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	<title>Archives des Mathieu Simonet - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Mathieu Simonet - Journal Zebuline</title>
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		<title>Oh la belle musique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 May 2026 07:40:14 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph"><a></a> La musique est partout dans la programmation, pas en fond sonore, mais comme partenaire à part entière des auteur·rice·s, pour les emmener là où le texte seul n&rsquo;irait pas. On retrouve bien sûr les siestes acoustiques au Conservatoire Pierre Barbizet, un des moments les plus courus du festival. Le principe : s&rsquo;installer confortablement et se laisser porter par l&rsquo;alternance de chansons et de lectures. Autour des musiciens <strong>Bastien Lallemant</strong>, <strong>JP Nataf</strong> et <strong>Maëva Le Berre</strong>, la chanteuse <strong>Maissiat</strong> assure trois sessions au Conservatoire Pierre Barbizet. Chacune est construite autour d&rsquo;un auteur : Guillaume Poix (<em>Perpétuité</em>, Verticales), Kinga Wyrzykowska (<em>Princesse</em>, Seuil) et Laurence Potte-Bonneville (<em>Fossiles</em>, Verdier).</p>



<p class="wp-block-paragraph">On retrouve Maissiat accompagnant l&rsquo;auteur <strong>Mathieu Simonet</strong> autour de son roman autobiographique <em>le grain de beauté</em> (Philippe Rey) mais aussi avec son propre projet, <em>Nos larmes</em>. La chanteuse a mené des ateliers d&rsquo;écriture avec des patients et soignants du Centre hospitalier Valvert. Le résultat monte sur scène à La Criée : des textes sur la colère, le chagrin et l&rsquo;apaisement, portés par les voix des participants eux-mêmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">D&rsquo;Odessa à Dakar</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le festival s&rsquo;ouvre en fanfare dans la cour de la Vieille Charité avec le sociologue <strong>Olivier Peyroux</strong> et le <strong>Marseyer Klezmer Klang</strong>, orchestre marseillais dirigé par <strong>Léa Platini</strong>. Ensemble, ils portent <em>Le Monde Yiddish</em>, lecture musicale qui fait revivre cette culture klezmer d&rsquo;Europe de l&rsquo;Est, emportée au XX<sup>e</sup> siècle, avec ses berceuses, ses chants domestiques et ses mélodies liturgiques. C&rsquo;est accessible à tous, et c&rsquo;est gratuit. La Vieille Charité accueille aussi <strong>La Cour des Contes</strong>, collectif qui aime autant les textes qu&rsquo;il aime les bousculer. De Giono à Voltaire, jusqu&rsquo;aux récits glanés autour de la Méditerranée, les histoires s&rsquo;enchaînent, détournées et réinventées avec humour, ponctuées par la musique de <strong>Max Beucher</strong> et les voix du duo Leï. À la bibliothèque de l&rsquo;Alcazar, <strong>Insa Sané</strong> compose un road trip entre Dakar et la France et où se croisent adolescents, galères et rêves d&rsquo;émancipation. La langue claque et se scande, l&rsquo;humour tient le réel à distance.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La mort, la solitude, la mer</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À La Criée, la musique console, quand les mots sont difficiles à entendre. L&rsquo;avocate <strong>Negar Haeri</strong> lit son récit sur Shaïna, adolescente assassinée dont elle a défendu la famille, tandis qu&rsquo;un quatuor à cordes – <strong>Geneviève Laurenceau</strong>, <strong>Henri Demarquette</strong>, <strong>Adrien La Marca</strong> et <strong>Hugo Meder</strong> – joue <em>La Jeune Fille et la Mort</em>, de Schubert. <strong>Joann Sfar</strong>, lui, dessinera en direct pendant que des musiciens joueront autour de lui. Son <em>Terre de sang</em>, reportage dessiné en Cisjordanie, trouve dans le jazz manouche une résonance inattendue.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Éric Reinhardt</strong>, quant à lui, a passé une nuit seul dans la Galerie Borghèse à Rome avec une couette glissée en douce dans sa valise pour se reposer auprès de l&rsquo;Hermaphrodite endormi du Bernin. De cette nuit naît <em>L&rsquo;Imparfait</em>, texte burlesque et sensuel, lu sur scène avec la comédienne <strong>Victoria Quesnel</strong> sur des nappes sonores de <strong>Kassel Jaeger</strong>. <strong>Séphora Pondi</strong>, pensionnaire de la Comédie-Française, amorcera la soirée de clôture au Mucem avec <em>Avale</em>, son premier roman doublement primé. Accompagnée par le musicien <strong>Edgard Chenest</strong>, elle racontera l’histoire de deux trajectoires qui se frôlent : un jeune homme aux pulsions de dévoration, une actrice qui explore ses failles sous hypnose. La musique creuse les silences, installe un climat nerveux. Une lecture à vif, avant de laisser place au concert littéraire doux et rêveur de <strong>Vincent Delerm</strong>. On y croisera des textes de Modiano, Carver et Carrère. Devant la mer, en fin de semaine, ça devrait faire son effet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/"><em>Musiques</em> ici</a></p>
