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	<title>Archives des Méditerranée - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Méditerranée - Journal Zebuline</title>
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		<title>Deux rives, une seule jeunesse méditerranéenne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 May 2026 06:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Elisabeth Leuvrey, on vous connait comme réalisatrice (La Traversée, At Home) Aujourd’hui vous avez créé un dispositif TiLEM. Qu’est- ce que TiLEM&#160;? &#160;Tilem en arabe ancien signifie «&#160;le sillon&#160;»&#160;et c’est l’acronyme de Tiers Lieu en Méditerranée. Cela nous a été soufflé par un jeune Algérien qui gravitait autour du projet à son origine. C’est un [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>Elisabeth Leuvrey, on vous connait comme réalisatrice (</em>La Traversée, At Home<em>) Aujourd’hui vous avez créé un dispositif TiLEM. Qu’est- ce que TiLEM</em>&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;Tilem en arabe ancien signifie «&nbsp;le sillon&nbsp;»&nbsp;et c’est l’acronyme de Tiers Lieu en Méditerranée. Cela nous a été soufflé par un jeune Algérien qui gravitait autour du projet à son origine. C’est un programme de deux ans qui s’inscrivait après un précédent, <em>Le Champ des possibles</em>, financé par un fonds d’accès culture de l’Institut français à destination des pays d’Afrique dans lequel je m’étais investie, avec un grand désir de mieux connaitre la jeunesse algérienne, ouvrant une parenthèse sur mon chemin de cinéma. Envie de partager ce qu’on aime. Je leur avais proposé des actions autour du cinéma documentaire en les accompagnant sur des actions de programmation et des projets d’écriture de films. Ce projet s’est fait entre 2021 et 2023 en Algérie seulement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Donc, tout naturellement, vous avez imaginé TiLEM&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je vis entre les deux rives et je me sens à l’aise dans l’entre- deux. J’ai eu envie de proposer des actions de médiation culturelle qui connecterait la jeunesse d’ici et la jeunesse algérienne&nbsp;; imaginer que l’espace méditerranéen pouvait être un espace de travail et de collaboration. La Méditerranée comme un espace mental, qui pouvait être investi émotionnellement, affectivement, qui nous permettrait de sortir &nbsp;des états, des nations. Un espace commun, apaisé. Face aux difficultés, à la politique, c’est un petit miracle de pouvoir se rencontrer sans se censurer, accompagné de manière très bienveillante</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Pouvez- vous nous parles des lettres-vidéo&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est un espace de partage numérique&nbsp;: se rencontrer avec le numérique. S’est imposée l’idée d’un cinéma avec le téléphone portable, un outil du quotidien vraiment intime. Les jeunes ont été accompagnés par des cinéastes. La 1<sup>e</sup> année, 5 jeunes en Algérie (Oran, Timimoun, Touggourt, Alger, Bejaia) ont travaillé sur la thématique «&nbsp;<em>Mon monde change</em>&nbsp;». Ils ont été accompagnés en Algérie à travers des résidences et il y a eu la même chose à Marseille, à La Friche. Puis dans un 2<sup>e</sup> temps, avec une résidence croisée en numérique. Une 3<sup>e</sup> session a permis d’inviter les Algériens lors des Rencontres d’AFLAM. Chacun a réalisé 2 vidéo-lettres. 20 petits films en 6 mois&nbsp;! Pour la 2<sup>e</sup> année, &nbsp;en perspective de la Saison Méditerranée, on a pensé à un moment de restitution de tous ces projets et on a eu envie d’ouvrir à un plus grand nombre de jeunes, leur proposant un travail de sélection de films. On a réuni des jeunes de 3 territoires différents, Belle de mai, quartiers Nord et Belsunce et on a groupé des villes algériennes. Ainsi on a formé 3 ateliers&nbsp;: ils ont regardé les mêmes films durant 4 samedis et se sont mis d’accord sur une sélection avec une thématique par atelier. Des thématiques très en lien avec la jeunesse et des problèmes concernant les 2 pays&nbsp;: <em>Place&nbsp;! Blaça&nbsp;!</em> pour Quartiers nord de Marseille / Oran des courts documentaires qui seront présentés à l’Alhambra le 21. <em>Échos et Reflets</em> présentés par Belle de Mai/ Sétif au Gyptis le 22 et <em>Port d’Attaches</em> par Belsunce/ Alger le 23 au Musée d’Histoire de Marseille. 28 jeunes en tout</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Autant de filles que de garçons&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, on y a été attentif aussi bien en France qu’en Algérie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Comment ce projet a-t-il été financé&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">On a été aidé par la Mission Méditerranée de la Ville de Marseille, soutenu par TELEMMe de l’Université Aix Marseille et par de partenaires comme La Friche. La saison Méditerranée nous a labellisés</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>TiLEM va-t-il continuer en 2027&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour nous ces 3 jours sont un aboutissement. Nous avons tenu notre pari de travail de production de cinéma et de diffusion. Une chose importante : lors des 3 soirées, on va montrer des films, mais, surtout, les jeunes pourront faire part de leur expérience, de cette aventure. Le 20 on va tous se retrouver au Vidéodrome pour une journée de travail sur les 3 projections. On souhaiterait que chaque soir il y ait un temps de rencontres avec les spectateurs pour donner au public marseillais l’occasion de rencontrer la jeunesse algérienne. On se connait tellement peu ! On aura accompli notre mission. Début juin, il y aura une réunion en visio pour que les jeunes aient un retour et puissent voir que quelque chose existe même quand on est dispersé. Il y aura peut- être des suites ? Moi, je vais retrouver mon cinéma que j’avais mis en pause…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Propos recueillis par Elise Padovani et Annie Gava</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Ecrans de Large Friche La Belle de Mai –Marseille</p>



