<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Iran - Journal Zebuline</title>
	<atom:link href="https://journalzebuline.fr/tag/iran/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://journalzebuline.fr/tag/iran/</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Wed, 04 Mar 2026 12:09:28 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/cropped-LOGO512SITE-4-e1659637379402.png?fit=32%2C32&#038;ssl=1</url>
	<title>Archives des Iran - Journal Zebuline</title>
	<link>https://journalzebuline.fr/tag/iran/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">209690185</site>	<item>
		<title>Sous cette pluie de fer. De feu d’acier de sang.</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/sous-cette-pluie-de-fer-de-feu-dacier-de-sang/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=sous-cette-pluie-de-fer-de-feu-dacier-de-sang</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/sous-cette-pluie-de-fer-de-feu-dacier-de-sang/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Mar 2026 12:09:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Édito]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Bombardements]]></category>
		<category><![CDATA[Bombes]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Catherine Pégard]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[guerre]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Robert Pape]]></category>
		<category><![CDATA[Trump]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=135096</guid>

					<description><![CDATA[<p>La nomination de Catherine Pégard comme ministre de la culture ne fait la Une d’aucun journal –même pas du nôtre&#160;–&#160;; le sujet culturel est absent du débat public des municipales&#160;; le régime de l’intermittence est à nouveau attaqué, au risque de l’annulation des festivals de l’été&#160;; les aides l’emploi se tarissent, et de nombreuses collectivités, [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/sous-cette-pluie-de-fer-de-feu-dacier-de-sang/">Sous cette pluie de fer. De feu d’acier de sang.</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>La nomination de Catherine Pégard comme ministre de la culture ne fait la Une d’aucun journal –même pas du nôtre&nbsp;–&nbsp;; le sujet culturel est absent du débat public des municipales&nbsp;; le régime de l’intermittence est à nouveau attaqué, au risque de l’annulation des festivals de l’été&nbsp;; les aides l’emploi se tarissent, et de nombreuses collectivités, par obligation budgétaire ou par choix idéologique, ont renoncé à financer la culture publique.&nbsp;</p>



<p>Le secteur culturel survivra-t-il à ce désintérêt généralisé, ainsi qu’aux attaques renouvelées de ceux qui n’admettent pas les activités non rentables, c’est-à-dire celles qui n’enrichissent pas leurs poches, mais nos esprits ? mais nos âmes ? </p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les poètes et les stratèges</mark></strong></p>



<p>Les poètes et les artistes disent la guerre, la réalité de sa violence sur nos corps. Ils savent nous prévenir, nous prémunir, bien mieux que les stratèges. Ils agissent sur nos esprits et nos âmes.</p>



<p>Prévert dans <em>Barbara</em> fait ressentir le bombardement de Brest, la destruction d’un amour, de la joie, de l’avenir, comme Picasso dans <em>Guernica</em> expose le tragique éclatement des corps, Duras dans <em>Hiroshima mon amour</em> l’absolue horreur nucléaire, Rossellini dans <em>Allemagne année zéro</em> le désarroi des enfants allemands sur les gravats d’un nazisme en ruine, qui agit encore sur les esprits.</p>



<p>Ce que les stratèges, les historiens, les politologues ne nous disent pas et que les poètes, les cinéastes, les peintres nous apprennent, c’est à éprouver la souffrance de l’autre, sous les bombes, pour s’en souvenir, et proscrire le recours à la pluie d’acier et de sang. Contrairement à ce que prétend notre Président, construire des bombes, les essayer, les exhiber, ne nous rend pas plus forts, plus dissuasifs. Simplement plus résignés à la guerre, voire à la guerre nucléaire, c’est à dire à la fin de tout. Mais qui peut donc la désirer&nbsp;?&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Inutiles brasiers</mark></strong></p>



<p>Car bombarder les peuples n’a jamais résolu les conflits. Robert Pape, professeur à l’université de Chicago, a établi dans <em>Bombarder pour vaincre. Puissance aérienne et coercition dans la guerre </em>que les bombardements, lorsqu’ils ne sont pas un appui d’une attaque terrestre, n’ont jamais abouti à un changement de régime. Mais ont confortés les tyrans, et poussés à plus de violence envers leurs peuples.</p>



<p>L’étude de Robert Pape remonte pourtant jusqu’à la Première Guerre mondiale, c’est à dire aux premiers bombardements aériens. Il remet clairement en cause l’efficacité des bombardements de Hiroshima et Nagasaki dans la capitulation du Japon : les États-Unis voulaient tester leurs bombes, alors même que la victoire dans le Pacifique était acquise. </p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Marseille sous les bombes américaines </mark></strong></p>



<p>À Marseille, un traumatisme majeur n’a jamais été dit, parce qu’il remettait en cause les équilibres politiques après la guerre&nbsp;: en 1944 les communistes devaient être écartés du pouvoir municipal, et les pro-américains installés dans une mairie en ruine.&nbsp;</p>



<p>Pourtant le 27 mai 1944, une pluie de fer, de feu, d’acier, de sang s’est aussi abattue sur Marseille. Faisant 4500 victimes civiles, près de 1800 morts, des dizaines de milliers de délogés. Les sept vagues de bombardiers de l’US Air Force ont, en quelques heures, expulsé du monde des vivants plus de victimes qu’à Brest en 4 ans de bombardements. Ils n’ont atteint aucun de leurs objectifs stratégiques, raté le port, détruit en partie Saint-Charles sans songer que la destruction d’une gare terminale n’affectait pas le transport des troupes et des armes. C’est l’armée d’Afrique qui, quelques semaines après, s’est emparée de Marseille avec l’aide de la Résistance mobilisée par un journal clandestin, La Marseillaise. </p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La liberté viendra d’Eluard</mark></strong></p>



