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	<title>Archives des Marcus Miller - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Marcus Miller - Journal Zebuline</title>
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		<title>Entre création et légende</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Jul 2024 13:22:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Vendredi 5 juillet, à la veille du week-end d’un second tour annoncé sans suspense par les médias qui envisageaient de bien sombres nuages, s’ouvrait la 26<sup>e</sup>&nbsp;édition du&nbsp;<em>Charlie Jazz Festival</em>, concoctée avec minutie par son directeur,&nbsp;Aurélien Pitavy. «&nbsp;<em>Le jazz est un symbole de résistance aux préjugés, aux sectarismes, aux exclusions et le festival Charlie Jazz est un festival à taille humaine qui défend ces valeurs</em>&nbsp;», affirmait avec force le président de Charlie Free,&nbsp;Franck Tanifeani.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le bonheur d’être</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Après la fraîcheur vivifiante d’<strong>Accoules Sax</strong>, « La » fanfare de jazz-funk marseillaise, la petite scène des Moulins invitait Méandres, groupe soutenu par <em>Charlie Jazz Festival</em> qui lui a commandé cette saison une nouvelle création. Les trois complices <strong>Emmanuel Cremer </strong>(violoncelle), <strong>Fabien Genais</strong> (voix, saxophone alto), <strong>Uli Wolters</strong> (vibraphone, flûte) avaient pour l’occasion convié <strong>Émilie Lesbros</strong> (voix) et <strong>Mike Ladd</strong> (spoken word). Le groupe se livre à des expérimentations de rythmes, de dissonances, d’échos, soutient une parole engagée qui ironise que les « <em>gens bien devant leur télévision </em>» ou « <em>les marionnettistes qui nous tirent par leurs files et nous rendent claustrophobes de notre propre existence </em>».  </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Au temps des légendes </mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Attendu par un public très nombreux, l’immense bassiste <strong>Marcus Miller</strong>, dont il est inutile de reprendre le CV tant il est impressionnant, venait sur la scène des Platanes, entouré des remarquables <strong>Xavier Gordon</strong> (claviers), <strong>Russel Gunn JR. </strong>(trompette), <strong>Donald Hayes </strong>(saxophone) et <strong>Anwar Marshall</strong> (batterie). Dédicaces à des monstres du jazz, évocation de Gorée, l’île des esclaves du Sénégal, évocation de compagnonnages, celui avec Miles Davis bien sûr, avec <em>Tutu</em>, mais aussi hommage à Jaco Pastorius le génial bassiste de jazz et jazz fusion américain… Les solos de saxophone brillaient par leur élégante fluidité. Chacun avait sa place dans le concert. Il est indéniable que le slap ébouriffant de Marcus Miller (jeu avec le pouce), ses slides acrobatiques, la puissance et la virtuosité de son approche, la variété des techniques, des registres, des univers, subjuguent. On sourit aux citations, un parfum de Bob Marley, un écho de David Sandbron… Magie éblouissante sous les platanes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">MARYVONNE COLOMBANI</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concert donné le 5 juillet au Domaine de Fontblanche, Vitrolles.</p>
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		<title>Les continents du jazz se retrouvent à Marseille</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Jul 2023 14:06:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[Ballaké Sissoko]]></category>
		<category><![CDATA[Clélya Abraham]]></category>
		<category><![CDATA[Dianne Reeves]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
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		<category><![CDATA[Marcus Miller]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Raphaël Imbert]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour cette nouvelle édition de Marseille Jazz des cinq continents, l’organisation nous a réservé quelques nouveautés. Le plus souvent des bonnes surprises certes, mais aussi des mauvaises. On est par exemple attristé par la fin des concerts conviviaux qui se tenaient sur la terrasse de la villa Gaby, surplombant la corniche et toute la rade [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Pour cette nouvelle édition de <strong><em>Marseille Jazz des cinq continents</em></strong>, l’organisation nous a réservé quelques nouveautés. Le plus souvent des bonnes surprises certes, mais aussi des mauvaises. On est par exemple attristé par la fin des concerts conviviaux qui se tenaient sur la terrasse de la villa Gaby, surplombant la corniche et toute la rade de Marseille. Ces soirées, en amont de l’ouverture, mettaient en avant les musiciens talentueux de la scène locale. Autre chagrin, il n’y a plus que trois soirées au lieu des cinq traditionnelles programmées dans les jardins du palais Longchamp. Dur. Renseignements pris auprès du festival, les concerts de la villa Gaby disparaissent suite à la volonté de l’organisation de réduire les concerts hors les murs, qui sont nombreux avant et après les dates officielles du festival (le Parcours métropolitain compte seize dates et seize lieux entre le 1<sup>er</sup> juin et le 25 novembre) engendrant une surcharge de travail pour les équipes du festival. Quant aux deux soirées qui disparaissent de la programmation des jardins du palais Longchamp, c’est la conséquence directe d’une «&nbsp;<em>baisse substantielle de subvention</em>&nbsp;» de la part de la Ville de Marseille&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">On sourit !