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		<title>10 ans, et toujours à la page</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 08:46:14 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">Fondé par la libraire Nadia Champesme et l&rsquo;éditrice Fabienne Pavia, <em><strong>Oh les beaux jours&nbsp;!</strong></em> fête ses dix ans. Et pour cet anniversaire, le festival littéraire ne se contente pas de souffler les bougies, il nous emmène au cœur de ce qui fissure, résiste, disparaît et renaît autour de six thématiques&nbsp;: de la «&nbsp;Désintégration&nbsp;»à la «&nbsp;Terra incognita&nbsp;», en passant «&nbsp;Par le corps&nbsp;» les «&nbsp;Contes et légendes modernes&nbsp;», «&nbsp;l&rsquo;Histoire en nous&nbsp;» et les «&nbsp;Vies secrètes&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que se passe-t-il quand les cadres cèdent, les systèmes sociaux et politiques se désintègrent ? <strong>François Bégaudeau</strong>, <strong>Guillaume Poix</strong>, <strong>Cédric Gerbehaye</strong>, <strong>Arno Bertina</strong> ou encore <strong>Clément Camar-Mercier</strong> et <strong>Loïc Hecht</strong> explorent les glissements – carcéraux, guerriers, numériques – d&rsquo;un réel de plus en plus instable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la désintégration n&rsquo;est jamais séparable de ce qui lui résiste et en particulier le corps : <strong>Chowra Makaremi</strong> et <strong>Laurine Roux</strong> montrent comment les émotions et les liens affectifs deviennent des formes de résistance tandis que <strong>Nathacha Appanah</strong> et <strong>Negar Haeri</strong> offrent des mots à des corps révoltés, exposés à la violence extrême. <strong>Marwan Mohammed</strong> et <strong>François Beaune</strong> rappellent que par l&rsquo;éducation populaire – avec laquelle il est urgent de renouer –, d&rsquo;autres chemins d’intégration sont possibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La littérature exhume</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette tension entre brisure, transmission et re-création traverse aussi la façon dont circule l&rsquo;Histoire en nous. De la déportation de Jorge Semprún au destin brisé de Kid Francis – jeune champion de boxe marseillais pris dans la tourmente des rafles du Vieux-Port –, des résonances contemporaines de la peste noire dont nous parle <strong>Patrick Boucheron</strong> à la révolte iranienne portée par Chowra Makaremi, c&rsquo;est cette mémoire blessée qui se raconte y compris par les voix de <strong>Pierre Singaravélou</strong>, <strong>Maylis de Kerangal</strong>, <strong>Neige Sinno</strong> ou <strong>Philippe Sands</strong>. À travers <strong>Marin Fouqué</strong> et <strong>Samira Negrouche</strong>, les héritages entre la France et l’Algérie trouvent une voix. Et c’est avec ses amis musiciens que <strong>Joann Sfar</strong> donne, par le dessin, forme et visage, à un passé en tension.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La littérature a ce pouvoir singulier de faire surgir les non-dits, d&rsquo;exhumer. <strong>Véronique Le Normand</strong> réhabilite <strong>Hilma af Klint</strong>, peintre pionnière de l&rsquo;abstraction longtemps invisibilisée. <strong>Jakuta Alikavazovic</strong> et <strong>Christophe Boltanski</strong> sondent les parts d&rsquo;ombre dans les destins familiaux. <strong>Marie Richeux</strong> interroge la persistance des absents, en écho aux voix qu&rsquo;<strong>Amaury da Cunha </strong>fait surgir comme des fantômes, tandis que <strong>Mathieu Simonet</strong> tente de continuer à vivre après la disparition de son mari. Pour la soirée anniversaire, les auteurs·ices sont invité·e·s à dévoiler leurs lectures inavouables, ce moment où la littérature cesse d&rsquo;être une posture pour redevenir un plaisir honteux et vivifiant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Apprendre à se perdre</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Intemporel, le mythe, lui, irrigue toujours le présent même s’il prend de nouveaux visages. <strong>Marwan Chahine</strong>, <strong>Amira Ghenim</strong>, <strong>Abdellah Taïa</strong> et <strong>Nassera Tamer</strong> composent ensemble sur scène la performance <em>Omar Sharif, ma grand-mère et moi</em>, récit mêlant souvenirs et figures des deux rives. <strong>Atiq