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	<title>Archives des Lionel Suarez - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Lionel Suarez - Journal Zebuline</title>
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		<title>Des notes dans le grand bleu</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Dussutour]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jul 2026 07:49:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cette année, la 25e édition du festival Jazz à Porquerolles s’amarre sur son île du 10 au 14 juillet. Et ça commence par un bal avec l’ensemble Papanosh&#160;: cet orchestre composé d’improvisateurs redoutables, basé en Normandie, n’a de cesse, depuis une quinzaine d’années, de convier les publics à se déhancher sur ses grooves entêtants, ses [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Cette année, la 25<sup>e</sup> édition du festival <em><strong>Jazz à Porquerolles</strong></em> s’amarre sur son île du 10 au 14 juillet. Et ça commence par un bal avec l’ensemble <strong>Papanosh</strong>&nbsp;: cet orchestre composé d’improvisateurs redoutables, basé en Normandie, n’a de cesse, depuis une quinzaine d’années, de convier les publics à se déhancher sur ses grooves entêtants, ses chansons mexicaines et ses tarentelles enjazzées. L’entrée sera libre pour accéder au somptueux écrin du fort Saint-Agathe. Leur succèdera un set de <strong>Yaguara DJ</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 11 juillet, carte blanche au saxophoniste <strong>Laurent Bardainne</strong>&nbsp;pour un concert de sortie de résidence à la Fondation Carmignac – où il aura passé une semaine en création. Le festival s’honore ainsi d’être un laboratoire de création artistique. Le saxophoniste <strong>Samy Thiébault</strong>, désormais directeur artistique de l’événement, propose, le 12 juillet, un hommage à Weather Report, le légendaire ensemble jazz «&nbsp;progressif&nbsp;» qui compta dans ses rangs le claviériste Joe Zawinul, le saxophoniste Wayne Shorter et le bassiste Jaco Pastorius, entre autres. Ce soir-là, le saxophoniste est accompagné de la pianiste <strong>Emilie Aridon-Kociołek</strong>, et c’est dans l’épure du duo que le «&nbsp;bulletin météo&nbsp;» sera livré. Le pianiste <strong>Shaï Maestro</strong> jouera le même soir le répertoire de son nouvel album, <em>The Guesthouse</em>&nbsp;: une maison ouverte à tous les vents de l’improvisation, où l’acoustique se mêle à l’électronique, avec guitare, contrebasse et batterie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Turbulences</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Place, le 13 juillet, à un plateau conviant des métissages tous azimuts. D’abord, le pianiste <strong>Sofiane Saidi</strong>, pour son projet <em>Zaïr</em>, qui convoque raï et medahates – ces chants féminins traditionnels de l’Oranie – pour un mix aux saveurs résolument contemporaines, confiant le chant à <strong>Camélia Jordana</strong> – cette varoise de l’étape s’emparant avec délectation d’un propos décolonial. La formation compte aussi dans ses rangs <strong>Théo Ceccaldi</strong> (violon) et <strong>Valentin Ceccaldi</strong> (violoncelle), dont les turbulences improvisatrices ont l’art de chambouler les ordonnancements musicaux. Ensuite, c’est au percussionniste multi-instrumentiste <strong>Papatef </strong>(aka <strong>Cyril Atef</strong>), que reviendra la jouissive tâche d’amener le public sur les voies de transes tropicales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;Feu d’artifice&nbsp;» le 14 juillet. En ouverture, le duo <strong>Airelle Besson</strong> (trompette, auréolée d’une Victoire du Jazz 2026 comme instrumentiste)/<strong>Lionel Suarez</strong> (accordéon), pour un voyage intimiste aux confins des émotions. Enfin, le dernier concert renoue avec la grande histoire du jazz&nbsp;: c’est au saxophoniste <strong>Kenny Garret</strong>, un temps compagnon de route de Miles Davis, que reviendra la tâche de, quelque part, rappeler l’ombre portée de la musique classique noire américaine (appellation dont se targuait Archie Shepp, parrain du festival et ami du regretté Franck Cassenti). Le répertoire «&nbsp;Sounds from the Ancestors&nbsp;» convoque les esprits des diasporas africaines transatlantiques dans un maelstrom émancipateur.</p>



<pre class="wp-block-verse">LAURENT DUSSUTOUR<br><br><strong> Jazz à Porquerolles<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 10 au 14 juillet</mark></strong></pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/"><em>Musiques</em> ici</a></p>
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		<title>Ici Nougaro</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Dec 2024 08:46:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Châteauvallon]]></category>
		<category><![CDATA[Claude Nougaro]]></category>
