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	<title>Archives des Gaza - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Gaza - Journal Zebuline</title>
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		<title>Gaza, aux frontières de l&#8217;horreur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 08:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Tu as choisi de défier la société par la langue du cinéma. Courageux mais anecdotique. Je mets fin à nos échanges. » écrit Ariel Cypel, coscénariste, à Anat Even, la réalisatrice israélienne du documentaire Collapse (Effondrement) tourné pendant deux ans dans le kibboutz de Nir Oz et dans le désert du Néguev. Eh bien, [&#8230;]</p>
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<p>« <em>Tu as choisi de défier la société par la langue du cinéma. Courageux mais anecdotique. Je mets fin à nos échanges</em>. » <strong>écrit Ariel Cypel,</strong> coscénariste, à <strong>Anat Even</strong>, la réalisatrice israélienne du documentaire <em>Collapse </em>(<em>Effondrement</em>) tourné pendant deux ans dans le kibboutz de Nir Oz et dans le désert du Néguev. Eh bien, c’est loin d’être anecdotique ! Certes, on a vu beaucoup d’images sur Gaza, fictions et documentaires mais difficile d’oublier la voix d’<strong>Anat Even </strong>qui nous guide sur ce territoire. Déambulations à pied dans le kibboutz en ruines où elle a vécu, jeune&nbsp;: maisons abandonnées, photos d’habitants de Nir Oz, des amis qui lui ont appris « l’histoire et le cinéma. Plans larges, coupés en deux par la frontière, les barbelés. Terre ocre, champs traversés sans cesse par des machines, tracteurs, chars et les D9, monstres de 60 tonnes d’acier qui renversent, abattent, expulsent, aplanissent. Longs travellings en voiture le long des routes et, au loin, omniprésents, la fumée et l’écho sourd des bombardements et des explosions. Anat Even a commencé à filmer le 24 octobre 2023 et en automne 2025, dit-elle, chaque matin est pareil à l’autre. « <em>J’entends les bombardements incessants et mon cœur se brise.&nbsp;</em>» 100.000 obus d’artillerie, ainsi que des bombes à fragmentation, contenant jusqu’à 429 kg de matière explosive, ont été largués ; en une semaine de guerre, plus que ce qu’ont lancé les Américains sur l’Afghanistan en 2019. &nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Voix off, lettres échangées avec Ariel, témoignages comme celui d’<strong>Ezzideen Shehab, </strong>médecin et poète palestinien, 27 ans, rentré à Gaza en octobre 2023, 5 jours avant le début de la guerre. «&nbsp;<em>Ce n’est pas le destin qui nous affame, ce ne sont pas les cieux qui nous bombardent, c’est la logique des puissants, l’arithmétique froide de la géopolitique qui ont transformé nos rues en abattoirs&nbsp;; 60 000 morts, 150 000 mutilés, principalement des enfants dont le seul crime et d’être nés à Gaza, du mauvais coté d’une ligne imaginaire, tracée par des messieurs en costumes</em>.&nbsp;»</p>



<p>Les Israéliens comme Anat Even qui sont contre cette guerre, et toutes les autres, sont vus comme des fous dangereux, tel cet homme assis sur la route, tenant un panneau appelant à la paix, fantôme muet. Comment parler de Gaza&nbsp;? <em>D’une zone d’extermination, d’un enfer à portée de main et à des années-lumière ?</em> &nbsp;La réalisatrice filme les quelques rassemblements d’opposants à cette guerre éternelle, qui manifestent pour la paix, contre Netanyahou en visite au kibboutz, 650 jours après le désastre. Elle nous met face aux discours haineux de ceux qui traitent les Gazaouis de rats et affirment leur volonté de recoloniser Gaza.</p>



<p>A Ariel qui souhaiterait mettre Israël au ban des nations comme les Allemands, les Serbes et les Hutus, elle confie ne pouvoir se détacher, née là et n’ayant nulle part où aller. Pas d’autre langue, pas d’autres paysages.  Ariel qui met fin à leurs échanges, craignant que la caméra de son amie ne se cantonne à un seul côté de la frontière : derrière cette barrière vit un peuple condamné à mort qui n’a ni visage, ni nom.  Elle, ne veut pas renoncer à l’espoir. Quelle place pour le cinéma face à cette machine de guerre ? Anat Even a choisi de laisser une trace, au plus près des lieux, des contradictions.</p>



<p>C’est une citation du prix Nobel de littérature, <strong>Imre Kertész,</strong> qui ouvrait ce documentaire sombre et courageux&nbsp;: <em>«&nbsp;Nous étions parfaitement conscients de la stupidité de la barbarie et de la malfaisance destructrice qui se propageait dans notre pays comme un fléau avec l’aval des autorités. Pourtant, nous les avons considérées avec indifférence comme des gens qui auraient renoncé depuis longtemps à tenter d’améliorer la vie publique ou à provoquer un changement quel qu’il soit. </em>»</p>



