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	<title>Archives des Maguy Marin - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Maguy Marin - Journal Zebuline</title>
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		<title>Une Passerelle éprise de nature </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julie Bordenave]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Sep 2023 07:33:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Le dispositif Curieux de Nature, qui investit chaque automne un espace naturel différent, franchit un nouveau cap : vous emmenez cette fois vos spectateurs sur l’eau !&#160; Philippe Ariagno. On commence la saison à Savines-le-Lac, avec RicOchets, une balade poétique et musicale au petit matin sur le lac de Serre-Ponçon à bord d’une carline, [&#8230;]</p>
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<p><strong>Zébuline. Le dispositif <em>Curieux de Nature</em>, qui investit chaque automne un espace naturel différent, franchit un nouveau cap : vous emmenez cette fois vos spectateurs sur l’eau !&nbsp;</strong></p>



<p><strong>Philippe Ariagno.</strong> On commence la saison à Savines-le-Lac, avec <em>RicOchets</em>, une balade poétique et musicale au petit matin sur le lac de Serre-Ponçon à bord d’une carline, un bateau rétro. Nous inaugurons avec ce projet – vraiment particulier et symboliquement fort pour nous, en rapport avec un territoire qu’on apprécie –, un compagnonnage de 3 ans avec <strong>Ottilie [B]</strong>, une chanteuse des Hautes-Alpes qui pratique un magnifique chant diphonique. Plusieurs rendez-vous suivront avec cette compositrice, à l’image de <em>1 + hein ?</em> dès novembre, trois jours de résidence avec <strong>David Lafore</strong>, suivis d’une performance.&nbsp;</p>



<p><strong>Nouveauté cette année, vous proposez de longues séries sur certains spectacles.<br></strong>En effet, huit dates pour <em>La saga de Molière</em>, de la compagnie <strong>Les estivants</strong>, une très belle équipe de la région : <strong>Johana Giacardi</strong> s’empare du texte de <strong>Boulgakov</strong>, tout en établissant un parallèle entre une jeune compagnie contemporaine et un Molière qiu rencontrait des difficultés en tournée sur les tréteaux, avant d’être connu. Huit dates sont aussi prévues pour <em>De bonnes raisons</em>, un spectacle de cirque par la compagnie <strong>La Volte</strong> qui aborde le rapport au risque, la nécessaire confiance qu’il induit, ce qui advient lors de la chute éventuelle… Cette programmation est intégrée au parcours des Olympiades culturelles.</p>



<p><strong>Cette saison est aussi largement féminine !</strong><br>Plus de la moitié des projets est en effet portée par des femmes. Certaines sont des fidèles, telle <strong>Maëlle Mays </strong>qui propose une nouvelle <em>Leçon impertinente de Zou</em>. Une autre révélation : <strong>Leïla Ka</strong>, qui fut danseuse chez <strong>Maguy Marin</strong>. Nous l’accueillons lors de deux soirées, la première autour d’un triptyque qui aborde la notion d’identité, ce qu’on est et qu’on doit être, la frustration de n’être que soi… La deuxième autour de <em>Maldonne,</em> sa nouvelle création. On y retrouve notamment <strong>Jane Fournier Dumet</strong>, une danseuse qui jouait dans le solo <em>Bien parado</em> de <strong>La Méandre</strong>. Au rayon théâtre, <strong>Estelle Savasta </strong>adapte <em>L’endormi</em>, un texte coup de poing de <strong>Sylvain Levey</strong>, étayé du flow de <strong>Marc Nammour</strong>, leader du groupe <strong>La canaille</strong> : de l’excellent rap à hauteur d’enfants, dès 9 ans. Vient ensuite<strong> </strong><em>L’affolement des biches</em>, dans lequel <strong>Marie Levavasseur</strong>, que nous avons accueillie sur toutes ses précédentes créations, se frotte pour la première fois à du spectacle tout public. Avec la douceur et la finesse qu’on lui connaît, elle y aborde la mort, le deuil, la manière de se reconstruire après la disparition de ceux qu’on aime. </p>



<p><strong>Ces autrices s’emparent aussi de violents sujets sociétaux.</strong></p>



