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	<title>Archives des Ensemble Télémaque - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Ensemble Télémaque - Journal Zebuline</title>
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		<title>La mandoline contemporaine </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Nov 2025 12:19:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour sa sixième édition, October Lab, plateforme de création internationale imaginée par l’Ensemble Télémaque et son directeur musical Raoul Lay, a célébré la mandoline en lui consacrant un programme inédit : quatre concertos originaux, composés pour Vincent Beer-Demander, soliste de la soirée. Après une tournée à Malte et à Bolzano, le public marseillais a pu [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Pour sa sixième édition, <em>October Lab</em>, plateforme de création internationale imaginée par l’<a href="https://www.ensemble-telemaque.com">Ensemble Télémaque</a> et son directeur musical <strong>Raoul Lay</strong>, a célébré la mandoline en lui consacrant un programme inédit : quatre concertos originaux, composés pour <strong>Vincent Beer-Demander</strong>, soliste de la soirée. Après une tournée à Malte et à Bolzano, le public marseillais a pu découvrir ces <em>Concertos du Sud </em>au Pic Télémaque et à la Salle Archipel 49.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La soirée s’ouvrait avec <em>Fighting for Hope</em>, concerto ample et lyrique du compositeur maltais Karl Fiorini, au style « mahlérien » et « bernsteinien » qui évoque le temps qui s’écoule inexorablement. Ici, la mandoline s’intègre à l’orchestre et ne s’affirme vraiment que dans la cadence finale, un mouvement « <em>agitato </em>» virtuose et rock’n’roll, après que le violoncelle a longuement tenu, dans les graves, le rôle principal.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ton change avec une partition facétieuse que l’on pourrait baptiser « <em>Pièce pour Vincent » </em>de <strong>Luca Macchi</strong>, professeur de composition au Conservatoire de Bolzano, présent dans la salle. Dès l’ouverture, le public est plongé dans un chaos joyeux : cris des musiciens qui interpellent le mandoliniste, effets de souffle, percussions malicieuses. L’orchestre mime une bande de garnements indisciplinés, à laquelle VBD répond avec des salves de mandoline. La pièce culmine dans une cadence spectaculaire, où le soliste dialogue avec un orchestre transformé en terrain de jeu sonore. Ça crie, ça clapote, ça grince, stridule dans les aigus… Puissant et d’une vivacité absolue. Deux jeunes musiciens du Conservatoire de Bolzano, <strong>Giulia Trabacchi</strong> (harpe) et <strong>Luca Cassini</strong> (percussions), qui ont suivi l’ensemble Télémaque dans leur tournée, apportent fraîcheur et énergie à l’interprétation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Slapping et trémolos</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis ce sera <em>Fractures </em>dela compositrice <strong>Manuela Kerer</strong>, œuvre minimaliste délicate. La pièce débute autour d’une seule note, le si, que chaque instrument « fracture » dans une esthétique ciselée.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La soirée se clôt avec un concerto signé Raoul Lay. Inspiré par ses racines italiennes, il nous transporte sur la place d’un village méditerranéen avec un thème populaire – à tirer les larmes – décliné, pour la mandoline, en variations virtuoses à la Paganini. Le premier mouvement, «<em> Cent’anni </em>», «&nbsp;<em>que tu vives cent ans&nbsp;</em>»<em>,</em> – expression italienne pour souhaiter longue vie –, évoque l’enfance, une fête foraine avec ses manèges anciens tournoyant.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le deuxième, <em>Lacrimae</em>, fait dialoguer violon et mandoline avec une immense sensibilité ; le dernier, enfin, invite à une danse rythmique, une rumba méditerranéenne, entrecoupée d’un long solo du mandoliniste, qui donne immédiatement envie de quitter sa chaise. Entre deux partitions, VBD aime aussi raconter au public toutes les possibilités offertes par son instrument&nbsp;: harmoniques, suraigus, pizzicato, glissandi, tap sur le chevalet, slapping, trémolos ou arpèges… Un disque a été enregistré. Il permettra de revivre ces quatre créations exceptionnelles.<br><br>ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse">Le concert s’est déroulé le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">17 novembre</mark> à Archipel 49, Marseille. </pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/"><em>Musiques</em> ici </a></p>
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		<title>La mandoline au cœur d’October Lab</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Nov 2025 10:18:25 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après deux concerts à Malte et Bolzano (Italie), l’Ensemble Télémaque revient à Marseille pour présenter Les Concertos d’Azur, sixième édition de son October Lab. Entretien avec Raoul Lay, chef d’orchestre, fondateur de l’ensemble Zébuline. Vous organisez votre sixième October Lab. Pouvez-vous nous rappeler le principe du projet ?Raoul Lay. October Lab est une plateforme d’échanges, [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Après deux concerts à Malte et Bolzano (Italie), l’Ensemble Télémaque revient à Marseille pour présenter Les Concertos d’Azur, sixième édition de son October Lab. Entretien avec Raoul Lay, chef d’orchestre, fondateur de l’ensemble</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline. Vous organisez votre sixième October Lab. Pouvez-vous nous rappeler le principe du projet ?<br></strong><strong>Raoul Lay.</strong> <em>October Lab</em> est une plateforme d’échanges, de création et de diffusion internationale lancée en 2018 avec l’Ensemble Télémaque. Nous commandons à des compositeurs du monde entier des œuvres que nous créons et donnons ensuite en tournée. Nous avons ainsi travaillé avec le Canada, le Pays de Galles, la Chine, Hong Kong, l’Espagne Malte… Chaque édition se déroule en lien avec des institutions partenaires et des jeunes musiciens. En 2026, nous irons à New York, Boston, Southampton et à la Fondation Camargo, puis en 2027 au Japon à Tokyo, Kyoto et Okinawa. L’idée est de faire voyager la création, de l’ancrer dans des paysages sonores et culturels variés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cette année, la mandoline est au cœur du projet. Pourquoi ce choix ?