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	<title>Archives des Hakim Hamadouche - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Hakim Hamadouche - Journal Zebuline</title>
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		<title>Hamadouche et Tighidet : duo de soleils</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Isabelle Rainaldi]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 09:23:55 +0000</pubDate>
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<p>Avant d’importants travaux de rénovations qui vont obliger le théâtre à fermer ses portes jusqu’en janvier 2028, il y a encore de la vie au Théâtre de l’Œuvre. Ce 17 avril, il accueille <strong>Hakim Hamadouche</strong> et <strong>Nadia Tighidet</strong> pour un concert aux accents de jazz, de rock et d’Orient. Habitué des lieux – il y présentait déjà une carte blanche il y a deux ans – Hakim Hamadouche joue ici à domicile. Fidèle à lui-même, coiffé de son éternel chapeau qu’il soulève avec l’aisance d’un vieux routier de la scène, il s’avance mandoluth électrique en main. Charismatique, le regard vif et malicieux, il livre une performance libre, vibrante, sans frontières. « Algérien à déclarer », selon la formule de Rachid Taha, avec qui il a tourné pendant 28 ans, il incarne une musique en mouvement, ancrée dans le chaâbi algérien traditionnel, aux accents de jazz et de rock.</p>



<p>Il est accompagné de la remarquable percussionniste d’origine kabyle <strong>Nadia Tighidet</strong>, née dans les quartiers Nord de Marseille. Solidement ancrée sur le plateau, elle fait vibrer la matière sonore, en osmose parfaite avec Hakim, qui prend son élan et virevolte comme un jeune homme sur scène avec son mandoluth. La soirée se pare d’invités surprises – <strong>Gil Aniorte Paz</strong>, <strong>Sylvie Paz</strong>, <strong>Squaaly Baba</strong>, <strong>Ed Hoskidian</strong>, <strong>Marien</strong> – pour une célébration habitée, traversée de chants andalous, de trilles de saxophone déchaîné et de poésie. On notera le beau poème <em>La Grève des fleurs</em> de Philippe Forcioli, dit par Marien, émouvant à souhait.</p>



<p>Entouré de ses amis, une toile de sa période Beaux-Arts en fond de scène, Hakim Hamdouche offre ainsi une traversée musicale intense, guidée par un esprit de liberté et un goût affirmé pour le dialogue des cultures. Marseille, telle qu’on l’aime.</p>



<pre class="wp-block-verse">ISABELLE RAINALDI<br><br> Concert donné le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">17 avril</mark> au Théâtre de l’Œuvre, Marseille.</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/critiques/on-y-etait/">On y était</a></p>
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		<title>La « Discrétion » monte sur scène </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Samia Chabani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Jun 2025 14:56:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Faïza Guène pratique une forme d’écriture qui sait faire profil bas, souvent proche de l’autofiction, mais sans les ressorts nombrilistes habituels. Adoptant une attitude de réserve volontaire et probablement stratégique, elle se distingue par sa grande humilité. L’ouvrage paru en France en août 2020, aux éditions Plon, et sa traduction en anglais publiée ont offert [&#8230;]</p>
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<p><strong><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Faïza_Guène">Faïza Guène</a></strong> pratique une forme d’écriture qui sait faire profil bas, souvent proche de l’autofiction, mais sans les ressorts nombrilistes habituels. Adoptant une attitude de réserve volontaire et probablement stratégique, elle se distingue par sa grande humilité. L’ouvrage paru en France en août 2020, aux éditions Plon, et sa traduction en anglais publiée ont offert à l’autrice une reconnaissance internationale. </p>



<p>Néo-marseillaise, elle offre un récit qui explore les rapports familiaux, la transmission, les conflits de loyauté, dans une langue simple et directe, mais subtilement politique.<em> La Discrétion </em>explore la mémoire, l&rsquo;exil et la transmission. Le roman incarne pleinement cette thématique au travers de la figure de Yamina, mère algérienne, qui incarne la figure invisibilisée mais centrale de la «&nbsp;discrétion&nbsp;» en France. La dédicace remarquable et percutante&nbsp;est adressée à son père «&nbsp;mort de discrétion&nbsp;».&nbsp;</p>



