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	<title>Archives des Mairie des 1/7 - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Mairie des 1/7 - Journal Zebuline</title>
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		<title>Bonjour joliesse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Jun 2024 13:37:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avant le Soir revient avec Salut Voilà quatre ans que la mairie des 1er et 7e arrondissement décline l’Été Marseillais dans tous ses parcs sur un nombre accru de dates – plus de quarante cette année. Un rendez-vous toujours aussi prisé des habitués comme des curieux, célébré par le retour d’un duo théâtral créé en [&#8230;]</p>
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<p><strong>Avant le Soir revient avec <em>Salut</em></strong></p>



<p>Voilà quatre ans que la mairie des 1<sup>er</sup> et 7<sup>e</sup> arrondissement décline l’Été Marseillais dans tous ses parcs sur un nombre accru de dates – plus de quarante cette année. Un rendez-vous toujours aussi prisé des habitués comme des curieux, célébré par le retour d’un duo théâtral créé en 2021 par deux comédiens revenus plusieurs fois sur les lieux&nbsp;: <strong>Joseph Lemarignier </strong>et <strong>Camille Dordoigne</strong>, alors à peine diplômés de l’ERACM.</p>



<p><em>Salut </em>incarne presque à lui seul l’esprit de ces rendez-vous que les plus assidus comparent volontiers au Off d’Avignon, «&nbsp;en plus accueillant et gratuit&nbsp;». Le talent de ses comédiens et auteurs, tout d’abord, est tangible tout au long de la représentation, malgré leur apparente et bienvenue décontraction. L’alchimie entre ces deux jeunes narrant les possibles du rendez-vous amoureux à l’heure des applications de rencontre demeure intacte&nbsp;: elle s’est même enrichie au fil de ces quelques années qui ont vu ce spectacle voyager depuis sa création. Les interactions avec un public mettant peu à peu sa timidité de côté pour se prêter au jeu sont nombreuses, de même que les moments d’improvisation, d’évocation de l’actualité, dont une jolie interprétation du <em>Temps de l’amour </em>au ukulélé par Joseph Lemarignier. Mais elles ne font pas oublier les qualités d’écriture de ce spectacle enlevé, souvent désopilant et habilement construit. Une certaine angoisse semble toujours pointer son nez derrière les énumérations absurdes et virtuoses de possibles points d’accord et de mésentente. En préambule de cette charmante recréation, ce sont d’autres jeunes pousses que l’on rencontre avec <em>Le Vrai Direct</em>, interview fictive écrite et interprétée par <strong>Aurélien Baré</strong>, <strong>Marie Champion </strong>et <strong>César Caire</strong>. À qui l’on souhaite de tout coeur, après une&nbsp; rencontre posthume avec Johnny Hallyday, une aussi belle trajectoire que les deux comédiens de <em>Salut</em>.</p>



<p>SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>A venir</strong><br><em>Salut</em> sera rejoué les <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">20 et 22 août</mark> au Square Labadié<br>Avant le soir s’offre une respiration avant que ne commence son marathon effréné le week-end prochain. La respiration en question est une Bulle chorégraphique proposée par la compagnie <em>Mouvimento</em> au Kiosque Canebière. Un solo dansé, chorégraphié par <strong>Julie Alamelle</strong>, co-directrice de la compagnie, dans lequel l’interprète, comme une statue en éveil, déploie ses mouvements lents au cœur de la ville. Le corps se tire, se recroqueville, accélère ou demeure en équilibre, offrant aux spectateurs et aux curieux un moment contemplatif, calme, hypnotique. Une forme courte qui s’inscrit à merveille dans l’ADN du festival. C.M.<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">23 juin, 2 et 11 juillet</mark><br>Kiosque Canebière, Marseille</pre>
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		<title>Culture à la bonne heure</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Jun 2024 08:14:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Avant le soir]]></category>
		<category><![CDATA[Didascalies & Co]]></category>
		<category><![CDATA[Entretien]]></category>
		<category><![CDATA[Mairie des 1/7]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Renaud-Marie Leblanc]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. C’est la 4e édition d’Avant le soir. Qu’est-il prévu pour cette année ? Renaud-Marie Leblanc. Nous avons remporté, à nouveau, le marché public de la mairie des 1er et 7e arrondissements le 10 mai dernier. Un calendrier très serré qui ne nous empêche pas d’avoir 44 représentations, soit 22 dates dans chaque arrondissement. Elles [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Zébuline. C’est la 4<sup>e</sup> édition d’<em>Avant le soir</em>. Qu’est-il prévu pour cette année ?</strong></p>