<br></strong>Parce que c’est un instrument fascinant, à la fois populaire et peu exploré dans la musique contemporaine. Et puis nous avons à Marseille Vincent Beer-Demander, virtuose de l’instrument que le monde entier nous envie. Avec lui, nous avons voulu donner à la mandoline une vraie place de soliste, dans l’esprit du concerto. Les compositeurs, un peu surpris au départ – on ne commande pas tous les jours un concerto pour mandoline ! – se sont pris au jeu. Le programme comporte quatre pièces&nbsp;: <em>Fighting for Hope</em> du Maltais Karl Fiorini, puis trois concertos. Celui des Italiens Luca Macchi et Manuela Kerer et le mien<em> Cert’Anni</em>. L’ensemble de ces créations a pour ambition de constituer un répertoire contemporain pour mandoline, destiné aux interprètes de demain.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quatre compositeurs, quatre styles : quelles esthétiques vont dialoguer sur scène ?<br></strong>La richesse de ce cycle est de réunir quatre univers différents autour d’un même instrument. Luca Macchi, élève de Franco Donatoni, signe une écriture post Boulez tellurique, désarticulée. Manuela Kerer, aime travailler à la croisée de la musique et du spectacle vivant –elle est directrice artistique de la Biennale de Munich –, Karl Fiorini signe une pièce post-romantique, lyrique. Mon <em>Cert’Anni</em> est la pièce la plus tonale que j’ai jamais composée : le premier mouvement est un thème avec variations de plus en plus virtuose, suivi d’un adagio en glissando pour finir sur une section rythmique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>October Lab se distingue par ses collaborations internationales. Comment se construisent-elles ?<br></strong>C’est un projet collectif à chaque étape. Pour ce cycle, nous avons travaillé avec le <em>Malta Festival of Ideas</em>, puis à Bolzano avec le Conservatoire Monteverdi dont le niveau est remarquable. D’ailleurs, deux de leurs étudiants – une harpiste et un percussionniste – participent à la tournée qui va s’achever par deux dates à Marseille et aux enregistrements qui donneront lieu à un album.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Après six éditions, quels sont les acquis de </strong><em><strong>October Lab </strong></em><strong>?<br></strong>Depuis sa création, nous avons passé trente-sept commandes de création, organisé quinze masterclass et joué dans plus de 80 conservatoires de neuf pays. <em>October Lab </em>est devenu un laboratoire, un lieu de liberté où les compositeurs osent, où la musique contemporaine se réinvente.</p>



<pre class="wp-block-verse">ENTRETIEN RÉALISÉ PAR ANNE-MARIE THOMAZEAU<br><br><a href="https://www.ensemble-telemaque.com/october-lab-4/">October Lab</a></pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouves nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/">Musiques ici</a></p>
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		<title>Un après-midi au PIC </title>
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		<pubDate>Fri, 02 May 2025 08:30:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Premier concert : Sébastien Beranger explore le champ électromagnétique. Avec un électro-aimant, il capte les bruits fantomatiques de ses appareils, dessine des gestes autour de l’antenne de son thérémine, modulant ses fréquences, puis passe à sa guitare électrique baryton. Il pose sur la corde une brosse à dents électrique puis un archet électronique pour produire des vibrations avant d’improviser une [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Premier concert : <strong><a href="https://www.google.com/search?client=safari&amp;rls=en&amp;q=S%C3%A9bastien+Beranger&amp;ie=UTF-8&amp;oe=UTF-8">Sébastien Beranger</a></strong> explore le champ électromagnétique. Avec un électro-aimant, il capte les bruits fantomatiques de ses appareils, dessine des gestes autour de l’antenne de son thérémine, modulant ses fréquences, puis passe à sa guitare électrique baryton. Il pose sur la corde une brosse à dents électrique puis un archet électronique pour produire des vibrations avant d’improviser une mélodie mystérieuse et planante…</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Pionnières</mark></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le public est ensuite transporté au début du XXe siècle pour un ciné-concert en hommage à Alice Guy – première femme réalisatrice dans l’histoire du cinéma. Le duo Zoppa – composé de <strong><a href="https://sylviepaz.com">Sylvie Paz</a></strong> et <strong><a href="http://kalliroi.com">Kalliroi Raouzeou</a> </strong>est accompagné de la réalisatrice Marie-Céline Ollier. En faisant défiler les images, elle nous conte son histoire. Précurseure du cinéma hollywoodien, Alice Guy est la première à utiliser la narration là où les Frères Lumières  se limitent à des scènes de la vie quotidienne. De ses « erreurs » &#8211; images floues, fondus, accélérés –  naît le langage cinématographique. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Accompagnés&nbsp;en musique par le duo,&nbsp;les courts-métrages –&nbsp;<em>Questions indiscrètes</em>,&nbsp;<em>Fils du garde-chasse, Sur la Barricade</em>&nbsp;–&nbsp;défilent. Sylvie Paz multiplie les moyens percussifs&nbsp;: elle tape des rythmes à la main, au tambour, au cajon, sur sa guitare. Elle siffle, elle chante en espagnol, grec, portugais et en français. Kalliroi Raouzeou accompagne au piano et chante avec&nbsp;elle&nbsp;d’une voix éthérée. Pour finir,&nbsp;<em>Alice Guy tourne une phonoscène&nbsp;:&nbsp;</em>Marie-Céline Ollier fait l’éloge de son travail sur la lumière – création de «&nbsp;la nuit américaine&nbsp;» – et sur le son&nbsp;: &nbsp;en&nbsp;enregistrant&nbsp;les voix de ses acteurs sur un phonographe à part, elle est la pionnière du cinéma parlant.