<p>La sortie de <em>Discrétion</em> a été saluée dans la presse littéraire anglophone comme une exploration fine et nuancée de l’invisibilité sociale. Le roman a été perçu comme un contre-récit aux représentations médiatiques dominantes des femmes musulmanes en France, tout en conservant l’humour et la tendresse caractéristiques de l’autrice.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Traduction scénique</mark></strong></p>



<p>Entre récit, musique live et projections, l’adaptation scénique participe à la valorisation des récits d’immigrés et de leurs familles en exil. Espace alternatif sous forme de happening, créé à l’occasion du Festival international du livre d’Edimbourg en août 2022 pour célébrer l’indépendance de l’Algérie, le spectacle se produit ensuite à Oran puis Marseille dans le cadre du Festival <em>Oh les beaux jours </em>au Mucem<em>, </em>et revient ce 10 juin au Théâtre de la Sucrière, accueilli par la Mairie des 15 et 16<sup>e</sup> arrondissements.&nbsp;</p>



<p>Traductrice du roman, <strong>Sarah Ardizonne</strong> propose l’adaptation du livre sous forme de spectacle. Elle assure la coproduction avec passion et subtilité, intégrant les langues arabe (darija), amazighe et français. Son parcours est intimement lié à celui de l’autrice dont elle partage la sensibilité féroce sans jamais d’amertume. Pour Sarah, « <em>les traducteurs sont des passeurs qui permettent de découvrir l’hybridité des langues. Le changement d’attitude vis-à-vis de l’acculturation entre les langues est perceptible</em> <em>et leur non hiérarchisation permettent d’expérimenter des univers culturels poreux, hybrides et de plus en plus élargis</em> ». </p>



<p>La musique originale produite par <strong>Hakim Hamadouche</strong> et <strong>Sylvie Paz</strong>, rejoints par la percussionniste&nbsp;<strong>Nadia Tighidet</strong> et le violoniste <strong>Kheireddine Mkachiche</strong> ajoute à la spectaculaire interprétation des comédiennes <strong>Meriem Medjkane</strong> et&nbsp;<strong>Amal Kateb</strong>, figures contemporaines du théâtre et du cinéma algérien. Projetées sur grand écran, les photographies et vidéos de l’artiste <strong>Shiraz Bazin-Moussi</strong> donnent au récit sa dimension visuelle à travers un demi-siècle d’histoire.&nbsp;</p>



<p>D’Edimbourg, à Oran en passant à Marseille, le sillon constitué par ce happening original promet une belle diffusion et l’opportunité de diffuser les cultures et mémoires d’exil.</p>



<p>Un projet développé par le British Council (International Collaboration Grants) en partenariat avec l&rsquo;Agence Algérienne pour le Rayonnement Culturel (l&rsquo;AARC), avec le soutien de l’Institut français d’Algérie.</p>



<p>SAMIA CHABANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>La Discrétion</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">20 juin</mark><br><a href="https://mairie-marseille15-16.fr/culture/theatredelasucriere/">Théâtre de la Sucrière</a>, Marseille </pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici</a></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>Nos articles <em>Diasporik</em>, conçus en collaboration avec <a href="https://ancrages.org">l’association Ancrages</a> sont également disponible en intégralité sur leur site</p>



<p></p>
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		<title>40 ans de La Maison Hantée  : Les grands esprits se rencontrent  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Nov 2024 14:53:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Revenons 40 ans en arrière. Comment s’est passée la création de la Maison Hantée&#160;? Yann Doullay. Avant c’était le Café-théâtre de La Plaine. Et quand il a fermé, mon associé Rolland Siné et moi l’avons repris… c’était en novembre 1984. Lui est parti deux ans après, et moi j’ai continué avec ma mère et [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Zébuline. Revenons 40 ans en arrière. Comment s’est passée la création de la Maison Hantée&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>Yann Doullay.</strong> Avant c’était le Café-théâtre de La Plaine. Et quand il a fermé, mon associé Rolland Siné et moi l’avons repris… c’était en novembre 1984. Lui est parti deux ans après, et moi j’ai continué avec ma mère et mon frère.&nbsp;</p>



<p><strong>Dès le début, il y a une ligne artistique autour du rock et du métal&nbsp;?</strong></p>