</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Par contre, deux nouvelles nettement plus souriantes&nbsp;: renouant avec le principe d’une date par édition dans un nouveau lieu, principe interrompu l’année dernière, le <strong><em>Marseille Jazz des cinq continents</em></strong> fera son ouverture au Théâtre de la Sucrière, l’amphithéâtre de 1200 places du parc François Billoux (15<sup>e</sup> arrondissement), le samedi 8 juillet, avec deux créations&nbsp;: la première est le fruit de la rencontre inédite de quatre jeunes musiciennes en pleine ascension : d’un côté la pianiste et chanteuse <strong>Clélya Abraham</strong> et la batteuse <strong>Ananda Brandão</strong>, étoiles montantes du jazz hexagonal et fines connaisseuses des musiques caribéennes ; de l’autre, la saxophoniste <strong>Sintia Piccin</strong> et la bassiste et chanteuse <strong>Ana Karina Sebastião</strong>, figures de l’inépuisable vivier de la <em>musica popular brasileira</em>. Concert d’ouverture qui sera suivi par la création de <em>Kay, Lettre à un poète disparu</em>, de <strong>Lamine Diagne</strong>, musicien et conteur, accompagné de ses musiciens, et du cinéaste <strong>Matthieu Verdeil</strong>, spectacle autour de la présence du poète jamaïcain Claude McKay à Marseille au milieu des années 1920, du temps de l’arrivée du jazz dans la ville.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre nouveauté réjouissante&nbsp;: l’invention d’un jazz club éphémère au Conservatoire Pierre Barbizet : ouvert du 24 au 27 juillet de 22 h à 2 h, d&rsquo;où son nom : le JazzClub 222. Un hommage à Pierre Barbizet, illustre directeur du Conservatoire de Marseille, qui créait à Marseille il y a soixante ans exactement, dans son Conservatoire, la première classe de jazz de France. Il y aura, le 24, le trompettiste new-yorkais <strong>Michael Leonhart</strong>, le 25, <strong>Ishkero</strong>, groupe phare de la nouvelle scène française, le 26, <strong>ElliAViR</strong>, groupe lauréat du tremplin ReZZo de Jazz à Vienne 2022, et le 27, un Grand bal jazz autour de l&rsquo;actuel directeur du Conservatoire, <strong>Raphaël Imbert</strong>, entouré d’un combo pétillant et joyeux. À noter qu’il est fort probable, vu la densité des artistes de jazz présents à Marseille à cette période, qu’il y ait quelques (très) belles surprises supplémentaires&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Et aussi</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ADN du jazz, peut-être encore plus que dans toutes les autres musiques, est sa diversité. Elle est célébrée à chaque édition depuis sa création par le festival, et la programmation 2023 ne fera pas exception&nbsp;! De la Vieille Charité (du 11 au 13/07), à l’abbaye Saint-Victor (le 16), au Mucem (le 19), au Théâtre Silvain (du 20 au 22) jusqu’aux jardins du palais Longchamp (du 25 au 27). Que ce soit avec la présence des très connus <strong>Brad Mehldau</strong> (le 13), <strong>Dianne Reeves</strong> (le 20), <strong>Chilly Gonzales</strong> (le 21), <strong>Marcus Miller</strong> (le 22), <strong>Gilberto Gil</strong> (le 25), <strong>Morcheeba </strong>et <strong>Selah Sue</strong> (le 27). Ou avec <strong>Dhafer Youssef</strong> (le 11) compositeur, maître du oud et vocaliste envoûtant, qui fait dialoguer l’influence du soufisme et le jazz, la musique indienne et les instruments électriques. L’éclosion de <strong>Samara Joy</strong> (le 25) chanteuse auréolée de deux Grammy Awards cette année : « <em>Best Vocal Jazz Album</em> » et « <em>Best New Artist</em> »&nbsp;! Les mots d’<strong>Oxmo Puccino</strong>, qui dialoguera avec les lignes mélodiques du pianiste <strong>Yaron Herman</strong> (le 12). Ou encore la fusion orient-occident de <strong>Sarab</strong>, la sagesse du percussionniste <strong>Kahil El’Zabar</strong> (le 19), la fraîcheur et l’humour d’<strong>Emile Londonien,</strong> accordant culture clubbing et tradition du trio jazz, les ponts jetés vers le dub-step et les sonorités de la diaspora africaine, de la cumbia au calypso, par la saxophoniste et compositrice britannique <strong>Nubya Garcia</strong>, ou bien le voyage intime proposé par l’immense joueur de kora <strong>Ballaké Sissoko</strong> (le 16). Une infinité de mondes, pour tout le monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">MARC VOIRY</p>



<div class="wp-block-group"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow">
<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Marseille Jazz des 5 continents</em></strong>
<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 11 au 27 juillet</mark>
Divers lieux, Marseille
marseillejazz.com</pre>
</div></div>
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