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un duo, un trio</mark></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><a href="https://www.perrinemansuy.com">Perrine Mansuy</a></strong> et <strong>François Cordas</strong> forment un duo jazz au piano et saxophone soprano. Leurs créations – communes et individuelles – transportent le public en balade mélodieuse à travers <em>Magic Mirror</em>,  <em>Si seulement</em> ou encore <em>Time eats us alive.</em> Il suffit que la pianiste claque des doigts, sur <em>Marabout</em>, pour que le public l’accompagne spontanément.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même complicité avec le <strong>Trio Sayat </strong>qui clôturait ce mini festival -le PIC ayant accueilli professionnels et scolaires les jours précédents. Nicolas Mazmanian (piano), Jean-Florent Gabriel (violoncelle) et Christian Bini (percussions) se sont liés d’amitié à l’<a href="https://www.ensemble-telemaque.com/">Ensemble Télémaque</a> -qui habite au PIC depuis 2013. Ils ont formé le trio du même nom que le poète d’origine arménienne (Sayat Nova). Ils composent et improvisent un univers enveloppant, rythmé et coloré à caractère et inspiration arméniennes, et d’une virtuosité toute contemporaine. </p>



<p class="wp-block-paragraph">LAVINIA SCOTT</p>



<pre class="wp-block-verse">PicSounds a eu lieu au PIC, Marseille, le<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 27 avril </mark></pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/">Musiques ici</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Comme un chant de Victoires</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Mar 2025 15:34:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le&#160;5 mars&#160;dernier, le petit monde&#160;la musique était&#160;en effervescence.&#160;Beaucoup&#160;d’artistes&#160;étaient&#160;derrière leurs écrans&#160;pour suivre&#160;les&#160;Victoires de la musique classique.&#160;À&#160;Marseille, la fébrilité est montée d’un cran au moment de la remise de la distinction&#160;au&#160;meilleur compositeur de l’année.&#160;Le Marseillais&#160;Régis Campo&#160;était&#160;en lice&#160;pour son œuvre&#160;orchestrale&#160;Dancefloor&#160;with&#160;pulsing,&#160;hommage à la musique de&#160;Daft Punk et de Björk&#160;dont il est friand.&#160; Tout à fait originale, cette création utilise le thérémine, tout premier instrument de [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le&nbsp;5 mars&nbsp;dernier, le petit monde&nbsp;la musique était&nbsp;en effervescence.&nbsp;Beaucoup&nbsp;d’artistes&nbsp;étaient&nbsp;derrière leurs écrans&nbsp;pour suivre&nbsp;les&nbsp;<em>Victoires de la musique classique</em><em>.&nbsp;</em>À&nbsp;Marseille, la fébrilité est montée d’un cran au moment de la remise de la distinction<em>&nbsp;</em>au&nbsp;meilleur compositeur de l’année.&nbsp;Le Marseillais&nbsp;<strong>Régis Campo</strong>&nbsp;était&nbsp;en lice&nbsp;pour son œuvre&nbsp;orchestrale&nbsp;<em>D</em><em>ancefloor</em><em>&nbsp;</em><em>with</em><em>&nbsp;</em><em>pulsing</em><em>,</em><em>&nbsp;</em>hommage à la musique de&nbsp;Daft Punk et de Björk&nbsp;dont il est friand<em>.&nbsp;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout à fait originale, cette création utilise le thérémine, tout premier instrument de musique électronique, inventé en 1920 par le physicien russe Leon Theremin, et dont le son produit ne nécessite aucun contact avec l’instrument.<em> </em>Campo concourrait<em> </em>face à deux autres grands noms : l’italien <strong>Francesco Flidei</strong> pour <em>Squeak Boum !</em> spectacle absurde basé sur des poésiesmusicales composées durant le confinement et le talentueux <strong><a href="https://www.benoitmenut.com/compositeur_actualite_fr.htm">Benoît Menut</a></strong> pour <em>La nuit obscure</em>, inspirée du poème mystique <em>La noche oscura</em> écrit au XVI<sup>e</sup> siècle par Jean de la Croix .</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">L’enfant de Marseille</mark></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Fierté donc pour Marseille et en particulier pour le Conservatoire où <a href="https://www.instagram.com/regiscampo/?hl=fr">Régis Campo</a> a étudié<em> </em>la composition auprès du fécond Georges Boeuf. « Monté » à Paris, celui qui est considéré comme l’un des créateurs les plus doués de sa génération multiplie les compositions et les prix. Des centaines d’artistes comme Chamayou, Casadesus, Equilbey, Escaich ou Petitgirardet les plus grands orchestres ont joué sa musique, adeptes du style Campo qui fait la part belle à l’humour, la gaité, la lumière et la joie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fidèle à sa ville d’origine qui le lui rend bien, ses compositions sont régulièrement jouées dans la cité phocéenne comme son dernier opéra, <em>La Petite Sirène</em>, conte d’Andersen revisité,dont il a écrit la musique et le livret. Par-delà la terrible cruauté de cette histoire, c’est une odeà l’amour, à l’accueil de l’autre dans sa différence. La mise en scène réalisée par <strong><a href="https://www.berenicecollet.com">Bérénice Collet</a></strong> plonge le spectateur dans un univers fantastique à la Tim Burton. Certaines scènes, trèsdrôles, sont dignes d’Offenbach. La musique, fait appel à des registres multiples. </p>



<p class="wp-block-paragraph">On touche à la comédie musicale avec des ritournelles, d’autres morceaux font penser au Maurice Ravel de <em>l’Enfant et les sortilèges</em>. <em>L’air de la mélancolie</em> que le public adore est d’inspiration baroque. Quant à la chanson d’amour de la petite sirène, c’est un morceau pop, très simple. Donné le 11 janvier dernier par l’<a href="https://www.ensemble-telemaque.com">Ensemble Télémaque</a> au Théâtre des Salins (Martigues)<em>, </em>la petite sirène revient à l’Odéon (Marseille) pour la plus grande joie des petits et des grands. </p>



<p class="wp-block-paragraph">ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse">Le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">3 et 5 avril</mark>, <a href="https://opera-odeon.marseille.fr">Théâtre de l’Odéon</a> (Marseille).</pre>