<p>La musique était au cœur du projet. On avait 24, 25 ans, Rolland Siné était musicien, et on connaissait beaucoup de gens qui en faisaient&nbsp;: de la country, du punk, du rock… Puis vers 1988-89 on a eu du reggae et enfin du hip-hop. C’était une musique nouvelle, contemporaine, et il n’y avait quasiment pas de lieux pour les accueillir. IAM a par exemple fait un de ses premiers concerts ici.</p>



<p><strong>Pour fêter vos 40 ans, beaucoup d’artistes sont présents sur scène. Êtes-vous touché qu’autant de personnes aient répondu à l’appel&nbsp;? &nbsp;</strong></p>



<p>Oui, je suis très fier de ce rendez-vous. C’est mon fils Félix qui m’a boosté pour le faire, et Mathilde également qui travaille à la Maison Hantée. C’est un travail d’équipe.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« La Maison Hantée continue »</p>
</blockquote>



<p><strong>En tête d’affiche, il y a Hakim Hamadouche. Quand il était de passage à Marseille il y a deux ans, je cherchais à le joindre pour une interview, et on m’avait que je le trouverais certainement à la Maison Hantée… quel lien entretient-il avec vous ?&nbsp;</strong></p>



<p>Hakim Hamadouche a fait son premier concert au Café-théâtre de La Plaine, puis a continué de jouer au tout début de la Maison Hantée. Et dès qu’il vient à Marseille, il passe ici nous saluer.&nbsp;</p>



<p><strong>Vous allez bientôt quitter la Maison Hantée et la laisser à une nouvelle équipe. Que ressentez-vous&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>En 40 ans j’ai assez donné ! Je vais me reposer et revenir de temps en temps pour voir si tout marche bien [<em>rires</em>]. Mais c’est bien parce qu’il n’y a pas de coupure, la nouvelle équipe est dans la continuité. La Maison Hantée continue. </p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR NICOLAS SANTUCCI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>La Maison Hantée fête ses 40 ans</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 21 au 23 novembre</mark><br>Marseille</pre>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Au programme :</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">21 novembre<br></mark>Exposition photo et vidéo par <strong>J2pascal + DJ La Vague</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">22 novembre</mark><br>Concerts :<strong> The Baïdon’s + Krakers + Silicium + Flathead+ Crache + Technopolice + Sovox + Hakim Hamadouche<br></strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">23 novembre<br></mark>Concerts : <strong>Bob Passion + Silver Balls + BelpheGorZ + PhantomAss + Lodi Gunz  + Catchy Peril + Rakel Traxx + DJ K666 + Nono &amp; Karim…</strong></pre>



<p>[Encadré]</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Robex&nbsp;: 40 ans de bonnes ondes<br></strong>À côté de l’anniversaire de la Maison Hantée, ce week-end célèbrera aussi un autre anniversaire&nbsp;: celui des 40 ans de radio de Robex, animateur et producteur chez Radio Grenouille. Pour l’occasion, un plateau du 88.8 sera installé sur-place et diffusera en direct des interviews des artistes invités, et des anecdotes sur la Maison Hantée... avec Robex à la baguette. À voir ou écouter tous les soirs de 18h à minuit. <em>N.S.</em></pre>
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		<title>Dans les voyages de Meryem Koufi </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Dec 2022 09:27:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Sur la scène de l’auditorium de la Cité de la Musique de Marseille, deux artistes et deux instruments se font face&#160;: la kouitra de Meryem Koufi et le mandole-luth d’Hakim Hamadouche. Facétieux, ce dernier s’estime être «&#160;à la rue&#160;» pour ce premier jour de résidence. Rien pourtant dans ce qu’ils jouent ensemble ne saurait laisser [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Sur la scène de l’auditorium de la Cité de la Musique de Marseille, deux artistes et deux instruments se font face&nbsp;: la kouitra de <strong>Meryem Koufi</strong> et le mandole-luth d’<strong>Hakim</strong> <strong>Hamadouche</strong>. Facétieux, ce dernier s’estime être «&nbsp;<em>à la rue&nbsp;</em>» pour ce premier jour de résidence. Rien pourtant dans ce qu’ils jouent ensemble ne saurait laisser penser une telle chose. D’ailleurs Meryem Koufi sourit et le tempère. Elle a invité l’ancien acolyte de Rachid Taha pour l’accompagner sur cette nouvelle création, en hommage aux voix féminines de la musique arabo-andalouse. Celles de Reinette l’Oranaise ou d’Alice Fitoussi qui ont toutes deux bercé son enfance. Un retour aux sources pour cette artiste algéroise installée en France, qui navigue depuis dix ans dans les sonorités <em>flamencas</em>.</p>