<p><em>Collapse</em> se termine par une dédicace aux enfants et aux victimes innocentes de crimes contre l’humanité</p>



<p>Un documentaire qui résonne encore plus fort en cette période où beaucoup d’innocents sont sous les bombes.</p>



<p>Annie Gava</p>



<p>Collapse en salles le 6 mai</p>
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		<title>Comment reconstituer l’indicible</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Nov 2025 10:16:45 +0000</pubDate>
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<p>Le 29 janvier 2024, Hind Rajab, une petite Palestinienne de 6 ans est en voiture avec sa famille qui tente de fuir Gaza. Pris pour cible par l’armée israélienne, six membres de sa famille meurent et Hind Rajab reste coincée à l’intérieur du véhicule. Elle contacte par téléphone Le Croissant Rouge Palestinien, espérant être sauvée. Tout en essayant de la maintenir en ligne, ses interlocuteurs, <strong>Omar</strong> <strong>A. Alqam etNisreen Jeries</strong> Qawas font tout leur possible pour qu’une ambulance lui parvienne. En vain ! L’ambulance envoyée sur place, aussi, a été détruite et ses deux secouristes tués. <strong>Kaouther Ben Hania</strong> a fait de cette tragédie un film dont on sort en larmes. Un film qui laisse à tout jamais des traces dans notre conscience et dans notre cœur. Un film dont je ne ferai pas la critique : le geste de Kaouther Ben Hania est un acte de résistance, un geste face à l’impuissance qu’on peut ressentir devant une tragédie. A Cinemed, devant une salle comble, qui l’a longuement applaudie et où elle a obtenu à la fois le Prix du public et celui de la Critique,  celle qui en 2023 avait réalisé <em>Les Filles d’Olfa</em> (<a href="https://journalzebuline.fr/les-filles-dolfa-la-tunisie-dans-lentre-deux/">https://journalzebuline.fr/les-filles-dolfa-la-tunisie-dans-lentre-deux/</a>) a expliqué avec émotion son projet et <em>La Voix de Hind Rajab.</em></p>



<p><em>«&nbsp;J’ai entendu cette voix dont quelques extraits circulaient sur Internet et pendant une fraction de seconde, j’ai eu l’impression qu’elle me demandait de l’aider. Un sentiment d’impuissance m’a envahie&nbsp;: impossibilité de l’aider. Cette voix me hantait. J’avais appris que le Croissant Rouge avait enregistré toute la conversation. J’ai commencé à me dire que je devais faire un film face à ce sentiment d’impuissance. Je ne voulais pas que cette enfant devienne un numéro, je voulais lui donner un visage et une voix. J’ai joint le Croissant Rouge pour pouvoir écouter tout l’enregistrement et cela a été une des choses que j’ai écoutées, la plus dure de ma vie. J’ai contacté la famille de Hind et j’ai parlé avec sa mère qui était encore à Gaza, une personne admirable&nbsp;: </em>«&nbsp;Ce film ne se fera que si vous le désirez. C’est votre décision&nbsp;<em>» lui ai-je dit&nbsp;; elle a été tout de suite partie prenante du film. J’ai rencontré les personnes du Croissant Rouge qui m’ont raconté leur journée et ont aussi &nbsp;intégré le projet.</em></p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>L’écriture du film</strong></mark></p>



<p><em>&nbsp;J’ai envoyé le premier jet du scénario et on a beaucoup dialogué. &nbsp;Idem pour les acteurs. J’ai écouté la voix en février, ai reçu l’enregistrement en juillet et on a tourné en novembre. Je sentais l’urgence de le faire. L’écriture n’a pas pris beaucoup de temps.&nbsp;Ils m’ont beaucoup parlé&nbsp;: c’était important de voir ce qu’ils avaient ressenti. Au cœur il y a la voix et il fallait trouver la bonne forme pour faire ce film&nbsp;; j’ai croisé les différents éléments, la retranscription de la voix et les témoignages Je voulais quelque chose de vertigineux, comment retranscrire l’impuissance vertigineuse.</em></p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Les choix de mise en scène</strong></mark></p>



