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	<title>Archives des Festival Off - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Festival Off - Journal Zebuline</title>
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		<title>À Avignon, on y danse, on y chante… et on y rit</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Aug 2022 12:40:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Borders and walls&#160; Les limites. Dernier opus en date de la Compagnie Carré Blanc, Borders and Walls interroge le territoire créatif et ses frontières. Au rythme de pulsations électro savamment disséminées, concoctées par Marin Bonazzi, les corps se mêlent, se testent, se rencontrent. La chorégraphe Michèle Dhallu a réuni pour ce spectacle pensé en premier [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><strong><em>Borders and walls&nbsp;</em></strong></h2>



<p class="has-regular-font-size"><strong>Les limites.</strong> Dernier opus en date de la <strong>Compagnie Carré Blanc</strong>, <em>Borders and Walls </em>interroge le territoire créatif et ses frontières. Au rythme de pulsations électro savamment disséminées, concoctées par <strong>Marin Bonazzi</strong>, les corps se mêlent, se testent, se rencontrent. La chorégraphe <strong>Michèle Dhallu </strong>a réuni pour ce spectacle pensé en premier lieu à destination d’adolescents, des danseurs – formidables <strong>Zoé Boutoille </strong>et <strong>Bryan Montarou </strong>– des acrobates – <strong>Timothée Meiffren </strong>et <strong>Jihun Kim </strong>– et même des profils au croisement de ces deux disciplines – étonnante <strong>Yane Corfa</strong>. Le langage chorégraphique, considérablement enrichi, se déploie dans une grande joie et avec générosité. Une fois évacuées les chaussures, obstacle le plus évident à la fluidité de mouvement, les échanges se font musclés, gracieux. Les danseurs se heurtent, s’imitent, vont chercher leurs pas du côté du jazz, du cirque, du hip-hop&#8230; Les murs qui se dresseront peu à peu face à ces jeunes êtres en devenir ne sont finalement que ceux qu’ils s’imposent à eux-mêmes. La peur du saut constituant la première réelle entrave aux envols en tous genres. Cette ode à la liberté, un brin naïve, ne manque heureusement ni de subtilité ni d’humour.</p>



<p><sub><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><em>Borders and walls</em> a été joué du 7 au 28 juillet à LaScierie, à Avignon.</mark></sub></p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><em>Looking for Quichotte</em></strong></h2>



<p><strong>Les moulins de son cœur. </strong>Voilà dix ans que le Montpelliérain <strong>Charles-Éric Petit </strong>a fait prendre quelques couleurs au célèbre chevalier à la triste figure. Son <em>Looking for Quichotte </em>a déjà fait l’objet de deux mises en scène, par Vladimir Steyaert et Pascal Frery. Mais c’est sous sa propre direction que son texte, sélectionné par la Comédie-Française en 2017, s’est vu de nouveau porté à la scène au Théâtre des Carmes. Et grand bien en a pris à l’auteur-metteur en scène de s’en réemparer&nbsp;: son chevalier-rocker – fringant <strong>Thomas Cerisola </strong>– y gagne un ton particulièrement juste. Côté chansons, entonnées avec entrain, mais également et surtout dans sa caractérisation à la fois comique et inquiète. Face à lui, le très ancré Sancho Panza de <strong>Franck Gazal </strong>se fait de moins en moins ingénu&nbsp;: son maître, plus aguerri que quiconque pour pourfendre les grandes enseignes de restauration rapide ou candidater au RSA, perdant successivement pied. Le tout pourra sembler encore un peu étiré dans le temps&nbsp;: mais le duo demeure redoutablement attachant.</p>



<p><sub><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><em>Looking for Quichotte </em>a été joué du 7 au 26 juillet au Théâtre des Carmes, à Avignon.</mark></sub></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><em>Les Poupées&nbsp;</em></strong></h2>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Les-Poupees-%C2%A9-DR.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-116240" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Les-Poupees-%C2%A9-DR-scaled.jpg?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Les-Poupees-%C2%A9-DR-scaled.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Les-Poupees-%C2%A9-DR-scaled.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Les-Poupees-%C2%A9-DR-scaled.jpg?resize=1536%2C1024&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Les-Poupees-%C2%A9-DR-scaled.jpg?resize=2048%2C1365&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Les-Poupees-%C2%A9-DR-scaled.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Les-Poupees-%C2%A9-DR-scaled.jpg?resize=1068%2C712&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Les-Poupees-%C2%A9-DR-scaled.jpg?resize=1920%2C1280&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Les-Poupees-%C2%A9-DR-scaled.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Les-Poupees-%C2%A9-DR-scaled.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption>Les Poupées © DR</figcaption></figure>



<p><strong>Jeu de môme.</strong> Nombreuses sont les pièces chorégraphiques prenant pour sujet les arts plastiques. Fresques animées, tableaux agencés comme des toiles, au mouvement millimétré… Plus rares sont celles qui s’intéressent à l’acte de création même&nbsp;: à sa technicité, ses matériaux, son imaginaire. C’est ce sillon que <em>Les Poupées </em>creuse avec délicatesse et poésie. Conçu comme un hommage à l’œuvre de Michel Nedjar, l’opus de <strong>Marine Mane </strong>joue avec les idées, les images et les mots. Le geste chorégraphique et la scénographie s’approprient les collages, les jeux de composition et de décomposition de l’artiste. Jusqu’à faire sien le «&nbsp;coudrage&nbsp;» cher au plasticien, mêlant le principe de la couture à celui du montage. Les pas de <strong>Claire Malchrowicz </strong>accompagnent, illustrent les paroles du comédien <strong>Vincent Fortemps</strong>, puisées dans le très beau <em>Chantier des consolations</em>,publié par Michel Nedjar en 2017. Tandis que les poupées, maniées, démembrées, consolées par les interprètes, prennent vie.</p>



