-du-cinema/">La magie du cinéma</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/la-magie-du-cinema/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">134294</post-id>	</item>
		<item>
		<title> Avec Thomas Ellis</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/avec-thomas-ellis/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=avec-thomas-ellis</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/avec-thomas-ellis/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Jan 2026 09:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[cinema]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Bastian Esser]]></category>
		<category><![CDATA[documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[entretin]]></category>
		<category><![CDATA[Leo Margue]]></category>
		<category><![CDATA[mineurs non accompagnés]]></category>
		<category><![CDATA[musiqe]]></category>
		<category><![CDATA[Opéra de Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[thomas Ellis]]></category>
		<category><![CDATA[Tout va bien]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=133854</guid>

					<description><![CDATA[<p>Comment est né ce film, Tout va bien, où vous abordez la question des mineurs non accompagnés&#160; (MNA)&#160;? Je suis Marseillais. Avant j’habitais en Inde&#160;; j’étais journaliste durant 15 ans. Je suis revenu à Marseille et je voulais faire un documentaire. Plus long. Je m’étais déjà intéressé &#160;aux Mineurs Non Accompagnés et, en rentrant en [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/avec-thomas-ellis/"> Avec Thomas Ellis</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Comment est né ce film, Tout va bien, où vous abordez la question des mineurs non accompagnés&nbsp; (MNA)&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je suis Marseillais. Avant j’habitais en Inde&nbsp;; j’étais journaliste durant 15 ans. Je suis revenu à Marseille et je voulais faire un documentaire. Plus long. Je m’étais déjà intéressé &nbsp;aux Mineurs Non Accompagnés et, en rentrant en France, je me suis rendu compte que lorsqu’on parlait d’immigration, on pensait toujours aux problèmes. C’est important certes, de parler des gens qui meurent en mer, des gens qui n’ont pas de papiers&nbsp;; mais j’ai l’impression que parfois on fait un amalgame, du moins certains médias, entre délinquance et immigration. Et quand je suis allé rencontrer ces jeunes, dans les foyers, dans les hôtels, j’ai vu des jeunes qui apprenaient une langue, un métier, qui essayaient de se créer une nouvelle vie, chez nous, à Marseille. Je me suis dit que cela n’était jamais raconté</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>L’écriture</strong></mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Aviez-vous dès l’écriture l’idée de suivre cinq adolescents ou est-ce à partir des rencontres que vous avez faites&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je savais que je voulais filmer plusieurs jeunes, pas forcément cinq, à différentes étapes, dans des situations différentes, qui venaient d’arriver&nbsp;; je voulais qu’il&nbsp; y ait une fille, des jeunes qui ne parlaient pas du tout français et aussi un jeune en fin de parcours. Le 1<sup>er</sup> que j’ai rencontré, c’est Junior, en décembre 2019, dans un hôtel du Pharo. Il revenait du lycée hôtelier, tout beau, en costume-cravate et dans cet hôtel du Pharo, un peu miteux, il s’est changé&nbsp;devant tout le monde&nbsp;: il a mis sa tenue de foot, et il a dit&nbsp;: «&nbsp;<em>Moi, je serai joueur professionnel ou serveur au Piazza Athénée&nbsp;!&nbsp;»</em>Sa détermination m’a marqué et on est resté en contact. On&nbsp; a appris à se connaitre et il a accepté de participer au film. En mars 2021, j’ai rencontré Aminata&nbsp;: pendant la COVID, j’avais mis en place des ateliers d’écriture et de jeux. Cela m’a permis de mieux comprendre leur &nbsp;histoire, d’avoir une relation différente que quelqu’un qui filme. Cela permettait de créer des activités avec des associations. Aminata a participé à ces ateliers. Je leur demandais comment ils s’imaginaient dans le futur. Les garçons disaient&nbsp;: «&nbsp; <em>Moi, j’aurai une grosse voiture&nbsp; et une femme au foyer</em>&nbsp;» Aminata s’est rebellée et a dit&nbsp;: «&nbsp;Moi je veux être indépendante, libre&nbsp;!