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	<title>Archives des François Cervantès - Journal Zebuline</title>
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		<title>Le clown comme poème : Entre Catherine et Arletti</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Jul 2026 11:58:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Marseillais, les autres aussi, connaissent bien le travail de François Cervantes et de L’Entreprise, une des plus anciennes et des plus solides compagnies de La Friche. Ils savent aussi son attachement au clown. Celui de Catherine Germain, sa comédienne fétiche, s’appelle Arletti, et n’a pas pris une ride depuis 30 ans qu’il arpente les [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Les Marseillais, les autres aussi, connaissent bien le travail de <strong>François Cervantes</strong> et de <strong>L’Entreprise</strong>, une des plus anciennes et des plus solides compagnies de <a href="https://www.lafriche.org">La Friche</a>. Ils savent aussi son attachement au clown. Celui de <strong>Catherine Germain</strong>, sa comédienne fétiche, s’appelle Arletti, et n’a pas pris une ride depuis 30 ans qu’il arpente les scènes. Alors que ses parents, celle qui lui donne son corps, ses bras, sa bouche, sa voix, celui qui écrit ses mots, ont naturellement pris de l’âge. Mais les clowns ne vieillissent pas. Ils peuvent être vieux, mais le sont alors depuis toujours…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que cherche François Cervantes dans le clown depuis 30 ans, et avec ce spectacle encore, modeste, où il joue lui-même son rôle aussi naturellement que s’il nous parlait, assis à sa table qui mime celle d’un écolier, devant une carafe et deux verres Duralex qui rappellent aussi l’enfance ? Rien pourtant n’est professoral dans son ton, il nous parle de son rapport à l’art comme s’il conversait doucement avec nous dans une réunion de vieux ami·es.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">L’art est la clef</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Et il avance ceci&nbsp;: comme un sentiment dérobé, quelque chose se cache à l’intérieur de nos propres maisons, et l’art peut ouvrir la porte de chambres intimes dont on ne soupçonne pas l’existence. Cette chose-là, cette ouverture, il l’a éprouvée en croisant le regard peint des fresques antiques, en écoutant Tom Waits, en regardant les chiens de Giacometti. Chacun·e de nous l’éprouve, un jour, lorsqu’ inopinément une œuvre bouleverse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le texte qu’il dit, d’une qualité d’écriture tranquille, osant l’image et l’émotion, le sentiment même, annonce l’arrivée d’Arletti, qui va tenter d’expliquer qui elle est, comment elle est née. Mais ne le dira jamais aussi bien, aussi juste, qu’en se délectant d’un verre d’eau, en faisant danser ses gants rouges, en s’attardant au moment du départ avec le public pour ne pas laisser s’enfuir la relation.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Catherine Germain démaquillée mais jouant encore viendra ensuite raconter l’histoire avec François, depuis 30 ans. Expliquer comment un clown se construit lentement, s’impose à vous aussi, vous habite, vous change, exposant au dehors cette intimité invisible, inconsciente, qui se soulève quand l’art survient. Et comment les clowns de théâtre se construisent aussi dans la langue d’un auteur, à l’écriture. Tout en appartenant à l’invisible. Justement, comme un poème.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Le clown comme poème</em> est joué au <a href="https://www.theatredeshalles.com">Théâtre des Halles</a> <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">jusqu’au 25 juillet</mark> (19h)</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/on-y-etait/"><em>On y était</em> ici </a></p>
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		<title>Le clown comme un poème</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Michel Flandrin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jul 2026 07:25:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que son Entreprise fête son quarantième anniversaire, François Cervantes monte au plateau. Une table, une chaise, quelques notes et c’est parti pour un récit-conférence. Il revient sur son entrée en théâtre : la création de sa compagnie, la recherche collective, le premier spectacle synonyme de succès. Ne pas paresser, explorer de nouvelles voies. D’où [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Alors que son <em>Entreprise</em> fête son quarantième anniversaire, François Cervantes monte au plateau. Une table, une chaise, quelques notes et c’est parti pour un récit-conférence. Il revient sur son entrée en théâtre : la création de sa compagnie, la recherche collective, le premier spectacle synonyme de succès.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ne pas paresser, explorer de nouvelles voies. D’où le recours aux masques, puis l’apparition du clown, <em>cet étranger qui vient de l&rsquo;intérieur. </em><em>Ainsi</em> advint Catherine Germain, ainsi surgit son clown Arletti, en lice dans 6 des 19 spectacles créés par <em>L’Entreprise</em>. L’apparition de la dame-clown, toute en espiègle spontanéité, tourneboule et enrichit l&rsquo;exposé. Dans un troisième et dernier temps, Catherine reviendra au naturel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le spectacle tient d&rsquo;une masterclass, avec son chapelet d’anecdotes et d’enseignements. Il relève encore d’une leçon gesticulée et d&rsquo;un dialogue complice qui agrègent les paroles explicatives à de ravissantes démonstrations. Finalement, au bout du conte, <em>Le Clown comme un poème</em> se résume en une indéfectible et scintillante histoire d’amour.</p>