<p><sub><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><em>Les Poupées</em> a été joué du 7 au 26 juillet à la Caserne des pompiers, Avignon.</mark></sub></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><em>L’Art de perdre</em></strong></h2>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="492" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/LArt-de-perdre-%C2%A9-Christian-Milord.jpeg?resize=696%2C492&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-116266" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/LArt-de-perdre-%C2%A9-Christian-Milord.jpeg?resize=1024%2C724&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/LArt-de-perdre-%C2%A9-Christian-Milord.jpeg?resize=300%2C212&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/LArt-de-perdre-%C2%A9-Christian-Milord.jpeg?resize=768%2C543&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/LArt-de-perdre-%C2%A9-Christian-Milord.jpeg?resize=1536%2C1087&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/LArt-de-perdre-%C2%A9-Christian-Milord.jpeg?resize=2048%2C1449&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/LArt-de-perdre-%C2%A9-Christian-Milord.jpeg?resize=696%2C492&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/LArt-de-perdre-%C2%A9-Christian-Milord.jpeg?resize=1068%2C755&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/LArt-de-perdre-%C2%A9-Christian-Milord.jpeg?resize=1920%2C1358&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/LArt-de-perdre-%C2%A9-Christian-Milord.jpeg?resize=594%2C420&amp;ssl=1 594w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/LArt-de-perdre-%C2%A9-Christian-Milord.jpeg?resize=100%2C70&amp;ssl=1 100w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/LArt-de-perdre-%C2%A9-Christian-Milord.jpeg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption>L&rsquo;Art de perdre © Christian Milord</figcaption></figure>



<p><strong>Qui perd gagne. </strong>Grand succès critique et public lors de sa publication en 2017, <em>L’Art de perdre </em>d’Alice Zeniter aura fait l’objet de non pas une, mais bien deux adaptations théâtrales au seul festival Off d’Avignon&nbsp;2022. La première d’entre elles, mise en scène par <strong>Sabrina Kouroughli</strong>, fut jouée au 11·Avignon en matinée, et la seconde par le collectif <strong>Filigrane 111, </strong>à l’Entrepôt. Cette dernière fit l’objet d’une concertation soutenue avec l’auteure&nbsp;: avec la comédienne <strong>Céline Dupuis</strong>, adoubée par Zeniter, qui endosse tous les rôles&nbsp;; et avec le metteur en scène <strong>Cyril Brisse</strong>, avec qui la comédienne a pensé l’adaptation, qui lui donne la réplique et fait dialoguer la voix de la comédienne avec différents médias. À l’écran se succèdent des paysages de l’Algérie perdue, des extraits&nbsp;enregistrés par des acteurs sous forme de témoignage. Le tout ancre la fiction dans un format documentaire, joliment travaillé par le réalisateur <strong>Franck Renaud</strong> qui avait déjà, avec <em>Makach Mouchkil, </em>tourné sa caméra vers ces terres si méconnues et leurs interférences avec notre histoire. L’immersion est, notamment grâce au son très travaillé de <strong>Yannick Donet</strong>, totale. Quitte à sacrifier un peu de lisibilité de l’action et de ses enjeux matériels sur l’autel de la langue, qui se révèle dans toute sa complexité.<em>L’Art de perdre</em> a été joué du 7 au 30 juillet au théâtre de l’Entrepôt.</p>



<p><sub><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><em>L’Art de perdre</em> a été joué du 7 au 30 juillet au théâtre de l’Entrepôt.</mark></sub></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><em>Music-hall&nbsp;</em></strong></h2>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="493" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Music-hall-%C2%A9-Louis-Chaugne.jpg?resize=696%2C493&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-116241" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Music-hall-%C2%A9-Louis-Chaugne.jpg?resize=1024%2C726&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Music-hall-%C2%A9-Louis-Chaugne.jpg?resize=300%2C213&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Music-hall-%C2%A9-Louis-Chaugne.jpg?resize=768%2C545&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Music-hall-%C2%A9-Louis-Chaugne.jpg?resize=1536%2C1090&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Music-hall-%C2%A9-Louis-Chaugne.jpg?resize=696%2C494&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Music-hall-%C2%A9-Louis-Chaugne.jpg?resize=1068%2C758&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Music-hall-%C2%A9-Louis-Chaugne.jpg?resize=592%2C420&amp;ssl=1 592w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Music-hall-%C2%A9-Louis-Chaugne.jpg?resize=100%2C70&amp;ssl=1 100w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Music-hall-%C2%A9-Louis-Chaugne.jpg?w=1600&amp;ssl=1 1600w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Music-hall-%C2%A9-Louis-Chaugne.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption>Music-hall © Louis Chaugne</figcaption></figure>



<p><strong>Bye bye happiness.</strong> « <em>Ne me dis pas que tu m’adores, mais pense à moi de temps en temps…&nbsp;</em>» Cette ritournelle empruntée à Joséphine Baker jalonne le <em>Music-hall </em>de Jean-Luc Lagarce. Sensuelle, amoureuse, rieuse, elle se fait pourtant grinçante, inquiétante au bout de quelques réitérations. Le texte avance, portée par la mise en scène et l’interprétation sans faille de <strong>Sophie Planté</strong>, vers une mélancolie assumée, jusqu’à se muer en rictus cauchemardesque. Qui est cette femme au caractère bien trempé, qui chante avec force minauderie et danse le flamenco à la perfection&nbsp;? La formation de danseuse de la comédienne est un atout de taille&nbsp;: les heures de gloire de la star, talonnée par ses boys – formidables <strong>Vincent Lagahe</strong>,<strong> Yohan Leriche </strong>et <strong>Charles Leys </strong>– sont suggérées sans effort avec paillettes. La déchéance est, quant à elle, convoquée par la mise en scène elle-même&nbsp;: la fatigue des corps, le maquillage de plus en plus criard figurent le passage du temps et le spectre de la mort. Ce qui n’empêche pas ce <em>Music-hall </em>de se parer d’un humour certain, inédit dans ce traitement pourtant très naturel de la langue de Lagarce.</p>