&nbsp;» Elle avait 15 ans et demi&nbsp;;&nbsp; sa détermination m’a impressionné et je me suis dit que c’est elle que je voulais filmer. Je l’ai suivie au collège Monticelli où elle était scolarisée. Je cherchais un jeune qui ne parlait pas français et j’ai trouvé Khalil et son franc sourire, hyper dynamique. Abdulaye et Tidiane &nbsp;qui étaient dans la rue et venaient d’arriver ont accepté qu’on raconte leur histoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Confiance et intimité</strong></mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Comment avez-vous construit la confiance et l’intimité qu’on sent dans le film&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec le temps. On a appris à se connaitre pendant quelques années, moi à comprendre qui ils étaient. Il y a eu beaucoup de temps pour la préparation, , beaucoup de rencontres avec les bénévoles, avec les éducateurs, et beaucoup de temps de tournage&nbsp;: du 13 septembre 2022 au 16 juillet 2024</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Les choix</strong></mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Le documentaire est très bien construit&nbsp;: la présentation des cinq adolescents, avec leur parcours, puis leurs lieux de vie, leurs démarches administratives, leurs lieux d’apprentissage, leurs confidences…On sait que les documentaires s’écrivent au fur et à mesure du tournage. Qu’aviez vous écrit au départ&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je n’ai pas écrit grand-chose et souvent c’était très mal écrit&nbsp;: on n’a pas eu les aides du CNC. C’était très compliqué&nbsp;: les gens n’arrivaient pas à voir le film. Je connaissais les étapes importantes mais entre ce qu’on écrit et ce qu’on tourne, ça n’a rien à voir. Il y avait cette idée de plonger les spectateurs dans la vie de ces jeunes et comme c’est un film de cinéma, de les mettre dans des émotions, des sensations, dans le monde intérieur de ces jeunes, leurs rêves, leurs cauchemars.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Quel a été le moment le plus fort ou le plus marquant&nbsp; pour vous&nbsp;?&nbsp; Pour moi, c’est le moment où Aminata met les choses au point avec sa mère au téléphone</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aucun moment particulier. Tout le tournage&nbsp;: des moments hyper doux, hyper forts, drôles ou tristes. Ce sont ces moments de vie, ces deux années, et même plus, avec ces jeunes qui m’ont touché.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&nbsp;Y a-t-il eu des moments où vous avez douté&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">On doute tout le temps&nbsp;: on tourne et on ne sait pas si c’est bien, si c’est intéressant, si c’est touchant et au montage, on doute encore car lorsqu’on a presque 350 heures de rushes pour faire 1h 26 de film&nbsp;!!!On doute tout le temps&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Filmer le réel</strong></mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Il y a bien sûr des Mineurs Non Accompagnés qui continuent à vivre seuls, dans la rue&nbsp;; plus de 300 à Marseille. Ne craignez vous pas qu’on vous reproche de voir la vie en rose&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je ne vois pas la vie en rose&nbsp;! C’est le spectateur qui voit la vie en rose ! J’ai filmé des Jeunes Non Accompagnés, qui vont à l’école. C’est la vie normale des jeunes. Rien n’est en rose&nbsp;!&nbsp;C’est hyper positif, se disent souvent les gens mais non&nbsp;! J’ai juste filmé la réalité, ce qui se passait. Les cas de MNA qui sont dans la rue, c’est un autre sujet. Ce n’est pas le sujet du film.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong> Cadrage et de lumière</strong></mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Votre mise en scène est soignée. Aviez vous déjà travaillé avec le directeur de la photo, <strong>Bastian Esser</strong> et que lui avez vous demandé pour </em>Tout va bien<em>&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je préfère parler de cadrage, de lumière. Ce qui est mis en scène, ce sont les rêves et les course en vélo. Le reste est pris sur le réel. Ce qu’on voulait avec Bastian, c’était pouvoir filmer avec une caméra de cinéma qui permette de faire de ces jeunes des héros de cinéma<em>. </em>Je voulais qu’on filme avec un objectif de 50mm, ce qui fait qu’on est très proche. Je voulais qu’on soit happé par l’intériorité de ces gamins. Les visages sont énormes à l’écran. On savait que ça allait bouger, qu’ils allaient sortir du cadre, que ça allait montrer la vie, la vitalité de ces ados. On a fait aussi très attention à la lumière&nbsp;: avec de petites choses comme éteindre une lampe, mettre quelque chose de noir sur une ampoule, fermer un rideau. Atténuer la lumière pour que les couleurs ressortent…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>La musique</strong></mark></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la musique qui accompagne les moments forts du film, comment avez-vous travaillé avec <strong>Jeanne Susin</strong> et <strong>Oleg Ossina</strong>&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’idée était de mettre les spectateurs à la place de ces jeunes. Un outil facile à travailler&nbsp;; la musique et le son. Le son direct, la