Rahimi</strong> transforme l&rsquo;exil en écriture qui sauve, <strong>Louise Rose</strong>, <strong>Kinga Wyrzykowska</strong> et <strong>Camille Potte</strong> déplacent les codes du conte vers des territoires féministes, <strong>Théo Casciani</strong> accède à son île intérieure guidé par la voix d&rsquo;<strong>Aurore Clément</strong>, et <strong>Anthony Martine</strong> transmute le conte en expérience scénique afro-queer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire, c&rsquo;est aussi apprendre à se perdre : de la préhistoire arpentée par <strong>Marc Graciano</strong> et <strong>Pierre Schoentjes</strong> à la Malaisie de <strong>Tash Aw</strong>, de l&rsquo;Albanie de <strong>Marie Charrel</strong> aux labyrinthes intérieurs de <strong>Benoît Coquil</strong>, la Terra incognita est un graal pour les désirs qui cherchent une terre où se dire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a></a> Côté scène, <strong>Vincent Delerm</strong> clôturera le festival entrelaçant chansons et livres de chevet. Le cabaret queer <strong>La Bouche</strong>, <strong>Maissiat</strong> et <strong>JP Nataf</strong> promettent des soirées mémorables. Les siestes acoustiques – très appréciées –, la bande dessinée, la littérature jeunesse la poésie, les lectures musicales et le prix du barreau de Marseille, complètent ce panorama déjà totalement enthousiasmant au sein duquel dans lequel – et c’est un scoop –, Albert Camus devrait venir faire une apparition. De bien beaux-jours en perspective.</p>



<pre class="wp-block-verse">ANNE-MARIE THOMAZEAU<br><br><a href="https://ohlesbeauxjours.fr/" type="link" id="https://ohlesbeauxjours.fr/">Oh les beaux jours !<br></a><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 26 au 31 mai<br></mark>Divers lieux, Marseille</pre>
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		<title>L’intime, l’enquête… Et les nuages</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Mar 2026 10:21:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Mathieu Simonet publie en janvier aux éditions Philippe Rey Le Grain de beauté, son huitième roman autobiographique. Trois ans après La Fin des nuages, l&#8217;écrivain revient sur les années qui ont suivi la disparition de Benoît Brayer, son mari, décédé en 2020 d&#8217;un mélanome. Le titre désigne ce grain de beauté apparu sur le sexe [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Mathieu Simonet publie en janvier aux éditions Philippe Rey <em>Le Grain de beauté</em>, son huitième roman autobiographique. Trois ans après <em>La Fin des nuages</em>, l&rsquo;écrivain revient sur les années qui ont suivi la disparition de Benoît Brayer, son mari, décédé en 2020 d&rsquo;un mélanome. Le titre désigne ce grain de beauté apparu sur le sexe de Benoît à l&rsquo;adolescence et qui finira par le tuer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fidèle à sa méthode d&rsquo;écrivain-enquêteur, Simonet transforme le deuil en investigation. Il convoque ses souvenirs, les écrits laissés par Benoît, reprend contact avec ses proches et d&rsquo;anciens amis qu&rsquo;il n&rsquo;avait jamais rencontrés. Cette plongée réserve des surprises : Mathieu découvre que l&rsquo;homme avec qui il a partagé sa vie avait une personnalité plus complexe qu&rsquo;il ne l&rsquo;imaginait. Le livre interroge : « peut-on vraiment connaître celui ou celle qu&rsquo;on aime ? »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son mari lui ayant expressément demandé d&rsquo;écrire sur lui après sa mort, Simonet livre un récit d&rsquo;une franchise désarmante. Il n&rsquo;élude rien : ni l&rsquo;absence de sexualité dans leur couple après le mariage, ni la manière dont, après le décès de Benoît, la sexualité est devenue pour lui un moyen de se reconnecter à la vie. Le livre raconte aussi ses rencontres au cimetière du Père Lachaise avec d&rsquo;autres parents endeuillés, son déménagement, ses transformations professionnelles – avocat durant vingt ans, il se consacre désormais à l&rsquo;écriture – et ses tentatives pour retomber amoureux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Marseille et les nuages</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Marseillais ont découvert Mathieu Simonet lors de plusieurs interventions qui témoignent de son approche de la littérature. En mai 2024, au Mucem, il participait au festival « Oh les beaux jours ! » à une rencontre intitulée <em>Le cœur dans les nuages &#8211; À travers soi</em>, aux côtés de l&rsquo;écrivain italien Paolo Giordano. Le Mucem a également accueilli en mars 2024 la Journée internationale des nuages, événement qu&rsquo;il a créé en 2022 pour sensibiliser à l&rsquo;appropriation et à la