<pre class="wp-block-verse">M.F.<br><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 4 au 25 juillet à 19h<br></mark></strong><br>relâche le mercredi<br><br><a href="https://www.theatredeshalles.com/" type="link" id="https://www.theatredeshalles.com/">Théâtres des Halles</a></pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici</a></p>
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		<title>Invitation à dîner</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jan 2024 17:32:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est la création de Nous qui était prévue en ce mois de janvier 2024 à La Criée par François Cervantès et sa compagnie L’entreprise. Nous&#160;? L’ambition de faire écho à l’état du monde, un monde qui n’est fait que de liens, mais où&#160;«&#160;nos liens ont été tellement coupés que nous en sommes devenus malades, dans [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">C’est la création de <em>Nous</em> qui était prévue en ce mois de janvier 2024 à La Criée par <strong>François Cervantès</strong> et sa compagnie <strong>L’entreprise</strong>. <em>Nous</em>&nbsp;? L’ambition de faire écho à l’état du monde, un monde qui n’est fait que de liens, mais où&nbsp;«&nbsp;<em>nos liens ont été tellement coupés que nous en sommes devenus malades, dans une incapacité de comprendre le monde qui nous entoure</em> ». Il s’agissait de mettre en scène une centaine de personnages, inspirés de rencontres réelles, joués par neuf artistes. Mais <em>Nous</em> ne peut pas exister, pour l’instant. Car des questions liées à la représentation des racisés dans une «&nbsp;<em>distribution exclusivement blanche&nbsp;</em>» n’ont pu être résolues, explique François Cervantès.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La culture comme relation</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">S’il faut donc se passer de <em>Nous</em>, <em>Le repas des gens</em> ne s’éloigne pas de cette question des liens que François Cervantès met au cœur de sa démarche artistique, arrimée à l’exigence éthique, esthétique et politique d’adresser ses créations à tout le monde, tout en sachant que tout le monde ne va pas au théâtre. C’est pour cela qu’il a implanté depuis 2004 sa compagnie à la Friche la Belle de Mai, y menant l’aventure d’une troupe, d’un répertoire, et d’une relation longue avec le public. Avec des acteurs aussi formidables que <strong>Catherine Germain</strong>, <strong>Stephan Pastor</strong>, <strong>Laurent Ziserman</strong>, <strong>Nicole Choukroun, Dominique Chevallier</strong>, <strong>Bonaventure Gacon</strong>. On a ainsi pu rencontrer le merveilleux clown Arletti dans <em>Le 6</em><em><sup>e</sup></em><em> jour</em>, s’embarquer dans <em>Le voyage de Penazar</em>, <em>Le concert</em>, <em>Une île</em>, <em>La distance qui nous sépare</em>, <em>Le rouge éternel des coquelicots</em>, et assister, en 2021, en jauge réduite, aux <em>Cabaret des absents</em>, adressé à tous·tes celles et ceux qui ne vont pas au théâtre, présenté sur la scène d’un Théâtre du Gymnase juste avant sa fermeture pour travaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">À table !</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Si <em>Nous</em> souhaitait justement faire suite à ce <em>Cabaret des absents</em>, <em>Le repas des gens</em> tire aussi son origine de ce précédent spectacle, plus précisément d’une scène à la situation fantaisiste, que François Cervantès a développé, tout en considérant le public une nouvelle fois comme le rôle principal de la pièce. Un couple, qui n’est jamais allé au théâtre, a invité un lointain cousin, directeur de théâtre, à dîner chez eux, moment rituel où tout le quartier a pris l’habitude de passer, pour discuter. Fortement marqué par cette soirée, le cousin invite alors le couple à dîner, mais au théâtre, sur scène, et y rencontrer le public. Leur hospitalité naturelle transforme le spectacle en soirée, devenant une rencontre joyeuse et émouvante avec l’essence du théâtre.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">MARC VOIRY</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Le repas des gens</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 16 au 27 janvier<br></mark>La Criée, théâtre national de Marseille<br><a href="http://theatre-lacriee.com">theatre-lacriee.com</a></pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/invitation-a-diner/">Invitation à dîner</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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