<p>En 1944, les avions de la Royal Air Force ont largué en France une arme d’une autre force. Des centaines de milliers d’exemplaires du poème de Paul Eluard qui circulait comme un tract depuis 1942.</p>



<p><em>Sur toute chair accordée                            </em><br><em>Sur le front de mes amis                            </em><br><em>Sur chaque main qui se tend                            </em><br><em>J’écris ton nom[ &#8230;]</em><br><em>Et par le pouvoir d’un mot                    </em><br><em>Je recommence ma vie                    </em><br><em>Je suis né pour te connaître                    </em><br><em>Pour te nommer                    </em><br><em>Liberté </em></p>



<p>L’expression d’une vie battante, certainement plus efficace que les bombes aveugles pour mettre fin à une guerre. </p>



<p>Agnès Freschel</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/"><em>Société</em> ici </a></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/sous-cette-pluie-de-fer-de-feu-dacier-de-sang/">Sous cette pluie de fer. De feu d’acier de sang.</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/sous-cette-pluie-de-fer-de-feu-dacier-de-sang/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">135096</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Femme, Vie, Liberté</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/femme-vie-liberte/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=femme-vie-liberte</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/femme-vie-liberte/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Jan 2026 15:31:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Édito]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[« femme]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[kurdes]]></category>
		<category><![CDATA[liberté »]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Politique Culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[République Islamique]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
		<category><![CDATA[Societe]]></category>
		<category><![CDATA[vie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=134310</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un immense pays est secoué par un tremblement de civilisation majeur, qui tue les hommes et les femmes par milliers, et les isole du monde. Le monde s’en émeut, mais la traduction médiatique occidentale de cette tragédie simplifie à l’extrême la complexité culturelle du peuple perse et de ses langues, rendant opaque la volonté d’un [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/femme-vie-liberte/">Femme, Vie, Liberté</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Un immense pays est secoué par un tremblement de civilisation majeur, qui tue les hommes et les femmes par milliers, et les isole du monde. Le monde s’en émeut, mais la traduction médiatique occidentale de cette tragédie simplifie à l’extrême la complexité culturelle du peuple perse et de ses langues, rendant opaque la volonté d’un peuple traité en enfant dans nos médias, comme au bon vieux temps des colonies.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Avant la Grèce</mark></strong></p>



<p>Le peuple iranien a une histoire plurimillénaire, des traces de cités préhistoriques, protohistoriques, antiques. Ses premières villes ont été édifies au 4<sup>e</sup> millénaire avant J.-C. et l&#8217;empire achéménide perse était un des plus vastes et le plus pacifique du dernier millénaire pré-chrétien. En 539 av JC, sur un cylindre gravé en akkadien cunéiforme&nbsp; -qui reste aujourd’hui possession coloniale du British Museum &#8211; Cyrus le Grand, empereur perse qui vient de conquérir pacifiquement&nbsp;Babylone, promet la liberté de culte aux Juifs, et la paix.</p>



<p>Ce <em>Cylindre de Cyrus </em>est devenu un symbole : au XXe siècle pour le Shah d’Iran c’était celui de l’indépendance de son peuple, et il le présentait  comme la première déclaration des  droits de l’homme ; les Juifs levantins y voyaient la garantie  de leur liberté de culte, puis la République islamique le symbole du combat contre l’oppression occidentale. Ces interprétations multiples et contradictoires témoignent d’une histoire que le monde a consciencieusement minorée, et dont la complexité, culturelle, est aux antipodes à la fois du simplisme islamiste né 12 siècles après Cyrus le Grand, et du simplisme trumpien qui veut surtout remettre de l’ordre capitaliste dans le premier pays producteur de pétrole du monde.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Entre deux tyrannies</mark></strong></p>



<p>Le peuple iranien est opprimé depuis 1979 par la République Islamique qui exerce une tyrannie violente sur le corps des femmes et des minorités. Le port du voile y est obligatoire, les arrestations, détentions et exécutions arbitraires y sont monnaie courante, les minorités kurdes, arabes, azéris et batlouche sont réprimées, l’homosexualité est interdite, comme toute relation hors mariage, assimilée par la Charia à un viol même lorsqu’elle est consentie.</p>



<p>Les massacres de ces derniers jours confirment de façon spectaculaire la brutalité d’un régime meurtrier en bout de course. Mais la droite française, au lieu de défendre un peuple qu’elle n’a pas l’heur de connaître, embraye sur Trump et de Netanyahou et défend le retour de la dynastie Pahlavi en la personne du plus jeune fils du dernier Shah. Dont le régime autoritaire et dispendieux déboucha sur la révolution iranienne.</p>



<p>Ce retour d’une monarchie parlementaire correspond-elle aux aspirations du peuple ? Les femmes iraniennes, les jeunes, les citadins, les minorités opprimées ne sont pas dupes des aberrations des régimes successifs qui n’ont jamais permis leur citoyenneté, mais ont toujours récupéré son histoire fantasmée et ses richesses réelles.</p>