<p><strong>Renaud-Marie Leblanc.</strong> Nous avons remporté, à nouveau, le marché public de la mairie des 1<sup>er</sup> et 7<sup>e</sup> arrondissements le 10 mai dernier. Un calendrier très serré qui ne nous empêche pas d’avoir 44 représentations, soit 22 dates dans chaque arrondissement. Elles auront lieu place Labadie et au Musée d’histoire de Marseille pour le 1<sup>er</sup>, au square Albrecht et au jardin Benedetti pour le 7<sup>e</sup>.</p>



<p><strong>Vous marquez une volonté de désacraliser la distance entre les artistes et le public. Comment se traduit-elle&nbsp;?</strong></p>



<p>Les critères du marché public impliquent pour ces rendez-vous culturels de rester «&nbsp;populaires&nbsp;». Mon interprétation de ce mot est que tout le monde puisse y accéder. Mes parents n’ont pas fait d’études. J’ai toujours été attentif à ce que personne ne reste «&nbsp;sur le quai&nbsp;», alors qu’<em>Avant le soir</em> propose des musiques savantes, contemporaines, du jazz, du classique&#8230; Idem en théâtre, danse. Tout art est potentiellement accessible, selon comment on l’amène. Le fait de jouer en extérieur, avec une trentaine de chaises et des tapis au sol, met les spectateurs à proximité immédiate des artistes. Ces derniers ont besoin de ça aujourd’hui.</p>



<p><strong>Pouvez-vous préciser votre pensée&nbsp;?</strong></p>



<p>Au delà de la période Covid, les arts vivants –&nbsp;hors arts de la rue, bien-sûr – ont été moins en contact avec le public ces dernières années. Ce qui est pourtant le sens premier de ce métier passe par une accumulation de filtres, des décors gigantesques, de la vidéo&#8230; Le rapport intime est de plus en plus ténu.</p>



<p><strong>Vous travaillez, justement, avec peu ou pas de décor.</strong></p>



<p>Oui, c’est important pour nous. J’ai longtemps œuvré dans un contexte de théâtre de plateau, avec ce type de grosses machineries, des éclairages énergivores&#8230; Je m’en suis éloigné pour des raisons éthiques. Nous limitons les transports, tant du matériel que de l’équipe.</p>



<p><strong>Vous travaillez avec le vivier très riche des artistes marseillais, c’est de l’ultra local&nbsp;!</strong></p>



<p>En effet. Environ un tiers du public vient pour ces artistes, qu’il connaît. Un autre tiers sont des personnes qui ont déjà une pratique culturelle régulière. Et les autres sont des voisins, parfois descendus de l’immeuble d’à côté, souvent des fidèles. Un couple de vieilles dames venait au début seulement écouter la musique classique. Finalement elles sont venues assister aux représentations de théâtre. C’est ma fierté&nbsp;!</p>



<p><strong>Parlez-nous, justement, de votre programmation. Un spectacle par discipline, pas plus, pour des raisons de maquette. Même si le choix est cruel.</strong></p>