manipulation des nuages – thématique au cœur de <em>La Fin des nuages</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais c&rsquo;est aussi avec le collège Sylvain Menu du 9e arrondissement que Simonet a mené un projet ambitieux. Tout au long de l&rsquo;année 2024-2025, il a enquêté avec les élèves de troisième sur le drame qui a coûté la vie à Sylvain Menu, cousin éloigné de l&rsquo;écrivain et jeune héros de 16 ans, mort lors d&rsquo;un accident dans les calanques le 28 juin 1981. Avec les élèves, il mène une enquête pour démontrer que les articles de journaux de l&rsquo;époque contenaient des erreurs – une réflexion particulièrement pertinente à l&rsquo;heure des fake news-. Une restitution publique a été donnée au Théâtre de la Criée le 23 mai 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Autobiographies collectives</mark></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis deux décennies, Simonet construit une œuvre à la croisée de l&rsquo;enquête journalistique et de la performance. Il pratique ce qu&rsquo;il appelle les « autobiographies collectives » : des récits où sa propre histoire se tisse avec celles des autres. Dans <em>Marc Beltra, roman autour d&rsquo;une disparition</em> (2013), il enquête sur la disparition d&rsquo;un étudiant en Colombie, transformant cette absence de réponse en méditation sur le deuil impossible. Il a aussi raconté sa mère dans <em>La Maternité</em> (2012), son père dans <em>Barbe rose</em> (2016), et son amie Anne-Sarah Kertudo dans <em>Anne-Sarah K.</em> (2019).</p>



<pre class="wp-block-verse">ANNE-MARIE THOMAZEAU<br><br>Le grain de beauté, Éditions Philippe Rey, 352 pages, 22 €</pre>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="675" height="1024" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/livre_galerie_666.jpeg?resize=675%2C1024&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-135032" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/livre_galerie_666-scaled.jpeg?resize=675%2C1024&amp;ssl=1 675w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/livre_galerie_666-scaled.jpeg?resize=198%2C300&amp;ssl=1 198w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/livre_galerie_666-scaled.jpeg?resize=768%2C1165&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/livre_galerie_666-scaled.jpeg?resize=1013%2C1536&amp;ssl=1 1013w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/livre_galerie_666-scaled.jpeg?resize=1350%2C2048&amp;ssl=1 1350w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/livre_galerie_666-scaled.jpeg?resize=150%2C227&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/livre_galerie_666-scaled.jpeg?resize=300%2C455&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/livre_galerie_666-scaled.jpeg?resize=696%2C1056&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/livre_galerie_666-scaled.jpeg?resize=1068%2C1620&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/livre_galerie_666-scaled.jpeg?resize=277%2C420&amp;ssl=1 277w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/03/livre_galerie_666-scaled.jpeg?w=1688&amp;ssl=1 1688w" sizes="(max-width: 675px) 100vw, 675px" /></figure>
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		<title>Sylvain Menu : l’histoire d’un héro  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chris Bourgue]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 May 2025 13:07:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Émilie Ortuno]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Mathieu Simonet]]></category>
		<category><![CDATA[Oh les beaux jours]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Sylvain Menu : l’histoire d’un héro]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au coeur du 9e&#160;arrondissement de Marseille, le collège de La Gaye a été débaptisé&#160;à l’unanimité des élèves et des enseignants&#160;en 1982&#160;pour devenir&#160;Sylvain Menu, portant désormais le nom de&#160;cet&#160;élève&#160;de 3e&#160;qui, le 28 juin 1981, est mort noyé après avoir sauvé la vie d’un garçon de 11 ans.&#160; Le drame a eu lieu au cours de la [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Au coeur du 9<sup>e&nbsp;</sup>arrondissement de Marseille, le collège de La Gaye a été débaptisé&nbsp;à l’unanimité des élèves et des enseignants&nbsp;en 1982&nbsp;pour devenir&nbsp;Sylvain Menu, portant désormais le nom de&nbsp;cet&nbsp;élève&nbsp;de 3<sup>e</sup>&nbsp;qui, le 28 juin 1981, est mort noyé après avoir sauvé la vie d’un garçon de 11 ans.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le drame a eu lieu au cours de la balade d’un groupe de scouts de Bonneveine dans lacalanque&nbsp;de l’Escu, près de Sormiou.&nbsp;Le vent était violent, une lame de fond a emporté plusieurs adolescents, le moniteur a été blessé. Il reste Joël, trop frêle pour s’en sortir. Sylvain replonge pour l’aider, le hisse sur un rocher. Une nouvelle lame&nbsp;l’emporte.&nbsp;Il&nbsp;ne sera retrouvé que 10 jours plus tard dans la calanque Podestat.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Un travail de recherche </strong></mark></h3>