<p>Ainsi les Russes, les Anglais et les Ottomans ont tenté de les coloniser, et les Nazis se voyaient en descendants de Zoroastre et&nbsp; du peuple Aryen, c’est à dire des Iraniens d’avant l’Islam. La suprématie extractiviste anglaise&nbsp; a été suivie de la monarchie parlementaire autoritaire des Shahs, puis de la République islamique qui repose sur la Charia chiite, l’inégalité entre les êtres humains, le meurtre d’état et la coercition.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le sursaut d’un peuple</mark></strong></p>



<p>Depuis la mort de Mahsa Amini et les manifestations de septembre 2022 le peuple iranien scande le slogan qu’il a repris au peuple kurde&nbsp;: «&nbsp;femme, vie, liberté&nbsp;». Sherwin Hajipour en a fait une chanson, Marjane Satrapi un roman graphique, Mohammad Rasoulof&nbsp; un documentaire bouleversant.&nbsp;</p>



<p>C’est au peuple iranien, comme aux peuples vénézuélien, groenlandais, palestinien, de décider de son destin, et non aux Etats-Unis de dicter l’ordre du monde. Ces peuples ont des histoires, des cultures,&nbsp; des subtilités que le simplisme du MAGA et son inintelligence artificielle ne sauraient circonscrire, pas plus que le sang des armes.</p>



<p>Agnès Freschel</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/"><em>Société </em>ici </a></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/femme-vie-liberte/">Femme, Vie, Liberté</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/femme-vie-liberte/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">134310</post-id>	</item>
		<item>
		<title>My stolen planet: L’Iran côté faces</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/my-stolen-planet-liran-cote-faces/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=my-stolen-planet-liran-cote-faces</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/my-stolen-planet-liran-cote-faces/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Jun 2025 10:22:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
		<category><![CDATA[cinema]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[archives]]></category>
		<category><![CDATA[caméra]]></category>
		<category><![CDATA[documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Farahnaz Sharifi]]></category>
		<category><![CDATA[Femmes]]></category>
		<category><![CDATA[films]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[résistance]]></category>
		<category><![CDATA[souvenirs]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=130520</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le film s’ouvre avec Farahnaz Sharifi qui commente, en voix off, des images d’enfance floutées, retravaillées : « Nous sommes le 8 mars 1979 ; c’est le jour de ma naissance. » Les images en noir et blanc de la photographe Hengameh Golestan donnent à voir des manifestations de femmes, tête nue, pour leur liberté. « Trois semaines après la [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/my-stolen-planet-liran-cote-faces/">My stolen planet: L’Iran côté faces</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le film s’ouvre avec <strong>Farahnaz Sharifi</strong> qui commente, en voix off, des images d’enfance floutées, retravaillées : « <em>Nous sommes le 8 mars 1979 ; c’est le jour de ma naissance.</em> » Les images en noir et blanc de la photographe <strong>Hengameh Golestan</strong> donnent à voir des manifestations de femmes, tête nue, pour leur liberté. «<em> Trois semaines après la révolution islamique en Iran, surviennent les premières restrictions concernant le corps des femmes.</em> » C’est ainsi que commence le documentaire de la cinéaste iranienne, exilée à Berlin depuis 2022, dédié «<em> aux femmes iraniennes qui se battent pour la liberté et à la mémoire de celles qui ont perdu leur vie sur le chemin. </em>» Un film, à la fois journal intime et témoignage sur la vie en Iran, de la chute du Shah jusqu’à nos jours. Un film qui se construit à partir d’archives personnelles et d’archines privées, d’inconnu·e·s, en super 8.  </p>



<p>À 7 ans, Farahnaz réalise qu’elle a deux planètes&nbsp;: sa maison où elle peut être elle-même, danser cheveux lâchés&nbsp;; et l’extérieur, à l’école, où coiffée du <em>hijab</em>, on lui apprend la haine. À l’adolescence, c’est le début de ce qu’elle appelle sa « <em>dépendance</em>&nbsp;». Elle achète son premier téléphone et désormais elle filmera tout&nbsp;: des cafards dans une pièce, les fêtes avec ses amis, interrompues par la police. Elle doit tout filmer. Quelques années plus tard, sa «&nbsp;dépendance&nbsp;» augmentant, elle collectionne de vieilles bobines de films en super 8&nbsp;qu’elle numérise et classe : <em>«&nbsp;J’achète les souvenirs des autres&nbsp;!</em>&nbsp;»</p>



<p>Images avec les traces du temps, superbes comme celles de ces femmes, libres, qui dansent. Des traces contre l’oubli. Car tout est devenu crime dans le pays : danser, la musique, la voix des femmes, l’alcool, ne pas porter le <em>hijab</em>, la joie… On parcourt ainsi à travers ces images d’archives un pan de l’histoire iranienne, marqué par des moments terribles et douloureux comme l’exécution de milliers d’opposants au régime, la répression des manifestants contre l’inflation, ou l’arrestation des amies de Farahnaz. Mais on voit aussi des scènes de joie collective quand on permet aux femmes d’assisteràun match de foot et qu’elles crient pour leur liberté, des moments de partage entre amies, des jeux, des chants.«<em> Ils ont des armes, on a la solidarité </em>! » des fêtes familiales comme son anniversaire avant son départ en Allemagne pour une résidence d’écriture.</p>



