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	<title>Archives des Lawrence Foster - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Lawrence Foster - Journal Zebuline</title>
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		<title>Fidélité en actes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 09:47:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Déjà de retour à la maison mère pour Rusalka en février dernier, Lawrence Foster demeure fidèle et dévoué à un ensemble qu’il a façonné pendant plus de dix ans. Cela s’entend dès l’ouverture de ce grand concert aux airs de retrouvailles, sur un Stravinsky rare et toujours passionnant. Le chef sait faire sonner les cuivres [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Déjà de retour à la maison mère pour <em>Rusalka </em>en février dernier, <strong>Lawrence Foster </strong>demeure fidèle et dévoué à un ensemble qu’il a façonné pendant plus de dix ans. Cela s’entend dès l’ouverture de ce grand concert aux airs de retrouvailles, sur un Stravinsky rare et toujours passionnant. Le chef sait faire sonner les cuivres merveilleusement : la singularité des <em>Symphonies pour instruments à vents </em>demeure intacte, et la rigueur nécessaire s’affranchit ici de toute sécheresse. Elle tient à une entente collective, précise, presque intérieure, et à une discipline et une musicalité qui viennent de loin. Le ton est donné : une musique de blocs, presque rituelle, où le souffle collectif prime sur la ligne. Foster en souligne la dimension chorale, refusant toute tentation décorative. Le résultat, porté par un délicat sens du contrepoint, impose une écoute active, presque physique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">De l’art du contrepoint</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le grand écart ne semble pas si périlleux lorsque retentit la pièce maîtresse&nbsp;: le double concerto pour violon et violoncelle de Brahms, que le chef a fait le pari de ne pas confier à des concertistes extérieurs, mais aux solistes de l’orchestre. <strong>Da-Min Kim </strong>et <strong>Xavier Chatillon </strong>ne cherchent pas à briller mais à tisser. Ce goût de la respiration chambriste, d’un dialogue à armes égales entre l’orchestre et les échappées mélodiques a toujours été encouragé par le chef, qui accompagne, soutient, respire avec eux. Il est également cohérent avec l’écriture de Brahms, dont la signature a toujours consisté à conjuguer éclat et intimité. La pâte orchestrale s’allège, les timbres se répondent, et Brahms retrouve une clarté qu’on lui refuse trop souvent</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au retour de l’entracte, on remonte encore un peu plus loin dans le temps, mais toujours avec le même goût du collectif. Beethoven surgit, non comme un monument mais comme une allégorie. L’<em>Eroica </em>n’est pas écrasante : elle est construite, articulée, presque narrée. Après Stravinsky et Brahms, elle apparaît comme une synthèse&nbsp;: énergie, tension, communauté.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse">Le concert a été joué le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">19 avril</mark> à l’<a href="https://palaisdupharo.marseille.fr/extension/auditorium">auditorium du Pharo</a> dans le cadre de la saison de l’<a href="https://opera-odeon.marseille.fr/programmation">Opéra de Marseille</a></pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/"><em>Musiques</em> ici </a></p>
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		<title>Mélodie du Souvenir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lavinia Scott]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Apr 2026 08:52:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Sous la direction de Lawrence Foster, l’Orchestre philharmonique de Marseille interprète trois œuvres-hommages dans un concert intitulé Mélodies du souvenir. En 1920, Igor Stravinsky compose Symphonie pour instruments à vent enhommage à Debussy, disparu deux ans plus tôt. Un autre hommage, celui de Joseph Joachim pour Brahms. Les deux artistes sont brouillés, alors Joachim