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		<title>Une Petite Sirène en eau trouble </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Jan 2025 12:03:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Pouvez-vous nous parler du spectacle La Petite Sirène ?Régis Campo. C’est un spectacle à géométrie variable qui s’adapte aux lieux et aux configurations orchestrales. La création a été donnée à Nice en mars et décembre dernier et nous reprenons cet opéra dans une version spécialement réécrite pour l’Ensemble Télémaque. J’en ai écrit la musique et le livret. [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline. Pouvez-vous nous parler du spectacle <em>La Petite Sirène</em> ?<br><a href="https://www.instagram.com/regiscampo/?hl=fr">Régis Campo</a>.</strong> C’est un spectacle à géométrie variable qui s’adapte aux lieux et aux configurations orchestrales. La création a été donnée à Nice en mars et décembre dernier et nous reprenons cet opéra dans une version spécialement réécrite pour l’<a href="https://www.ensemble-telemaque.com">Ensemble Télémaque</a>. J’en ai écrit la musique et le livret.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pourquoi vous êtes-vous intéressé à ce conte d’Andersen ?<br></strong>La coproduction – les opéras de Nice, Avignon, Toulon, Marseille, la <a href="https://www.arcal-lyrique.fr">compagnie Arcal</a> et l’ensemble Télémaque – m’avait proposé de mettre un conte en musique. <em>La Petite Sirène</em> m’intéressait pour l’aspect onirique de l’océan et puis il s’agit d’une merveilleuse histoire d’amour que l’on peut interpréter comme un récit initiatique qui met l’accent sur l’émancipation de la famille, l’attrait de l’étranger, la prise de risques. C’est un passage de l’adolescence à l’âge adulte qui se déroule très difficilement : Ariel est maladroite avec ses nouvelles jambes, elle ne parvient ni à marcher, ni à danser. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>C’est une histoire terrible.<br></strong>Oui comme le sont en général les contes.&nbsp;&nbsp;Nous n’avons pas voulu l’édulcorer comme a pu le faire Walt Disney. Je suis resté fidèle à l’histoire de cette petite sirène qui pour avoir des jambes et rejoindre le prince qu’elle aime, accepte qu’on lui coupe la langue et renonce à sa voix. Je n’ai pas souhaité rajouter d’autres personnages que ceux qu’Andersen avait imaginé&nbsp;: la sorcière, la sœur d’Ariel, Ariel et le prince.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une histoire machiste&nbsp;aussi.<br></strong>On peut le lire ainsi dans cette notion de sacrifice absolu à un homme, fut-ce-t-il prince. Celui-ci, en l’occurrence, n’est pas méchant mais plutôt béta. On pense plutôt aujourd’hui qu’Andersen souhaitait parler à la fois de manière universelle des amours impossibles mais aussi de sa vie personnelle. Il ne pouvait pas vivre au grand jour son homosexualité. Transgresser, c’était se taire. Il était aussi amoureux d’un homme qui ne l’était pas en retour, tout comme le prince n’aime pas Ariel.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quels sont les partis pris de cette mise en scène ?<br></strong>La mise en scène a été réalisée par <a href="https://www.berenicecollet.com">Bérénice Collet</a>. Nous avons travaillé en osmose dès la première esquisse musicale. Son univers pourrait faire penser à celui de Tim Burton pour le côté fantastique. Il y a aussi des scènes très drôles dignes d’Offenbach. La musique, fait appel à des registres multiples. On touche à la comédie musicale avec des ritournelles, d’autres morceaux pourraient faire penser au Maurice Ravel de <em>l’Enfant et les sortilèges</em>. <em>L’air de la mélancolie</em> que le public adore est d’inspiration baroque. Quant à la chanson d’amour de la petite sirène, c’est un morceau pop, très simple. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour la prochaine représentation, c’est donc l’ensemble Télémaque dirigé par Raoul Lay qui va interpréter votre musique.<br></strong>Tout à fait et j’en suis ravi. J’apprécie énormément Raoul Lay qui est lui-même compositeur et un ami depuis plus de trente ans. Comme moi, il adore le chant et la mélodie. Nous avons beaucoup discuté lors de la réécriture de la partition adaptée à son Ensemble. Je lui fais entièrement confiance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ENTRETIEN RÉALISÉ PAR ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>La Petite Sirène</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">11 janvier</mark><br><a href="https://les-salins.net/?utm_source=NRJ&amp;utm_medium=Adwords&amp;utm_campaign=W75447&amp;utm_term=%7Bkeyword%7D&amp;gad_source=1&amp;gbraid=0AAAAAqbrJf6l39Z9k-6MSe_LF2kuVEGoM&amp;gclid=Cj0KCQiAvvO7BhC-ARIsAGFyToUOwsNPv87I3ZDOxH-zrUpGd8x4l1WmC0KawlEP19S_9bm8aMKwHrEaAjSFEALw_wcB"><strong>Les Salins</strong></a>, scène nationale de Martigues </pre>



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		<title>October Lab dévoile ses compos </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Oct 2024 06:49:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis 2018, l’Ensemble Télémaque, sous la direction du talentueux Raoul Lay, porte le projet October Lab, plateforme internationale de création dont l’objet est la production et la diffusion d’œuvres de compositeurs vivants. L’idée de ce puissant rendez-vous automnal est de faire se rencontrer les créateurs d’œuvres musicales d’ici et d’ailleurs, en mettant à chaque édition [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2018, l’<strong>Ensemble Télémaque</strong>, sous la direction du talentueux <strong>Raoul Lay</strong>, porte le projet <em>October Lab,</em> plateforme internationale de création dont l’objet est la production et la diffusion d’œuvres de compositeurs vivants. L’idée de ce puissant rendez-vous automnal est de faire se rencontrer les créateurs d’œuvres musicales d’ici et d’ailleurs, en mettant à chaque édition un pays à l’honneur. Après le <em>sheng</em> chinois, le théâtre musical canadien, les lyriques et brumeuses terres galloises en partenariat avec le centre Ty Cerdd Wales et la Méditerranée lumineuse avec les compositeurs Jérome Casalonga (Corse) Maria Vincenza Cabizza (Sardaigne) et Karl Fiorini (Malte), Télémaque a décidé cette année, de jeter un coup d’œil dans le rétro. Intitulé <em>Divers/Cities</em>, le programme est un feedback de quelques-unes des créations qui ont marqué <em>October Lab</em>. Celles de trois filles, la Canadienne Beka Simms avec <em>La saison des dents</em>, la Britannique Lynne Plowman avec <em>Appel clairon </em>et la Galloise Sarah Lianne Lewis, qui puise son inspiration dans la poésie et la nature qui l’environne. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une fine équipe</mark></strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Côté garçons, on pourra découvrir <em>l’Intérieur hollandais II</em> du Catalan Joan Magrané Figuera dans lequel violons et percussions s’endiablent, le Franco-Brésilien Francisco Ferro avec <em>Les inflexions d’Escher</em> et le Canadien James O’Callaghan – il a obtenu plus de 40 prix pour ses compositions<em>. </em>Six univers musicaux, six imaginaires foisonnants, parfois limpides, parfois songeurs, parfois tourmentés, complexes ou totalement cacophoniques. Pour les interpréter, on retrouvera la fine équipe de l’Ensemble Télémaque Charlotte Campana à la flûte, Linda Amrani à la clarinette et Gérard Occello à la trompette. Mais aussi le magnifique pianiste et compositeur Nicolas Mazmanian, le facétieux Christian Bini aux percussions et ambianceur sonore inspiré et puis les cordes : Yann Le Roux-Sèdes et Jean-Christophe Selmi aux violons, Jean-Florent Gabriel au violoncelle et Eric Chalan à la contrebasse. Damien Paradisi fera résonner son accordéon. Et c’est toujours avec un immense bonheur que l’on pourra entendre les magnifiques élans de la soprane Brigitte Peyré qui, au service de la composition, se fait poignante, animale, exaltée. </p>



<p class="wp-block-paragraph">ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>October Lab<br></em></strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 10 au 13 octobre</mark><br>Divers lieux, Marseille</pre>
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		<title>Sur la Côte Bleue, la culture va bon train </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Renaud Guissani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 May 2024 14:31:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a peu d’endroits où l’on peut prendre le train tout en admirant la mer Méditerranée. Allier l’utile à l’agréable, c’est là tout le pari du Train Bleu où les spectateurs sont amenés sur des lieux culturels en transport collectif – du train bien sûr, mais aussi en bateau, en bus et même en [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Il y a peu d’endroits où l’on peut prendre le train tout en admirant la mer Méditerranée. Allier l’utile à l’agréable, c’est là tout le pari du <em>Train Bleu</em> où les spectateurs sont amenés sur des lieux culturels en transport collectif – du train bien sûr, mais aussi en bateau, en bus et même en kayak. Cet événement artistique s’étale sur quatre jours, les weekends du 18/19 et 25/26 mai, pour autant de parcours culturels de Miramas à Ensuès-la-Redonne, de Marseille à Vitrolles, en passant par Carry-le-Rouet, Martigues ou encore L’Estaque.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">En intérieur </mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier parcours prévoit d’acheminer en train les spectateurs à Port-de-Bouc, au départ de Marseille ou de Miramas (le 18 mai). Une fois arrivés, direction Le Sémaphore pour voir l’adaptation de l’<em>Odyssée </em>par la metteuse en scène <strong>Pauline Bayle</strong>, qui délivre une version moderne de l’œuvre d’Homère où la figure d’Ulysse est plus que jamais humanisée. Une fois la représentation terminée, les spectateurs pourront rejoindre Martigues en bateau, où une chorégraphie reprenant les codes et techniques de l’électro se dansera aux Salins. Avant de conclure la soirée par un apéritif et un DJ set pour celleux qui le souhaitent. Lors du deuxième parcours (le 19 mai), les participant·es feront halte à l’Estaque au Pic Télémaque pour assister à un double concert. Celui du <strong>Sayat Trio</strong>, au jazz et à la musique classique arménienne, suivis par l’orchestre de l’<strong>Ensemble Télémaque </strong>qui joueront des chansons folks écrites par le compositeur italien Luciano Berio.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le second weekend du <em>Train Bleu</em> verra aussi son lot d’activités en intérieur, qu’il s’agisse d’événements calmes ou entraînants. Dans un registre intimiste à Miramas, au théâtre La Colonne, la voix du directeur de La Criée <strong>Robin Renucci</strong> et le violon de <strong>Bertrand Cervera</strong> s’associent pour interpréter <em>Que ma joie demeure</em> de Jean Giono (le 25 mai). Le lendemain, à Ensuès, l’ambiance sera tout autre au Solarium où le groupe de rock <strong>Indeep</strong> compte bien faire bouger les têtes. </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="474" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/05/La-compagnie-MazelFreten-presentera-sa-1re-piece-de-groupe-22Rave-Lucid22.-%C2%A9-Jonathan-Godson.jpg?resize=696%2C474&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-123788" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/05/La-compagnie-MazelFreten-presentera-sa-1re-piece-de-groupe-22Rave-Lucid22.-%C2%A9-Jonathan-Godson.jpg?resize=1024%2C698&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/05/La-compagnie-MazelFreten-presentera-sa-1re-piece-de-groupe-22Rave-Lucid22.-%C2%A9-Jonathan-Godson.jpg?resize=300%2C205&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/05/La-compagnie-MazelFreten-presentera-sa-1re-piece-de-groupe-22Rave-Lucid22.-%C2%A9-Jonathan-Godson.jpg?resize=768%2C524&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/05/La-compagnie-MazelFreten-presentera-sa-1re-piece-de-groupe-22Rave-Lucid22.-%C2%A9-Jonathan-Godson.jpg?resize=1536%2C1048&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/05/La-compagnie-MazelFreten-presentera-sa-1re-piece-de-groupe-22Rave-Lucid22.