<p>Si les choix d’écriture de Farahnaz Sharifi&nbsp;ne sont pas inédits, le montage, les images plastiquement retravaillées, sa voix remplie d’émotions, qui raconte, commente, s’indigne, font de ce documentaire un film qui laisse des traces. On en sort ému, peut-être même bouleversé et avec l’envie de se battre aux cotés de ces femmes.</p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<p><em>My stolen planet</em>, de <strong>Farahnaz Sharifi</strong><br>En salles le 25 juin<a></a></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/my-stolen-planet-liran-cote-faces/">My stolen planet: L’Iran côté faces</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/my-stolen-planet-liran-cote-faces/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">130520</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Les contes du hibou</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/les-contes-du-hibou/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=les-contes-du-hibou</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/les-contes-du-hibou/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Mar 2025 09:46:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[La Criée]]></category>
		<category><![CDATA[Laureline Clair-Koenig]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[théâtre national de Marseille]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=127989</guid>

					<description><![CDATA[<p>Conteuse professionnelle depuis 2005, Laureline Clair-Koenig s’est notamment formée aux enjeux théoriques et ethnologiques de la littérature orale avec le Centre méditerranéen de littérature orale (CMLO), et a par ailleurs collecté une partie de son répertoire, accompagnée par des ethnologues, en Iran et dans le Caucase, où elle a vécu de 2009 à 2012. Dans Les contes du hibou, programmés ce 8 mars à La Criée en [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/les-contes-du-hibou/">Les contes du hibou</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Conteuse professionnelle depuis 2005, <a href="https://www.voicewalking.fr">Laureline Clair-Koenig </a>s’est notamment formée aux enjeux théoriques et ethnologiques de la littérature orale avec le <a href="https://www.euroconte.fr">Centre méditerranéen de littérature orale (CMLO)</a>, et a par ailleurs collecté une partie de son répertoire, accompagnée par des ethnologues, en Iran et dans le Caucase, où elle a vécu de 2009 à 2012. Dans <em>Les contes du hibou</em>, programmés ce 8 mars à La Criée en partenariat avec <a href="https://www.labaleinequiditvagues.fr">La Baleine qui dit vague</a>, elle s&rsquo;adresse aux plus petits (de 0 à 5 ans) en puisant dans le répertoire immense des comptines et contes, berceuses, jeux de doigts et jeux de mains, tirés du répertoire populaire français. Mais aussi de celui d&rsquo;autres pays, parfois traduits en français et parfois laissés dans leur langue d&rsquo;origine.</p>



<p><em>MARC VOIRY</em></p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">8 mars<br></mark><strong><a href="https://theatre-lacriee.com">La Criée</a></strong>, Théâtre national de Marseille</pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/les-contes-du-hibou/">Les contes du hibou</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/les-contes-du-hibou/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">127989</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Perse mon cœur</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/perse-mon-coeur/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=perse-mon-coeur</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/perse-mon-coeur/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Feb 2025 12:51:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Behtash Sanaeeha]]></category>
		<category><![CDATA[Berlinale 2024]]></category>
		<category><![CDATA[censure]]></category>
		<category><![CDATA[Esmail Mehrabi]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Lily Farhadpour]]></category>
		<category><![CDATA[Maryam Moghaddam]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=122996</guid>

					<description><![CDATA[<p>La vie de Mahin (Lily Farhadpour), veuve et retraitée, n’est pas bien rose : entre insomnies, repas solitaires, jardinage, repas avec ses copines où l’on parle des hommes, où l’on évoque en plaisantant les maladies présentes ou à venir. Les coups de téléphone avec sa fille à l’étranger toujours pressée de raccrocher, occupée avec ses [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/perse-mon-coeur/">Perse mon cœur</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>La vie de Mahin (<strong>Lily Farhadpour</strong>), veuve et retraitée, n’est pas bien rose : entre insomnies, repas solitaires, jardinage, repas avec ses copines où l’on parle des hommes, où l’on évoque en plaisantant les maladies présentes ou à venir. Les coups de téléphone avec sa fille à l’étranger toujours pressée de raccrocher, occupée avec ses jeunes enfants la laissent sur sa faim. Jusqu’au jour où, encouragée par une amie à se trouver un compagnon, elle décide de se reprendre en main, se maquille, se cherche une tenue plus pimpante et décide d’aller boire un coup dans un hôtel de luxe où, sans maitrise du QR code on ne peut commander ! Mahin s’attarde dans la file d&rsquo;attente d’une boulangerie, essaie d’engager la conversation avec un jardinier dans un parc où, témoin de l’interpellation par la police des mœurs d’une jeune fille qui ne porte pas convenablement son hijab, elle s’interpose et évite que la deuxième fille ne soit embarquée aussi. C’est dans un petit restaurant pour retraités où elle peut utiliser ses coupons de personne âgé qu’elle voit un homme, seul, en train de déjeuner. Elle le trouve charmant, se renseigne, apprend que c’est Faramarz <strong>(Esmail Mehrabi)</strong> un chauffeur de taxi, qu’il vit seul. Elle le suit et insiste pour qu’il la reconduise chez elle, avant de l’inviter à passer la soirée avec elle. Après un arrêt dans une pharmacie, la soirée peut commencer : repas, vin, confidences, musique et danses sans oublier un gâteau en préparation et une douche étonnante&nbsp;: devant l’hésitation de Mahin à montrer son corps qui n’est plus celui de ses 20 ans, Faramarz lui propose une douche habillée. Un plan touchant et drôle à la fois. Une soirée que Mahin n’est pas près d’oublier…Et nous non plus. On est touché, on rit, on apprécie les images du directeur de la photo <strong>Mohammad Haddadi </strong>et la musique d’<strong>Hossein Ghoorchian</strong>. Et on ne peut que se réjouir de la liberté que s’accorde ce jeune couple étonnant de 70 ans !</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Amour censuré</mark></strong></p>