<p><em>J’ai souhaité faire appel à des comédiens. C’est un film de reconstitution&nbsp;; il me fallait des interprètes&nbsp;; je ne pouvais pas faire appel à eux pour qu’ils rejouent ce qu’ils avaient vécu. C’est un film en huit clos&nbsp;: je voulais raconter du point de vue de ceux qui ont reçu l’appel. &nbsp;On les voit dans un open space. Et on a le son qui est le hors- champ, le bombardement, la voiture assiégée. &nbsp;Les spectateurs sont là, avec eux avant que la mort n’arrive. On aurait pu la sauver. Pourquoi n’a-t-on pas pu&nbsp;? J’aurais aimé ne pas faire de film mais cette histoire a eu lieu. On a tourné en Tunisie puisque l’espace du huis clos est un décor. Les comédiens (Saja Kilani, Motaz Malhees, Clara Khoury, Amer Hlehel) sont palestiniens et partagent cette tragédie. Il y a eu des moments si intenses qu’ils avaient du mal à jouer…</em></p>



<p>Fiction ou documentaire se demanderont peut-être certains. Un film qui en rejette les frontières, et surtout un film de résistance face à la barbarie. Un film indispensable.</p>



<p>Le public de la Mostra de Venise où a eu lieu la première projection l’a bien compris en faisant à Kaouther une standing ovation de 23 minutes. <em>La Voix de Hind Rajab</em> y a obtenu le Grand Prix du Jury et représentera la Tunisie aux Oscars 2026&nbsp;</p>



<p>Annie Gava</p>



<p>En salles le 17 novembre</p>
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		<title>Rencontres d&#8217;Averroès : Peut-on encore parler à Gaza ? </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Nov 2025 11:40:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Gaza, quel avenir ? vient de sortir chez Stock. Lætitia Bucaille débute par un avant-propos très personnel qui situe sa parole : celle d’une sociologue française arabophone qui a vécu dans des camps, en Cisjordanie, à Gaza ville, a enquêté sur le Fatah et le Hamas depuis les années 90, a appris l’hébreu puis y a renoncé [&#8230;]</p>
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<p><em>Gaza, quel avenir ? </em>vient de sortir chez <a href="https://www.editions-stock.fr/livre/gaza-quel-avenir-9782234099494/">Stock.</a> Lætitia Bucaille débute par un avant-propos très personnel qui situe sa parole : celle d’une sociologue française arabophone qui a vécu dans des camps, en Cisjordanie, à Gaza ville, a enquêté sur le Fatah et le Hamas depuis les années 90, a appris l’hébreu puis y a renoncé durant l’Intifada-al-Aqsa (2000). </p>



<p>Après ce préambule où elle se met en scène avec sa fille le 7 octobre, elle entre dans le sujet, et s’efface&nbsp;: la question de l’avenir de Gaza doit être posée, en écartant un à un les plans délirants d’éradication d’un ou de l’autre peuple, et sans occulter la violence, les morts, les viols, les impasses dont il va falloir sortir malgré la solidité des murs.</p>



<p>Car nécessité est claire de «<em>&nbsp;prendre langue&nbsp;</em>». Avec le Hamas, clairement terroriste, ayant commis le 7-octobre un acte d’une barbarie sans nom plus traumatique encore que le 11-septembre à New York ou le 13-novembre à Paris. Avec le gouvernement génocidaire d’Israël. Avec les colons et leurs victimes. Avec les états voisins et leurs réfugiés candidats au retour. Entre le Fatah et le Hamas, peut-être par l’entremise d’une personnalité comme Marwan Barghouti.</p>



<p>Le cheminement de l’essai est clair, historique, thématique. L’autrice montre comment les accords d’Oslo ont été trahis par la droite israélienne et ont affaibli le Fatah, discréditant l’Autorité palestinienne et permettant au Hamas de prendre le pouvoir à Gaza. Elle étudie la Cisjordanie et explicite la scission de l’Autorité palestinienne. Et elle cite des enquêtes précises qui recensent une conviction partagée&nbsp;: 64&nbsp;% des Israéliens pensent que les Gazaouis veulent tous, comme le Hamas, la disparition d’Israël.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les peuples doivent vivre</mark></strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="643" height="1024" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/9782234099494-001-X.jpg?resize=643%2C1024&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-133137" style="width:163px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/9782234099494-001-X.jpg?resize=643%2C1024&amp;ssl=1 643w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/9782234099494-001-X.jpg?resize=188%2C300&amp;ssl=1 188w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/9782234099494-001-X.jpg?resize=768%2C1223&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/9782234099494-001-X.jpg?resize=150%2C239&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/9782234099494-001-X.jpg?resize=300%2C478&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/9782234099494-001-X.jpg?resize=696%2C1108&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/9782234099494-001-X.jpg?resize=264%2C420&amp;ssl=1 264w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/9782234099494-001-X.jpg?w=780&amp;ssl=1 780w" sizes="(max-width: 643px) 100vw, 643px" /></figure>
</div>