-%C2%A9-Jonathan-Godson.jpg?resize=2048%2C1397&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/05/La-compagnie-MazelFreten-presentera-sa-1re-piece-de-groupe-22Rave-Lucid22.-%C2%A9-Jonathan-Godson.jpg?resize=150%2C102&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/05/La-compagnie-MazelFreten-presentera-sa-1re-piece-de-groupe-22Rave-Lucid22.-%C2%A9-Jonathan-Godson.jpg?resize=218%2C150&amp;ssl=1 218w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/05/La-compagnie-MazelFreten-presentera-sa-1re-piece-de-groupe-22Rave-Lucid22.-%C2%A9-Jonathan-Godson.jpg?resize=696%2C475&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/05/La-compagnie-MazelFreten-presentera-sa-1re-piece-de-groupe-22Rave-Lucid22.-%C2%A9-Jonathan-Godson.jpg?resize=1068%2C728&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/05/La-compagnie-MazelFreten-presentera-sa-1re-piece-de-groupe-22Rave-Lucid22.-%C2%A9-Jonathan-Godson.jpg?resize=1920%2C1309&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/05/La-compagnie-MazelFreten-presentera-sa-1re-piece-de-groupe-22Rave-Lucid22.-%C2%A9-Jonathan-Godson.jpg?resize=616%2C420&amp;ssl=1 616w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/05/La-compagnie-MazelFreten-presentera-sa-1re-piece-de-groupe-22Rave-Lucid22.-%C2%A9-Jonathan-Godson.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">En extérieur </mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La culture sort aussi des salles obscures, au sein de paysages qu’il s’agit de découvrir. <em>Le</em> <em>Train Bleu</em> l’a compris et ses différents parcours proposent des balades, visites en extérieurs et autres réjouissances ayant pour but de profiter du patrimoine naturel du territoire. À Vitrolles l’association <em>Ici/Ailleurs</em> a prévu un circuit conté aux Salins du Lion, pour aborder ce paysage de l’étang de Berre d’une manière plus poétique (le 19 mai). Le weekend d’après, la déambulation théâtrale et l’art de rue de l’association <em>Nickel Chrome</em> sont mis à l’honneur au départ de la gare de Croix-Sainte, tout comme la convivialité puisque la fin des prestations marque le début d’un barbecue sous les étoiles&nbsp;! Le dimanche 26 mai vient clôturer en beauté les activités en extérieur, en laissant le choix entre une balade en kayak ou une randonnée depuis Carry-le-Rouet pour rejoindre Ensuès et assister au concert d’Indeep. Un bon moyen pour relier sport et culture, juste avant les Jeux olympiques.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">RENAUD GUISSANI&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Le Train Bleu</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">18-19 et 25-26 mai</mark><br>Miramas, Port-de-Bouc, Martigues, <br>Ensuès-la-Redonne, Vitrolles, Marseille</pre>
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		<title>Mikado artistique </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Mar 2024 07:52:00 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline. En avant-propos vous dites qu’il y a «&nbsp;une envie, un songe, une fantaisie&nbsp;».</strong>&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Raoul Lay.</strong> C’est une œuvre imprévue, planifiée nulle part comme telle. C’est le Conservatoire de Toulon qui a fait naître le rêve en me faisant l’honneur d’être son «&nbsp;grand invité&nbsp;» pour le trimestre Transmission #8 après des artistes comme Preljocaj ou Macha Makeïeff. La particularité de ce conservatoire, unique sur la Région est d’être conservatoire de musique, mais aussi de danse, d’art dramatique et de cirque. Multidisciplinaire donc et d’un remarquable niveau&nbsp;! Pour ma part, j’ai vu cela comme une occasion fantastique de réconcilier les arts de la danse, du jeu, du chant, et du cirque&nbsp;: d’où un projet de création qui fasse travailler toutes ces disciplines. À l’époque – le projet de «&nbsp;grand invité&nbsp;» se prépare depuis deux ans –, j’étais tombé sur un livre d’Octave Santoro, <em>Le tournoi des Sixtes</em>, roman qui met en scène des gamins de collège dans les années 1970 et qui sont impliqués dans un tournoi scolaire de sixte. Il y a le sport, le foot, mais aussi le racisme, un enfant de la classe est noir. J’ai adapté le roman au théâtre en un livret qui j’espère rendra compte de tout cela et permettra la jonction entre les diverses disciplines.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous avez conçu un dispositif les réunissant toutes&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je me contente de la partie musicale avec neuf musiciens de l’Ensemble Télémaque et soixante de l’Orchestre symphonique du Conservatoire TPM. Pour la partie chorégraphique, Héla Fattoumi et Éric Lamoureux, qui a aussi été footballeur avant de se consacrer à la danse, du CCN de Belfort, dirigent neufs danseurs (huit filles et un garçon). Carole Errante a accepté de prendre en charge la mise en scène, Thomas Fourneau, la création vidéo afin de convoquer sur le plateau les années 1970. Les danseurs et acteurs sont issus des départements danse et théâtre du Conservatoire. En trait d’union entre tous les éléments de ce multi-opéra, il fallait un coryphée [<em>chef de chœur, ndlr</em>] que j’ai souhaité entre David Bowie et Roger Lanzac, ce sera Agnès Audiffren avec des talons de danseuse flamenco. Pour le final, un fantastique chœur d’enfants s’élèvera. Je garde le mystère sur son apparition… Il n’y a pas de cirque, mais tout de même un chapiteau. On rit beaucoup même s’il s’agit d’une comédie dramatique. Nous sommes impatients et bourrés de trac pour ce mikado qui est en train de se construire. C’est un projet un peu fantasmagorique, j’espère que tout tiendra debout.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Il y a aussi une dimension de transmission&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, et c’est très émouvant&nbsp;: il y a des pros mais aussi des élèves en passe de se professionnaliser. L’expérience se transmet. Les comédiens sont confrontés à la danse, à la musique, et pour eux c’est aussi très formateur&nbsp;: il n’y a plus de tour d’ivoire enfermant chacun dans sa discipline. C’est pourquoi transmission et création se mêlent ici fortement. C’est sans doute pour cela que cette création, aidée par la Région et la Ville de Marseille, est labellisée Olympiade culturelle par Paris 2024.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">ENTRETIEN RÉALISÉ PAR MARYVONNE COLOMBANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Le tournoi des Sixtes</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">23 et 24 mars<br></mark>Chapiteau Circoscène, La Seyne-sur-Mer</pre>