<p>Cette histoire romantique, traitée souvent avec humour, superbement interprétée, est éminemment politique avec cette femme de 70 ans qui ne porte pas de hijab, reçoit un homme chez elle, et n’est évidemment pas du goût du gouvernement iranien. <strong>Maryam Moghaddam</strong> et <strong>Behtash Sanaeeha</strong>, les réalisateurs de <em>My Favourite Cake (Keyke mahboobe man</em>) ont été empêchés par les autorités iraniennes de se rendre à la Berlinale où le film était en compétition. Dans un communiqué, le festival précise qu’ils se sont vus «&nbsp;<em>confisqués leurs passeports&nbsp;</em>» et sont <em>«&nbsp;poursuivis par la justice pour leur travail d’artistes et de cinéastes</em>&nbsp;». Le film « <em>franchit tellement de lignes rouges (sur des choses) qui sont interdites en Iran depuis 45 ans </em>», explique Maryam Moghaddam. «<em> C&rsquo;est l&rsquo;histoire d&rsquo;une femme qui vit sa vie, qui veut avoir une vie normale, ce qui est interdit pour les femmes en Iran. </em>»</p>



<p>ANNIE GAVA<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">À Berlin</mark></strong></p>



<p><em>My Favourite Cake</em>, de <strong>Maryam Moghaddam</strong> et <strong>Behtash Sanaeeha<br></strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>En salles le 5 février 2025</strong></mark></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/perse-mon-coeur/">Perse mon cœur</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/perse-mon-coeur/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">122996</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Vidéodrome 2 : Ne pas oublier les Iraniennes </title>
		<link>https://journalzebuline.fr/videodrome-2-ne-pas-oublier-les-iraniennes/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=videodrome-2-ne-pas-oublier-les-iraniennes</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/videodrome-2-ne-pas-oublier-les-iraniennes/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Feb 2025 10:11:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[cinema]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Zare Ghanatnowi]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Diasporik]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=127344</guid>

					<description><![CDATA[<p>Sur l’écran apparaît un visage, crayonné par le réalisateur d’un trait nerveux et fin, à l’aide d’un Ipad – Ali Zare Ghanatnowi ne peut plus dessiner depuis les tortures subies dans les prisons iraniennes. Ce visage est celui de Ghazaleh, une jeune femme qui manifeste pour ses droits pendant la grande mobilisation de 2021. En [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/videodrome-2-ne-pas-oublier-les-iraniennes/">Vidéodrome 2 : Ne pas oublier les Iraniennes </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Sur l’écran apparaît un visage, crayonné par le réalisateur d’un trait nerveux et fin, à l’aide d’un Ipad – <a href="https://aa-e.org/fr/artiste/zareghanatnowi-ali/"><strong>Ali Zare Ghanatnowi</strong> </a>ne peut plus dessiner depuis les tortures subies dans les prisons iraniennes. Ce visage est celui de Ghazaleh, une jeune femme qui manifeste pour ses droits pendant la grande mobilisation de 2021. En voix off, c’est elle, à la première personne, qui raconte la balle reçue entre ses deux yeux, puis les mensonges du régime pour étouffer les raisons de sa mort. À l’image, on la voit étendue par terre, les yeux vides, une flaque autour de son visage, rouge comme la grenade. Poignant, difficilement supportable, voilà l’horreur du régime iranien encore une fois sous nos yeux. Mais que faisons-nous ? </p>



<p>Ali Zare Ghanatnowi beaucoup. Ses films sont projetés partout dans le monde, et souvent dans les pays arabes, où passent des officiels du régime iranien, comme en Égypte ou au Koweit. Ce 23 janvier, il était invité au Vidéodrome 2 par l<a href="https://www.lacimade.org">’association La Cimade</a>, qui vient en aide aux migrants, et les <a href="https://aa-e.org/fr/">Ateliers des artistes en exil</a>, qui accueillent le cinéaste, pour découvrir trois de ses films dont cette<em> Grenade Noire</em>, un court métrage d’hommage à Gazaleh, victime du régime iranien pendant le mouvement « Femme, Vie, Liberté ».</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La guerre continue</mark></strong></p>



<p>Trois ans après, le régime iranien «&nbsp;<em>intensifie sa guerre contre les femmes</em>&nbsp;» explique une publication d’Amnesty International parue en septembre dernier. Le 22 juillet 2024, des policiers ont tiré à balles réelles sur une femme qui conduisait sa voiture sans voile, la blessant grièvement. Deux défenseures des droits humains, Sharifeh Mohammadi et Pakhshan Azizi ont été condamnées à mort pour «&nbsp;rébellion&nbsp;armée contre l’État », et deux autres, Wrisha Moradi et Nasim Gholami, sont actuellement «&nbsp;jugées&nbsp;» pour les mêmes motifs.&nbsp;</p>



<p>Malgré ces crimes connus et répétés, la France poursuit une politique ambivalente vis-à-vis de ce régime. Comme l’a souligné récemment Marjane Satrapi en refusant la Légion d’honneur, les fils des mollah peuvent librement circuler à Paris ou Saint-Tropez, alors que «&nbsp;<em>de jeunes Iraniens épris de liberté, des dissidents, des artistes</em> » se voient refuser le droit d’entrer sur le territoire.&nbsp;</p>