musique et le Sound design ne devaient qu’une seule bande son. Je voulais un thème musical qui revienne, permettant de faire le lien entre les 5 personnages. J’avais demandé à Jeanne de travailler sur quelque chose qui soit énergique comme l’adolescence et qu’il y ait aussi de la mélancolie. Un peu comme la musique du film de Truffaut, <em>Les 400 coups, </em>version 2025&nbsp;! Très rapidement elle a trouvé ce thème modal, inspiré de musique, &nbsp;indienne, africaine. Il nous fallait aussi créer des sensations sonores, de la matière, presque physique. Jeanne voulait un orchestre pour cela. J’ai écrit à l’Opéra de Marseille et ce qui est fabuleux, c’est qu’il a été d’accord. On m’a dit que j’étais le premier réalisateur de l’histoire de l’Opéra de Marseille à demander de faire la musique d’un film. On a pu enregistrer au GMEM à la Friche avec l’Opéra et le Chef d’orchestre <strong>Leo Margue</strong> (Victoires de la Musique 2024). On a travaillé sur des matières&nbsp;: il <strong>y a</strong> des moments symphoniques, des moments où on a demandé aux contrebassistes de caresser leur instrument, de plaquer, frotter les cordes, aux instruments à vent de tapoter etc.&nbsp; De l’artisanat&nbsp;!&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Changer le regard&nbsp;</strong></mark>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ce film changera assurément le regard de certains&nbsp;? Avez-vous prévu d’organiser des séances avec des associations qui sont sur le terrain et se battent pour une meilleure prise en charge des MNA</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film est soutenu par plein d’associations qui accompagnent le film. L’idée est bien sûr de changer le regard. Si le cinéma a une fonction, c’est bien de rendre visibles&nbsp; les invisibles, de montrer ce qu’on ne peut pas voir, de déplacer le regard. Presque 10000 lycéens et collégiens ont déjà vu le film&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Le film sort en salles le 7 janvier 2028 et bien sûr vous allez l’accompagner</em>…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Entretien réalisé par Annie Gava le 9 décembre 2025</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"> Lire <a href="https://journalzebuline.fr/tout-va-bien/">ICI </a>la critique du film</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/avec-thomas-ellis/"> Avec Thomas Ellis</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/avec-thomas-ellis/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">133854</post-id>	</item>
		<item>
		<title>S&#8217;écouter et s&#8217;entendre</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/secouter-et-sentendre/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=secouter-et-sentendre</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/secouter-et-sentendre/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Dec 2025 09:59:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Dominique Fischbach]]></category>
		<category><![CDATA[handicap]]></category>
		<category><![CDATA[Sourds et malentendants]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=133596</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ébats d’enfants dans l’eau, courses à travers champs&#160;: des vidéos de vacances en famille ouvrent le film. Puis on embarque dans une voiture. Une forêt file vers la montagne. D’autres images surgies du passé parasitent ce présent-là sans qu’on puisse les relier immédiatement au couple et à l’enfant qui sont dans l’habitacle. La mère parle [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/secouter-et-sentendre/">S&rsquo;écouter et s&rsquo;entendre</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Ébats d’enfants dans l’eau, courses à travers champs&nbsp;: des vidéos de vacances en famille ouvrent le film. Puis on embarque dans une voiture. Une forêt file vers la montagne. D’autres images surgies du passé parasitent ce présent-là sans qu’on puisse les relier immédiatement au couple et à l’enfant qui sont dans l’habitacle. La mère parle «&nbsp;drôlement&nbsp;». On comprend qu’elle est sourde «&nbsp;oralisante&nbsp;». «&nbsp;<em>Elle entend pas la moto</em>&nbsp;» comme dira le garçonnet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On met un moment à réaliser qu’on est dans un documentaire, que ces gens ne jouent pas un rôle. Manon, son mari et leur fils Matteo se rendent dans le chalet des parents de Manon&nbsp;: Laurent et Sylvie, qui les attendent avec impatience. C’est le premier été de Matteo dans ce chalet de Haute-Savoie. Déjà, on l’inscrit dans l’histoire familiale en marquant sa taille sur un pilier de bois, témoin-totem de sa croissance, d’un été sur l’autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Barbara, la sœur de Manon ne viendra pas. Et on devine très vite que tous ont vécu un drame dont aucun n’est sorti indemne. Maxime, le frère cadet, sourd lui aussi, est mort, quelques années auparavant. Une célébration est prévue en son honneur en cet été paradisiaque&nbsp;: &nbsp;gravir la montagne, faire corps et pacte, là-haut, pour lui, pour eux. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">On va de l’avant. Manon aura un autre enfant. Laurent est sorti d’une thérapie. Il construit un mur avec son petit-fils. Le passé est là, au même titre que le présent mais jamais ne le tire vers l’arrière. Dans les films anciens, Manon est tour à tour enfant, jeune fille, femme. Sur les clichés des albums, Matteo ressemble à Maxime. Manon à sa mère. On ne sait plus parfois qui est qui. Les absents, Barbara et Maxime existent à l’écran. Les enregistrements archivés et les nouvelles images tournées par la réalisatrice cohabitent et pactisent.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>« Miroir grossissant »</strong></mark></p>



<p class="wp-block-paragraph">Aucun commentaire, aucune interview ne sont nécessaires pour reconstituer le parcours de cette famille. On comprend comment les handicaps de Manon puis de Maxime ont été vécus par les autres et par eux. On imagine les épreuves de chacun&nbsp;: l’opération de l’un, puis de l’autre, les difficultés de supporter l’implant, l’isolement dans le groupe, l’absence de prise en charge par l’Éducation nationale, les traumatismes, le découragement, les colères quand le rêve de gymnaste de Manon se casse. On pense à la douleur de Barbara, celle qui ne partage pas la surdité de ses sœur et frère – devenue sans hasard, orthophoniste. On écoute les doutes des parents sur leurs choix. Les confidences sont nombreuses dans ce film, intégrant le langage des signes et les oralisations des malentendants. Parfois Manon ôte sa prothèse auditive et nous laisse dans le silence. Comme en apnée. La femme forte, sportive, combative, douée pour le bonheur s’autorise le break.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dominique Fischbach a rencontré la solaire Manon voilà vingt-cinq ans, alors qu’elle travaillait sur la fameuse série documentaire Strip-tease. Avec sa caméra, elle a accompagné l’évolution de sa famille. Le temps est un facteur essentiel pour ce type de documentaire. Il permet la mise en perspective, la confiance et la mise à nu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On pourrait croire que l’intimité de ces gens-là ne nous concerne pas. Mais si leur histoire nous bouleverse tant, c’est bien parce qu’elle universelle. «&nbsp;<em>Le handicap</em>, dit la réalisatrice, est <em>un miroir grossissant</em>. <em>Bien sûr je veux que le film soit utile sur la surdité et l’inclusion</em> <em>mais c’est avant tout un film sur la parole</em>.&nbsp;» Il s’agit de s’écouter et de s’entendre par tous les moyens. Toujours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ELISE PADOVANI</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><br></mark><em>Elle</em> <em>entend pas la moto</em> de Dominique Fischbach</p>



<p class="wp-block-paragraph">En salle le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">10 décembre</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><em>Toutes les salles qui sortiront le film à partir du 10 décembre le sortiront en français sous-titré en français et certaines pourront proposer aussi &#8211; à la demande &#8211; la version sous-titrée SME ou bien la version en audio-description.</em></mark></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/secouter-et-sentendre/">S&rsquo;écouter et s&rsquo;entendre</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/secouter-et-sentendre/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">133596</post-id>	</item>
		<item>
		<title>[PRIMED] Bosco Grande </title>
		<link>https://journalzebuline.fr/primed-bosco-grande/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=primed-bosco-grande</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/primed-bosco-grande/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Dec 2025 07:25:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[cinema]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Fabio Sgroi]]></category>
		<category><![CDATA[Giuseppe Schillaci]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Palerme]]></category>
		<category><![CDATA[Primed]]></category>
		<category><![CDATA[Punk]]></category>
		<category><![CDATA[Sergio Spatola]]></category>