<p>Lætitia Bucaille documente peu «&nbsp;<em>les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité</em>&nbsp;» que commet Israël à Gaza, pourtant à l’origine de son livre et de sa réflexion, objets d’un court chapitre où l’emploi du terme de génocide est sans ambiguïté. Car il ne s’agit pas de dénoncer, de reconnaître, même si elle appelle à la mise en place d’une justice transitionnelle pour punir les crimes.&nbsp;</p>



<p>Fondamentalement, la politologue cherche à comprendre comment les idées de l’extrême-droite israélienne suprémaciste sont parvenues au pouvoir, alors qu’elle est minoritaire dans le pays et plus encore dans la diaspora internationale dont le soutien est indispensable. Elle esquisse des hypothèses, solides et multiples, propose des voies à emprunter, rappelle que les peuples gazaouis, cisjordaniens et israéliens peuvent reprendre le pouvoir, et doivent, en tout état de cause, se parler.&nbsp;</p>



<p>L’enjeu n’est pas local, et il n’y a pas d’autre solution que de sortir du conflit. Lætitia Bucaille&nbsp; nomme le piège tendu par les extrêmes droites européennes dans leur soutien inconditionnel&nbsp; à Israël depuis le 7-octobre. Giorgia Meloni, Marine Le Pen, Viktor Orbán, alors que leurs partis sont les héritiers directs du fascisme, du nazisme et de la Shoah, se posent aujourd’hui en paradoxaux remparts&nbsp; contre l’antisémitisme des immigrés, des musulmans. Sans illusion, elle rappelle que dans leur <em>«&nbsp;obsession&nbsp;</em>»&nbsp; anti-arabes, «&nbsp;<em>les Juifs ne sont que des alliés provisoires</em>&nbsp;».&nbsp;</p>



<p>Elle conclut en disant qu’il s’agit, en Israël et partout «&nbsp;<em>de retrouver comme boussole commune l’impératif moral universel plus jamais ça</em>&nbsp;». Les solutions doivent exister, ou l’avenir n’a plus de nom.</p>



<p>Agnès freschel</p>



<pre class="wp-block-verse">Laetitia Bucaille sera présente à la première table ronde, « <em>Prendre langue, Converser »</em> le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">21 novembre</mark> à 14h30</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/"><em>Société</em> ici </a></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/rencontres-daverroes-peut-on-encore-parler-a-gaza/">Rencontres d&rsquo;Averroès : Peut-on encore parler à Gaza ? </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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		<title>Témoigner pour résister   </title>
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		<pubDate>Mon, 28 Jul 2025 16:03:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Samedi 18 juillet, treize heures. La salle se prépare à un poignant témoignage qui va résister neuf heures durant. Neuf heures de récits édifiants, de l’Ukraine à Gaza, de la Bosnie à la Syrie, du Congo au Liban, du Maroc à Avignon. Huit participants aux vécus sensibles traversés par la guerre, des histoires de fratrie [&#8230;]</p>
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<p>Samedi 18 juillet, treize heures. La salle se prépare à un poignant témoignage qui va résister neuf heures durant. Neuf heures de récits édifiants, de l’Ukraine à Gaza, de la Bosnie à la Syrie, du Congo au Liban, du Maroc à Avignon. Huit participants aux vécus sensibles traversés par la guerre, des histoires de fratrie et de patrie qui se&nbsp;décomposent et se recomposent,&nbsp;et d’une infinie tendresse toujours victorieuse. &nbsp;</p>



<p><em>Radio Live</em>, depuis<em> </em>une dizaine d’années, porte sur scène la création radiophonique, celle qui donne une voix, documentaire, aux témoins de l’histoire. Animée par<a href="https://www.instagram.com/aureliecharon/?hl=fr"> <strong>Aurélie Charon</strong></a>, productrice à France Culture, autrice et réalisatrice, porteuse de cette forme nouvelle de théâtralisation du réel.</p>



<p>Les huit protagonistes semblent porter un fardeau collectif, une histoire dont les blessures irriguent nos intimités. Pourtant&nbsp;<em>Radio Live&nbsp;</em>(Radio Love ?) fait la preuve que la lumière peut&nbsp;surgir de l’obscurité. Comment ne pas rire aux éclats, quand Ines Tanovic (historienne de l’art, activiste, éternelle fan de Nirvana), raconte sa rencontre, à neuf ans, avec un obus bosniaque lors d’un visionnage chez la voisine de l’iconique Santa Barbara entre deux coupures de courant ?&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;<em>Votre corps ressemble à un fromage suisse !&nbsp;</em>» s’exclame le médecin à la radiographie, observant les plus de cinquante objets métalliques fichés pour toujours dans le corps de la jeune fille.&nbsp;</p>