<p class="wp-block-paragraph">La MaisonDAR&nbsp; 4, rue Aissaoui Boualem &#8211; quartier Meissonier 16000 Alger &#8211; Algérie</p>
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		<title>Saison Méditerranée : Du grand spectacle sur le grand port</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 May 2026 09:25:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Comment l’idée d’ouvrir la Saison Méditerranée dans le Grand port de Marseille est-elle née&#160;? &#160; Alexis Nys. C’est la première fois qu’une Saison ne s’inaugure pas à Paris. Julie Kretzschmar, sa commissaire générale, a proposé un événement populaire à Marseille pour montrer toute l’étendue des disciplines artistiques et des mélanges culturels qu’il peut y [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline. Comment l’idée d’ouvrir la <em>Saison Méditerranée</em> dans le Grand port de Marseille est-elle née&nbsp;? &nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Alexis Nys.</strong> C’est la première fois qu’une <em>Saison</em> ne s’inaugure pas à Paris. Julie Kretzschmar, sa commissaire générale, a proposé un événement populaire à Marseille pour montrer toute l’étendue des disciplines artistiques et des mélanges culturels qu’il peut y avoir dans cette ville, en lien avec la Méditerranée. Elle a voulu profiter de cet événement pour se mettre face à la mer, et construire un grand événement dans cet espace qui est d’ordinaire fermé aux Marseillais.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La particularité de cet espace, fermé au public, n’a pas été trop contraignant pour vous&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La <em><a href="https://www.institutfrancais.com/fr/programme/aide-projet/saison-mediterranee-2026">Saison Méditerranée</a></em> est impulsée par l’État, et le <a href="https://www.marseille-port.fr/actualites/le-port-souvre-la-saison-mediterranee">Grand Port maritime de Marseille</a> (GPMM) relève lui aussi de l’État, donc il y a eu une fluidification des contacts. On a eu en juin dernier un rendez-vous avec Christophe Castaner [<em>président du conseil de surveillance du port, ndlr</em>], qui nous a affiché son souhait de participer à cet événement et d’ouvrir le port. Assez vite, le GPMM nous a proposé un espace, le Port Center [<em>entre le J4 et le J1, il peut accueillir 5000 personnes, ndlr</em>]. On y a vu une scénographie sur laquelle on pouvait travailler. La difficulté est sur l’artistique, c’est à dire de trouver des compagnies qui sont capables de travailler sur des formats de cette envergure-là. On a pensé à la compagnie Mécanique Vivante – et ses sirènes de pompiers qui évoquent les sirènes de bateaux –, et on a proposé au Conservatoire de Marseille de construire une forme sur-mesure, participative, en mobilisant plus de 200 musiciens amateurs qui vont intervenir pour ce moment-là [lire ci-dessous]. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Il y aura de la musique mais pas seulement.&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La particularité de <a href="https://www.lieuxpublics.com/fr">Lieux Publics</a> est d’être pluridisciplinaire. On embrasse tout le spectre des disciplines à condition que ca ne se joue pas dans un théâtre. Il y aura de la danse avec <em>Danser ma ville</em> et <em>Tarab</em>, du théâtre avec Sébastien Kheroufi sur la digue du Large, et deux grandes installations plastiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Parmi les œuvres plastiques, il y a <em>Re-Lighthouse</em>, un phare qui va prendre place au bout du J4. Que pouvez-vous nous dire sur cette installation&nbsp;?&nbsp;</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="696" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/credit_shareef_sarhan_.jpg?resize=696%2C696&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-136560" style="width:286px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/credit_shareef_sarhan_.jpg?resize=1024%2C1024&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/credit_shareef_sarhan_.jpg?resize=300%2C300&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/credit_shareef_sarhan_.jpg?resize=150%2C150&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/credit_shareef_sarhan_.jpg?resize=768%2C768&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/credit_shareef_sarhan_.jpg?resize=696%2C696&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/credit_shareef_sarhan_.jpg?resize=1068%2C1068&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/credit_shareef_sarhan_.jpg?resize=420%2C420&amp;ssl=1 420w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/credit_shareef_sarhan_.jpg?w=1080&amp;ssl=1 1080w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">© Shareef Sarhan</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">C’est une œuvre de Shareef Sarhan qu’on&nbsp; accueille depuis un an à la Cité des arts de la rue avec le programme Pause [<em>programme national d’accueil en urgence des scientifiques et des artistes en exil</em>]. Il vient de Gaza, mais il a eu la «&nbsp;chance&nbsp;» de ne pas y être au moment du 7-Octobre et de la réponse israélienne. Avec l’aide du collectif marseillais Maam for Gaza artists, on a ciblé Shareef car il avait envie de travailler dans l’espace public. Il avait construit ce phare à Gaza, qui avait été une «&nbsp;illumination&nbsp;» pour lui. Lui qui travaillait habituellement en galerie – pour de la photo notamment –, il a découvert la puissance de l’art en espace public. L’accueillir à la Cité des arts de la rue nous a permis de lui donner plus d’ouvertures sur les possibles de cette pratique, et de l’emmener vers la reconstruction de ce phare.