<p class="wp-block-paragraph">45 ans plus tard, l’écrivain <strong><a href="https://www.google.com/search?client=safari&amp;rls=en&amp;q=Mathieu+Simonet&amp;ie=UTF-8&amp;oe=UTF-8">Mathieu Simonet</a></strong>, cousin éloigné de la famille, et <strong>Émilie Ortuno</strong>,responsable de l’action culturelle du festival, proposent un travail de recherche et d’enquête avec une classe du collège pour l’année scolaire 2024/25. Recherches dans les archives de l’établissement et celles de la municipalité, interview de membres de la famille, dont les frères, notamment celui qui participait à la sortie et a vu son frère disparaître dans la mer déchainée, discussion avec la prof d’anglais de l’époque, livret scolaire… </p>



<p class="wp-block-paragraph">Rien n’a été laissé au hasard. Qui était Sylvain&nbsp;? Ce n’était pas un bon élève, souvent insolent, mais rieur, aimé de ses camarades,&nbsp;généreux,&nbsp;joueur de guitare, qui faisait les 400 coups, comme se le rappelle&nbsp;l’un d’entre eux&nbsp;qui les faisait avec lui. Le résultat&nbsp;: une classe sur la scène de l’amphithéâtre de l’établissement,&nbsp;lisant ses textes avec assurance accompagnés de chansons de l’époque, s’identifiant en quelque sorte à lui. À la fin, l’annonce de la création d’une page&nbsp;Wikipedia&nbsp;pour que jamais le souvenir de Sylvain ne s’efface,&nbsp;et le père de Sylvain a présenté le diplôme de sauvetage de son fils dans un moment d’émotion intense devant les parents d’élèves conquis, le public et plusieurs membres de la famille très touchés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">CHRIS BOURGUE</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Qui était Sylvain Menu ?</em> performance collective donnée au Collège Sylvain Menu <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">le 23 mai </mark>et au <a href="https://musee-histoire.marseille.fr">Musée d’Histoire de Marseille</a> <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">le 24.</mark></pre>



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		<title>Éloge de la honte </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chloé Macaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 May 2025 08:16:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Amandine Maissiat]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[La Criée]]></category>
		<category><![CDATA[Mathieu Simonet]]></category>
		<category><![CDATA[Oh les beaux jours !]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec son projet littéraire Éloge de la honte, Mathieu Simonet s’intéresse depuis 2019 à cette émotion si universelle et pourtant si intime qu’est la honte. Il invite ainsi des anonymes à lui écrire des cartes postales dans lesquels iels répondent à une question simple : « De quoi avez-vous honte ? ».  L’auteur, habitué depuis une vingtaine d’années à inventer des [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Avec son projet littéraire <em>Éloge de la honte</em>, <a href="https://www.mathieusimonet.com">Mathieu Simonet</a> s’intéresse depuis 2019 à cette émotion si universelle et pourtant si intime qu’est la honte. Il invite ainsi des anonymes à lui écrire des cartes postales dans lesquels iels répondent à une question simple : « <em>De quoi avez-vous honte ?</em> ». </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’auteur, habitué depuis une vingtaine d’années à inventer des dispositifs littéraires collaboratifs, a posé cette même question à trois classes de lycées et de collège. Après des mois d’ateliers conduits par Simonet avec la complicité de la musicienne <a href="https://www.instagram.com/maissiatofficiel/?hl=fr">Amandine Maissiat</a>, les élèves présentent à La Criée le fruit de leur travail dans le cadre du festival <em>Oh les Beaux jours !</em> auquel l’auteur est invité pour deux projets [lire p.2]. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>CHLOÉ MACAIRE</em></p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">27 mai </mark><br><strong><a href="https://theatre-lacriee.com">La Criée</a></strong>, théâtre national de Marseille <br>Dans le cadre du festival <em><a href="https://ohlesbeauxjours.fr">Oh les Beaux jours !</a></em></pre>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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