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	<title>Archives des Edith Amsellem - Journal Zebuline</title>
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		<title>30 ans et toutes ses danses</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 07:45:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Créé en 1996 par Apolline Quintrand, le Festival a toujours permis aux Marseillais d’accueillir les plus grand·es artistes du monde, surtout les chorégraphes, tout en ne négligeant pas la création régionale, et en produisant les artistes de la ville. En 20 ans les plus grands noms de la danse se sont succédé sur les scènes [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><a></a> Créé en 1996 par Apolline Quintrand, le Festival a toujours permis aux Marseillais d’accueillir les plus grand·es artistes du monde, surtout les chorégraphes, tout en ne négligeant pas la création régionale, et en produisant les artistes de la ville. En 20 ans les plus grands noms de la danse se sont succédé sur les scènes d’une cité qui a aussi appris avec son festival à faire de ses parcs, de ses musées, des lieux d’accueil public. Jan Goossens a repris le flambeau après 20 ans pour 6 éditions qui ont orienté les regards vers la création méditerranéenne et africaine, et proposé de grands projets participatifs ancrés dans une ville cosmopolite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la tête du Festival depuis 2022, <strong>Marie Didier</strong> poursuit le travail de démocratisation culturelle et d’échos du monde. Elle développe des actions culturelles à l’année auprès des étudiants et des scolaires, met en place une politique tarifaire à 10 € (1€ pour les places solidaires). Elle permet ainsi à tous et toutes de «&nbsp;faire&nbsp;» le festival, qui dure désormais près de quatre semaines, brasse tous les arts et propose 65 rendez-vous publics. Soit, en 2026, 31 propositions artistiques dont 23 spectacles, 4 films, 5 ateliers de danse et 3 DJ sets, sans oublier une sieste collective.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reposant, comme depuis 30 ans, sur un équilibre entre propositions internationales et production locale, le Festival démontre que Marseille est une ville monde&nbsp;: les artistes marseillais, aixois parfois, s’appellent <strong>Éric Minh Cuong Castaing</strong>, <strong>Marine Relinger</strong>, <strong>Édith Amsellem</strong>, <strong>Taoufiq Izzeddiou</strong>, <strong>Marina Gomes</strong>, <strong>Oona Doherty</strong>, <strong>(La)Horde</strong>, <strong>Dorothée Munyaneza</strong> ou<strong> Chabana</strong>. Certains sont nés à Marseille, d’autres s’y sont installés depuis peu, par choix ou au terme d’un exil. À leurs côtés des artistes venus de 17 pays du monde, à la croisée de l’Europe et de la Méditerranée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un festival de créations</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Si cette édition s’inscrit dans un principe de continuité et de développement, elle affirme quelques valeurs fortes&nbsp;: l’inclusivité, puisque la plupart des spectacles sont accessibles aux malentendants, et cinq aux déficients visuels, et que la question du validisme s’y décline en débats et en spectacle ( <em>_pArc_</em> au Ballet de Marseille)&nbsp;; l’égalité femme/homme, puisque la parité est atteinte <em>«&nbsp;non seulement dans le nombre de spectacles créés par des femmes mais aussi dans les moyens de création qui leur sont attribués&nbsp;</em>», comme le souligne <strong>Julie Chenot</strong>, présidente du festival&nbsp;; dans le défense des œuvres nouvelles, puisque 20 créations seront présentées au festival, qui proposera aussi une re-création, 3 premières françaises, et 5 projets de co-créations impliquant plus de 500 personnes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un choix qui n’est pas anodin dans un secteur en crise économique. Il inscrit le festival dans le présent du monde. Car, comme l’explique Marie Didier&nbsp;: «&nbsp;<em>sur le fond les œuvres n’évitent rien&nbsp;: elles regardent la dureté du monde en face, explorent nos fractures, interrogent nos clivages</em>.&nbsp;» Mais sur les formes, toute revendicatrices qu’elles soient, sont éclatantes de vie : quand <strong>Sofiane Chalal</strong> veut lutter contre la grossophobie, il met en scène quatre danseuses <em>XXL </em>qui s’opposent aux insultes par la joie et la force des corps. Quand le projet <em><strong>Nouba-ti</strong></em> veut sortir les femmes méditerranéennes de l’oppression ou l’invisibilité, ce sont 10 artistEs qui s’unissent en collectif, affirment que c’est leur tour, et créent ensemble films, musiques, performances et textes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces spectacles «&nbsp;<em>opposent à la peur de l’autre la rencontre entre les cultures&nbsp;</em>» et «&nbsp;<em>hybrident les luttes et les formes, détournent les codes, ouvrent les brèches</em>.&nbsp;» Elles construisent un formidable espace de convivialité, de liberté, et d’avenir.</p>