<p>NICOLAS SANTUCCI</p>



<pre class="wp-block-verse">Projection donnée le<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 23 janvier</mark> au <a href="https://www.videodrome2.fr">Vidéodrome 2</a>, Marseille. </pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe"><em>Cinéma</em> </a>et <em><a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/">Société</a></em> ici </p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/videodrome-2-ne-pas-oublier-les-iraniennes/">Vidéodrome 2 : Ne pas oublier les Iraniennes </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/videodrome-2-ne-pas-oublier-les-iraniennes/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">127344</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Hamraaz</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/hamraaz/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=hamraaz</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/hamraaz/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Jan 2025 10:14:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Arménie]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Cité de la musique]]></category>
		<category><![CDATA[Hamraaz]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Khorshid Dadbeh]]></category>
		<category><![CDATA[Lucie Lelaurin]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=126996</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’Iranienne Khorshid Dadbeh, joueuse de tar et de tambur, a grandi dans une famille d’artistes et a commencé sa carrière en jouant du setar avec son père avant d’aller d’étudier au Conservatoire de Téhéran puis à celui de Rotterdam en 2021. C’est là qu’elle rencontre la flûtiste et joueuse de duduk française Lucie Lelaurin. Ensemble [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/hamraaz/">Hamraaz</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>L’Iranienne Khorshid Dadbeh, joueuse de tar et de tambur, a grandi dans une famille d’artistes et a commencé sa carrière en jouant du setar avec son père avant d’aller d’étudier au Conservatoire de Téhéran puis à celui de Rotterdam en 2021. C’est là qu’elle rencontre la flûtiste et joueuse de duduk française Lucie Lelaurin. Ensemble elles créent <em>Hamraaz</em>, compagnon en persan. Leur répertoire puise dans les beautés et la richesse des musiques modales issues de leurs territoires de prédilection, et associe au souffle envoûtant du duduk le dynamisme de la flûte, la profusion rythmique des cordes du Tanbour et du tar. Ce voyage sonore et envoûtant est constitué de compositions originales ou de morceaux traditionnels d’Iran et d’Arménie. </p>



<p><em>ANNE-MARIE THOMAZEAU</em></p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">17 janvier </mark><br><strong><a href="https://www.citemusique-marseille.com/evenement/hamraaz/">Cité de la Musique</a></strong>, Marseille </pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/hamraaz/">Hamraaz</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/hamraaz/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">126996</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Terrible voyage en absurdie</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/121110-2/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=121110-2</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/121110-2/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Oct 2023 09:49:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Rendez-vous]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Asgari]]></category>
		<category><![CDATA[Alireza Khatami]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques de Téhéran]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[films]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[nouv.o.monde]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Sylvia Vaudano]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=121110</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le festival nouv.o.monde ouvrait une nouvelle plage horaire cette année, le samedi matin afin de recevoir «&#160;un coup de poing ou un coup de cœur&#160;» expliquait Sylvia Vaudano, sa directrice. Sélectionné par Un certain regard à&#160; Cannes en 2023, Chroniques de Téhéran est indéniablement un coup de poing. Il présente la forme d’un «&#160;film à [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/121110-2/">Terrible voyage en absurdie</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le festival<strong><em> nouv.o.monde</em></strong> ouvrait une nouvelle plage horaire cette année, le samedi matin afin de recevoir «&nbsp;un coup de poing ou un coup de cœur&nbsp;» expliquait <strong>Sylvia Vaudano</strong>, sa directrice<em>. </em>Sélectionné par <em>Un certain regard</em> à&nbsp; Cannes en 2023, <em>Chroniques de</em> <em>Téhéran </em>est indéniablement un coup de poing. Il présente la forme d’un «&nbsp;film à sketches&nbsp;», brossant au cours de neuf portraits un panorama de la vie quotidienne dans la caitale iranienne, depuis la naissance jusqu’à la mort&nbsp;: déclaration ubuesque d’une naissance, le prénom David étant refusé car non-iranien et trop occidental&nbsp;; convocation d’une jeune fille surprise en compagnie d’un garçon&nbsp; par la directrice de son école&nbsp;; habillage d’une petite fille qui se voit affublée d’un véritable carcan alors qu’elle aime danser devant le miroir&nbsp;; entretiens d’embauche qui virent au chantage sexuel pour l’une et à l’interrogatoire religieux pour l’autre&nbsp;; refus de son scénario à un réalisateur qui se voit dans l’obligation d’en déchirer la plus grande partie… Chaque saynète est filmée en plan fixe, caméra dardée sur un personnage, laissant celui qui incarne l’autorité en hors-champ, sans chair et sans visage, procédé deshumanisant qu’emploient tous les big brothers adeptes de verre sans tain et d’écarns qui espionnent.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Résister, jusqu’à la peau</mark></strong></p>



<p>La construction menée avec brio répond, roublarde et impertinente, à la nécessité de contourner la censure féroce instaurée par l’État islamique : les acteurs et actrices ignoraient tout des autres, chacun pensant tourner un court-métrage&nbsp;! C’est cette présentation qui a permis en sept jours le tournage de l’œuvre entière. Mais depuis qu’elle a été projetée au festival de Cannes, ses réalisateurs sont en danger&nbsp;: la cinéaste iranienne Mehrnoosh Sahranavard, invitée pour évoquer le film à l’issue de la projection, informe qu’Ali Asgari s’est vu retirer son passeport dès son retour en Iran. Il est prisonnier dans son appartement, tandis qu’Alireza Khatami vit pour sa part au Canada.&nbsp;</p>