<p>C’est dur effectivement, je voudrais les défendre tous&nbsp;! Commençons par la soirée d’ouverture, le 15 juin. <em>Salut</em> est un spectacle de <strong>Camille Dordoigne</strong> et <strong>Joseph Lemarignier</strong>, qui l’ont déjà interprété lors de la première édition d’<em>Avant le soir</em>. L’histoire d’une rencontre amoureuse, très brillante et drôle, écrite lorsqu’ils étaient tous deux en 2<sup>e</sup> année à L’Eracm [<em>École Régionale d’Acteurs de Cannes et Marseille, ndlr</em>].</p>



<p><strong>Et pour la musique&nbsp;?</strong></p>



<p>Le concert classique sera assuré par l’ensemble <strong>Musica Ex Anima</strong>, avec des airs du XVII<sup>e</sup> siècle italien, <em>L’Echo des sphères</em>. Du clavecin, de la flûte baroque, etc&#8230; Beaucoup de gens n’ont jamais entendu ce type de musique. Ils joueront le 7 juillet dans les collections grecques du Musée d’histoire, avec une acoustique incroyable, cela va être très beau et étonnant.</p>



<p><strong>Et enfin la danse&nbsp;?</strong></p>



<p>La <strong>Cie Itinerrance</strong> propose aussi un face-à-face, ou plutôt un chassé-croisé amoureux, <em>Chronique d’une rencontre</em>. Une œuvre de <strong>Christine Fricker</strong>, grande militante de la danse contemporaine, qui tourne depuis dix ans. Elle regarde un peu vers le théâtre, ayant été l’occasion d’une commande passée à un auteur [<em>Guy Robert, ndlr</em>]. La pièce a été conçue pour l’extérieur. C’est l’une des contraintes d’<em>Avant le soir</em> pour les danseurs&nbsp;: il faut que la proposition puisse se jouer sur des gravillons&nbsp;!</p>



<p><strong>Vous évoquiez l’Eracm, avec laquelle vous êtes en partenariat depuis le début. Sous quelle forme&nbsp;?</strong></p>



<p>Le Fijad, <strong>Fonds d’insertion pour jeunes artistes dramatiques, nous permet de financer une partie des salaires. J’ai donné carte blanche aux jeunes diplômés&nbsp;: sur un concept de «&nbsp;lever de rideau&nbsp;», ils donnent un court pré-spectacle</strong> avant chaque représentation. Un vrai défi, très formateur, ils écrivent souvent le matin pour jouer le soir. Ils viennent avec les préoccupations de leur génération&nbsp;: l’écologie, le genre, les questions sociales reviennent beaucoup. Pour le public récurrent qui «&nbsp;adopte&nbsp;» ces jeunes, c’est devenu un rituel. Comme le feuilleton de l’été, que ce soit réussi ou un peu moins bien, il n’y a pas de naufrage possible&nbsp;!</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR GAËLLE CLOAREC</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Avant le soir</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 15 juin au 31 août<br></mark>Place Labadie et Musée d’histoire de Marseille, 1<sup>er</sup> arrondissement<br>Square Albrecht et jardin Benedetti, 7<sup>e</sup> arrondissement<br>Marseille<br>avantlesoir.fr</pre>
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		<title>La tradition, d’arrache pied</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Dec 2023 14:59:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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<p>Les Marseillais connaissent la tradition de l’ascension vers Notre-Dame de la Garde à genoux ou avec des pois chiches secs dans les chaussures… mais c’est une épreuve bien douce comparée à celle que s’infligent les Italiens du petit village de Pacentro dans les Abruzzes. Là, depuis la nuit des temps, le premier dimanche de septembre se déroule une course, pieds nus. On s’élance d’abord d’une falaise aux roches vives dans une pente à 80% vers un ruisseau pour remonter dans la pierraille et les ronces, les talons déchirés, les voutes plantaires dépecées, vers l’église où la Madona di Loreto et les soins infirmiers attendent les participants. C’est la <em>Corsa degli Zingari</em>, littéralement la course des «&nbsp;gitans&nbsp;». Un rite cruel qui viendrait d’un seigneur féodal promettant un grade de chevalier au gagnant. Sans doute d’origine plus lointaine, initiatique et païenne. <strong>Roberto Zazzara</strong>, dans <em>Carne et Ossa,</em> le documentaire retenu par le <em>Primed</em> 2023, s’intéresse à cette tradition, à son ancrage dans le pays, aux motivations très variées de ceux qui s’y risquent.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Épreuve cruelle</mark></strong></p>