<pre class="wp-block-verse">AGNÈS FRESCHEL<br><br><a href="https://www.festivaldemarseille.com/" type="link" id="https://www.festivaldemarseille.com/">Festival de Marseille<br></a><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 14 juin au 8 juillet<br></mark></strong>Divers lieux, Marseille</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/escapade/">Escapade </a>Ici</p>



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		<title>Festival de Marseille : le défilé libératoire d’Édith Amsellem</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 07:45:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph">Qu’est-ce que la mode&nbsp;? Génératrice des profits les plus extravagants des milliardaires français, elle se définit comme le goût passager d’une époque, et a codifié la cérémonie du défilé, c’est-à-dire l’exhibition de corps en mouvements, généralement féminins, sur un promenoir, dit catwalk, face à un public commentateurs snobs et d’acheteurs bien assis. Mais la mode inspire aussi les plasticiens, s’expose au musée, invente la slow fashion week [voir p.15] et permet à <strong>Édith Amsellem</strong>, de parler des corps exhibés, des corps oubliés, des corps minorisés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a></a> L’artiste marseillaise a toujours fait sortir le théâtre de ses gonds habituels. Ses premières apparitions d’actrice ont pris place dans des taxis, dans la série d’Anne Pleis <em>Taxis-Théâtre</em>, qui avait pour décor Marseille, au début des années 2000. Avec la compagnie En rang d’oignon, créée en 2005, puis avec sa compagnie ERd’O, elle a créé des spectacles hors des lieux habituels, pour en faire surgir des sens inattendus mais pas incongrus, présents dans les textes. Ainsi jouer <em>Les liaisons dangereuses</em> sur des terrains de sport permettait de présenter chaque lettre, chaque scène, comme un combat, avec victoire et défaite de Merteuil ou Valmont. Jouer <em>Yvonne princesse de Bourgogne</em> sur des jeux d’enfants figurait l’immaturité des personnages et interrogeait l’imaginaire des princesses d’enfance.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Derrière les costumes</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2024, elle travaille sur le vêtement, et le défilé. <em>Les Beautés</em>, son premier essai, faisait parader des réfugiés affublés de bleu blanc rouge, de rêve de gloire, de récits d’exil, qu’ils livraient au gré de leurs changements de costumes. <em>Les Superbes </em>donnaient la parole, sur le même principe, à des jeunes gens qui faisaient circuler sur le catwalk leurs difficultés à se construire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>Grand défilé</em> ne regroupe que des femmes, trans ou cis, et explore les stéréotypes de genre, dont le vêtement est le plus évident. Séparation des rayons dans les magasins, contraintes des talons, des jupes, de l’onglerie, du maquillage, du lissage, des bijoux, des tatouages, port pudique du voile, de la perruque et autres «&nbsp;<em>couvrez ce sein que je ne saurais voir&nbsp;</em>»… Ces modes, acceptées voire revendiqués et outrées par les femmes, parlent de nos soumissions et renoncements, de nos arrangements et contradictions. Qui vont défiler, portés par&nbsp;12 femmes (3 pros, 9 amatrices) qui ont des choses à dire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><em><strong>Le Grand défilé</strong></em><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les 20 et 21 juin à 17h et 20h<br></mark></strong><a href="https://www.jeannebarret.com/" type="link" id="https://www.jeannebarret.com/">Jeanne Barret</a>, Marseille</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici</a></p>



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		<title>Le grand défilé </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julie Bordenave]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 May 2025 10:00:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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		<category><![CDATA[Edith Amsellem]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Habituée des propositions théâtrales inattendues en espace atypique – cour d’école, terrain de sports, lisière de forêt… –, Edith Amsellem aborde la thématique du vêtement avec sa nouvelle création. À travers les corps fièrement exposés sur le podium, son Grand Défilé est l’occasion de questionner les stéréotypes de genre, de détricoter les attendus et de [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Habituée des propositions théâtrales inattendues en espace atypique – cour d’école, terrain de sports, lisière de forêt… –, Edith Amsellem aborde la thématique du vêtement avec sa nouvelle création. À travers les corps fièrement exposés sur le podium, son <em>Grand Défilé</em> est l’occasion de questionner les stéréotypes de genre, de détricoter les attendus et de redonner une place à la féminité et sa représentation dans l’espace public.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’issue d’un atelier au Citron Jaune, un groupe de dix jeunes filles non-professionnelles se mêle à l’expérience. La présentation de cette étape de travail sera suivie d’un apéritif. <br><br><em>JULIE BORDENAVE</em> </p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">16 mai</mark><br><strong><a href="https://lecitronjaune.com">Citron Jaune</a></strong>, Port-Saint-Louis-du-Rhône </pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/le-grand-defile/">Le grand défilé </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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