<p>Si cette soirée convoque la musique et les figures tutélaires de son enfance, Meryem Koufi, chanteuse-musicienne, nourrit son art de ses nombreux voyages. Une aventure qui commence quand elle arrive en France en 2004. «&nbsp;<em>Je faisais une fac de musicologie en Algérie, et j’ai collaboré avec une compagnie française à l’occasion de l’année de l’Algérie en France en 2003.&nbsp;</em>» À la suite de cette expérience, elle décroche une bourse du gouvernement français et s’installe à Besançon, en Franche-Comté. Et si elle rit quand on lui fait remarquer que la transition entre la douceur algéroise et la rigueur hivernale de cette région a dû être difficile, elle en garde un très bon souvenir. «&nbsp;<em>C’était une époque très riche de ma vie, je découvrais plein de choses, je rencontrais des musiciens…&nbsp;</em>» Nait alors un goût du voyage qui ne la quittera plus.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Excursions musicales</mark></strong><br>Comme en 2005, quand la compagnie Altérité avec laquelle elle collabore à Besançon, lui propose de partir de Inde pour mettre en musique des poèmes soufi qu’elle venait de découvrir. Elle rencontre alors Nishit Mehta avec qui elle monte le spectacle <em>Chemin de soie</em>, qui a depuis tourné en Inde et en France et fait l’objet d’un disque. «&nbsp;<em>Quand je suis arrivée dans ce pays j’étais très jeune, ça a été une découverte majeure pour la jeune musicienne que j’étais. C’était une explosion de couleurs, de saveurs et de liens très forts que j’ai gardés.&nbsp;</em>» Elle y retourne depuis ponctuellement, un «&nbsp;<em>repère</em>&nbsp;» pour elle.&nbsp;</p>



<p>Son autre repère, c’est l’Espagne. Pays où elle voyage aussi régulièrement, puisqu’elle se forme auprès Eduardo Rebollar, son «&nbsp;<em>maestro</em>&nbsp;» comme elle l’appelle. «&nbsp;<em>Dans ces musiques, ce qu’on nous transmet, c’est plus qu’un enseignement musical, c’est un enseignement autour de la vie, de l’humain.&nbsp;</em>» Aujourd’hui encore, quand on lui demande pourquoi elle est tombée dans le flamenco, elle ne sait que répondre. «&nbsp;<em>Je n’arrive toujours pas à m’expliquer la fascination, la passion et l’engagement que j’ai pour cette musique. Ce n’était pas ma formation initiale, mais quand j’en joue, je sens que je suis chez moi.&nbsp;</em>»&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">L’appel du Sud&nbsp;</mark></strong><br>C’est d’ailleurs pour se rapprocher du pays du flamenco qu’elle s’est installée à Arles en 2015, après dix ans passés à Paris. Une ville qu’elle découvre en 2013 après y avoir joué. Elle y repère des «&nbsp;<em>gitans flamencos d’Algérie&nbsp;</em>», des pieds noirs dont elle ne connaissait pas l’existence. De cette rencontre est née le spectacle <em>Mémoire des gitans et flamencos d’Algérie </em>qu’elle a joué dans cette même salle où elle sera accompagnée cette fois d’Hakim Hamadouche</p>



<p>«&nbsp;<em>On a bu un coup après sa carte blanche au théâtre de l’Œuvre, et je lui ai dit que ce serait bien qu’on fasse une résidence ensemble&nbsp;</em>», explique Meryem. Le hasard faisant bien les choses, Manu Théron, musicien et programmateur de la Cité de la Musique, l’appelle deux semaines plus tard pour lui proposer une résidence. Le soir même, elle soumet l’idée à Hakim&nbsp;: il est disponible. Ils se retrouvent donc tous les deux pour rendre hommage à ces figures importantes de la musique algérienne, et à ses grandes oubliées. Ils préparent «&nbsp;<em>un voyage, un retour à </em>[leurs]<em> premiers amours, l’arabo-andalou et le chaâbi qui en est un dérivé populaire, avec des sonorités flamencas et le rock, blues, punk d’Hakim.</em>&nbsp;»</p>



