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	<title>Archives des Hamid Ben Mahi - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Hamid Ben Mahi - Journal Zebuline</title>
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		<title>À Avignon, Les Hivernales font le show</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Jul 2023 09:45:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Avignon]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
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<p>En juillet à Avignon, le théâtre est roi. Mais la danse y a eu une place dès les débuts, dans le <em>Festival d’Avignon</em> depuis que Jean Vilar a programmé Maurice Béjart, et dans le Off avec le théâtre Golovine, et depuis trente ans avec Les Hivernales. Le Centre de développement chorégraphique national qui comme son nom l’indique a son temps fort au cœur de l’hiver avignonnais, mais qui travaille sur le territoire à l’année, et en particulier l’été. Dans le foisonnement du Off, il propose avec <em>On (y) danse aussi l’été</em> une programmation choisie, paye les compagnies, souvent régionales, qu’il programme. Une politique de service publique à souligner et soutenir, d’autant que les spectacles présentés sont d’une grande qualité, et d’une variété esthétique loin de l’esprit de chapelle.</p>



<p>À commencer par l’éblouissant&nbsp;<em>Royaume</em>&nbsp;de <strong>Hamid Ben Mahi</strong>, présenté aux Hivernales &#8211; CDCN rue Guillaume Puy à 15h10. La Compagnie Hors série livre une touchante pièce chorégraphique mêlant danse et témoignages de femmes. Les six danseuses racontent, partagent, se questionnent à partir de leurs histoires personnelles qui se mêlent et dénoncent l’emprise des hommes. Les petites phrases comme les pires des harcèlements et des violences.</p>



<p>Au son d’un hip-hop entrainant se déroulent leurs récits et leurs danses, tantôt solo endiablé tantôt ensemble sororal. Sur un sol recouvert de sable rouge, elles dansent ensemble comme une seule femme. Un exutoire, une célébration, une forme de défense aussi quand leurs mouvements prennent un air de danse guerrière.</p>



<p>Une pièce qui entre en écho avec&nbsp;<em>Asmanti</em>, (<em>de midi à minuit)</em>, quintet hip-hop de Marina Gomes&nbsp;et de la compagnie marseillaise Hylel, qui a bouleversé le festival <em>Hip Hop Non Stop</em> en 2021, puis le <em>Festival de Marseille</em> tout récemment, par ce qu’elle dit de l’abandon des banlieues, et de sa jeunesse constamment discriminée.&nbsp;</p>



<p><strong>Hommes entre eux</strong></p>



<p>À La Manutention, petit studio&nbsp;historique des Hivernales, est joué&nbsp;<em>Polémique</em>&nbsp;<em>(recherche d&rsquo;une pédagogie du conflit)&nbsp;</em>de Naïf Production, compagnie avignonnaise soutenue à l’année, et fondée par trois hommes, danseurs et acrobates<em>.&nbsp;</em>Les deux danseurs nous offrent une performance explorant les relations conflictuelles masculines à travers la lutte des corps et des idées. Les terrains d’entente, lorsqu’enfin ils sont atteints, sont en permanence mis à l’épreuve. L’arrière-plan sonore, une voix neutre lisant des définitions et des listes de synonymes, entre en résonance avec ces deux corps, masculins, qui se jettent l’un sur l’autre et cherchent à ne former qu’un. La compagnie crée également&nbsp;<em>Nice</em>&nbsp;<em>Trip</em>, une pièce sur un adolescent confronté au passage de certaines frontières, sociales et générationnelles.&nbsp;</p>



<p>Masculin encore, mais avec nettement plus d’ambiguïté de genre,&nbsp;<em>Dos</em>, de la compagnie Delgado Fuchs. Les deux interprètes se tournent autour, se jaugent, s’effleurent parfois. Ils ne parlent pas mais émettent des petits bruits inarticulés. Puis arrive un air de rock anatolien dont l’intensité embarque les danseurs-acrobates qui se lancent dans des portés et des mouvements robotiques une pointe clownesques, et d’une virilité peu convenue !</p>



<p><strong>Corps abstraits</strong></p>



<p><em>Hear Eyes Move</em>, est présenté en fin de soirée au Théâtre des Hivernales par Elisabeth Schilling. Une des deux seules femmes chorégraphes de cette programmation, dans un art en fort recul&nbsp;sur ce point. Elle et ses cinq danseurs se sont donnés l’ambitieux défi de s’attaquer à la musique puissante et complexe du compositeur hongrois György Ligeti. Ses 18 études pour piano, d’une virtuosité légendaire, développent chacune un élément stylistique précis, polyrythmie, accords de quinte, touches bloquées, mouvement de chute ou de montée qui semblent infinis, canon, entrelacs…&nbsp;</p>



<p>Dans une performance techniquement parfaite, les danseurs se fondent avec le piano, donnant à voir les structures des œuvres, ou des décalages avec elles. Prenant aussi des libertés, comme lors de troublantes minutes où ils ne dansent pas, restant à terre alors que la musique part en cavalcades.&nbsp;</p>