<p>Notamment avec <em>Le jour où j’aimerais pour la première fois sans toi</em> de la compagnie <strong>Vertiges</strong>, basée à Nice. Après un premier solo de danse aux accents autobiographiques, <strong>Alexandra Cismondi</strong> y raconte l’histoire d’une famille, qui commémore la mort d’une de ses sœurs advenue lors d’un massacre dans un lycée. Il s’agit d’un texte étonnant, qui prend place dans un futur proche plutôt dystopique. C’est très particulier, le langage n’est pas le même pour les générations, qui ont du mal à communiquer entre elles… Une petite bombe, les collégiens et lycéens adorent ! C’est aussi le cas avec <em>Les femmes de barbe bleue</em>, une relecture du conte de Perrault, dans laquelle les femmes assassinées prennent la parole pour évoquer les arcanes du désir féminin, le mécanisme à l’oeuvre dans les relations toxiques, la figure ambigüe&nbsp; du prédateur… Il s’agit de se libérer des modèles archaïques qui gouvernent nos inconscients, de chercher à reprendre le pouvoir sur ses désirs. Le tout est porté au plateau par une belle sororité entre les actrices qui s’entraident et s’écoutent.&nbsp;</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR JULIE BORDENAVE</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>La Passerelle</strong><br>Scène nationale de Gap<br><a href="http://theatre-la-passerelle.eu">theatre-la-passerelle.eu</a></pre>
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		<title>Umwelt, un champ de ruines…</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marie Godfrin-Guidicelli]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Mar 2023 19:54:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Maguy Marin]]></category>
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		<category><![CDATA[Zef]]></category>
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<p>Le portrait de l’humanité dressé par <strong>Maguy Marin</strong> dans <em>Umwelt</em> est un miroir à peine grossissant de notre réalité. Aussi désespéré que désespérant. La pièce, créée en 2004, est d’une cuisante acuité sur les liens qui unissent et désunissent les hommes et les femmes, les actes fondateurs (la naissance, la mort) et le temps qui passe (la vieillesse, la finitude). Sans oublier notre pouvoir destructeur sur notre environnement.&nbsp;</p>



<p>Il y a vingt ans, déjà, la chorégraphe nous mettait en garde contre notre insouciance et l’inconséquence de nos actes en faisant voler par-dessus bord les scories de notre vie&nbsp;dans ses menues traces quotidiennes : sacs plastiques, restes de nourriture, vêtements usagés jonchent le sol pour l’éternité… <em>Umwelt </em>est une tornade&nbsp;écologique dans son propos comme dans sa gestuelle répétitive et minimaliste. Le va-et-vient des corps est incessant, ils glissent et se faufilent entre les parois de Plexiglass pour réapparaitre métamorphosés par une ribambelle d’accessoires.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Terrible réquisitoire</mark></strong><br>Chassé-croisé entre fond de scène et avant-scène dans un flux continu de postures universelles : ils s’embrassent, s’enlacent, se coiffent, se déshabillent, mangent. L’effet miroir avec le public est inconfortable. Il ne peut que se reconnaître puis retenir son souffle quand les situations dérapent, quand la mécanique s’enraille, quand l’empoignade est féroce et la paire de claques intempestive. D’autant qu’un vent assourdissant gronde sans interruption sur le plateau, emporte les danseurs dans le tourbillon de la vie, et nous avec. </p>



<p>Chacun projette un peu de soi qui en salopette et bleu de travail, en robe de chambre usée, en sous-vêtement affriolant, en blouse de ménage ou en kimono chatoyant. Parfois, l’un d’entre eux (d’entre nous&nbsp;?) a un sursaut de conscience et plante un arbre en espérant qu’il lui survivra. Mais c’est trop tard car la frénésie humaine reprend aussitôt le dessus et tout recommence. On consomme, on jette, on prend, on laisse sans se soucier des lendemains qui déchanteront. Le réquisitoire de Maguy Marin est terrible, et le capharnaüm laissé par les humains sur terre laisse un goût amer de culpabilité : qu’avons-nous fait depuis vingt ans&nbsp;?&nbsp;</p>



<p>MARIE GODFRIN-GUIDICELLI</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Umwelt</em> a été joué les <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">8 et 9 mars</mark> au Zef, scène nationale de Marseille.</pre>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>Avant la représentation du 8 mars, Francesca Poloniato, directrice du Zef, a lu une déclaration commune de l’équipe de la scène nationale et de la compagnie Maguy Marin, en soutien au mouvement contre la réforme des retraites. Dans ce texte percutant, juste et humble, théâtre et artistes ont annoncé le versement de la recette de la soirée aux caisses de grève de l’intersyndicale. Chapeau&nbsp;!</p>
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		<title>Maguy Marin : « Les gens ont décidé de ne plus subir »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ludovic Tomas]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Mar 2023 09:17:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[liberté des femmes]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Zébuline. Pourquoi avoir choisi de donner une nouvelle vie à <em>Umwelt</em>, presque vingt ans après sa création&nbsp;?</strong><br><strong>Maguy Marin.</strong> Parce qu’il y a eu de la demande. Des programmateurs avaient envie de revoir et rediffuser cette pièce. Peut-être parce qu’elle a marqué quelque chose à un moment donné. Mais à sa création en 2004, elle a été reçue avec beaucoup de difficultés de la part du public. Et les programmateurs travaillant en fonction des goûts du public, au début, elle n’a pratiquement pas tourné. Malgré quelques très très bonnes critiques. J’ai été soutenue par une poignée de personnes qui ont eu du courage et m’ont permis de la jouer.<br></p>