<p><sub><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><em>Music-hall</em> a été joué du 7 au 30 juillet au théâtre Pierre de Lune, à Avignon.</mark></sub></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><em>Quand je serai un homme</em></strong></h2>



<p><strong>Faire genre. </strong>Après s’être attelée à dire le féminin, ses contraintes et ses luttes, avec <em>Quand je serai grande…</em>, également donné aux 3 soleils les jours impairs, l’autrice et comédienne <strong>Catherine Hauseux </strong>s’est intéressée, avec son complice <strong>Stéphane Daurat</strong>, à ce qui fait le viril, ou du moins le masculin – les jours pairs&nbsp;! <em>Quand je serai un homme </em>s’est lui aussi construit au fil d’une collecte de témoignages, portant sur la construction de l’identité et de l’altérité. Quelque chose semble cependant s’être perdu en chemin&nbsp;: cette parole-là s’est-elle révélée plus retorse, moins uniforme que son pendant féminin&nbsp;? Ou, le soupçonne-t-on, moins sincère&nbsp;? Trop construite&nbsp;? Trop prémâchée&nbsp;? Force est pourtant de constater que les moments les plus marquants de la pièce sont ceux qui évoquent, en creux, la perception des femmes, et les rapports que les sondés entretiennent avec elles. Ce qui n’enlève rien aux talents des deux interprètes, ni à l’interprétation en général.</p>



<p><sub><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><em>Quand je serai un homme</em> a été joué du 6 au 30 juillet au théâtre Les 3 soleils, à Avignon.</mark></sub></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><em>Une opérette à Ravensbrück&nbsp;</em></strong></h2>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="575" height="640" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Operette-a-Ravensbruck-%C2%A9-Xavier-Cantat.jpg?resize=575%2C640&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-116242" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Operette-a-Ravensbruck-%C2%A9-Xavier-Cantat.jpg?w=575&amp;ssl=1 575w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Operette-a-Ravensbruck-%C2%A9-Xavier-Cantat.jpg?resize=270%2C300&amp;ssl=1 270w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Operette-a-Ravensbruck-%C2%A9-Xavier-Cantat.jpg?resize=377%2C420&amp;ssl=1 377w" sizes="auto, (max-width: 575px) 100vw, 575px" /><figcaption>Operette à Ravensbrück © Xavier Cantat</figcaption></figure>



<p><strong>À juste distance.</strong> Créé en 2019, le spectacle pensé et interprété par <strong>Claudine Van Beneden </strong>partait d’un pari fou, pour ne pas dire casse-gueule&nbsp;: adapter <em>Le Verfügbar aux Enfers</em>, opérette conçue par Germaine Tillion lors de sa captivité au camp de femmes de Ravensbrück. Réarrangées par <strong>Grégoire Béranger </strong>et <strong>Jean Adam</strong>, les chansons ne perdent rien de leur humour salvateur, ni de leur franc désespoir. Interprétés par les comédiennes aguerries de la <strong>Compagnie Nosferatu</strong>, théâtralement comme musicalement parlant, les airs se réapproprient des extraits d’opéra, de chanson populaire, de publicité pour raconter les horreurs vécues. Celles-ci passent par les corps et les voix de la douce et solaire <strong>Solène Angeloni</strong>, de la forte tête <strong>Angeline Bouille</strong>, de la non moins franche <strong>Isabelle Desmero </strong>ou de la plus mélancolique <strong>Barbara Galtier</strong>. Face à elle, à juste distance, <strong>Raphaël Fernandez </strong>incarne le scientifique présentant les <em>verfügbar</em>, dénomination attribuée aux corps rendus disponibles des femmes mobilisées. Celles-ci s’emparent peu à peu de la parole, persistent à exister. Plus encore que la vie de ses personnages et codétenues, on comprend que Germaine Tillion tenait avant tout à préserver leur joie et leur dignité.</p>



<p><sub><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><em>Une opérette à Ravensbrück</em> a été joué du 7 au 30 juillet au Théâtre du Chien qui fume, à Avignon.</mark></sub></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><em>Téléphone-moi</em></strong></h2>



<p><strong>De la friture sur la ligne.</strong><strong> </strong>Difficile de comprendre ce qui, dans cette fresque romanesque auto-proclamée, a pu séduire critique et public avignonnais, venu nombreux au 11 tout au long du festival. <em>Téléphone-moi, </em>joué dans la foulée d’<em>Allosaurus</em>, fut pensé par la compagnie <strong>f.o.u.i.c</strong> comme une sorte de rêverie <em>vintage</em>. Qui se révèle surtout franchement fétichiste&nbsp;: trois cabines téléphoniques y faisant office de décor, et par là-même de capsules temporelles à bas prix. <em>Téléphone-moi </em>se veut ainsi une exploration d’un XX<sup>e</sup> siècle réduit à&nbsp;:</p>



<p>I. La seconde guerre mondiale, et donc uniquement à la Résistance.</p>



<p>II. Aux années Mitterrand, et donc à la demi-finale France-Allemagne de 1982.</p>