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un phare qui a été détruit par des chars israéliens sur le port de Gaza. On imagine l’émotion pour lui de le voir s’ériger à nouveau.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, il dit qu’il se reconstruit lui-même en même temps qu’il reconstruit ce phare. Le projet c’est ensuite de le démonter et de le déplacer à Bordeaux et Montpellier cet automne, l’exposer à la Cité des arts de la rue, et un jour, quand ce sera possible, on l’emmènera à Gaza. Ce phare porte un récit puissant&nbsp;: l’art peut reconstruire, et il est plus fort que la guerre.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">ENTRETIEN RÉALISÉ PAR NICOLAS SANTUCCI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Une nuit au Grand Port<br></strong>Ce sera le point d’orgue de la séquence d’ouverture de la <em>Saison Méditerranée</em> à Marseille. Le 23 mai, le port se transforme en une grande scène où se mêleront spectacle vivant, danse et rencontres culinaires. Les mythiques carrioles de la Friche investissent le Grand Port afin d’offrir au public des créations culinaires venues des rives méditerranéennes : slata méchouïa, beignets d’anchois et autres délices. <br>Les arts vivants feront aussi partie intégrante de la fête. L’alliance de <a href="https://www.campusartmediterranee.fr">Campus Art Méditerranée</a> et de la <a href="https://mecanique-vivante.com">compagnie Mécanique Vivante</a> présenteront leur<em> Symphonie portuaire</em>, une «<em> ode à la mer</em> »dans une création musicale plurielle où fanfare intergénérationnelle, orchestre polyphonique, musicien·nes solistes, percussionnistes composent un grand tableau vivant. <br>La soirée se clôturera avec <em>Tarab</em>, de la compagnie Shōnen, réunissant le compositeur Rayess Bek et huit danseur·euses originaires d’Égypte, du Liban et de Palestine. Pas question de rester assis : des danseur·euses complices (ils sont 200 !) embarqueront le public dans des danses sociales participatives, de la dabkeh à la taa’kib, jusqu’au bout de la nuit. C.L.<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">23 mai</mark><br><strong>Grand Port Maritime de Marseille</strong>, Marseille </pre>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Symphonie-portuaire-CREDITJeremie-Bernard.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-136561" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Symphonie-portuaire-CREDITJeremie-Bernard.jpg?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Symphonie-portuaire-CREDITJeremie-Bernard.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Symphonie-portuaire-CREDITJeremie-Bernard.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Symphonie-portuaire-CREDITJeremie-Bernard.jpg?resize=1536%2C1024&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Symphonie-portuaire-CREDITJeremie-Bernard.jpg?resize=2048%2C1365&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Symphonie-portuaire-CREDITJeremie-Bernard.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Symphonie-portuaire-CREDITJeremie-Bernard.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Symphonie-portuaire-CREDITJeremie-Bernard.jpg?resize=1068%2C712&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Symphonie-portuaire-CREDITJeremie-Bernard.jpg?resize=1920%2C1280&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Symphonie-portuaire-CREDITJeremie-Bernard.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Symphonie-portuaire-CREDITJeremie-Bernard.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Symphonie portuaire © Jeremie Bernard</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Taoufiq Izzediou va faire danser la ville</strong><br>Le chorégraphe Taoufiq Izzediou est un pionnier de la danse contemporaine au Maroc, son pays natal. Dans le cadre de la Saison Méditerranée, le Théâtre Joliette et Lieux Publics l’invitent à recréer son projet participatif <em>Danser ma ville</em>, créé à l’occasion de la dernière édition de <em>On Marche</em> à Marrakech, cette fois à Marseille et avec des Marseillais·es.  <br>Une création dans l’espace public grand format, puisqu’il réunit près d’une centaine de personnes, de tout âge, toutes origines et tous types de corps sur l’esplanade Gisèle Halimi (à proximité du Mucem). <em>C.M.</em><br><br>16 mai<br><strong>Esplanade Gisèle Halimi</strong>, Marseille </pre>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="463" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/visuel-DANSER-MA-VILLE-%C2%A9-Gabriela-Carvalho-1.jpg-1.jpg?resize=696%2C463&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-136562" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/visuel-DANSER-MA-VILLE-%C2%A9-Gabriela-Carvalho-1.jpg-1.jpg?resize=1024%2C681&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/visuel-DANSER-MA-VILLE-%C2%A9-Gabriela-Carvalho-1.jpg-1.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/visuel-DANSER-MA-VILLE-%C2%A9-Gabriela-Carvalho-1.jpg-1.jpg?resize=768%2C511&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/visuel-DANSER-MA-VILLE-%C2%A9-Gabriela-Carvalho-1.jpg-1.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/visuel-DANSER-MA-VILLE-%C2%A9-Gabriela-Carvalho-1.jpg-1.jpg?resize=696%2C463&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/visuel-DANSER-MA-VILLE-%C2%A9-Gabriela-Carvalho-1.jpg-1.jpg?resize=1068%2C710&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/visuel-DANSER-MA-VILLE-%C2%A9-Gabriela-Carvalho-1.jpg-1.jpg?resize=632%2C420&amp;ssl=1 632w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/visuel-DANSER-MA-VILLE-%C2%A9-Gabriela-Carvalho-1.jpg-1.jpg?w=1200&amp;ssl=1 1200w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">DANSER MA VILLE © Gabriela Carvalho</figcaption></figure>