<p>NICOLAS SANTUCCI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Meryem Koufi et Hakim Hamadouche</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">1<sup>er</sup> décembre<br></mark>Cité de la Musique de Marseille<br><a href="http://citemusique-marseille.com">citemusique-marseille.com</a></pre>
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		<title>Hakim Hamadouche : du rock à la casbah    </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Nov 2022 16:39:00 +0000</pubDate>
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<p>Ce lundi 31 octobre, c’est le premier jour des répétitions. <strong>Hakim Hamadouche</strong> débarque au théâtre de la rue Thubaneau mandole-luth à la main, coiffé de son chapeau habituel, chemise bleue et pantalon assorti. Il est classe et décontracté, ni grand, ni petit, ni maigre, ni gros. Son charisme, c’est son regard&nbsp;: vif et malicieux. Alors qu’on recherche un espace pour lui tirer le portrait, il sort son instrument et commence à jouer. On comprend vite qu’il ne le quittera plus, acquiesçant en chanson toutes les directives de la photographe. Hamadouche virevolte, chante, joue, et tire frénétiquement sur sa clope électronique, témoignage d’un passé de bon fumeur. Il faut attendre un court silence pour lui poser une question. Il y répond sans détour, puis très vite, se remet à chanter, joue et retire sur sa clope électronique. En trente minutes, le constat est tiré&nbsp;: l’interview ne se fera pas assise mais debout, en marche et au rythme d’Hakim. Un rythme qui ne s’arrête jamais.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Musicien de mariages&nbsp;<br></mark></strong>Quand il arrive à Marseille en 1982, l’artiste n’a pas d’instrument à la main. Il vient pour étudier aux Beaux-Arts de Luminy, «&nbsp;<em>plasticien ou peintre, c’était ça mon truc.&nbsp;»</em> À cette époque, l’avenir est incertain. «&nbsp;<em>Je connais bien la ville, j’ai même dormi dehors&nbsp;</em>», souligne-t-il amusé. Même aujourd’hui, il ne s’en plaint pas&nbsp;: «&nbsp;<em>c’est facile quand on a la rage de faire quelque chose</em>&nbsp;». C’est d’ailleurs la faim qui le pousse à reprendre la chanson, cette musique qu’il voulait laisser derrière lui, en Algérie, dans une jeunesse rythmée par le chaâbi qu’il jouait lors des mariages. Mais au lieu de faire la plonge dans les restaurants comme ses camarades, lui préfère jouer «&nbsp;<em>et ça a marché.</em>&nbsp;» Il monte un premier groupe qu’il appelle Leïla Percussion, un mélange d’afro, de jazz et de brésilien. Puis un deuxième, Hakim Seillemar, «&nbsp;<em>Marseille à l’envers</em>&nbsp;». Se dessine déjà ce style qui le caractérise. De la musique aux multiples influences, où l’on ressent particulièrement ses racines algériennes et l’énergie punk-rock britannique. «&nbsp;<em>Je suis une éponge&nbsp;</em>». Hakim commence à jouer «&nbsp;<em>de partout</em>&nbsp;» à Marseille, comme dans la région, et se fait un nom. Un jour, on l’appelle pour jouer sur un disque et il monte à Paris. Au détour d’une rue, dans un bar, il fait alors une rencontre qui va changer sa vie.</p>