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		<title>Création traditionnelle, ou la fin d’un antagonisme </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Oct 2023 09:30:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La question était posée&#160;: «&#160;quels liens entretiennent les musiques traditionnelles et la création contemporaine&#160;?&#160;». Raoul Lay, compositeur, chef d’orchestre et directeur fondateur de l’Ensemble Télémaque osait le pari de proposer à trois compositeurs du bassin méditerranéen, issus de la Corse, la Sardaigne et Malte, d’exercer leur art en intégrant à de nouvelles œuvres sous la [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">La question était posée&nbsp;: «&nbsp;<em>quels liens entretiennent les musiques traditionnelles et la création contemporaine&nbsp;?</em>&nbsp;». <strong>Raoul Lay</strong>, compositeur, chef d’orchestre et directeur fondateur de l’Ensemble Télémaque osait le pari de proposer à trois compositeurs du bassin méditerranéen, issus de la Corse, la Sardaigne et Malte, d’exercer leur art en intégrant à de nouvelles œuvres sous la forme concertante, des instruments vecteurs des musiques populaires et traditionnelles, en l’occurrence, mandoline et launeddas (flûte sarde), joués par deux immenses solistes, <strong>Vincent Beer-Demander</strong> (mandoliniste) et <strong>Michele Deiana</strong> (launeddas).&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Théâtralité joyeuse</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les lumières ne s’éteignent pas en début de concert. Les chaises des musiciens de l’Ensemble Télémaque restent vides, seul attend le mandoliniste. Le chef d’orchestre se retourne brusquement vers le public, comme s’il allait le diriger, inversant les rôles. Un geste, précis, dessine l’amorce d’une rythmique. Pas cadencés, grelots et tambourins se font entendre&nbsp;; deux percussionnistes descendent le long des gradins et poursuivent leur danse à leur place d’orchestre, bientôt rejoints sur le même pas et les mêmes grelots par les autres instrumentistes. <em>8&nbsp;: Il ballo delle occiate</em> de <strong>Maria Vincenza Cabizza</strong> (Sardaigne), écrit en mémoire du premier baiser échangé par ses grands-parents sur cette danse traditionnelle, séduit par sa vivacité, ses élans, sa joie de vivre communicative, sa forme proche du poème symphonique qui intègre launeddas et mandoline en un double concerto au tissage lumineux. <em>Nuraghe</em> de <strong>Jérôme Casalonga</strong> (Corse), en référence à ces tours énigmatiques de la culture nuragique de la Sardaigne, s’appuyait sur le bourdon ( accord continu) de la launeddas pour brosser de vastes paysages aux lignes en épure d’un intense lyrisme. L’auditeur alors voyage, redécouvre le relief accidenté des montagnes, plonge vers la mer,&nbsp; dans la quiétude d’un village dont les cloches résonnent au loin.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sans doute la plus «&nbsp;continentale&nbsp;» des propositions, <em>Fighting for hope</em> de <strong>Karl Fiorini</strong>, inspiré par le livre de Petra Kelly, militante du mouvement pour la paix et l’une des fondatrices du parti des Verts allemand, s’ornait d’accents mahlériens en une composition travaillant la masse instrumentale comme une sculpture&nbsp; : à la mandoline dont les accents allaient jusqu’aux sons saturés, répondait la harpe de <strong>Guilia Trabacchi</strong> (conservatoire de Bolzano) offrant tous deux de subtils contrepoints à un ensemble qui trouvait dans sa matière même de sublimes envols.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Berio le père</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En conclusion les <em>Folks songs</em> de Luciano Berio, interprétés par la pétillante soprano, <strong>Laura Delogu</strong> (conservatoire de Cagliari), abolissaient les frontières entre les genres musicaux, unissant les pièces traditionnelles et l’écriture contemporaine avec finesse et intelligence.&nbsp; Sans&nbsp; doute une nouvelle forme de composition dans la lignée de Berio est en train de naître ici, réconciliant tradition méditerranéenne et contemporanéité en des œuvres fascinantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">MARYVONNE COLOMBANI</p>



<pre class="wp-block-verse">IN.MA.NO, création le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">21 octobre</mark> à l’Idééthèque des Pennes-Mirabeau dans le cadre de la saison de Marseille Concerts</pre>
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		<title>Rêver une musique sans frontières</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Oct 2023 06:23:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Après les évasions pour les terres lointaines, Pays de Galles, Canada, Chine, l’Ensemble Télémaque effectue un retour à ses sources méditerranéennes. D’où est né ce besoin de revenir à vos origines&#160;? Raoul Lay. Curieusement, cette envie vient de la Chine&#160;! Lors de notre October lab là-bas, nous avions travaillé avec le sheng, cet orgue [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline</strong>. <strong>Après les évasions pour les terres lointaines, Pays de Galles, Canada, Chine, l’Ensemble Télémaque effectue un retour à ses sources méditerranéennes. D’où est né ce besoin de revenir à vos origines&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Raoul Lay.