<p><strong>Comment expliquez-vous le mauvais accueil du public à l’époque&nbsp;?</strong><br>Beaucoup de gens ont été déstabilisés parce que c’est une pièce dans laquelle il n’y a pas d’événements, pas de déroulé, pas de chronologie. Il n’y a pas d’histoire en fait. C’est une seule et lente chose qui se répète indéfiniment, avec des petites variations. C’est comme quand on regarde la mer&nbsp;: c’est toujours la mer. Mais elle est fascinante parce que tout change tout le temps&nbsp;: la couleur, les vagues, les effets du vent… <em>Unwelt </em>est une pièce sur la violence du monde mais il faut être patient pour la voir.</p>



<p><strong>Est-ce toujours le mot chorégraphe qui définit le mieux votre travail actuellement&nbsp;?</strong><br>Ça dépend ce qu’on entend par chorégraphe. Si c’est quelqu’un qui met des corps dans l’espace et dans le temps, oui, je suis chorégraphe, bien sûr.</p>



<p><strong>Allez-vous voir des spectacles de danse&nbsp;?</strong><br>De temps en temps, mais on ne peut pas dire que je sois une fervente des spectacles de danse. Pour moi, la question n’est pas de savoir si c’est de la danse ou pas, c’est la qualité qui m’intéresse. Il faut que ce soit un travail singulier, qui ne se répète pas de pièce en pièce, qui ne copie pas les uns et les autres, qui est en dehors de l’air du temps.</p>



<p><strong>Trouvez-vous votre bonheur dans la génération actuelle&nbsp;?</strong><br>Oui. Ce ne sont peut-être pas des chorégraphes comme les gens l’entendent mais des artistes qui viennent du théâtre, des arts plastiques, de la musique ou du cirque. J’ai toujours aimé le brassage des arts de la scène. Dernièrement, j’ai vu par exemple le travail de Flora Détraz au Théâtre de la Croix-Rousse, [<em>la pièce </em>Glottis<em>, ndlr</em>].</p>



<p><br><strong>Votre dernière pièce, <em>Y aller voir de plus près</em> (2021), puise dans <em>La Guerre du Péloponnèse</em> de Thucydide. En 2009, déjà, vous vous empariez de textes épiques avec <em>Description d&rsquo;un combat</em>. La guerre est-elle quelque chose qui vous hante&nbsp;?</strong><br>Ça peut être une préoccupation pour un artiste. On a intérêt à se pencher un peu dessus parce que le jour où elle va nous tomber sur la figure&#8230;<br></p>



<p><strong>Vous considérez-vous comme pacifiste&nbsp;?</strong><br>Ça dépend qui j’ai en face. A priori, je n’ai pas envie de taper sur quelqu’un. Mais si les injustices sont trop criantes, si on a des gens comme Le Pen, Zemmour… là, je ne suis plus du tout pacifiste.<br></p>



<p><strong>Vous êtes une artiste qui n’a jamais mis ses valeurs progressistes en sourdine. La France de 2023 est-elle pour vous un modèle de démocratie et de justice sociale&nbsp;?</strong><br>Pas du tout. Et au contraire. On vit une régression sanglante. Ce que l’on vit est terrible. Tout est remis en question, toutes les luttes sociales gagnées à l’après-guerre, la liberté des femmes, l’IVG… Mais une parole est en train de se libérer sur ce que les femmes n’ont plus envie d’accepter. Et j’espère bien que cela va continuer à s’étendre à toutes les personnes qui ont encaissé pas mal de choses et qui aujourd’hui décident de ne plus se laisser faire. Cela va prendre du temps pour sortir des moules mais au moins les gens ont décidé de ne plus subir. On le voit bien pour les retraites.<br></p>



<p><strong>À ce propos, que représente pour vous le 8 mars&nbsp;?</strong><br>J’y mets toutes les rages sociales accumulées depuis des dizaines d’années. Tout ce qui tend à libérer les personnes, femmes ou hommes, de carcans, d’humiliations et de soumissions qu’on leur impose, me réjouit beaucoup. Il faut qu’on relève la tête et c’est ce qui est en train de se passer.</p>



<p><strong>Quels sont vos projets&nbsp;?</strong><br>Au mois d’avril, je vais travailler avec des amateurs à La Comédie Saint-Étienne puis à l’automne, je vais préparer une création avec ma compagnie.</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR LUDOVIC TOMAS</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Umwelt</em>, de <strong>Maguy Marin</strong> s'est joué les <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">8 et 9 mars</mark> au Zef, Marseille<br><a href="http://lezef.org">lezef.org</a></pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/maguy-marin-les-gens-ont-decide-de-ne-plus-subir/">&lt;strong&gt;Maguy Marin : « Les gens ont décidé de ne plus subir »&lt;/strong&gt;</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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