<p>Les narrations sont fortes, elles ont le naturel du récit vrai, la voix et la guitare d’Emma Prat sont comme un &nbsp;subtil intermédiaire au cheminement de nos émotions nous emmenant&nbsp;toujours plus loin dans ces paysages de boue et de sang. Les dessins ludiques tout en couleurs de Gala Vanson viennent esquisser à point nommé les contours géographiques de ces terres endeuillées. Ou souligner des sourires, des vieilles photos de famille comme pour mieux nous inclure dans la confidence comme des amis.&nbsp;</p>



<p>C’est la force du groupe, on filme, on accroche, on installe pendant les prises de paroles, on voyage chez les uns et chez les autres, on se soutient et on se prend (souvent) dans les bras.&nbsp;Un souffle de joie et de solidarité, au-delà des clivages et des haines. &nbsp;</p>



<p>MICHÈLE GIQUIAUD</p>



<pre class="wp-block-verse">L’intégrale de <em>Radio Live </em>a été jouée <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">le 18 juillet.</mark></pre>



<p>Retrouvez nos articles<a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"> Scènes ici</a><br></p>
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		<title>19h51 Une nuit à Gaza </title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Jun 2025 09:45:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Anwr Yousef]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
		<category><![CDATA[Hanan Azaiza]]></category>
		<category><![CDATA[Le Liberté]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>19h51, c’est l’heure exacte à laquelle va se coucher le soleil sur la bande de Gaza ce 30 juin. C’est aussi l’heure à laquelle résonneront les poèmes de trois auteurs·ices palestiniens, toujours emprisonné·e·s dans ce territoire bombardé sans relâche par Israël.  Sur scène, des comédien·nes toulonnais·es s’empareront des textes de Nour Elassy – autrice et journaliste pour [&#8230;]</p>
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<p><em>19h51</em>, c’est l’heure exacte à laquelle va se coucher le soleil sur la bande de Gaza ce 30 juin. C’est aussi l’heure à laquelle résonneront les poèmes de trois auteurs·ices palestiniens, toujours emprisonné·e·s dans ce territoire bombardé sans relâche par Israël. </p>



<p>Sur scène, des comédien·nes toulonnais·es s’empareront des textes de <a href="https://www.instagram.com/nour.elassy/"><strong>Nour Elassy</strong> </a>– autrice et journaliste pour Associated Press – mais aussi de <strong>Hanan Azaiza</strong> et <strong><a href="https://www.instagram.com/anwr.yousef/?hl=fr">Anwr Yousef</a></strong> – qui partage son quotidien de guerre à travers la poésie sur Instagram. Autant de paroles nécessaires, face à l’oubli du monde pour ce territoire martyrisé. </p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">30 juin</mark><em><br></em><strong>Le Liberté</strong>, Scène nationale de Toulon</pre>



<p></p>
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		<title>De crimes en génocides</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Apr 2025 12:31:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Édito]]></category>
		<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il est des massacres de masse qui n’ont pas pour but d’éliminer un peuple. Quand les populations civiles sont bombardées, et les prisonniers ennemis exécutés, il y a crime de guerre. Quand les malades et handicapés mentaux sont exterminés, quand les homosexuels sont poursuivi·e·s et exécuté·e·s, quand les femmes sont privées de leurs droits et [&#8230;]</p>
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<p>Il est des massacres de masse qui n’ont pas pour but d’éliminer un peuple. Quand les populations civiles sont bombardées, et les prisonniers ennemis exécutés, il y a crime de guerre. Quand les malades et handicapés mentaux sont exterminés, quand les homosexuels sont poursuivi·e·s et exécuté·e·s, quand les femmes sont privées de leurs droits et lapidées, quand des opposants politiques sont systématiquement emprisonnés et exécutés, il y a crime contre l’humanité.&nbsp;</p>



<p>Mais la volonté d’anéantir un peuple, le génocide, relève d’un ressort différent : il ne s’agit pas d’éliminer les groupes antagonistes de sa propre civilisation mais de désigner l’autre comme son ennemi, souvent perçu comme insidieusement introduit au cœur d’une nation qui se veut pure. Les génocidaires s’attaquent à l’existence même d’un peuple : à sa descendance, sa culture, son influence, sa langue et sa trace.&nbsp;</p>



<p>Le génocide n’est donc pas le degré supérieur du crime contre l’humanité, il en est une catégorie, qui relève d’une intention&nbsp;spécifique, et peut se combiner à d’autres meurtres de masse&nbsp;: les nazis, en éliminant les handicapés et les homosexuels, voulaient préserver l’excellence supposée des Allemands. Mais en éliminant les Juifs et les Tziganes, c’est leur Empire, leur Reich, qu’ils voulaient épurer des ethnies exogènes.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Comprendre les mécanismes</mark></strong></p>