<p>III. Aux années 1990, et donc – évidemment – à France 98.</p>



<p>Le tout prêterait à sourire si le texte et la mise en scène de <strong>Jean-Christophe Dollé </strong>et <strong>Clotilde Morgiève</strong>, également de la distribution et par ailleurs très bons comédiens, ne se prenaient pas si terriblement au sérieux. Nombreuses sont ainsi les incohérences et autres paresses de narration dignes des pires séries Netflix. On apprendra donc, ô surprise, que le père d’untel n&rsquo;est peut-être pas son «&nbsp;véritable&nbsp;» père&nbsp;; qu’un vivant n’est peut-être plus tout à fait vivant&nbsp;; que dans toute résistante qui se respecte sommeille vraisemblablement une gourde en mal de mâle alpha… Le tout vise à émouvoir, sans pour autant avoir pris le temps d’observer véritablement les époques concernées, ou de construire des personnages à part entière. Comme si les facilités d’identification, aux costumes, aux chansons d’époque – et non, nous n’échapperons pas à Nicole Croisille – suffisaient à séduire un public en mal d’idoles et, surtout, de mélo.</p>



<p><sub><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><em>Téléphone-moi</em> a été joué du 7 au 29 juillet au 11·Avignon.</mark></sub></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><em>Et Dieu créa le swing</em></strong></h2>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Swing.jpeg?resize=696%2C428&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-116243" width="696" height="428" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Swing.jpeg?resize=1024%2C631&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Swing.jpeg?resize=300%2C185&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Swing.jpeg?resize=696%2C429&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Swing.jpeg?resize=1068%2C659&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Swing.jpeg?resize=681%2C420&amp;ssl=1 681w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Swing.jpeg?resize=356%2C220&amp;ssl=1 356w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Swing.jpeg?w=1440&amp;ssl=1 1440w" sizes="auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption>Et Dieu créa le swing © DR</figcaption></figure>



<p><strong>Lady Traviata.</strong> L’intrigue d’<em>Et Dieu créa le swing </em>semble née d’un pari innocent, voire d’une plaisanterie. Soit raconter l’histoire du monde, des femmes, du féminisme, de l’opéra et du jazz, dans un joyeux désordre, et sans jamais recourir à un autre texte que celui de chansons existantes. Avec pour exception le pastiche et les jeux de mots les plus tarabiscotés – mention spéciale à la pauvre <em>Aziza </em>de Balavoine devenue, en plein medley italo-variété, une ode à la pizza. Conçu et mis en scène par <strong>Alain Sachs</strong>, le spectacle maintient le public hilare une bonne heure et demi. Le mérite en revient aux arrangements et réécritures tous terrains d’<strong>Annabelle Sodi-Thibault</strong>, mais également à l’énergie carnassière de ses interprètes. <strong>Alice Buro</strong>, <strong>Morgane Touzalin-Macabiau </strong>et <strong>Ita Graffin </strong>enchaînent les tenues improbables et les vocalises éblouissantes. Elles naviguent de la variété au rap, en passant par l’opéra. Jusqu’à mélanger <em>La Traviata</em> aux improbables onomatopées de Lady Gaga&nbsp;! Au piano, <strong>Jonathan Soucasse </strong>se révèle d’une solidité à tout épreuve, fort d’un humour et d’une présence qui se marient à merveille avec celui des chanteuses. Le temps d’un très beau <em>Amsterdam </em>ou d’un détour par le <em>Je suis de celles </em>de Bénabar – entre autres – le trio n’oublie pas non plus de darder ses fous rires de quelques sanglots. Une réussite totale.</p>



<p><sub><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><em>Et Dieu créa le swing</em> a été joué au théâtre Les 3 Soleils, à Avignon.</mark></sub></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><em>Le Temps des trompettes</em></strong></h2>



<p><strong>Molière malgré lui.</strong> Une heure et vingt minutes pour aborder la vie de Molière de 1622 à 1658. L’impossible promesse de <strong>Félicien Chauveau </strong>et de son coauteur <strong>Claude Boué </strong>n’est heureusement qu’un prétexte. Car <em>Le Temps des trompettes</em>, loin du commentaire composé sur-documenté, n’est rien de moins qu’une vibrante déclaration d’amour, punk et déjantée, au genre mal-aimé de la comédie. L’acteur-metteur en scène s’est déjà frotté à l’œuvre du plus célèbre dramaturge français – son <em>Bourgeois Gentilhomme </em>a remporté un franc succès à Nice et Antibes au printemps dernier. Il s’est, pour raconter les balbutiements et premiers vrais succès d’un auteur somme toute insaisissable, placé au centre d’un dispositif intimiste. Seul en scène, le comédien à l’abattage redoutable incarne une galerie de personnages bien peu académiques. Le langage se fait tantôt châtié, tantôt franchement grossier, sans jamais tomber dans la vulgarité. Jusqu’à explorer une tonalité <em>queer </em>réjouissante, peu exploitée auparavant et plus que pertinente.</p>