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		<title>« L’art est plus fort que la guerre »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 May 2026 14:23:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Édito]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’ouverture de la Saison Méditerranée à Marseille est un événement exceptionnel. D’une part parce que c’est la première fois qu’une de ces «&#160;saisons&#160;» culturelles, concoctées chaque année par le ministère des Affaires étrangères via l’Institut français, concerne un espace international plutôt qu’un pays. Et d’autre part parce que les enjeux ont changé depuis juin 2023. [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">L’ouverture de la <a href="https://www.institutfrancais.com/fr/programme/aide-projet/saison-mediterranee-2026">Saison Méditerranée </a>à Marseille est un événement exceptionnel. D’une part parce que c’est la première fois qu’une de ces «&nbsp;saisons&nbsp;» culturelles, concoctées chaque année par le ministère des Affaires étrangères via l’Institut français, concerne un espace international plutôt qu’un pays. Et d’autre part parce que les enjeux ont changé depuis juin 2023. À cette date, Emmanuel Macron déclarait à Marseille qu’il voulait «&nbsp;<em>mettre en valeur la jeunesse et les diasporas de toutes les rives&nbsp;</em>» de la Méditerranée. &nbsp; Aujourd’hui il s’agit, par des moyens diplomatiques, de maintenir ou rétablir un horizon de paix dans un monde qui s’est enflammé.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, cette « Méditerranée » est devenue un euphémisme :  cette Saison a prévu dès son origine de programmer des artistes venus de la rive arabophone de la Méditerranée. Plus précisément du Maroc, d’Algérie, de Tunisie, d’Égypte et du Liban, c’est-à-dire des pays qui ont un lien historique avec la langue française. Mais depuis le 7-Octobre et la sanglante riposte israélienne, depuis les tensions avec l’Algérie, ou entre l’Algérie et le Maroc, et les violences commises par la Tunisie contre les migrants subsahariens… la question des solutions diplomatiques se pose avec une acuité nouvelle. Plus encore depuis que le sud du Liban subit les représailles disproportionnées et aveugles de l’armée israélienne. Comme le dit Alexis Nys [<a href="https://journalzebuline.fr/saison-mediterranee-du-grand-spectacle-sur-le-grand-port/">Lire ici]</a>, comme l’espère Julie Kretzschmar, commissaire générale de la Saison, le dialogue des cultures et des arts est un outil puissant sinon pour arrêter les guerres, du moins pour soigner les sentiments des peuples. </p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;<strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La Méditerranée est ici</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le geste est donc politique, et c’est d’ailleurs la première fois qu’une Saison ouvre ailleurs qu’à Paris. La Ville de Marseille participe donc au financement de l’ouverture de cet événement «&nbsp;populaire et festif&nbsp;» qui ne s’attache pas aux artistes de la région, pourtant eux aussi méditerranéens. Les Corses, les Espagnols, les Italiens de Marseille sont aussi des Méditerranéens, comme les Provençaux et différents parleurs marseillais. Et les autres diasporas de Marseille, subsahariennes, iliennes, séfarades, ashkénazes, comoriennes, tchétchènes ou arméniennes, russes ou ukrainiennes, sont aussi méditerranéennes quand elles s’installent sur nos rives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fond, c’est d’ailleurs cela, la Méditerranée. Un espace où les particularismes s’expriment mais où les communautés ont su, souvent,&nbsp; s’entendre et se fondre. Un espace avec ses circulations, ses rencontres, ses échanges de poésie, d’artisanat, d’ornements et de musiques. Sur toutes ses rives, ses terres arides nourrissent difficilement, mais produisent des saveurs et des parfums charpentés et inoubliables.&nbsp; Car cette mer qui ne reflue pas, découpe les côtes en calanques et dessine chacun de nos horizons avec un bleu constant qui rejoint, sans vague, celui du ciel.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette Méditerranée commune, séculaire et offerte à tous ceux qui la rejoignent, est aujourd’hui une mer de mort, de bombes et de déchirements. De génocide, de noyade de masse, de guerres sans fin. Un espace qui divise violemment les peuples qui la constituent, qui la traversent.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais&#8230; peut-être que les artistes, et tous les exilés de Marseille, peuvent construire ensemble une réponse aux impasses des guerres. Et le Fort Saint Jean redevenir un phare, pour Gaza.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">AGNÈS FRESCHEL</p>



<p class="wp-block-paragraph">PS. Je finis d’écrire cet édito dans le train qui me ramène vers ma ville. Au sortir du tunnel de l’Estaque la rade éclate, la découpe de ses îles, son eau soudaine et ses scintillements. Les genêts et les bruyères mêlent leur rose et or au vert des pins, les coquelicots s’imposent, et les tags sur les murs ocres se joignent aux couleurs inouïes du paysage. Une Américaine assise à mes cotés murmure&nbsp;: <em>It’s so beautiful</em>. Ici, la Méditerranée n’est pas qu’une saison.