		<category><![CDATA[Gregory Montiel]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est lors d’un voyage commun que le comédien Gregory Montiel [Lire ici l&#8217;entretien réalisé à l&#8217;occasion de son passage aux Bernardines] a parlé à l’auteur Charif Ghattas de sa rencontre avec l’accordéoniste Lionel Suarez et de leur passion commune pour Claude Nougaro. Conquis, Charif Ghattas a écrit un texte : la tranche de vie tourmentée d’un [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">C’est lors d’un voyage commun que le comédien Gregory Montiel<em> </em><a href="https://journalzebuline.fr/gregory-montel-un-crochet-par-le-theatre/"><em>[Lire ici l&rsquo;entretien réalisé à l&rsquo;occasion de son passage aux Bernardines]</em> </a>a parlé à l’auteur Charif Ghattas de sa rencontre avec l’accordéoniste Lionel Suarez et de leur passion commune pour Claude Nougaro. Conquis, Charif Ghattas a écrit un texte : la tranche de vie tourmentée d’un quadragénaire, Mathias, comédien, fasciné par la personnalité de Claude Nougaro <em><a href="https://journalzebuline.fr/nougaro-ci-nougaro-la/">[Lire notre critiques ici]</a></em>. Il vient d’apprendre qu’un biopic retraçant la vie de son idole est en préparation. Il va tenter de convaincre son agent qu’il est l’homme de la situation. Grégory Montel endosse le rôle, accompagné en musique par Lionel Suarez, accordéoniste de Nougaro, mais aussi d’Aznavour, Renaud, Lavilliers… Un hommage au chanteur toulousain, sans l’imiter, à ses chansons populaires, son accent et son allure. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>MARC VOIRY</em></p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">10 décembre<br></mark><strong><a href="http://chateauvallon-liberte.fr">Châteauvallon</a></strong>, Ollioules</pre>
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		<title>Nougaro-ci, Nougaro-là</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fred Robert]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Jan 2023 17:22:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Charif Ghattas]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le parti-pris est original. Parler de Nougaro par le biais de son sosie officiel, Mathias, un quadragénaire à la dérive, un perdant pas toujours magnifique, un qui est resté « inconnu au bataillon ». Mathias soliloque, s&#8217;adressant à Jacques, son acolyte silencieux, qui lui répond pourtant&#8230; en musique. L&#8217;un est en blanc (au début), l&#8217;autre en noir ; [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le parti-pris est original. Parler de Nougaro par le biais de son sosie officiel, Mathias, un quadragénaire à la dérive, un perdant pas toujours magnifique, un qui est resté « inconnu au bataillon ». Mathias soliloque, s&rsquo;adressant à Jacques, son acolyte silencieux, qui lui répond pourtant&#8230; en musique. L&rsquo;un est en blanc (au début), l&rsquo;autre en noir ; l&rsquo;un parle, l&rsquo;autre joue. Duo de clowns tristes, désabusés, mais toujours portés par la fièvre « nougarienne » car, s&rsquo;insurge Mathias, « rien ne m&#8217;empêchera de nougariser ». Dans un décor tout en obliques – des toiles colorées suspendues, qui cachent, dévoilent ou servent d&rsquo;écrans, au sol à la géométrie anguleuse –, à l&rsquo;image peut-être d&rsquo;une vie à faire comme si, Mathias se débat dans ses déboires. Maintenu à la surface par la vénération qu&rsquo;il voue à ce « frère qui [l&rsquo;] accompagne » envers et contre tout. Et donc, malgré tous les ratés d&rsquo;une existence passée dans l&rsquo;ombre, l&rsquo;espoir subsiste. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un travail remarquable</mark></strong><br>Car il y a la musique, et les mots, de Nougaro. Dans son texte, <strong>Charif Ghattas</strong> a habilement glissé des paroles de chansons ; certaines qu&rsquo;on reconnaît, d&rsquo;autres – magnifiques – que l&rsquo;on découvre. <strong>Grégory Montel</strong> (<a href="https://journalzebuline.fr/gregory-montel-un-crochet-par-le-theatre/">dont on peut lire ici l&rsquo;entretien</a>) les scande, les chante, les murmure, les crie. Et l&rsquo;on croirait voir et entendre Nougaro lui-même. Tout y est, le phrasé et l&rsquo;accent si particuliers, la puissance de la voix, la gestuelle syncopée. Composition fascinante, remarquable travail d&rsquo;acteur. Quant à <strong>Lionel Suarez</strong>, sa virtuosité éclate tout au long du spectacle. Dans les arrangements et le <em>medley</em> qu&rsquo;il a concoctés, dans ses envoûtants solos aux tonalités de tango, dans toutes les réponses musicales qu&rsquo;il lance, comme des bouées de sauvetage, à son partenaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un beau moment de scène donc, dont on sort transporté. Par la performance de l&rsquo;acteur comme par celle du musicien. Ému aussi d&rsquo;avoir retrouvé, le temps d&rsquo;un spectacle intimiste et touchant, la grande voix d&rsquo;un poète disparu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">FRED ROBERT</p>



<pre id="block-04d63ed4-b73b-42b2-bd91-8db19a439938" class="wp-block-preformatted"><strong><em>Ici Nougaro</em> </strong>
<mark><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 28 janvier
</mark></mark>Théâtre des Bernardines
Marseille
08 2013 2013
<a href="http://lestheatres.net">lestheatres.net</a></pre>
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