<p>Elisabeth Schilling réussit une chorégraphie juste et esthétiquement remarquable, travaillant l’architectonie de la danse dans ce qu’elle a de plus abstrait, fidèle en cela à l’esprit des études de Ligeti. Mais les corps, toujours, lorsqu’ils s’écroulent, lorsqu’ils tremblent, sortent de l’abstraction et représentent. Des images, des sentiments, des émotions. Que la musique contemporaine a longtemps tenu à distance, et qui renait puissamment sous les pas.&nbsp;</p>



<p><strong>Rafael Benabdelmoumene et Agnès Freschel</strong></p>



<p><em>Dix spectacles sont présentés par Les Hivernales jusqu’au 20 juillet répartis sur trois sites&nbsp;: le CDCN, La Manutention et La Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon.</em></p>
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		<title>Un festival à expériences multiples</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marie Godfrin-Guidicelli]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Jul 2023 09:16:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Avignon]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[Hamid Ben Mahi]]></category>
		<category><![CDATA[Marina Gomez]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Plus que jamais le festival avignonnais tient ses promesses en restant attentif aux expressions contemporaines inventives, chercheuses, ludiques. Le regard de sa directrice, Isabelle Martin-Bridot, s’est focalisé cet été sur huit compagnies qu’elle accueillera sur le plateau du CDCN d’Avignon, de la Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon et de l’Atelier – La Manutention. Des journées marathon Le [&#8230;]</p>
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<p>Plus que jamais le festival avignonnais tient ses promesses en restant attentif aux expressions contemporaines inventives, chercheuses, ludiques. Le regard de sa directrice, <strong>Isabelle Martin-Bridot</strong>, s’est focalisé cet été sur huit compagnies qu’elle accueillera sur le plateau du CDCN d’Avignon, de la Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon et de l’Atelier – La Manutention.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Des journées marathon</mark></strong></p>



<p>Le voyage commence dès 10 heures avec <strong>Catol Teixeira</strong> et son <em>Clashes Licking</em> qui «&nbsp;joue avec l’imprévisible, négocie avec le risque, pour favoriser les espaces de friction et de vibration&nbsp;». Pour se terminer à 21h15 avec <em>Hear Eyes Move – Dances with Ligeti</em> d’<strong>Elisabeth Schilling</strong>, un concert-danse et une danse-concert aux images multisensorielles en résonance avec la musique de Ligeti. Entre-temps, on découvrira la création 2023 d’<strong>Yvann Alexandre</strong>, <em>Infinité</em>, distribué pour quatre interprètes et dansé par un duo&nbsp;! Selon le choix improvisé du chorégraphe, six combinaisons possibles sont déroulées à la manière du jeu enfantin Shifumi. <strong>Marina Gomez</strong>, également à l’affiche du <em>Festival de Marseille</em>, partage un peu de son expérience personnelle dans <em>Asmanti (Midi-minuit)</em> en faisant de sa pièce un terrain de jeu pour des jeunes des quartiers dits «&nbsp;zones rouges&nbsp;» dans un savant mélange de rap et de cinéma.</p>



<p>Si Marina Gomez nous interpelle sur les conditions de vie de ces jeunes, <strong>Hamid Ben Mahi</strong> réfléchit à la condition des femmes aujourd’hui et aux enjeux posés par la société patriarcale. Mais à sa manière, en chorégraphiant un <em>Royaume </em>cent pour cent féminin à l’énergie hip-hop pleine de poésie. Pour ceux et celles qui n’auraient pas vu <em>Simple </em>d’<strong>Ayelen Parolin</strong> à Marseille dans le cadre du festival <em>actoral</em>, le CDCN d’Avignon accueille son trio haut en couleurs qui privilégie «&nbsp;un certain rapport au jeu et à l’idiot&nbsp;». Une proposition à l’apparente inoffensivité, comme détachée, où tout est sans cesse redistribué et restructuré. Six ans après une première performance sur le thème de la frontière, <strong>Mathieu Desseigne-Ravel</strong> et <strong>Michel Schweizer</strong> prolongent leur réflexion dans la création du duo <em>Nice trip</em> perturbé par la présence d’un jeune interprète chargé de dynamiter leur discours.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Hors les murs</mark></strong></p>



<p>Avec <strong>Lucien Reynès</strong>, son complice de Naïf production, Mathieu Desseigne-Ravel crée à L’Atelier un tandem sur l’altérité, l’interdépendance, la complexité des liens, sans craindre de faire <em>Polémique (recherche d’une pédagogie du conflit)</em>. <strong>Massimo Fusco</strong>, artiste associé des <em>Hivernales</em>, réinstalle son salon de massage et d’écoute <em>Corps sonores</em> à La Chartreuse tandis que les facétieux et intrépides <strong>Marco Delgado</strong> et<strong> Valentin Pythoud</strong> «&nbsp;se battent&nbsp;» à mains nus dans leur désopilant <em>Dos </em>découvert au festival Constellations 2022 à Toulon.&nbsp;</p>



<p>MARIE GODFRIN-GUIDICELLI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>On (y) danse aussi l’été !</em></strong>
Du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">10 au 20 juillet</mark>
Aux Hivernales, CDCN d’Avignon
<a href="https://hivernales-avignon.com">hivernales-avignon.com</a></pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/un-festival-a-experiences-multiples/">Un festival à expériences multiples</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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