<p></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="869" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/11/UNEZBLN6-1.jpg?resize=696%2C869&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-117348" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/11/UNEZBLN6-1.jpg?w=700&amp;ssl=1 700w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/11/UNEZBLN6-1.jpg?resize=240%2C300&amp;ssl=1 240w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/11/UNEZBLN6-1.jpg?resize=696%2C869&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/11/UNEZBLN6-1.jpg?resize=336%2C420&amp;ssl=1 336w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Hakim Hamadouche © Malaika Mariejeanne &#8211; Agence Jam Teery</figcaption></figure>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">De Ramallah à San Francisco<br></mark></strong>«&nbsp;<em>C’est un ami en commun qui nous a</em> <em>présentés</em>&nbsp;». En 1991, Rachid Taha est déjà une star. Les Français l’ont découvert avec la reprise de <em>Douce France</em> de Charles Trenet par son groupe Carte de séjour. Il est beau, a plein de talent, et se lance en solo. Il cherche des musiciens et Hakim se rend disponible. «&nbsp;<em>J’ai laissé tout ce que je faisais pour suivre Rachid&nbsp;</em>». Un sacrifice qu’il ne regrette pas. «&nbsp;<em>J’ai beaucoup appris avec lui</em>. <em>Les années avec Rachid, c’était merveilleux.</em>&nbsp;» Si la plupart du temps Taha compose avec Steve Hillage du groupe Gong, il lui demande parfois d’écrire des morceaux. «&nbsp;<em>Un jour il m’a demandé de faire du Jimi Hendrix, du Beatles et du Amadou &amp; Mariam dans une même chanson.</em>&nbsp;» Deux heures plus tard, Hakim lui pond <em>Je t’aime mon amour</em>, à l’écoute duquel on retrouve distinctement toutes les volontés de l’artiste. Pendant vingt-huit ans, ils jouent ensemble dans cent-dix pays, de Ramallah à San Francisco. Et vivent l’intensité d’une tournée qui ne s’arrête jamais, où l’alcool comme les drogues sont au menu… Pour se préserver, Hakim a tout arrêté il y a dix-sept ans. «&nbsp;<em>Au début c’était difficile, mais je n’ai plus bu depuis. J’étais obligé, sinon je serais mort.&nbsp;</em>» Rachid, lui, n’a pas arrêté.&nbsp;</p>



<p>Il succombe dans la nuit du 12 septembre 2018 à une crise cardiaque, dans son sommeil. Il laisse son «&nbsp;armée mexicaine&nbsp;» – surnom qu’il a donné à ses musiciens – sans capitaine. Il est alors temps pour Hakim Hamadouche de prendre seul la lumière. «&nbsp;<em>Il faut bien que je vive</em>&nbsp;», lâche-t-il, presque désolé. Il sort un premier album sous son propre nom en 2020,&nbsp;<em>Live</em>, qu’il produit lui-même. La route continue, il compose pour le cinéma, le spectacle vivant. Et espère bientôt sortir un album électro, composé sur son ordinateur pendant le confinement, s’il arrive à réunir les fonds nécessaires. «&nbsp;<em>Je ferai peut-être un kisskiss machin</em>&nbsp;», comprendre un financement participatif sur internet.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><em>«&nbsp;C’est ma ville&nbsp;»</em><br></mark></strong>À Marseille, il vient pour une «&nbsp;carte blanche&nbsp;», à savoir deux concerts les vendredi 4 et samedi 5 novembre au Théâtre de l’Œuvre. Quatre de ses musiciens – ils sont huit habituellement – descendent de Paris pour l’occasion, le reste du groupe est composé de Marseillais. Des amis musiciens rencontrés pendant ses longues années passées dans la cité phocéenne. «&nbsp;C<em>’est ma ville, tous mes amis sont là.&nbsp;</em>» Même si le déroulé des soirées n’est pas encore réglé en ce premier jour de répétition, il prévoit un «&nbsp;<em>joyeux bordel</em>.&nbsp;» Un chanteur de raï sera présent, une poétesse… Si Hakim ménage le suspens, il ne peut pas cacher la présence de Manu Théron, Sam Karpienia et Gari Gréu, du Massilia Sound System, qui pousse la porte du théâtre. «&nbsp;<em>Oh tu manges toi&nbsp;?</em>&nbsp;», s’inquiète-t-il à la vue d’un Gari mince. On parle alors de nourriture de tournée, les souvenirs remontent, et Rachid –jamais bien loin dans son esprit – est de nouveau cité. Hamadouche embrasse ses invités qui arrivent tour à tour, il virevolte de nouveau, il est heureux. Ses amis sont là, et ils vont faire de la musique ensemble. Hakim n’en demande pas plus.</p>



<p>NICOLAS SANTUCCI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Hakim Hamadouche</strong> a donné deux concerts les <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">4 et 5 novembre</mark> <br>au Théâtre de l’Œuvre, à Marseille</pre>



<pre class="wp-block-verse"><strong>À venir :</strong><br>Le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">1<sup>er </sup>décembre</mark> à la Cité de la musique de Marseille pour le concert de sortie de résidence de l'Ensemble Meryem Koufi</pre>



<p></p>
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