<p><sub><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><em>Le Temps des trompettes</em> a été joué du 7 au 30 juillet au théâtre du Chêne Noir, à Avignon.</mark></sub></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><em>L’Art délicat du quatuor</em></strong></h2>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="696" height="487" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Lart-de%CC%81liquat-du-quatuor-%C2%A9-Jean-Pierre-Caparros-22capaphotos.com22.jpg?resize=696%2C487&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-116268" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Lart-de%CC%81liquat-du-quatuor-%C2%A9-Jean-Pierre-Caparros-22capaphotos.com22-scaled.jpg?resize=1024%2C716&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Lart-de%CC%81liquat-du-quatuor-%C2%A9-Jean-Pierre-Caparros-22capaphotos.com22-scaled.jpg?resize=300%2C210&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Lart-de%CC%81liquat-du-quatuor-%C2%A9-Jean-Pierre-Caparros-22capaphotos.com22-scaled.jpg?resize=768%2C537&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Lart-de%CC%81liquat-du-quatuor-%C2%A9-Jean-Pierre-Caparros-22capaphotos.com22-scaled.jpg?resize=1536%2C1074&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Lart-de%CC%81liquat-du-quatuor-%C2%A9-Jean-Pierre-Caparros-22capaphotos.com22-scaled.jpg?resize=2048%2C1432&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Lart-de%CC%81liquat-du-quatuor-%C2%A9-Jean-Pierre-Caparros-22capaphotos.com22-scaled.jpg?resize=696%2C487&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Lart-de%CC%81liquat-du-quatuor-%C2%A9-Jean-Pierre-Caparros-22capaphotos.com22-scaled.jpg?resize=1068%2C747&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Lart-de%CC%81liquat-du-quatuor-%C2%A9-Jean-Pierre-Caparros-22capaphotos.com22-scaled.jpg?resize=1920%2C1343&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Lart-de%CC%81liquat-du-quatuor-%C2%A9-Jean-Pierre-Caparros-22capaphotos.com22-scaled.jpg?resize=601%2C420&amp;ssl=1 601w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Lart-de%CC%81liquat-du-quatuor-%C2%A9-Jean-Pierre-Caparros-22capaphotos.com22-scaled.jpg?resize=100%2C70&amp;ssl=1 100w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Lart-de%CC%81liquat-du-quatuor-%C2%A9-Jean-Pierre-Caparros-22capaphotos.com22-scaled.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption>L&rsquo;Art déliquat du quatuor © Jean-Pierre Caparros « capaphotos.com »</figcaption></figure>



<p><strong>À quatre épingles.</strong> Monté et rodé au fil du festival par <strong>Jos Houben</strong>, le dernier opus du <strong>Quatuor Leonis </strong>célèbre les atouts «&nbsp;naturels&nbsp;» de ses interprètes. Pensé comme une conférence sur la formation musicale par excellence, ou du moins comme une préparation à celle-ci, <em>L’Art délicat du quatuor </em>relève du pur plaisir du geste musical, poussé ici sans effort à faire théâtre. Le tout fonctionne grâce au talent des musiciens mais aussi de l’indescriptible alchimie qui s’est créée entre eux. L’altiste est ici l’intellectuel franchement pontifiant du groupe&nbsp;: <strong>Alphonse Dervieux </strong>gratifie ainsi ses camarades d’anecdotes interminables, auxquelles le violoncelliste <strong>Julien Decoin </strong>oppose une vision simpliste de la musique, aussi évidente mais aussi prosaïque que la nourriture qu’il évoque et ingère à la moindre occasion. Les violonistes <strong>Guillaume Antonini </strong>et <strong>Sébastien Richaud </strong>se disputent la place de chef à la moindre occasion. Si les textes mériteraient quelques ajustements, on se damnerait pour quelques minutes de plus en compagnie de leur Schubert ou de leur Beethoven&nbsp;!</p>



<p><sub><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><em>L’Art délicat du quatuor</em> a été joué du 7 au 30 juillet au théâtre du Rempart, à Avignon.</mark></sub></p>



<p>SUZANNE CANESSA</p>



<p><strong><sub><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Spectacles présentés pendant le Off d’Avignon</mark></sub></strong> <sub><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>2022</strong></mark></sub></p>



<p>Lire aussi : <a href="https://journalzebuline.fr/vagabondages-au-fil-du-off/">Vagabondage au fil du Off &#8211; Journal Zebuline</a></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/a-avignon-on-y-danse-on-y-chante-et-on-y-rit/">À Avignon, on y danse, on y chante… et on y rit</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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		<title>Mots pour maux</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chris Bourgue]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Aug 2022 12:45:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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		<category><![CDATA[Milouchka]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Elles ont toutes les deux commencé très jeunes à faire du théâtre, puis des&#160;one-woman-show, et de fil en aiguille, les voilà écrivaines et comédiennes éblouissantes. On les avait repérées depuis l’été dernier sur les réseaux sociaux arpentant les rues d’Avignon, faisant des clins d’œil aux internautes, parlant de leur spectacle sans en dévoiler le propos. [&#8230;]</p>
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<p>Elles ont toutes les deux commencé très jeunes à faire du théâtre, puis des&nbsp;<em>one-woman-show</em>, et de fil en aiguille, les voilà écrivaines et comédiennes éblouissantes. On les avait repérées depuis l’été dernier sur les réseaux sociaux arpentant les rues d’Avignon, faisant des clins d’œil aux internautes, parlant de leur spectacle sans en dévoiler le propos. Cette fois il ne fallait pas les rater. Les voilà sur scène, étendant du linge, tâche ménagère ordinaire et typiquement caractéristique du travail quotidien de la ménagère. Cette corde à linge choisie par le metteur en scène&nbsp;<strong>Hervé Lavigne&nbsp;</strong>devient le fil conducteur du spectacle. Se succèdent alors une série de scénettes qui exposent des situations de violence faites aux femmes. Une bourgeoise se donne bonne conscience en sauvant une Cambodgienne de l’enfer de son pays mais la réduit en esclavage. Des enfants sont traumatisés par les cris de leur mère battue. Une adolescente raconte à sa mère qui ne veut pas l’entendre le viol commis par son frère. Une fille tente d’expliquer à son père par téléphone son homosexualité…&nbsp; </p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Dialogues incisifs</mark></strong></p>



<p>Ces situations traumatisantes, ces dialogues incisifs ont été écrits avec finesse à la suite d’une multitude de témoignages de victimes, de travailleurs sociaux, de membres d’associations.&nbsp;<strong>Milouchka</strong>&nbsp;et&nbsp;<strong>Chrystelle Canals</strong>&nbsp;interprètent cette multitude de rôles avec talent, passant d’un registre à l’autre avec une virtuosité remarquable. Parmi le public l’émotion est à son comble. Notamment quand, vers la fin de la représentation, Milouchka s’avance en bord de scène&nbsp;: «&nbsp;<em>Maintenant je vais parler de moi, de mon corps.&nbsp;</em>» Atteinte d’obésité, elle confie les difficultés de sa vie quotidienne puis se met à danser. Cependant ne croyez pas que ce spectacle soit plombant, il y a aussi de l’humour, comme ce moment hilarant où les deux complices abordent le problème des règles qu’elles nomment malicieusement «&nbsp;<em>pâquerettes</em>&nbsp;». Comme elles le disent, ce spectacle «&nbsp;<em>ne changera pas la face du monde&nbsp;</em>», mais il peut certainement stimuler les consciences.</p>