écrit [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Sous la direction de Lawrence Foster, l’Orchestre philharmonique de Marseille interprète trois œuvres-hommages dans un concert intitulé <em>Mélodies du souvenir</em>. En 1920, Igor Stravinsky compose <em>Symphonie pour instruments à vent</em> enhommage à Debussy, disparu deux ans plus tôt. Un autre hommage, celui de Joseph Joachim pour Brahms. Les deux artistes sont brouillés, alors Joachim écrit <em>Concerto pour violon et violoncelle en la mineur</em>, espérant une réconciliation. Quant à la <em>Symphonie n°3</em> ou « Héroïque », d’abord vouée à Napoléon Bonaparte, dédicace ensuite retirée, elle est l’une des œuvres les plus populaires de Beethoven, finalement dédiée au prince Lobkowitz, grand mécène au compositeur.</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>L.S.</em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">19 avril<br></mark><strong><a href="https://palaisdupharo.marseille.fr/extension/auditorium" type="link" id="https://palaisdupharo.marseille.fr/extension/auditorium">Auditorium du Pharo</a></strong>, Marseille</pre>



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		<title>Le piano roi sous les platanes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Jul 2025 09:27:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis plus de quarante ans, La Roque d’Anthéron déroule son tapis vert au pied des arbres centenaires du parc du Château de Florans. Pour cette édition 2025, proposant près de soixante-dix concerts, les soirées s’annoncent de nouveau généreuses. Dès le samedi 19 juillet, le ton est donné avec l’Orchestre de chambre de Paris et Maxim Emelyanychev dans un programme tout en transparence classique : Haydn, [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Depuis plus de quarante ans, La Roque d’Anthéron déroule son tapis vert au pied des arbres centenaires du parc du Château de Florans. Pour cette édition 2025, proposant près de soixante-dix concerts, les soirées s’annoncent de nouveau généreuses. Dès le samedi 19 juillet, le ton est donné avec l’Orchestre de chambre de Paris et Maxim Emelyanychev dans un programme tout en transparence classique : Haydn, Mozart et une Pastorale de Beethoven qui s’annonce aussi bucolique qu’élégiaque. Le lendemain, place à la puissance évocatrice de <strong><a href="https://www.lucasdebargue.com/">Lucas Debargue</a></strong>, poète du clavier, entre Fauré et Chopin, en passant par un Scriabine ardent et un Liszt habité. Au cloître de Silvacane, le claveciniste <strong>Pierre Hantaï</strong> ouvre une belle parenthèse baroque à la lumière des œuvres de Haendel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le lundi 21 juillet, la jeune prodige <strong>Arielle Beck</strong> ravira les spectateurs du Château de Florans tandis qu’<strong>Abdel Rahman El Bacha </strong>brillera à l’Auditorium du Pharo à Marseille. La semaine monte en puissance : mardi 22 juillet, <strong><a href="https://www.clairemarieleguay.fr/">Claire-Marie Le Guay</a></strong> médite sur Bach à Miramas, avant qu’<strong>Alexandre Kantorow</strong>, accompagné de l’Orchestre Philharmonique de Marseille sous la direction de <strong>Lawrence Foster</strong>, ne se lance dans un Brahms d’anthologie (et Dvořák), illuminé par <em>The Lark Ascending</em> de Vaughan Williams. Le mercredi 23 juillet,<strong> Vladimir Rublev</strong>, <strong>Sae Hyun Kim</strong> et <strong>Philippe Pierlot</strong> investissent à leur tour divers écrins avec finesse, du répertoire pour piano solo aux croisements baroques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le jeudi 24 juillet, le <strong>Ricercar Consort</strong>, en compagnie de <strong>Philippe Pierlot</strong> et de l’organiste <strong>Bernard Foccroulle</strong>, s’approprie le cloître avec un programme unique (Dowland, Monteverdi…). Le même soir, <strong><a href="http://www.dmitry-masleev.com/en/">Dmitry Masleev</a></strong> fait résonner Mozart, Beethoven, Tchaïkovski et Liszt, tandis que le <strong>Janoska Ensemble</strong> électrise Eygalières. Le vendredi 25 juillet, <strong>Jean