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/edito/"><em>Société</em> ici </a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Ferdinandea ré-émerge au Mucem</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Dec 2025 13:26:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Clément Cogitore]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Auteur d’un buzz sur internet en 2017 avec une vidéo de la rencontre improbable entre la musique baroque de Rameau et le krump, l’artiste <strong>Clément Cogitore</strong> développe depuis les années 2010 une œuvre située principalement à la croisée du cinéma, de l’art contemporain et de la recherche anthropologique. Donnant lieu à des installations où se mêlent film, vidéo, photographie, et écriture, dans lesquelles la frontière entre documentaire et fiction est poreuse. <em>Ferdinandea</em>, installation créée au <a href="https://www.madrenapoli.it">Museo Madre de Naples</a> en 2022, et présentée au Mucem jusqu’au 20 septembre 2026 dans une nouvelle version, relève de cette pratique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Autour de la black box</mark></strong><br><br>Dans la salle Henri Rivière, plongée dans la pénombre, <em>Ferdinandea</em> déploie son dispositif tout autour d’une « black box », salle de projection qui accueille le film de 45 minutes, <em>Incertitudes</em>, cœur de l’installation. Tout autour, film 16 mm, vidéos, photographies, arts graphiques, documents d’archives et peintures, créent des strates de lecture entre passé et présent, science et superstition. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Les documents d’archives sont français, anglais, siciliens&nbsp;: tous ont eu des prétentions de propriété sur cette apparition d’île, allant y planter leur drapeau respectif, en la nommant différemment&nbsp;: l’île de Graham pour les Anglais, Julia pour les Français, Fedinandea pour le Royaume des Deux-Siciles.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous différentes vitrines, on peut voir des extraits de correspondance échangée entre les consuls français de Naples, Palerme et Malte et le ministère des Affaires étrangères à Paris – des extraits malheureusement difficilement lisibles. Sont également présentés de nombreux dessins, estampes, aquarelles, cartes géographiques, gouaches (qui permettent de s’amuser de quelques écarts de représentation&nbsp;: certains n’ont vu qu’un cratère, d’autres en ont vu jusqu’à sept en éruption&nbsp;!) ainsi qu’un échantillon de roche volcanique récolté par l&rsquo;expédition scientifique missionnée par l&rsquo;Académie des sciences de Paris.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les murs accueillent principalement les œuvres de Clément Cogitore, toutes achetées par le Mucem (ainsi que le film central)&nbsp;: trois impressions au jet d’encre sur papier sous verre gravé, deux vidéos contemplatives (<em>Cendres</em>, <em>Vigilances</em>) et un court film 16mm muet, très pictural (<em>Prémonitions</em>).&nbsp;</p>



<div class="wp-block-jetpack-slideshow" data-autoplay="true" data-delay="3" data-effect="fade" style="--aspect-ratio:calc(696 / 455)"><div class="wp-block-jetpack-slideshow_container swiper"><ul class="wp-block-jetpack-slideshow_swiper-wrapper swiper-wrapper"><li class="wp-block-jetpack-slideshow_slide swiper-slide"><figure><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="696" height="455" alt="" class="wp-block-jetpack-slideshow_image wp-image-133829" data-id="133829" data-aspect-ratio="696 / 455" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/4_Ferdinandea_Nous_etions_peuple_2022_Mucem%D1%91Clement_Cogitore.jpg?resize=696%2C455&#038;ssl=1" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/4_Ferdinandea_Nous_etions_peuple_2022_Mucem%D1%91Clement_Cogitore.jpg?resize=1024%2C670&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/4_Ferdinandea_Nous_etions_peuple_2022_Mucem%D1%91Clement_Cogitore.jpg?resize=300%2C196&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/4_Ferdinandea_Nous_etions_peuple_2022_Mucem%D1%91Clement_Cogitore.jpg?resize=768%2C502&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/4_Ferdinandea_Nous_etions_peuple_2022_Mucem%D1%91Clement_Cogitore.jpg?resize=150%2C98&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/4_Ferdinandea_Nous_etions_peuple_2022_Mucem%D1%91Clement_Cogitore.jpg?resize=696%2C455&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/4_Ferdinandea_Nous_etions_peuple_2022_Mucem%D1%91Clement_Cogitore.jpg?resize=1068%2C699&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/4_Ferdinandea_Nous_etions_peuple_2022_Mucem%D1%91Clement_Cogitore.jpg?resize=642%2C420&amp;ssl=1 642w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/4_Ferdinandea_Nous_etions_peuple_2022_Mucem%D1%91Clement_Cogitore.jpg?resize=741%2C486&amp;ssl=1 741w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/4_Ferdinandea_Nous_etions_peuple_2022_Mucem%D1%91Clement_Cogitore.jpg?w=1200&amp;ssl=1 1200w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-block-jetpack-slideshow_caption gallery-caption">Clément Cogitore. Ferdinandea : Nous étions devenus un peuple d&rsquo;insomniaques, 2022. Impression pigmentaire sur papier Hahnemühle Ultra Smooth 305 g/m², verre gravé, 108 × 158,5 cm. Mucem, Marseille © Clément Cogitore</figcaption></figure></li><li class="wp-block-jetpack-slideshow_slide swiper-slide"><figure><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="696" height="516" alt="" class="wp-block-jetpack-slideshow_image wp-image-133828" data-id="133828" data-aspect-ratio="1000 / 741" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/10_Vue_d_un_volcan_1831%D1%91GdPalaisRmn_Chantilly_Michel_Urtado.jpg?resize=696%2C516&#038;ssl=1" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/10_Vue_d_un_volcan_1831%D1%91GdPalaisRmn_Chantilly_Michel_Urtado.jpg?w=1000&amp;ssl=1 1000w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/10_Vue_d_un_volcan_1831%D1%91GdPalaisRmn_Chantilly_Michel_Urtado.jpg?resize=300%2C222&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/10_Vue_d_un_volcan_1831%D1%91GdPalaisRmn_Chantilly_Michel_Urtado.jpg?resize=768%2C569&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/10_Vue_d_un_volcan_1831%D1%91GdPalaisRmn_Chantilly_Michel_Urtado.jpg?resize=150%2C111&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/10_Vue_d_un_volcan_1831%D1%91GdPalaisRmn_Chantilly_Michel_Urtado.jpg?resize=485%2C360&amp;ssl=1 485w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/10_Vue_d_un_volcan_1831%D1%91GdPalaisRmn_Chantilly_Michel_Urtado.jpg?resize=696%2C516&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/10_Vue_d_un_volcan_1831%D1%91GdPalaisRmn_Chantilly_Michel_Urtado.jpg?resize=567%2C420&amp;ssl=1 