<p><sub><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><em>Les Maux Bleus&nbsp;</em>a été joué du 7 au 30 juillet au théâtre La Luna, à Avignon, dans le cadre du festival Off.</mark><br>La pièce<em> </em>reçu le prix Avignon Award 2022.</sub></p>
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		<title>Ces reflets qui nous remplacent</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Aug 2022 15:44:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Alain Klingler]]></category>
		<category><![CDATA[Avignon 2022]]></category>
		<category><![CDATA[Dalida sur le divan]]></category>
		<category><![CDATA[Festival Off]]></category>
		<category><![CDATA[Lionel Damei]]></category>
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		<category><![CDATA[Verbe Fou]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Elle s’apprête à accepter le tournage d’un film, Le sixième jour, à l’invitation de Youssef Chahine. Un vrai rôle, enfin, au cinéma, doublé d’un retour sur la terre de son enfance, l’Égypte. Elle réaliserait un rêve, celui d’être actrice, mais elle hésite, consulte son psy.Elle, c’est Iolanda Gigliotti que tout un chacun connaît sous son [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Elle s’apprête à accepter le tournage d’un film, <em>Le sixième jour</em>, à l’invitation de Youssef Chahine. Un vrai rôle, enfin, au cinéma, doublé d’un retour sur la terre de son enfance, l’Égypte. Elle réaliserait un rêve, celui d’être actrice, mais elle hésite, consulte son psy.<br>Elle, c’est Iolanda Gigliotti que tout un chacun connaît sous son pseudonyme, Dalida. Par ce premier masque se dessine l’écart qui semble hanter toute la vie du personnage. Les chanteurs, interprètes, compositeurs, instrumentistes, <strong>Lionel Damei </strong>et <strong>Alain Klingler</strong>, s’emparent du sujet, adaptant, transposant, nourrissant de nouvelles références (extraits de <em>J’envie les morts qui n’ont pas à mourir</em> de Bernard Noël, textes de Pavese, interview radiophonique de Dalida) l’essai du psychanalyste Joseph Agostini, <em>Dalida sur le divan</em>.<br>Lionel Damei se glisse dans le rôle de Dalida, ou plutôt son écho. Mimiques, gestes, démarche, sourires, intonations, tout y est, jusqu’à l’évocation de la chevelure abondante du personnage. Les décalages (Lionel Damei a le crâne rasé), loin d’être parodiques, ne font que souligner avec une infinie tendresse les fragilités, les fêlures d’un être complexe et tourmenté.<br>D’emblée, l’ambiguïté se noue grâce au premier couplet de la chanson de Léo Ferré <em>Nuits d’absence</em> (paroles Jean-Roger Caussimon), murmuré par Lionel Damei : « <em>Il est des nuits où je m’absente / Discrètement, secrètement…/ Mon image seule est présente / Elle a mon front, mes vêtements…/ C’est mon sosie dans cette glace / C’est mon double de cinéma…/ Á ce reflet qui me remplace / Tu jurerais… que je suis là </em>». Est mise en évidence avec une sensible pertinence la relation entre l’être et sa représentation, les mots et ce qu’ils recouvrent. L’irréductible distance qui les sépare devient abîme dans lequel l’artiste finalement sombre.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">À la rencontre d’elle-même</mark></strong></p>



<p>Paradoxe de la perception que l’on a pu avoir de cette chanteuse populaire, symbole d’une certaine légèreté de vivre, et la profondeur que la pièce lui accorde. Les termes des chansons prennent alors un autre relief, on a l’impression de les entendre vraiment pour la première fois. Le duo <em>Paroles, paroles</em> avec Alain Delon dépasse le badinage amoureux pour réinterroger l’essence même de la communication. Prise dans les rets des reflets, Dalida se perd. Où trouver une adéquation avec elle-même alors que tout fuit. Les mots à l’instar des paillettes de ses costumes voient leur sens se déliter tant rien ne se superpose&nbsp;: le langage, vague reflet d’un réel aux contours flous, est mis en doute.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="696" height="641" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Dalida-sur-le-divan-%C2%A9-Maire-Paule-Santini.jpg?resize=696%2C641&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-115464" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Dalida-sur-le-divan-%C2%A9-Maire-Paule-Santini-scaled.jpg?resize=1024%2C943&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Dalida-sur-le-divan-%C2%A9-Maire-Paule-Santini-scaled.jpg?resize=300%2C276&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Dalida-sur-le-divan-%C2%A9-Maire-Paule-Santini-scaled.jpg?resize=768%2C707&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Dalida-sur-le-divan-%C2%A9-Maire-Paule-Santini-scaled.jpg?resize=1536%2C1415&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Dalida-sur-le-divan-%C2%A9-Maire-Paule-Santini-scaled.jpg?resize=2048%2C1887&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Dalida-sur-le-divan-%C2%A9-Maire-Paule-Santini-scaled.jpg?resize=696%2C641&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Dalida-sur-le-divan-%C2%A9-Maire-Paule-Santini-scaled.jpg?resize=1068%2C984&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Dalida-sur-le-divan-%C2%A9-Maire-Paule-Santini-scaled.jpg?resize=1920%2C1769&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Dalida-sur-le-divan-%C2%A9-Maire-Paule-Santini-scaled.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption>Dalida sur le divan © Maire-Paule Santini</figcaption></figure>