<p>Face caméra ces derniers témoignent, élaborant un récit choral. Peu le font par dévotion à la Vierge. Pour certains, il s’agit de suivre une tradition familiale qui va de soi quand on est né là. Pour d’autres de se surpasser, de répondre à un défi. Pour d’autres encore, de montrer son «&nbsp;courage d’homme&nbsp;». Les conditions ont un peu évolué. Désormais, on s’y prépare. Le monopole mâle a pris fin car un jour, une femme s’est inscrite et a réussi à atteindre l’Eglise ouvrant la voie à d’autres. L’événement est devenu plus folklorique aussi – des étrangers viennent y assister. Mais la course demeure ancrée dans le patri-matri-moine. Aucun villageois ne la remet en question. Le réalisateur s’attache à comprendre et à traduire ce qui fait la spiritualité de cette épreuve cruelle, sacrificielle et sa pérennité.</p>



<p>Les documents d’archives en couleurs criardes – vidéos amateurs où l’image à gros grain, souvent floue, tremblote, s’opposent au documentaire en noir et blanc et à une photo superbement composée qui rappelle que Zazzara est aussi chef op. La suite de plans fixes qui constituent la dernière séquence des 50 minutes du film, donne comme des clés au mystère. Le village isolé immuable au cœur des montagnes, aux maisons serrées autour du clocher. Le cycle des saisons. Le défi permanent d’un paysage austère et somptueux. Les statues de la Vierge enguirlandées de lumières. Le sol glacé de l’église où gravé dans la pierre, on lit «&nbsp;Carne e Osso&nbsp;».</p>



<p>ÉLISE PADOVANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Carne e Ossa</em>, de Roberto Zazzara a été projeté le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">6 décembre</mark> à la mairie des 1/7 de Marseille, dans le cadre du festival <em>Primed</em>.</pre>
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		<title>PRIMED : Autour de la Méditerranée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 Dec 2023 07:55:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Rendez-vous]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des documentaires, des reportages, venus de 19 pays autour de la Méditerranée, cette mer particulièrement tourmentée cette année. C’est dans ce contexte tendu, que se tiendra la 27e&#160; édition du PriMed, à Marseille du 4 au 8 décembre. 24 films en compétitions, sur les 503 qu’ont envoyés 49 pays, soumis au vote d’un jury présidé [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Des documentaires, des reportages, venus de 19 pays autour de la Méditerranée, cette mer particulièrement tourmentée cette année. C’est dans ce contexte tendu, que se tiendra la 27<sup>e</sup>&nbsp; édition du <strong><em>PriMed</em></strong>, à Marseille du 4 au 8 décembre. 24 films en compétitions, sur les 503 qu’ont envoyés 49 pays, soumis au vote d’un jury présidé par <strong>Pierre Haski</strong>, journaliste et président de Reporters sans frontières. Répartis en cinq sections, Enjeux méditerranéens, Art, patrimoine et cultures, Première œuvre, Mémoire de la Méditerranée, Court méditerranéen, ils montrent la créativité de ceux et celles qui habitent les rives de cette mer fragile. Quant aux 3 000 lycéens de ces deux rives, ils auront l’occasion d’échanger autour de trois films, et attribueront le Prix des Jeunes de la Méditerranée.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Guerre et violences</mark></strong></p>



