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	<title>Archives des Lycée Mistral - Journal Zebuline</title>
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		<title>Capra : Fuir par l’imaginaire </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chloé Macaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Jul 2026 11:03:25 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>«&#160;Une chèvre passe 23 heures de sa journée à chercher comment s’enfuir de son enclos, et la dernière à le faire&#160;». Cette expression inventée est la raison pour laquelle Capra, autrice qui déteste écrire et protagoniste de la nouvelle création de Jeanne Candel, a choisi ce nom de plume. Elle trouve que cela décrit bien [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Une chèvre passe 23 heures de sa journée à chercher comment s’enfuir de son enclos, et la dernière à le faire</em>&nbsp;». Cette expression inventée est la raison pour laquelle Capra, autrice qui déteste écrire et protagoniste de la nouvelle création de <strong>Jeanne Candel</strong>, a choisi ce nom de plume. Elle trouve que cela décrit bien l’acte d’écrire.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un jour, une amie lui a offert un livre de François Le Lionnais, <em>La Peinture à Dora</em>, dans lequel l’auteur raconte comment, pour survivre à l’horreur des camps, il décrivait à un ami des tableaux de maîtres, et s’enfuyait dedans. Parfois, il faisait aussi s’entrechoquer les toiles, les fusionnait, invitait son ami à se saisir d’une pomme dans une nature morte pour aller pique-niquer dans un Vermeer.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">« Cette toute petite chose »</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La mémoire, celle qui permet de retenir des choses et celle qui permet de donner une existence aux morts et aux choses disparues, est au cœur de la pièce, <em>CAPRA (une chèvre)</em>. Candel et ses acteurices y explorent, tout en fantaisie, le lien qui unit mémoire et cette «&nbsp;<em>toute petite chose</em>&nbsp;» qu’est l’imagination.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">À partir de ces questionnements de départ, Candel enchaîne les saynètes plus ou moins absurdes, parfois mélancoliques, toujours délicieuses. Capra travaille aussi sur un recueil de poème autour d’un mystérieux suicide collectif de nonnes grecques, au XIV<sup>e</sup> siècle. Mais se suivent aussi le récit du mythe d’Œdipe par un conteur aveugle et sa fille muette, un étonnant cours de batterie, une session de ventre-et-glisse, une histoire d’amour entre un troubadour et une nonne – une de celle qui s’est suicidée…&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le lien entre ces vignettes déjantées et le récit cadre n’est pas toujours évident, il faut juste se laisser porter, s’abandonner à l’univers drôle et décousu qui se révèle devant les yeux du public dans un joyeux bazar d’accessoires, de musique et de manipulation à vue. La chèvre cherche à s’enfuir par l’imaginaire, et on est heureux d’être de la partie.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">CHLOÉ MACAIRE</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>CAPRA (une chèvre) </em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 25 juillet </mark><br>Lycée Mistral, Avignon</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles<a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"> <em>Scènes</em> ici </a></p>
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		<title>The History of Korean Western Theatre : Le prix de la modernité ? </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chloé Macaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Jul 2026 15:01:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En 2008, à Séoul, on célébrait les 100 ans du théâtre coréen. Jaha Koo, alors étudiant, assiste à cet étonnant anniversaire, dont l’existence que l’art peut avoir un âge. Cet étonnant implicite est au cœur de The History of Korean Western Theatre. À ses côtés, dans une scénographie dépouillée, on retrouve Cuckoo, le cuiseur de [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">En 2008, à Séoul, on célébrait les 100 ans du théâtre coréen.<strong> Jaha Koo</strong>, alors étudiant, assiste à cet étonnant anniversaire, dont l’existence que l’art peut avoir un âge. Cet étonnant implicite est au cœur de <em>The History of Korean Western Theatre</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ses côtés, dans une scénographie dépouillée, on retrouve Cuckoo, le cuiseur de riz parlant [<em><a href="https://journalzebuline.fr/festival-davignon-la-jeunesse-coreenne-dans-un-auto-cuiseur/">Lire ici</a></em>], qui informe, non sans humour, que contrairement à ce que le titre suggère, il ne s’agit pas d’une pièce documentaire. Ce qu’il ne dit pas c’est que la pièce ne porte pas non plus sur l’histoire du théâtre coréen : celle-ci est plutôt un prétexte, un point de départ pour aborder la notion de mémoire. Car comme l’explique le performeur et les images d’archives qu’il projette sur scène, le centenaire que fêtait le monde de la culture coréen était en fait celui d’une grande réforme, inspiré par la politique du Japon quand la Corée était alors sous protectorat. Le principe est simple : remplacer le théâtre traditionnel par des textes occidentaux pour « <em>civiliser</em> » et « <em>rééduquer</em> » la population.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Tradition intime </mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En miroir de cette histoire, de cet effacement volontaire des mémoires collectives, Jaha Koo évoque sa grand-mère, aujourd’hui atteinte de la maladie d’Alzheimer. Celle-ci est restée très attachée aux traditions. Elle priait notamment Bibisae, esprit au visage de Gobelin capable de manger tout ce qu’il y a dans le monde. Celui-ci était aussi un personnage central des pièces traditionnelles, avant la réforme de modernisation. La tête du Gobelin apparaît sur l’écran. Le son sature. Inquiétant, l’esprit mangeur de souvenirs raconte sa propre disparition, et redevient ainsi personnage.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jaha Koo ressuscite ainsi des morceaux de culture « <em>amputés et falsifiés</em>&nbsp;» par la colonisation japonaise et l’influence occidentale, et son geste trouve un écho intime dans les enregistrements qu’il diffuse, dans lesquels sa grand-mère lutte contre l’effacement de ses propres souvenirs. Magnifique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">CHLOÉ MACAIRE&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>The History of Korean Western Theatre</em> a été donné du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">6 au 9 juillet</mark> au Lycée Mistral, Avignon</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/on-y-etait/"><em>On y était</em> ici </a></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/the-history-of-korean-western-theatre-le-prix-de-la-modernite/">The History of Korean Western Theatre : Le prix de la modernité ? </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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