<p>Le génocide ne se qualifie pas non plus par le nombre de victimes. Lorsque les Danois stérilisent 200 femmes inuits du Groenland dans les années 1960, lorsque la France organise le déplacement de 2 000 enfants réunionnais dans la Creuse dans les années 1970, lorsque la Russie déporte et russifie 20 000 enfants ukrainiens dans les territoires annexés depuis 2014, leur démarche comporte des caractéristiques génocidaires&nbsp;: sans meurtre direct, mais avec l’idée d’affaiblir un peuple minoritaire.&nbsp;</p>



<p>Le Camp des Milles expose clairement le mécanisme global qui a déclenché les quatre grands génocides du XX<sup>e</sup> siècle, celui des Arméniens, ceux des Juifs et des Tziganes par les nazis, et celui des Tutsis au Rwanda. On y retrouve des constantes&nbsp;: la mise à l’écart du droit commun&nbsp;; la censure de la presse et la désinformation&nbsp;; l’accusation, fondée ou non, d’avoir commis des actes barbares&nbsp;;&nbsp; le déni de l’humanité des victimes. Et les moyens des génocides sont toujours les mêmes&nbsp;: le meurtre collectif, l’emprisonnement dans des conditions de survie intenables, la famine organisée,&nbsp; le transfert d’enfants et la stérilisation forcée.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Sortir du silence</mark></strong></p>



<p>Aujourd’hui, il s’agit de poser des mots sur ce qui se passe à Gaza. Il est établi que les autorités israéliennes commettent des actes interdits par la Convention de 1948 qui réprime le crime de génocide. Elles sont soupçonnées de vouloir anéantir le peuple palestinien de Gaza. 50 000 morts sont dénombrés pour le moins, dont 13 000 enfants. Une population entière est parquée, laissée sans soin, sans hôpitaux, systématiquement déplacée, acculée, affamée, bombardée.</p>



<p>À l’heure où l’État français commémore le 110<sup>e</sup> anniversaire du génocide des Arméniens, toujours non reconnu par la Turquie [<em><a href="https://journalzebuline.fr/refermer-les-tombes-sans-corps/">Lire ici</a></em>], à l’heure où la France accueille des artistes palestiniens dont elle ne reconnaît pas l’État, mais qui tous dénoncent le génocide de leur peuple à Gaza, il est plus que temps de lever les faux semblants : les horreurs absolues commises par les terroristes du Hamas le 7-Octobre ne donnent aucun droit au gouvernement israélien d’exterminer des civils dans un territoire qu’ils occupent illégalement depuis près de 60 ans. Et quiconque collabore avec un gouvernement génocidaire et un chef d’État sous mandat d’arrêt de la Cour Pénale Internationale se rend complice, face au droit international et à l’Histoire, des actes en cours. </p>



<p>Agnès Freschel</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>Retrouvez nos articles<a href="https://journalzebuline.fr"> <em>Société</em> ici </a></p>



<p></p>
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		<title>La ronde des hommes qui meurent</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Mar 2024 16:43:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En 1906 Henri Matisse expose La Joie de vivre. Des hommes et des femmes nus jouent de la musique, s’enlacent, s’embrassent, dansent une ronde. En 1910, pour un commanditaire russe, il reprend le sujet central de son tableau et peint son chef-d’œuvre fauve, La Danse, hymne à la vie circulaire d’un doux paganisme,&#160; exposé à [&#8230;]</p>
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]]></description>
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<p>En 1906 Henri Matisse expose <em>La Joie de vivre</em>. Des hommes et des femmes nus jouent de la musique, s’enlacent, s’embrassent, dansent une ronde. En 1910, pour un commanditaire russe, il reprend le sujet central de son tableau et peint son chef-d’œuvre fauve, <em>La Danse</em>, hymne à la vie circulaire d’un doux paganisme,&nbsp; exposé à ce jour encore au Musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg.</p>



<p>A cette ronde de vie succédera <em>Le Sacre du printemps</em> en 1913, associant encore la France et la Russie, mais pour un ballet sacrificiel. Comme si la danse contenait des ferments de mort, comme si cet hymne à la vie générait, chez celui qui ne sait y entrer, le besoin de tout détruire. &nbsp;</p>



<p>Les morts du Crocus City Hall de Moscou, du désert de Néguev en Israël, du Bataclan à Paris, du Pulse à Orlando, aimaient la danse, la vie, la joie. Ils sont morts, tués par des fous de Dieu qui interdisent la musique. C’est en chantant l’hymne de vie&nbsp; que nous devrions les combattre.</p>