<p>Il n’est pas étonnant que dans ce monde perturbé, les films parlent de guerres et de violence, d’hier ou d’aujourd’hui. Ainsi, Le Tchèque <strong>Viktor Portel</strong> suit un ancien enquêteur de la Cour pénale internationale pour comprendre comment le traumatisme de la guerre perdure, jusqu’à nos jours dans <em>L’Enquêteur</em>. Souvent les femmes en font les frais. Ainsi dans <em>Bigger than trauma</em> la Croate <strong>Vedrana Pribacic</strong> traite des traumatismes des femmes victimes de crimes de guerre durant les années 1990 lors de l&rsquo;éclatement de la Yougoslavie. Dans <em>Under the Sky</em> <em>of Damascus</em>, <strong>Heba Khaled, Talal Derki</strong>, exilés syriens installés à Berlin et <strong>Ali Wajeeh</strong> qui vit à Damas abordent le problème du harcèlement et des abus sexuels. Et la Kurde <strong>Zaynê Akyol </strong>dans <em>Rojek </em>va à la rencontre de membres de Daech, et de leurs femmes détenus dans des camps-prisons, qui ont un idéal commun : établir un califat.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jeunes en Méditerranée</mark></strong></p>



<p>Ballottés, exilés, emprisonnés, disparus parfois, les jeunes gardent souvent, malgré tout, l’espoir d’une vie meilleure. <em>La Vie devant elle</em> de <strong>Manon Loizeau</strong> et <strong>Elaha Iqbali</strong> est le journal intime de l’exil d’Elaha, jeune Afghane de 14 ans&nbsp;; racontant son histoire avec une petite caméra. Filmés par <strong>Wissam Charaf</strong>, des adolescents libanais de différents milieux et régions s’expriment sur l’avenir, leurs envies et leurs craintes, leurs modèles, le lien à la famille, la politique, les souvenirs dans le film de <strong>Valérie Mréjen</strong>, <em>Vous (les adolescents). </em>Quant à <em>Kristos, le dernier enfant </em>de l&rsquo;école d&rsquo;Arki, une île du Dodécanèse&nbsp;: va-t-il quitter sa famille et sa terre pour aller au collège de Patmos ? C’est ce que nous fait découvrir l’Italienne <strong>Giulia Amati</strong>.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Art patrimoine et cultures</mark></strong></p>



<p>Mohamed, le nomade et Abderrahmane, le scientifique, ratissent les terres arides du désert marocain à la recherche de météorites, chacun avec ses propres espoirs&nbsp;: on les suit dans <em>Fragments from Heaven</em> d’<strong>Adnane Barakat</strong>.Si vous ne connaissez pas la Corsa degli Zingari&nbsp; dans les Abruzzes, allez voir le film en noir et blanc de <strong>Roberto Zazzara</strong>,<em>Carne e Ossa. </em>Et si vous vous intéressez à latauromachie,<em> L’Inganno </em>de l’Espagnol <strong>Sebastiano Luca Insinga</strong>.&nbsp;</p>



<p>Quant à la liberté d’expression, comment ne pas être pour&nbsp;? <em>We Won&rsquo;t Shut Up, A Film For Freedom</em>, première œuvre de <strong>Clàudia Arribas</strong>, <strong>Violeta Octavio</strong> et <strong>Carlos Juan</strong> analyse le cas de trois rappeurs condamnés à des peines de prison pour les paroles de leurs chansons et dénonce la répression judiciaire. Le <em>PriMed</em> nous donne l’occasion d’échanger autour de tous ces films et les séances sont gratuites.</p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>PriMed</em></strong>
<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 4 au 8 décembre</mark>
Bibliothèque l’Alcazar, Mairie des 1/7,
Mucem, Marseille
<a href="http://primed.tv">primed.tv</a></pre>



<pre class="wp-block-verse"><strong>La Cérémonie de remise des prix ouverte au public se déroulera le vendredi 8 décembre à 16h30 </strong>au cinéma Artplexe Canebière en présence des réalisateurs et réalisatrices.</pre>
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