Rondeau </strong>illumine Couperin et Rameau au clavecin, puis <strong><a href="https://sophialiu.com/">Sophia Liu</a></strong> et <strong>Dang Thai Son</strong> revisitent Chopin en concerto à deux pianos avec l’<strong>Orchestre national de Cannes</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le samedi 26 juillet, le <strong>Geister Duo</strong> investit l’Auditorium Marcel Pagnol en trois temps pour une intégrale Schubert à quatre mains. Le dimanche 27 juillet, les <strong>Musiciens de Saint-Julien</strong>font vibrer Bach, avant qu’<strong>Alexander Malofeev</strong>, accompagné de <strong>l’<a href="https://www.orchestre-avignon.com/">Orchestre national Avignon-Provence</a></strong>, n’explore Beethoven – le Concerto « Héroïque » et la <em>Symphonie n°3</em> — au Château de Florans.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du lyrisme pur jus</mark></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le Romantisme sera le maître mot des semaines lyriquissimes qui suivront. Le lundi 28 juillet, Benjamin Grosvenor embrasera Ravel, Schumann et Moussorgski. Le 29, <strong>Bruce Liu</strong> électrisera le Château avec le 2<sup>e</sup> concerto de Tchaïkovski. Le 30, <strong>Bertrand Chamayou</strong>sublimera les deux concertos de Ravel en compagnie de l’<strong>Orchestre Philharmonique de Nice</strong> qui, sous la direction de <strong>Lionel Bringuier</strong>, interprètera également son célébrissime <em>Boléro.</em> Le 31 juillet, <strong><a href="https://nikolaylugansky.com/">Nikolaï Lugansky</a></strong> enflammera l’auditorium du parc sur Beethoven, Schumann, Wagner et Liszt, tandis que <strong>Le Jeune Orchestre Baroque Européen </strong>investira Miramas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le vendredi 1<sup>er</sup> août,<strong> Renaud Capuçon</strong>,<strong> Gérard Caussé </strong>et <strong>Paul Zientara</strong>, entre autres, réunissent cordes et piano dans <em>La Truite</em> de Schubert et Strauss à Florans, suivis d’un récital de <strong>Jean-Marc Luisada</strong> à Gordes. Le 2 août, <strong>Minsoo Sohn </strong>explore Beethoven, puis <strong>Arcadi Volodos </strong>embrase le Château avec Schubert. La même soirée, <strong>Joachim Horsley</strong> propose un concert de jazz, tandis que <strong>Luis Fernando Pérez</strong> revisite un riche programme de recueil d’« encores ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dimanche 3 août, <a href="https://www.luciledollat.fr/"><strong>Lucile Dollat</strong> </a>fait résonner l’orgue baroque à Cucuron, avant que <strong><a href="https://www.vikingurolafsson.com/">Víkingur Ólafsson</a></strong> offre un récital envoûtant de Bach, Beethoven et Schubert à Florans.Lundi 4 août, <strong>Yunchan Lim </strong>et <strong><a href="https://minsoosohn.com/">Minsoo Sohn</a></strong> proposent un duo à quatre mains (Debussy, Strauss, Rachmaninov), suivi d&rsquo;un récital par <strong><a href="https://www.nathaliamilstein.com/">Nathalia Milstein </a></strong>à Aix-en-Provence. Le 5 août, <strong>Mikhaïl Pletnev</strong> revisite Bach et Grieg, tandis que <strong><a href="http://www.jonas-vitaud.fr/">Jonas Vitaud</a></strong> explore Dvořák et De Séverac à Aix.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Everest musicaux </mark></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le 6 août, <strong>Marie-Josèphe Jude</strong>, <strong>Jean-Frédéric Neuburger</strong>, <strong>Charles Heisser </strong>et le <strong><a href="https://www.quatuorellipsos.com/">Quatuor Ellipsos</a> </strong>explorent Tchaïkovski, Nagao et Gershwin, suivis le soir par <strong><a href="https://www.yunchanlimofficial.com/#/">Yunchan Lim</a></strong> dans les Variations Goldberg. Jeudi 7 août, le festival invite <strong>Márton Illés</strong> et propose des rencontres et répétitions suivies du récital du phénomène <strong>Hayato Sumino</strong> en deux parties pour petits et grands. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 8 août, <strong>Michaël Levinas </strong>offre son regard sur Bach, Schumann et Beethoven, suivi de la performance de <strong><a href="https://www.instagram.com/vsevolod.zavidov/">Vsevolod Zavidov</a></strong> dans les <em>Transcendantales</em> de Liszt, et du récital de <strong>Nelson Goerner</strong>. Les 9 et 10 août, <strong>Jean-Frédéric Neuburger</strong> explore Boulez, Debussy, Berg et Ryan Wang, avant que <strong><a href="https://maofujita.com/en/">Mao Fujita</a></strong> ne clôture la nuit du samedi 9 avec un programme impressionniste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lundi 11 août, <strong><a href="https://marceltadokoro.com/fr/">Marcel Tadokoro</a> </strong>propose un panorama d’études pianistiques, tandis que <strong>Christian Zacharias</strong> et <strong>Sinfonia Varsovia</strong> revisitent Haydn et Mozart à Florans, puis <strong><a href="https://www.clairedesert.com/">Claire Désert</a></strong> dialogue en musique américaine à Lambesc. Le 12 août, <strong><a href="https://www.instagram.com/dominic.chamot/">Dominic Chamot</a></strong> et un trio de pianistes clôturent la nuit Ravel, puis un concert de musique de chambre à l’église de Lambesc. Mercredi 13 août, <strong>Mathis Cathignol</strong> explore Rameau, Chopin et Balakirev, avant l’événement final du festival : <strong><a href="https://marieangenguci.com/">Marie-Ange Nguci</a></strong> et <strong><a href="https://www.sinfoniavarsovia.org/en/">Sinfonia Varsovia</a></strong> offrent Beethoven, Strauss et Stravinski sous les platanes, le jeudi 14 août, pour une clôture étincelante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Festival international de piano de La Roque-d’Anthéron</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 19 juillet au 17 août</mark></pre>



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		<title>Interpréter Chopin </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Jul 2023 17:23:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Musiques]]></category>
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		<category><![CDATA[Bruce Liu]]></category>
		<category><![CDATA[Festival International de Piano de La Roque-d’Anthéron]]></category>
		<category><![CDATA[Lawrence Foster]]></category>
		<category><![CDATA[Orchestre Philharmonique de Marseille]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les gradins du parc de Florans étaient combles pour assister au retour de Bruce Liu qui avait conquis La Roque d’Anthéron le 25 juillet 2022 (journalzebuline.fr/bruce-liu-une-revelation-a-la-roque/) avec le même piano, un Fazioli de concert, sur lequel il avait remporté le 18ème concours international Frédéric Chopin de Varsovie en 2021.  L’Orchestre Philharmonique de Marseille, créé en 1981 par Janos [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les gradins du parc de Florans étaient combles pour assister au retour de <strong>Bruce Liu</strong> qui avait conquis La Roque d’Anthéron le 25 juillet 2022 (<a href="https://journalzebuline.fr/bruce-liu-une-revelation-a-la-roque/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">journalzebuline.fr/bruce-liu-une-revelation-a-la-roque/</a>) avec le même piano, un Fazioli de concert, sur lequel il avait remporté le 18<sup>ème</sup> concours international Frédéric Chopin de Varsovie en 2021. </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’<strong>Orchestre Philharmonique de Marseille</strong>, créé en 1981 par Janos Furst, offrait avec ses quatre-vingt-huit musiciens un écrin particulièrement heureux aux traits pianistiques du jeune artiste. Sous la houlette de&nbsp;<strong>Lawrence Foster</strong>&nbsp;qui a propulsé cette belle formation à un niveau international, l’orchestre s’attachait d’abord à l’<em>Ouverture de Guillaume Tell&nbsp;</em>de Rossini, démonstration de l’étendue de sa palette au fil des quatre parties de la célèbre partition&nbsp;: incipit par les premières notes veloutées du violoncelle solo, calme alpin des montagnes suisses en un quintette arpégé empli de lyrisme, tempête orageuse peinte par les trémolos des violons, le crescendo de l’orchestre, le déchaînement des cuivres, le retour à un paisible tableau pastoral où le cor anglais réitère un «&nbsp;ranz des vaches&nbsp;» que la flûte vient bercer avant le brillant et brusque fortissimo d’une cavalerie (sans doute le passage le plus connu&nbsp;!), les galops s’éloignent puis éclatent en une étourdissante coda avant l’exultation finale et victorieuse.