<p>Car c’est à leur façon de combattre le terrorisme que l’on reconnaît les démocraties. Matisse, dans sa danse de vie, n’opposait pas les corps, leur genre, leur couleur uniformément rouge. Il peignait une ronde, des hommes reliés, tournant ensemble. Reprenant une danse circulaire Nijinski et Stravinski, à un an de la Première guerre mondiale et quelques encablures de la Révolution russe, traçaient entre les corps, les hommes et les femmes, des antagonismes qui ne se résolvaient qu’en désignant une victime, en ouvrant le champ au massacre.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Contagion du chant de mort</mark></strong></p>



<p>La désignation d’un ennemi commun brise la ronde, plus sûrement encore que les fous de Dieu. Elle trace des tranchées entre les camps et efface les traits humains des victimes. Les enfants de Gaza n’ont pas tué les hommes qui dansent, pas plus que les Ukrainiens voués aux gémonies par Poutine n’ont aidé aux attentats du Crocus Hall. Réagir aux attentats par l’attaque d’une population civile, le blocus alimentaire et médical, le bombardement des villes, la torture à Abu Ghraib, l’assassinat politique, le silence sur les crimes de guerre, construit une autre ronde, un tournoiement incessant de corps qui s’effondrent, sans visage, sans nom, et deviennent des chiffres, des douleurs durables, des ressentiments, des ferments de guerre globalisée et d’attentats futurs. </p>



<p>L’appel au Cessez-le-feu immédiat du Conseil de sécurité de l’ONU est susceptible d’y mettre un frein, pour peu qu’Israël ne soit plus approvisionné en munitions, et soit sommé de laisser passer l’aide alimentaire indispensable aux 500000 humains qui meurent de faim au centre de Gaza. Il nous est possible, à cet endroit du monde, de briser le cercle vicieux de la vengeance, de mettre les monstres au placard et de tenter de retrouver <em>La Joie de vivre</em>.</p>



<p>AGNES FRESCHEL</p>
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		<title>Diviser pour reconquérir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 31 Jan 2024 13:07:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les tracteurs montent vers Paris et bloquent nos autoroutes, accompagnés par une police soudain devenue aimable, financés par une chambre agricole qui fait fi de son rôle, relayés par les médias Bolloré qui se posent en redresseurs de torts. Mais qui donc a tort&#160;?&#160; Si les confédérations paysannes accusent les marges des grands distributeurs, l’importation [&#8230;]</p>
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<p>Les tracteurs montent vers Paris et bloquent nos autoroutes, accompagnés par une police soudain devenue aimable, financés par une chambre agricole qui fait fi de son rôle, relayés par les médias Bolloré qui se posent en redresseurs de torts. Mais qui donc a tort&nbsp;?&nbsp;</p>



<p>Si les confédérations paysannes accusent les marges des grands distributeurs, l’importation massive et le poids des normes administratives, CNews désigne à l’opprobre les mangeurs de tofu, les bobos du bio et autres défenseurs du bien-être animal. Bref, les Ecologistes.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le RN, ou le rapt mémoriel</mark></strong></p>



<p>Au jour anniversaire de la libération d’Auschwitz, alors que pour soutenir la ministre AOC <em>Valeurs actuelles</em> appelait à la fois à «&nbsp;<em>sauver l’école privée&nbsp;</em>» et à soutenir le «&nbsp;<em>combat social&nbsp;</em>» des agriculteurs, <em>Le Point</em> publiait des témoignages de rescapés, qui renforçaient&nbsp; encore l’analogie tacite entre les attentats abominables du 7 octobre et le génocide nazi.&nbsp;</p>



<p>Jusqu’ici les instances juives avaient toujours refusé de relativiser le génocide, mais elles construisent aujourd’hui une analogie qui amène la France à une position unique internationalement&nbsp;: un silence assourdissant sur les crimes de guerre commis à Gaza et dans les colonies, un aveuglement sur les causes de l’antisémitisme inacceptable qui monte en France, où le RN s’empare sans vergogne de la mémoire de la Shoah. Et où tous ceux qui remettent en cause la politique d’extrême-droite du gouvernement israélien sont taxés d’antisémitisme, y compris quand ils sont juifs et sionistes. La cible désignée&nbsp;: la France Insoumise.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un combat culturel</mark></strong></p>