<p>La fin, sur la mort d’un vieillard assis devant un bureau inondé de dossiers, s’orchestre en un tremblement de terre qui rappelle la sourate 99 <em>Al Zalzala</em> (<em>La secousse</em>) réclamée par le préposé à l’embauche au demandeur d’emploi. Secousse qui est celle du jugement dernier… La poésie tatouée sur le corps de l’un des protagonistes devient le dernier lieu de résistance, comme les artistes iraniens qui refusent de se taire, réalisateurs de <em>Téhéran</em>, ou Prix Nobel&nbsp; de la Paix.</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Chroniques de Téhéran</em> a été projeté le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">14 octobre</mark> en avant première dans le cadre&nbsp; du festival Nouv.o.monde de Rousset&nbsp;
Sortie prévue en salles en mai 2024</pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/121110-2/">Terrible voyage en absurdie</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/121110-2/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">121110</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Iran, les vraies raisons d’un soulèvement</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/iran-les-vraies-raisons-dun-soulevement/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=iran-les-vraies-raisons-dun-soulevement</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/iran-les-vraies-raisons-dun-soulevement/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ludovic Tomas]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Oct 2022 12:17:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Femme]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Khamenei]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté]]></category>
		<category><![CDATA[Mahsa Amin]]></category>
		<category><![CDATA[manifestations]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[répression]]></category>
		<category><![CDATA[Révolution]]></category>
		<category><![CDATA[Téhéran]]></category>
		<category><![CDATA[témoignage]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=117000</guid>

					<description><![CDATA[<p>Si le long conflit avec l’Irak a marqué pour toujours l’enfant qu’elle était, le mouvement d’insurrection que traverse l’Iran est historique pour Jina*. Si pour elle la mort tragique de Mahsa Amini a été l’élément déclencheur de la révolte, les raisons ne relèvent pas simplement d’une affaire de voile mais bien d’une colère plus profonde [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/iran-les-vraies-raisons-dun-soulevement/">Iran, les vraies raisons d’un soulèvement</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Si le long conflit avec l’Irak a marqué pour toujours l’enfant qu’elle était, le mouvement d’insurrection que traverse l’Iran est historique pour Jina<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">*</mark>. Si pour elle la mort tragique de Mahsa Amini a été l’élément déclencheur de la révolte, les raisons ne relèvent pas simplement d’une affaire de voile mais bien d’une colère plus profonde et générale à l’encontre du régime et du guide suprême.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La mort de Mahsa Amini</mark><br></strong>«&nbsp;C’est la goutte d’eau qui a fait déborder un vase déjà bien rempli. C’est en piratant le site de l’hôpital où cette jeune kurde de 22 ans est décédée et en envoyant le dossier médical aux chaînes de télévision iraniennes privées qui émettent depuis l’étranger que le mouvement Anonymous a révélé la vérité. Le crâne de Mahsa a été défoncé. Elle était en vacances, partie visiter Téhéran avec son petit frère. Les images d’elle qui ont été prises avant le drame la montre bien voilée. C’est un acte de violence gratuite de la part de l’État pour affirmer sa force. Il y a eu une pression énorme sur son père pour qu’on l’enterre dans la nuit afin d&rsquo;éviter la présence de la foule à l&rsquo;enterrement. La mort de Mahsa est vécue comme une profonde injustice parce qu’elle était une kurde iranienne innocente et inoffensive. Elle est devenue un symbole qui a fait tout exploser.&nbsp;Jusqu&rsquo;à aujourd&rsquo;hui, <em>#MahsaAmini</em> a été tweeté plus de 200 millions fois !&nbsp;»</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Le contexte</strong><br></mark>« Depuis un an et la dernière élection, la police politique accentue la répression. Elle arrête des filles qui ne seraient pas habillées selon les règles du régime. Alors que deux ans plus tôt, l’État avait déjà un peu lâché la bride, se disant qu’un peu de liberté ferait du bien aux gens, en pleine crise économique et chute de la monnaie. Sauf qu’une fois que tu as pris l’habitude de porter le voile de manière plus lâche sur les cheveux, tu n’acceptes plus de revenir en arrière. Des images d’arrestations violentes ont commencé à circuler. On voyait des policiers en civil tirer des femmes par le foulard. Puis Khamenei [l’actuel « Guide suprême », celui qui détient véritablement le pouvoir dans le pays, <em>ndlr</em>] a autorisé ses fidèles à être représentant de l’ordre islamique. Cela a mis les gens les uns contre les autres et créé beaucoup de tension. Au bout d’un certain temps, les gens ont dit stop : ce n’était plus possible que des personnes qui n’avaient aucune légitimité fassent le travail de la police. »</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«&nbsp;Du voile, on est passé aux autres sujets bien plus importants&nbsp;»</p></blockquote>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>La généralisation du mouvement</strong><br></mark>« La première semaine, la composition des manifestations était essentiellement féminine et les revendications basées sur le voile. Progressivement, les hommes les ont rejointes et le slogan national est devenu « Zan – Zendegi – Azadi » : « Femme – Vie – Liberté ». On entend le mot d’ordre « À bas le dictateur ! » jusque dans les écoles primaires ! Des adolescents ont déchiré les images de Khomeini et de son successeur Khamenei de leurs livres scolaires et les ont brûlées. D’autres se sont pris en photo en faisant un doigt d’honneur. Tout cela ne s’était jamais vu avant. Aujourd’hui dans les manifestations, il y a des femmes voilées et des femmes non voilées ensemble et solidaires. Elles défendent d’ailleurs la liberté de choisir. Dans le groupe de personnes avec lesquelles je manifestais, nous étions musicienne, compositeur, photographe, metteur en scène, chanteur&#8230; »</p>