<p>La perspective du film pousse Dalida à aller à la rencontre d’elle-même. Youssef Chahine lui a demandé un douloureux exercice d’introspection destiné à raviver ses chagrins, ses blessures profondes afin de les transcrire dans son jeu. La voici, accompagnée de l’écoute et des questions de son psy (Alain Klingler, tout en finesse) qui la place face à ses contradictions, la met en garde contre les dangers de faire ressurgir les moments les plus difficiles de sa vie et, parfois un peu diabolique, la pousse jusqu’aux limites qu’elle se refuse d’éclairer. La mort rôde, celle des hommes qu’elle a aimés, fantasques, confondant souvent la vie et les exacerbations du langage, la sienne, à laquelle elle fait allusion dans une chanson&nbsp;: «&nbsp;<em>Moi qui ai tout choisi dans ma vie / Je veux choisir ma mort aussi</em>&nbsp;» (peu de temps après le tournage du film de Chahine, elle se suicidera en laissant un dernier message&nbsp;: «&nbsp;<em>La vie m’est insupportable. Pardonnez-moi&nbsp;</em>»).</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">«&nbsp;Y a pas d’Eros sans Thanatos&nbsp;»</mark></strong></p>



<p>Un florilège des morceaux interprétés par celle qui a passé toutes les modes, de la pop au yéyé, du swing au disco, retrace le parcours de la diva, de ses attaches italiennes à ses aventures amoureuses, ses rencontres avec les plus grands artistes de son époque. Par exemple, elle chantera <em>Avec le temps</em> de Léo Ferré.<br><em>Soleil de cendres</em> que Lionel Damei a écrit à son propos pour ce spectacle rend hommage à cet être de passions&nbsp;: «&nbsp;<em>Puisqu’il me faut les armes rendre / Que ce soit un soleil de cendres / Qui m’accompagne jusqu’à la noce / Ma robe blanche et sans guirlande / Mon âme seule pour toute offrande / Y a pas d’Eros sans Thanatos / Et dites à ceux qui veulent l’entendre / Que je suis libre mais plus à vendre / Show must go on dans le cosmos</em>&nbsp;».<br>En bis, les deux complices dédient une dernière chanson à ceux qui survivent dans des pays où il est interdit de chanter, danser désormais. <em>Laissez-moi danser&nbsp;!</em> prend alors un relief révolutionnaire et c’est glaçant. Ce qui nous faisait sourire, que l’on considérait comme allant de soi, et dont on pouvait donc se moquer gentiment, était l’affirmation d’une liberté précieuse. Poétiquement magistral&nbsp;!</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<p><sub><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><em>Dalida sur le divan</em> a été donné du 6 au 30 juillet au Verbe Fou, à Avignon, dans le cadre du festival <em>Off</em>.</mark></sub></p>



<p><strong>À venir en août&#8230; Et en Corse</strong></p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Samedi 13 :</mark> auditorium de Porticcio à 21h.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Dimanche 14</mark> : mairie de Lecci à 21h30  </p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Mardi 16 :</mark> La Fabbrica culturale Casell’arte de Venaco à 19h</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Mercredi 17</mark> : médiathèque de Folelli à 19h30</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Vendredi 19 &amp; samedi 20 :</mark> collège de Saint-Florent à 21h30 </p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Dimanche 21 :</mark> Maison des vins de Patrimonio à 21h</p>
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		<title>Dans le ring conjugal</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chris Bourgue]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Aug 2022 13:30:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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		<category><![CDATA[Avignon 2022]]></category>
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		<category><![CDATA[Occident]]></category>
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<p>La pièce de <strong>Rémi de Vos</strong> met face à face un couple lassé, qui ne communique plus. Lui et Elle (ils n’ont pas de nom) vivent chacun de leur côté et s’affrontent régulièrement, notamment quand il rentre bourré des bars où il se rend avec son ami Mohamed. Pendant ce temps elle regarde la télé et pratique le step jusqu’à l’essoufflement. Dès qu’il franchit le seuil de leur habitation, la guerre reprend, toujours plus rude, plus avilissante. Insultes ordurières, reproches cinglants : « <em>Tu ne bandes plus </em>», des menaces : « <em>Je vais te tuer </em>», se succèdent avec une gradation au cours des huit tableaux qui composent la pièce. Huit tableaux comme autant de rounds d’un combat. La mise en scène de <strong>Laurent Domingos</strong> souligne cette métaphore du match de boxe avec une sonnerie entre chaque tableau, déclenchée par les protagonistes, et l’image des acteurs assis de dos, une serviette autour du cou. Chacun repart à l’entraînement : la gym pour elle, le bar pour lui, pour s’affronter encore plus violemment. Violence qui n’empêche pas l’humour caustique de l’auteur de fuser entre les répliques.<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une fin heureuse ?</mark></strong> <br>La situation évolue, mettant en évidence un racisme de plus en plus appuyé chez lui envers des Yougoslaves qui harcèlent Mohamed et son éloge du Ku Klux Klan. Illustration d’une société en perte de sens et de valeurs. Quand son collègue se laisse pousser la barbe et arrête de boire, Lui n’en tire pas les conséquences, incapable qu’il est d’analyser la situation. Au sommet de la crise éclate une bagarre à coups de planches à repasser. Passes d’armes habilement chorégraphiées qui soulignent la terrible satire de notre société sans repères, séduite par des clichés et une idéologie pernicieuse. Cependant un espoir d’apaisement se dessine à la fin avec le souvenir de leur rencontre, souligné par les costumes qu’ils portent : robe longue en dentelle blanche pour Elle, trois pièces cravate pour Lui : <strong>Aurélie Cuvelier Favier</strong> et <strong>Virgile Daudet</strong>, ont tous deux un jeu généreux et convaincant. On ressort tout autant éreintés qu’eux. La fin est ouverte car on ne sait si on retourne dans la situation antérieure quand ils venaient de tomber amoureux ou dans un futur proche de reconstruction possible. Le metteur en scène a volontairement laissé planer le doute…</p>