		<category><![CDATA[tatoueur]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=133378</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un avion qui atterrit à Palerme. Un coup de téléphone. C’est Giuseppe Schillaci qui vient rencontrer et filmer Sergione, Sergio Spatola , le protagoniste de son nouveau documentaire, Bosco Grande. Bosco Grande est un quartier populaire de la capitale de la Sicile et …de la maffia. C’est d’ailleurs contre l’emprise de de cette culture maffieuse [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/primed-bosco-grande/">[PRIMED] Bosco Grande </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Un avion qui atterrit à Palerme. Un coup de téléphone. C’est <strong>Giuseppe Schillaci </strong>qui vient rencontrer et filmer Sergione, <strong>Sergio Spatola</strong> , le protagoniste de son nouveau documentaire, <em>Bosco Grande.</em> Bosco Grande est un quartier populaire de la capitale de la Sicile et …de la maffia. C’est d’ailleurs contre l’emprise de de cette culture maffieuse dans les années 80 que Sergione, légendaire punk, a résisté. <strong>Giuseppe</strong> <strong>Schillaci</strong> , lui- même palermitain, décide de faire un nouveau documentaire sur sa ville natale et contacte <strong>Fabio Sgroi,</strong> un photographe qui avait été dans sa jeunesse guitariste d’un groupe punk, MG et qui a collaboré avec Laetitia Battaglia. <em>« Je veux faire un film sur les années 80 à Palerme</em> ». C’est ainsi qu’il rencontre Sergio et nous aussi : la première image de lui, assis dans un petit appartement est un choc ; il pèse 260 kg ! Il est tatoueur à présent et ne sort pas de chez lui. Grâce à Giuseppe Schillaci,nous allons approcher cet homme, comprendre son mal être et pouvoir le regarder sans dégoût, sans rejet au fil du film. Il se confie facilement, Sergio ; il parle de sa famille <em>« un peu dans l’ambiance de la maffia </em>» Il a vu des choses qu’il n’aimait pas. Battu par son père qui le traitait de bon à rien. Âgé d’à peine 13 ans,  il restait  parfois absent toute une semaine de chez lui et personne ne s’en souciait..  Sa mère lui répétait «  <em>Ne rentre pas à la maison, si tu as pris des coups !</em> » Une mère qui ne se déplace pas pour le voir même quand in ne sort plus de son lit depuis 5 ou 6 mois. Il  a compensé le manque d’amour de sa famille en mangeant trop, beaucoup trop. Un séjour d’un mois dans un centre spécialisé pour l’obésité lui permet de perdre 35 kgs mais il s’en échappe au bout d’un mois. Il ne veut pas guérir.   <em>« Je suis comme ces gens qui sont restés si longtemps en prison qu&rsquo;à l&rsquo;intérieur, ils sont quelqu&rsquo;un, mais dès qu&rsquo;ils sortent, ils ne sont plus personne</em>. » confie –t-il</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="461" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/Bosco-gandeC-Wendigo-films.jpg?resize=696%2C461&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-133382" style="aspect-ratio:1.5094339422839869;width:368px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/Bosco-gandeC-Wendigo-films.jpg?w=800&amp;ssl=1 800w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/Bosco-gandeC-Wendigo-films.jpg?resize=300%2C199&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/Bosco-gandeC-Wendigo-films.jpg?resize=768%2C509&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/Bosco-gandeC-Wendigo-films.jpg?resize=150%2C99&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/Bosco-gandeC-Wendigo-films.jpg?resize=696%2C461&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/Bosco-gandeC-Wendigo-films.jpg?resize=634%2C420&amp;ssl=1 634w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong>Giuseppe Schillaci</strong> revient le voir à plusieurs reprises filmant avec beaucoup de tendresse cet homme qui est devenu son ami,&nbsp; nous permettant ainsi d’approcher un homme à qui la vie n’a pas souri. Il donne la parole à ses amis, mêlant images d’archives, photos, musique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;Son énorme corps immobile est l&#8217;emblème de sa rébellion désespérée&nbsp;» </em>confie le réalisateur. Le corps de Sergione devient décor et symbole, contre la culture bourgeoise et mafieuse, contre la violence, contre les valeurs patriarcales&nbsp;; la caméra l’observe, tel un roi sur son trône, un roi prisonnier. Sergio qui est&nbsp; resté punk et en a gardé la devise&nbsp; &nbsp;« <em>live fast – die young » Bosco grande </em>est certes très inconfortable par moments mais permet de regarder autrement un homme atypique, fragile blessé par le manque d’amour et la solitude, un homme révolté.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Annie Gava</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Primed du 29 novembre au 6 décembre</strong></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/primed-bosco-grande/">[PRIMED] Bosco Grande </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/primed-bosco-grande/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">133378</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