567w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/10_Vue_d_un_volcan_1831%D1%91GdPalaisRmn_Chantilly_Michel_Urtado.jpg?resize=80%2C60&amp;ssl=1 80w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-block-jetpack-slideshow_caption gallery-caption"> « Vue d’un volcan sorti de la mer en 1831 », 1831. Lavis sur papier bistre, 14,5 × 19,5 cm. Musée Condé, Chantilly, inv. 1950-1-45 © GrandPalaisRmn (Domaine de Chantilly) / Michel Urtado</figcaption></figure></li><li class="wp-block-jetpack-slideshow_slide swiper-slide"><figure><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="696" height="463" alt="" class="wp-block-jetpack-slideshow_image wp-image-133831" data-id="133831" data-aspect-ratio="1000 / 665" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/11_Clement_Cogitore_Sceno_Mucem_Dec_25%D1%91NJestin_HLucas.jpg?resize=696%2C463&#038;ssl=1" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/11_Clement_Cogitore_Sceno_Mucem_Dec_25%D1%91NJestin_HLucas.jpg?w=1000&amp;ssl=1 1000w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/11_Clement_Cogitore_Sceno_Mucem_Dec_25%D1%91NJestin_HLucas.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/11_Clement_Cogitore_Sceno_Mucem_Dec_25%D1%91NJestin_HLucas.jpg?resize=768%2C511&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/11_Clement_Cogitore_Sceno_Mucem_Dec_25%D1%91NJestin_HLucas.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/11_Clement_Cogitore_Sceno_Mucem_Dec_25%D1%91NJestin_HLucas.jpg?resize=696%2C463&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/11_Clement_Cogitore_Sceno_Mucem_Dec_25%D1%91NJestin_HLucas.jpg?resize=632%2C420&amp;ssl=1 632w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-block-jetpack-slideshow_caption gallery-caption">Clément Cogitore – Ferdinandea, l’île éphémère &#8211; Mucem, scénographie Benjamin Saint-Maxent, Décembre 2025 © Nadine Jestin &#8211; Hans Lucas &#8211; Mucem</figcaption></figure></li><li class="wp-block-jetpack-slideshow_slide swiper-slide"><figure><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="696" height="484" alt="" class="wp-block-jetpack-slideshow_image wp-image-133830" data-id="133830" data-aspect-ratio="1000 / 695" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/11_Ile_Giulia_apparue_le_18_juillet_1831_1860%D1%91MNHN_Paris.jpg?resize=696%2C484&#038;ssl=1" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/11_Ile_Giulia_apparue_le_18_juillet_1831_1860%D1%91MNHN_Paris.jpg?w=1000&amp;ssl=1 1000w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/11_Ile_Giulia_apparue_le_18_juillet_1831_1860%D1%91MNHN_Paris.jpg?resize=300%2C209&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/11_Ile_Giulia_apparue_le_18_juillet_1831_1860%D1%91MNHN_Paris.jpg?resize=768%2C534&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/11_Ile_Giulia_apparue_le_18_juillet_1831_1860%D1%91MNHN_Paris.jpg?resize=150%2C104&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/11_Ile_Giulia_apparue_le_18_juillet_1831_1860%D1%91MNHN_Paris.jpg?resize=696%2C484&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/11_Ile_Giulia_apparue_le_18_juillet_1831_1860%D1%91MNHN_Paris.jpg?resize=604%2C420&amp;ssl=1 604w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/11_Ile_Giulia_apparue_le_18_juillet_1831_1860%D1%91MNHN_Paris.jpg?resize=100%2C70&amp;ssl=1 100w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-block-jetpack-slideshow_caption gallery-caption">« Île Giulia apparue le 18 juillet 1831 », planche IV extraite de Moderno Buffon, Italie, 1860. Lithographie sur papier, 15 × 23 cm. Bibliothèque centrale du Muséum national d’histoire naturelle, Paris, IC KR 366 ©Muséum national d&rsquo;histoire naturelle, Paris</figcaption></figure></li><li class="wp-block-jetpack-slideshow_slide swiper-slide"><figure><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="696" height="463" alt="" class="wp-block-jetpack-slideshow_image wp-image-133832" data-id="133832" data-aspect-ratio="1000 / 665" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/13_Clement_Cogitore_Sceno_Mucem_Dec_25%D1%91NJestin_HLucas.jpg?resize=696%2C463&#038;ssl=1" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/13_Clement_Cogitore_Sceno_Mucem_Dec_25%D1%91NJestin_HLucas.jpg?w=1000&amp;ssl=1 1000w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/13_Clement_Cogitore_Sceno_Mucem_Dec_25%D1%91NJestin_HLucas.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/13_Clement_Cogitore_Sceno_Mucem_Dec_25%D1%91NJestin_HLucas.jpg?resize=768%2C511&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/13_Clement_Cogitore_Sceno_Mucem_Dec_25%D1%91NJestin_HLucas.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/13_Clement_Cogitore_Sceno_Mucem_Dec_25%D1%91NJestin_HLucas.jpg?resize=696%2C463&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/12/13_Clement_Cogitore_Sceno_Mucem_Dec_25%D1%91NJestin_HLucas.jpg?resize=632%2C420&amp;ssl=1 632w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-block-jetpack-slideshow_caption gallery-caption">Clément Cogitore – Ferdinandea, l’île éphémère &#8211; Mucem, scénographie Benjamin Saint-Maxent, Décembre 2025 © Nadine Jestin &#8211; Hans Lucas &#8211; Mucem</figcaption></figure></li></ul><a class="wp-block-jetpack-slideshow_button-prev swiper-button-prev swiper-button-white" role="button"></a><a class="wp-block-jetpack-slideshow_button-next swiper-button-next swiper-button-white" role="button"></a><a aria-label="Pause Slideshow" class="wp-block-jetpack-slideshow_button-pause" role="button"></a><div class="wp-block-jetpack-slideshow_pagination swiper-pagination swiper-pagination-white"></div></div></div>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Incertitudes </mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cœur de l&rsquo;installation <em>Ferdinandea</em> est le film <em>Incertitudes</em> qui, à travers neuf chapitres, mêle récit historique et «&nbsp;<em>fiction spéculative</em>&nbsp;»&nbsp;: tout en retraçant l’apparition de l’île depuis 1831 à travers des témoignages, courtes phrases dites en anglais, italien, sicilien, français, maltais, arabe (sous-titrés en français). L’artiste imagine, en brouillant les temporalités, et en utilisant différentes images d’archives (parmi d’autres Reagan et les bombardements libyens en 1986) une réapparition de l&rsquo;île, cette fois-ci au large de la Tunisie, et sous le nom de « Nour », avec tout ce que cela déclenche comme réactions en termes géopolitiques.