<p>CHRIS BOURGUE</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><sub><em>Occident</em>, de Rémi de Vos, a été joué du 7 au 30 juillet par la compagnie Les Mots, Le Corps et La Note au théâtre des Corps Saints à Avignon, dans le cadre du festival <strong>Off</strong>.</sub></mark></p>
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		<title>Racine populaire ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Jul 2022 05:05:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
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		<category><![CDATA[Avignon 2022]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après ses mises en scène de Bérénice et Britannicus, et avant de créer Phèdre en mars 2023 à La Criée, Robin Renucci poursuit son exploration de la tragédie racinienne. Sa mise en scène d’Andromaque repose sur un dispositif scénographique extrêmement simple : des bancs, un gong pour marquer la fin des actes, et le texte [&#8230;]</p>
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<p class="has-white-background-color has-background" style="max-width:600px">Après ses mises en scène de Bérénice et Britannicus, et avant de créer Phèdre en mars 2023 à La Criée, Robin Renucci poursuit son exploration de la tragédie racinienne. Sa mise en scène d’Andromaque repose sur un dispositif scénographique extrêmement simple : des bancs, un gong pour marquer la fin des actes, et le texte nu, porté par des acteurs qui disent merveilleusement les alexandrins classiques. Ils montent sur le ring pour combattre, et cette allégorie de la boxe sonne juste : les coups sont portés par les mots, les dos qui se tournent, les regards, les menaces qui sont autant d’uppercuts assénés à celles et ceux qui n’aiment pas.<br>Car la tragédie de Racine ne raconte que cela : Oreste aime Hermione qui aime Pyrrhus qui aime Andromaque qui aime Hector, qui est mort. Si l’on ajoute au début de cette chaîne amoureuse Pylade qui se comporte en amoureux d’Oreste, et Astyanax fils d’Andromaque qui voit en lui le portrait de son père Hector, la tragédie est nouée : chez Racine il n’y a pas d’issue, on aime sans faiblir, sans se laisser convaincre, absolument. La séduction se raconte, la passion s’énonce, mais l’amour n’est jamais vécu, tout comme la mort : tout se déroule hors champ, par bienséance. Avant, entre les actes, ailleurs.<br>Que s’est-il donc passé avant ? Pyrrhus, porté par son ubris, sa démesure, son orgueil, a massacré les Troyens vaincus, passant les enfants, les femmes et les vieillards par le fil de son épée. C’est Hermione délaissée qui rappelle cette cruauté qui a effaré jusqu’aux Grecs victorieux.</p>


<div class="wp-block-image is-style-default">
<div><a href="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Andromaque-%C2%A9-Sigrid-Colomyes_3408.jpg?ssl=1" class="td-modal-image"><figure class="aligncenter size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Andromaque-%C2%A9-Sigrid-Colomyes_3408.jpg?resize=640%2C425&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-115177" width="640" height="425" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Andromaque-%C2%A9-Sigrid-Colomyes_3408.jpg?w=700&amp;ssl=1 700w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Andromaque-%C2%A9-Sigrid-Colomyes_3408.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Andromaque-%C2%A9-Sigrid-Colomyes_3408.jpg?resize=696%2C463&amp;ssl=1 696w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption>© Sigrid Colomyès</figcaption></figure></a></div>
</div>


<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color" style="max-width:600px"><strong>Une actualité en question</strong></p>



<p style="max-width:600px">La tragédie de Racine raconte donc combien il est difficile de se relever de la cruauté de la guerre. Question qui demeure d’une telle actualité qu’elle ne peut que résonner avec notre présent. Mais faire entendre le texte, sa prosodie, laisser monter sa violence, cadrer les regards et les gestes au millimètre, suffit-il à construire un point de vue, une interprétation&nbsp;? <strong>Marilyne Fontaine</strong> (Hermione) marque indéniablement les esprits avec sa voix grave, sa façon différente de rythmer ses tirades, sa colère et sa douleur qui donnent une force toute contemporaine à chacune de ses répliques. Mais que nous dit-elle, que nous disent-ils, toutes et tous&nbsp;?&nbsp;</p>



<p style="max-width:600px">Andromaque, depuis sa création devant la cour de Louis XIV, n’a connu qu’un long et constant succès. Pourtant ce roi tout puissant refuse qu’Andromaque, sa prisonnière, son butin, lui dise non&nbsp;: il veut la faire venir dans sa couche. Il a tué son mari, détruit sa ville, et menace de tuer son fils si elle ne cède pas. Or <strong>Sylvain Méallet</strong> interprète le violeur comme un amoureux transi qui ne songe qu’à la sauver, à l’élever à la dignité de reine, à adopter ce fils dont il a tué le père.&nbsp;</p>



<p style="max-width:600px">Faut-il continuer à monter Andromaque, avec ses serviteurs serviles, ses violeurs et ses assassins par «&nbsp;amour&nbsp;»&nbsp;? Certainement. Mais doit-on, pour respecter le texte, ne pas interroger son sens, et les rapports de domination qui le sous-tendent, avec un regard contemporain&nbsp;? Les rapports maître/valet, le mariage forcé par la menace, le meurtre passionnel, peuvent-ils apparaître sur scène, aujourd’hui, sans signe de réprobation, ou du moins de distance&nbsp;?&nbsp;</p>



<p style="max-width:600px">SARAH LYNCH</p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color has-small-font-size" style="max-width:600px"><em>Andromaque</em> a été joué du 7 au 17 juillet, au théâtre du Chêne Noir, à Avignon, dans le cadre du festival <em>Off</em>.</p>
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