<p></p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>La répression</strong><br></mark>« La police anti-émeutes – souvent en civil – a encerclé l’université Sharif de Téhéran et tiré sur les étudiants qui font pourtant partie de l’élite. Dans la région du Baloutchistan, frontalière du Pakistan, une adolescente de 15 ans s’est fait violer par un chef de la police. Le Baloutchistan est devenu un bain de sang depuis… Nika Shakarami, une fille de 17 ans originaire de Khorramabad, a été arrêtée et massacrée à Téhéran lors d&rsquo;une manifestation. Son corps a été enterré dans un petit village en absence de sa famille, et le dossier classé. Même les gens qui ont participé à des manifestations contre la guerre en Ukraine ont été fichés, assignés à résidence voire mis en prison. Et des prisonniers, des condamnés à mort ont été recrutés pour participer à la répression ! Après tout cela, comment peut-on laisser parler pendant une demi-heure, sans même réagir, le président iranien Raisi à la tribune des Nations Unies [le 21 septembre dernier, <em>ndlr</em>] alors qu’au même moment il est en train de massacrer son peuple ? »</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«&nbsp;Depuis un an et la dernière élection, la police politique accentue la répression&nbsp;»</p></blockquote>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Les causes profondes de la révolte</strong><br></mark>« Sur le plan économique, le pays est en train de s’effondrer. Ça avait déjà commencé sous Ahmadinejad [président de la République islamique d’Iran de 2005 à 2013, <em>ndlr</em>]. Aujourd’hui, un café à Téhéran est plus cher qu’à Marseille ! On voit énormément d’enfants mendier dans le métro. Et à chaque fois que le gouvernement iranien sent qu’économiquement les gens sont en train de craquer, il met la pression pour changer l’angle de vue et de sujet. L’État iranien sait que s’il lâche sur le hijab, il devra accepter toutes les revendications. Il faudra qu’il accepte que les cinéastes tournent ce qu’ils veulent, que les femmes chantent sur scène, que les écrivains écrivent ce qu’ils veulent. Cela accorderait des libertés qui depuis 43 ans sont bridés dans un package. »</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="480" height="720" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/10/woman-7483523_960_720.jpg?resize=480%2C720&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-117001" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/10/woman-7483523_960_720.jpg?w=480&amp;ssl=1 480w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/10/woman-7483523_960_720.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/10/woman-7483523_960_720.jpg?resize=280%2C420&amp;ssl=1 280w" sizes="(max-width: 480px) 100vw, 480px" /><figcaption>© DR</figcaption></figure>
</div>


<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>La campagne des artistes françaises</strong><br></mark>« Ça me fait plaisir de voir Juliette Binoche et d’autres se couper une mèche. C’est symbolique, ça fait le buzz… Mais ce n’est pas avec trois centimètres de cheveux d’artistes françaises que la France va aider le peuple iranien. Ce serait plus efficace de couper les liens diplomatiques pour isoler l’Iran. Non pas avec un embargo qui fait souffrir la population mais en rappelant les ambassadeurs des pays européens. C’est vrai que la partie visible, quand un touriste occidental va en Iran, ce sont les femmes voilées. Mais tout le reste, qui ne se voit pas, ça ne les gêne pas ? Les prisonniers politiques ? La peine de mort ? Du voile, on est passé aux autres sujets bien plus importants. Tout l’Iran est en feu et on dirait que le monde – y compris ces artistes – ne s’intéresse pas à tous les autres droits bafoués. »</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«&nbsp;Peut-être que l&rsquo;odeur du pétrole couvre l&rsquo;odeur du sang des manifestants&nbsp;»</p></blockquote>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>La position de la France</strong><br></mark>« La France ne peut bien sûr pas se mêler des problèmes du monde entier mais elle les crée en partie. On sait que des membres du gouvernement envoient leurs enfants en France – et en Europe en général – pour sortir l’argent de l’Iran. Il faut les en empêcher en bloquant ces comptes en banque qui représentent des millions d’euros. Comme on a pu le faire avec les Russes. Si on ne parle que de voile et de cheveux, c’est parce que pour le reste, c’est plus compliqué. Peut-être que l&rsquo;odeur du pétrole couvre l&rsquo;odeur du sang des manifestants&#8230; D’ailleurs lors d’un rassemblement d’Iraniens devant l&rsquo;ambassade d&rsquo;Iran à Paris, la police française est intervenue comme si elle défendait l’Élysée, en envoyant du gaz lacrymogène et en frappant les manifestants à coup de matraques ! Les vidéos filmées sur place sont hallucinantes. Je me souviens qu’une des premières images de la Révolution iranienne est l’arrivée de Khomeini à Téhéran dans un avion d’Air France, accompagnée d’une hôtesse de l’air. Personne n’avait demandé de le faire sortir de sa résidence à Neauphle-le-Château. C’est la France qui l’a envoyé à Téhéran. »</p>



<p>PROPOS RECUEILLIS PAR LUDOVIC TOMAS<br><br><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">*</mark>Le prénom a été changé pour des raisons évidentes de sécurité</em></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/iran-les-vraies-raisons-dun-soulevement/">Iran, les vraies raisons d’un soulèvement</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/iran-les-vraies-raisons-dun-soulevement/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">117000</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