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">On en retient une vision de la Méditerranée sombre, hantée par la catastrophe. Et une méditation politique et esthétique sur la fragilité des certitudes et la capacité des images à inventer des futurs.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">MARC VOIRY</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Ferdinandéa, l’île éphémère</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 20 septembre 2026</mark><br><a href="https://mucem.org/expositions/clement-cogitore/">Mucem</a>, Fort Saint-Jean, Marseille</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/arts-visuels/"><em>Arts visuels</em> ici </a></p>
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		<title>Rencontres d&#8217;Averroès : Trinités pour des Rencontres</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Nov 2025 11:50:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il n’y aura qu’un seul grand entretien, mais avec Souleymane Bachir Diagne, philosophe essentiel à la pensée contemporaine d’un universalisme désoccidentalisé [Lire ici]. Un débat préliminaire le 20 novembre sur le parler marseillais réunira le sociologue Médéric Gasquet-Cyrus et la réalisatrice Prïncia Car. Neuf à tables Mais pour cette édition, la Méditerranée veut «&#160;prendre langue&#160;», [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Il n’y aura qu’un seul grand entretien, mais avec <strong>Souleymane Bachir Diagne</strong>, philosophe essentiel à la pensée contemporaine d’un universalisme désoccidentalisé [<em><a href="https://journalzebuline.fr/souleymane-bachir-diagne-reinventer-luniversalisme-contre-la-fragmentation-du-monde/">Lire ici</a></em>]. Un débat préliminaire le 20 novembre sur le parler marseillais réunira le sociologue <strong>Médéric Gasquet-Cyrus </strong>et la réalisatrice <strong>Prïncia Car</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Neuf à tables</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais pour cette édition, la Méditerranée veut «&nbsp;prendre langue&nbsp;», ce qui ne se fait jamais mieux qu’en conversant&nbsp;à plusieurs&nbsp;! Les trois tables rondes réuniront chacune trois participants pour converser, négocier puis traduire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Converser</em>, conçu comme un préambule à la relation, n’en est-il pas plutôt l’aboutissement ? Le 21 novembre à 14h30 la philosophe <strong>Gloria Orrigi</strong> qui travaille sur les nouvelles technologies et leur fabrique de la rumeur (<em>La vérité est une question politique</em>, 2024, Albin Michel), conversera avec l’helléniste Pierre Chiron, spécialiste de l’art rhétorique (<em>Manuel de Rhétorique, Comment faire de l’élève un citoyen</em>, 2018, Les Belles Lettres) et <strong>Laëtitia Bucaille</strong>, sociologue arabophone spécialiste de la sortie de conflits [<em><a href="https://journalzebuline.fr/rencontres-daverroes-peut-on-encore-parler-a-gaza/">Lire ici</a></em>].</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 22 novembre à 14h30, il s’agira de <em>Négocier.</em> Un autre usage de la langue, qui ne consiste pas seulement à prendre contact, mais à obtenir des conciliations, sans compromission, en usant d’une langue rassurante qui habille de coton les rapports de force&nbsp;: la diplomatie est un art pour <strong>Stéphanie David</strong> directrice et représentante à l’ONU de la Fédération Internationale pour les Droits Humains (FIDH) et spécialiste de la Libye, la Palestine et la Tunisie&nbsp;; pour<strong> Julien Vaïsse</strong>, historien fondateur du Forum de Paris sur la paix et spécialiste de la politique étrangère américaine&nbsp;; et <strong>Yves Saint-Geours</strong>, diplomate, ambassadeur de France, spécialiste de l’Amérique latine et observateur du «&nbsp;<em>nouvel ordre mondial</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après les négociations, il s’agit de <em>Traduire</em>, de s’élever contre le châtiment de Babel, de considérer que la pluralité des langues et des cultures est notre plus grande richesse&nbsp;; un combat que <strong>Barbara Cassin</strong>, philologue, mène depuis sa connaissance de la Grèce antique, en allant&nbsp; jusqu’à <em>La Guerre des mots de Trump et Poutine</em> [voir page suivante]. Elle discutera avec <strong>Richard Jacquemond</strong>, traducteur de littérature arabe moderne, et avec <strong>Cécile Canut</strong>, sociologue des langues minorisées&nbsp;: celles des Roms, des Maliens, des migrants dans leur pays d’accueil (<em>Provincialiser la langue, langage et colonialisme</em>, 2021, Editions Amsterdam).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Trois récits pas magistraux</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les nouvelles rencontres proposent aussi de nouveaux formats, des masterclass qui mettent en rapport direct l’intervenant·e et le public. Il ne s’agit pas de cours magistraux, mais de récits d’expérience qui se sont, l’an dernier, révélés passionnants.