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Double défi&nbsp;</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À la demande du directeur artistique du festival,&nbsp;<strong>René Martin</strong>, Bruce Liu avait accepté le pari impossible d’enchaîner les&nbsp;<em>Concertos n° 1</em>&nbsp;et&nbsp;<em>n° 2</em>&nbsp;de Chopin, une véritable prouesse physique (un marathon musical aux infinies exigences&nbsp;!).&nbsp;&nbsp;Le pianiste retrouvait un Fazioli pour l’occasion (pas «&nbsp;le&nbsp;» Fazioli du concours cependant) dont les sonorités moelleuses se marièrent à la finesse du jeu tout à la fois, élégant, virtuose, dépouillé, de l’interprète qui, s’il prit quelques libertés avec le texte, rendit avec justesse l’esprit du compositeur, tel que la légende nous l’a transmis. Après une introduction orchestrale de quelques trois minutes, le piano entre en scène sur le&nbsp;<em>Maestoso</em>&nbsp;du&nbsp;<em>Concerto n° 2 en fa mineur opus 21</em>&nbsp;(oui, foin des élucubrations mathématiques, le deux a été chronologiquement composé avant le un, et la soirée redonnait sa place temporelle aux deux œuvres&nbsp;!).&nbsp;&nbsp;La solennité du début cède vite le pas à un chant intime. «&nbsp;<em>Il faut chanter avec les doigts</em>&nbsp;» disait le maître polonais à ses élèves. Bruce Liu en apporte l’éblouissante démonstration&nbsp;: pas de recherche de virtuosité tonitruante, le jeu est tout de simplicité, d’évidence. Le chant du piano a le ton d’une conversation semée d’orages passionnés… la légende veut qu’à l’époque de la composition de ce concerto, Frédéric Chopin était amoureux de Constance Gladkowska, chanteuse rencontrée au Conservatoire de Varsovie (même si la dédicace est au nom de la comtesse Delphine Potocka). Peu importent les potins&nbsp;! Le deuxième mouvement,&nbsp;<em>Larghetto</em>, a les couleurs d’un nocturne aux variations lyriques dont les phrasés s’achèvent en murmures. Le piano chuchote, habité des frémissements mouvementés d’une âme, le fil musical tutoie l’infime et l’universel tout à la fois, se lie au chant des cigales. L’<em>allegro vivace&nbsp;</em>retrouve une respiration échevelée emportée par un rythme de mazurka dans le ruisseau fougueux des notes.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le deuxième&nbsp;<em>Concerto, le n° 1 en mi mineur opus 11</em>, plus ample que le précédent est teinté d’un climat pensif où le piano love ses modulations comme de délicates improvisations. Le cor occupe une place toute particulière sans doute pour sa sonorité pastorale qui renvoie au paradis perdu d’une utopie joyeuse de la campagne. La romance du deuxième mouvement prend des allures de rêverie onirique. Le jeune interprète apporte sa lecture fine à l’œuvre, inclut l’assistance dans sa rêverie, dans le filet arachnéen des inflexions de son jeu. La complicité entre l’artiste et le chef d’orchestre est sensible, l’un séduit par l’autre. Lawrence Foster au pas duquel le jeune homme adaptera le sien lors de leur départ, adressera un clin d’œil espiègle au pianiste lors d’un passage particulièrement réussi. La légèreté de cette musique s’accorde aux souffles du vent dans les grands arbres du parc, tout n’est plus que vibration, échos, ondes spirituelles où affleure parfois un discret amusement. En bis, avant de mimer son besoin de repos, Bruce Liu offrira le&nbsp;<em>Prélude en si mineur BWV 855</em>&nbsp;de Bach et la&nbsp;<em>Valse en ré bémol majeur</em>&nbsp;(«&nbsp;valse minute&nbsp;») de Chopin. Nuit enchantée&nbsp;!&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">MARYVONNE COLOMBANI</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concert donné le 30 juillet au Parc de Florans dans le cadre du Festival international de piano de La Roque d’Anthéron&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>
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