<p>Que reste-t-il à gauche après l’assaut&nbsp;? A l’EMD Business School de Marseille, où le management s’apprend entre deux messes tendance Opus Dei, on reçoit la <em>Manif pour tous</em> rebaptisée&nbsp;<em>Syndicat des familles&nbsp;</em> pour une conférence sur le «&nbsp;<em>wokisme, un danger pour la famille&nbsp;</em>».&nbsp; Une façon comme une autre de réarmer la natalité&nbsp; par la formation des élites managériales ? Réarmer le combat contre le mariage pour tous, porté par les Socialistes, c’est certain.&nbsp;</p>



<p>Que fait la gauche face à ces attaques incessantes, sur tous les fronts, de chacune de ses composantes, dressées grossièrement, mais efficacement, les unes contre les autres&nbsp;?&nbsp;</p>



<p>&nbsp;La critique des pensées énoncées dans la sphère publique est, plus que jamais, un combat culturel que la démocratie doit mener, dans la nuance et le dialogue. En promouvant, diffusant, explicitant les pensées complexes qui réfutent analogies, raccourcis et oppositions manichéennes, pour construire des raisonnements.</p>



<p>AGNES FRESCHEL</p>
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		<title>Affirmer la culture de paix</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Oct 2023 08:03:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il est des moments où il faut choisir. Ce que l’on va mettre en Une (rugby ou gazaoui?), quelles manifestations on va soutenir ou interdire, comment on va commenter les événements qui se déroulent et nous bouleversent. Mais choisir de simplifier le réel risque de dénaturer l’avenir. Le Hamas, organisation terroriste longtemps soutenue par Netanyahou [&#8230;]</p>
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<p>Il est des moments où il faut choisir. Ce que l’on va mettre en Une (rugby ou gazaoui?), quelles manifestations on va soutenir ou interdire, comment on va commenter les événements qui se déroulent et nous bouleversent. Mais choisir de simplifier le réel risque de dénaturer l’avenir. Le Hamas, organisation terroriste longtemps soutenue par Netanyahou pour faire taire l’entreprise de paix portée par l’OLP et la gauche israélienne, terrorise aussi les Gazaouis. Doivent-ils payer les atrocités commises par leur gouvernement terroriste&nbsp;? &nbsp;</p>



<p>Pour choisir, en conscience, il faut échapper aux polices de la pensée. En France on interdit les manifestations de soutien aux Palestiniens. La gauche se déchire autour de mots prononcés, de condamnations pas assez fermes, d’un populisme qui établit des parallèles et des oppositions manichéennes, quand il faudrait un peu d’esprit de finesse hérité non des Lumières, mais de Pascal. Une finesse non binaire, qui permettrait de cesser d’opposer le Hamas et la droite extrême israélienne, en omettant de dire qu’ensemble ils ont assassiné toute chance de paix, toute «&nbsp;solution à deux états&nbsp;» défendue par le couple Arafat-Rabin, la gauche israélienne, le Fatah, l’OLP, l’ONU, la France.&nbsp;</p>



<p>Qui dira qu’on ne peut pas impunément souffler sur les braises et s’offusquer qu’elles flamboient&nbsp;?&nbsp;</p>



<p>Le peuple palestinien a besoin de soutien. Les intellectuels et les artistes se taisent, terrorisés d’être soupçonnés d’antisémitisme, d’antisionisme, de naïveté. Mais comment appelle-t-on un gouvernement qui enferme plus de deux millions d’habitants dans quelques kilomètres carrés et coupe tout accès, prive d’eau, de nourriture et d’électricité, puis bombarde, déplace la moitié de la population, et s’apprête à envahir&nbsp;?&nbsp; Les enfants de Gaza n’ont-ils pas droit à notre intérêt et à notre compassion comme les enfants d’Israël&nbsp;? De quoi sont-ils coupables&nbsp;?</p>



<p>Aujourd’hui, il n’est pas d’autre choix que de sortir des oppositions manichéennes, de cultiver la nuance, de rectifier les oppositions racialistes, nationales ou religieuses. Il n’y a pas le camp des Palestiniens et des Israéliens (dont un cinquième est musulman) mais deux forces qui veulent anéantir leur ennemi, et d’autres qui cherchent à construire la paix.&nbsp;</p>



<p>La position du gouvernement français à cet égard peut fracturer durablement la cohérence sociale de notre pays, mise à mal en même temps par le meurtre d’un enseignant au nom d’Allah, les amalgames délirants du RN entre tout ce qui consonne arabe et le Hamas. Les extrêmes droites islamistes, israéliennes et françaises ont la même vision de l’avenir&nbsp;: un champ de ruine dont ils seraient les uniques survivants, sans place pour l’autre. La seule alternative réside dans le dialogue, et un soutien acharné à la Culture de Paix.</p>



<p>&nbsp;Agnès Freschel</p>
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