</strong> Curieusement, cette envie vient de la Chine&nbsp;! Lors de notre <em>October lab</em> là-bas, nous avions travaillé avec le sheng, cet orgue à bouche chinois qui date de 1100 avant notre ère. Cet instrument traditionnel très ancien est enseigné dans les conservatoires au même titre que le piano ou le violon. Les musiciens y apprennent lecture et écriture, que ce soit pour la pratique d’instruments traditionnels ou «&nbsp;classiques&nbsp;», ce qui n’existe pas en Europe&nbsp;: l’enseignement de la tradition et de la modernité en même temps ne se voit guère, même si à l’IMM d’Aubagne, par exemple, il y a un essai de poser les musiques «&nbsp;savantes&nbsp;» et les musiques traditionnelles dans un même apprentissage. Est intéressante la question de la relation entre musique traditionnelle et contemporaine, de l’association de musiciens traditionnels et contemporains, artistes «&nbsp;savants&nbsp;» et «&nbsp;non-savants&nbsp;», je mets des guillemets car la différence est liée aux univers musicaux et non aux connaissances ni aux techniques. J’ai souhaité alors me confronter aux traditions de la Méditerranée, puisque c’est chez nous, et voir si l’on pouvait réunir dans une même œuvre des interprètes de musique traditionnelle avec leurs instruments et une composition contemporaine, autrement dit faire vivre ensemble musique de tradition et musique d’écriture.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment s’est effectué le choix des musiciens et des compositeurs&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au début, j’ai rêvé de toutes les îles, puis, je me suis retourné vers un premier florilège – je compte bien traverser la mer et parcourir le plus grand nombre de modes de composition qui fleurissent en Méditerranée – la Corse, la plus proche, la Sardaigne, sa voisine et Malte (j’ai été directeur artistique du Malta Philharmonic Orchestra en 2019-2020). Mais d’abord, à Marseille, je me suis adressé à Vincent Beer Demander qui, avec un instrument traditionnel, la mandoline, est en même temps enseignant et lecteur, afin qu’il soit soliste du premier concerto. Ensuite, en Sardaigne, je me suis intéressé à la launeddas, une sorte de clarinette polyphonique à triples tuyaux et anche simple dont les sonorités peuvent faire penser à la cornemuse et qui est jouée principalement au cours d’instants ritualisés. J’ai donc passé commande pour ces deux instruments et ceux de l’Ensemble Télémaque de trois concertos, l’un dédié à la mandoline, auprès de Karl Fiorini (Malte), l’autre à la launeddas (soliste Michele Deiana) auprès de Jérôme Casalonga (Corse) et le dernier, double, à la mandoline et la launeddas à Maria Vincenza Cabizza (Sardaigne). À Marseille, le spectacle sera joué quatre fois, puis au printemps nous serons reçus en Corse à Pigna, en Sardaigne (Cagliari et Sassari), puis à Malte (La Valette). Il y aura neuf représentations en tout, ce qui permettra de faire vraiment vivre ces œuvres.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pouvez-vous nous en parler en avant-première&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y aura d’abord une œuvre connue ! Aux trois créations s’ajouteront les <em>Folk Songs</em> pour soprano et ensemble que Luciano Berio a écrits en 1964, une manière de montrer que l’histoire des liens entre la musique populaire traditionnelle et la création contemporaine n’est pas si neuve&nbsp;: le compositeur italien puise dans les répertoires folkloriques des Etats-Unis, de l’Arménie, de la France, la Sicile, l’Italie, la Sardaigne, l’Azerbaïdjan et plus précis encore de l’Auvergne&nbsp;! En ce qui concerne les trois créations, je ne voudrais pas tout déflorer, cependant je peux déjà évoquer les titres et les tonalités de chaque œuvre. Jérôme Casalonga, le plus tellurique, a travaillé sur les bourdons pour <em>Nuraghe</em> qui évoque les tours rondes en forme de cône tronqué, symboles de la culture nuragique sarde apparue entre 1900 et 730 avant J.-C.. Karl Fiorini, le plus méditerranéen et le plus lyrique, a choisi un titre anglais, c’est la langue de Malte, <em>Fighting for Hope</em>, une respiration dont on a plus que besoin ces temps-ci&nbsp;! Maria Vincenza Cabizza, la plus contemporaine, joue sur le sens et la forme avec <em>Il ballo delle occhiate</em>, («&nbsp;La danse des regards&nbsp;»). Umberto Eco disait que l’on doit pouvoir tout récupérer. L’ultra-modernité s’était transformée en nouvel académisme lorsqu’elle refusait à tout crin la tonalité avec laquelle il a fallu rompre à une époque. Avec Télémaque, en bientôt trente ans, on a pu constater l’évolution de l’idée de la création et perçu la grande peur de l’Occident de ne pas contrôler l’écriture&nbsp;! Aujourd’hui en musique on est en synchronie, on a accès à tout ce que l’on veut, ce qui permet des croisements sans fin. Écrire c’est improviser, improviser puis écrire. Il y a toujours un va-et-vient entre l’inconscient et le geste musical. C’est avec ce dernier qu’il faut travailler, sinon on peut déboucher sur des partitions injouables pour tel ou tel instrument&nbsp;!&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">ENTRETIEN RÉALISÉ PAR MARYVONNE COLOMBANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Au programme</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">18 octobre</mark> Mucem Lab, rencontre colloque « Instruments traditionnels et création contemporaine : circulations, échanges et métissages en méditerranée » avec les compositeurs et solistes invités mais aussi avec l’ethnomusicologue Elisabeth Cestor, la fondatrice de l’IMM d’Aubagne, Margaret Dechenaux, le musicologie et organologue André Gabriel, le compositeur Nicoló Terrasi, le compositeur, chanteur, auteur, programmateur Manu Théron.<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">19 octobre</mark> Concert commenté à l’Alcazar.<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">20 octobre</mark> Concertos des trois rives à la Cité de la Musique de Marseille.<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">21 octobre</mark> Concertos des trois rives à l’Espace Tino Rossi, Les Pennes-Mirabeau.<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">22 octobre</mark> Concertos des trois rives au PIC Marseille.</pre>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>October Lab</em></strong>
04 91 43 10 46 
<a href="http://ensemble-telemaque.com">ensemble-telemaque.com</a></pre>
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