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Monia Ben Jemia</strong> ouvrira le seul·e en scène. Le 21 novembre à 17 h. La juriste, militante tunisienne, lutte contre les VSS en Tunisie et défend l’idée que la société civile, les défendeurs des droits, les ONG, sont les gardiens et les garants de la démocratie. <strong>Nabil Wakim</strong> mènera la masterclass du 22 novembre à 11h [voir page suivante] et <strong>Hervé Le Tellier</strong>, l’écrivain, président de l’Oulipo, raconter son match d’écriture contre l’IA… et s’interrogera sur ce nouvel interlocuteur le 23 novembre à 14h30.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Trio en soirées</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Aux <em><a href="https://www.nouvellesrencontresaverroes.com">Rencontres d’Averroès</a></em>, la programmation musicale n’est jamais un simple ornement : elle répond aux débats du jour, prolonge les questions de langue, de mémoire et de circulation des cultures par d’autres voies : celles du rythme, du chant et des corps. Cette année encore, trois soirées composent un triptyque où se déclinent les voix d’une Méditerranée plurielle, indocile et toujours en mouvement. Trois soirées pour faire entendre la Méditerranée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La première, le 20 novembre à 19 h à l’<a href="https://espace-julien.com/agenda/nouvelles-rencontres-daverroes">Espace Julien</a>, interroge : « Comment tu parles ? », avant de faire danser. Après un débat sur le parler marseillais – ce laboratoire vivant où se mêlent héritages, inventions et glissements – la scène se transforme en caisse de résonance avec <strong>Temenik Electric</strong>, dont le rock arabe incandescent épousera les pulsations de la ville-monde à partir de 21 h. Une manière de rappeler que Marseille s’écoute autant qu’elle se raconte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 22 novembre, à 21 h à La Criée, place au concert dessiné <em>Rébétissa</em>. Dans un dialogue rare entre l’encre et la voix, les dessins de <strong>David Prudhomme</strong> redonnent souffle aux chanteuses de rébétiko que la dictature de Metaxás tenta de réduire au silence. Autour de lui, les musiciens <strong>Aggelos Aggelou</strong> et <strong>Maria Simoglou </strong>font vibrer ce blues grec, musique d’exil et de brasier intérieur.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, le 23 novembre, toujours à <a href="https://theatre-lacriee.com">La Criée</a> et à 17 h, la lecture musicale <em>Et la terre se transmet comme la langue </em>offre un moment de recueillement ardent. La voix d’<strong>Elias Sanbar</strong>, complice et traducteur de Mahmoud Darwich, se mêle à celle de la soprano <strong>Dominique Devals</strong>, sur une composition ample et lumineuse de <strong>Franck Tortiller</strong>. Ensemble, ils tissent une traversée où la poésie palestinienne devient souffle commun, portée par le saxophone, la guitare et les percussions. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Trois soirées, donc, pour dire autrement ce que les <em>Rencontres</em> n’ont cessé d’explorer : que penser la Méditerranée, c’est aussi l’écouter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">SUZANNE CANESSA</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Juniors en peau de chagrin</mark></strong><br>Le dispositif <em>Averroes Junior</em> avait pris au fil des années une importance capitale pour de nombreux établissements scolaires et des centaines d’élèves de la région. Il sera très réduit cette année. Les financements spécifiques des collectivités se sont arrêtés ces dernières années puisque le Pass Culture avait pris le relais… Mais en 2025 la part collective de ce Pass controversé est passée brutalement de 25€ par élève à 2€50, réduisant comme peau de chagrin démarche essentielle d’éducation artistique et culturelle.<br>Cette année, <em>Les Nouvelles Rencontres d’Averroès</em> ne peuvent offrir qu’à trois classes de primaires, une de lycée et une de collège, pour certains en option arabe, d’échanger autour de la traduction et d’un karaoké plurilingue, le 18 novembre. Dans un monde aussi fragmenté et fragile, et une académie qui compte plus de 535 000 élèves, ce n’est pas même la part du colibri…  <em>S.Ca</em></pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles<em><a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/"> Société ici </a></em></p>
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		<title>PriMed : la Méditerranée en partage</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Nov 2024 10:46:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[cinema]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Célébrer le monde méditerranéen à travers une vingtaine de films documentaires, explorer son histoire, analyser les grands enjeux socio-politiques à partir de destins anonymes. Appréhender le collectif par les individus, donner chair aux grandes thématiques qui secouent ces territoires, croiser les regards, apprendre et essayer de comprendre. Impliquer par un travail de fond depuis 14 [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Célébrer le monde méditerranéen à travers une vingtaine de films documentaires, explorer son histoire, analyser les grands enjeux socio-politiques à partir de destins anonymes. Appréhender le collectif par les individus, donner chair aux grandes thématiques qui secouent ces territoires, croiser les regards, apprendre et essayer de comprendre. Impliquer par un travail de fond depuis 14 ans, d’escale en escale, quelque 3 000 collégiens et lycéens  d’Égypte, d’Italie, de Grèce, d’Algérie, du Maroc, de Tunisie, de France : telles sont les missions que se donnent depuis 28 ans le <strong><em><a href="https://primed.tv">PriMed, Festival de la Méditerranée en images</a></em></strong>, qui se tient cette année du 30 novembre au 7 décembre à Marseille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si comme on nous l’a dit «<em>&nbsp;la femme est l’avenir de l’homme&nbsp;</em>», elle est aussi le présent de cette nouvelle édition. Un jury exclusivement féminin présidé par la journaliste <strong>Jocelyne Zablit</strong>, sur les 23 films en lice, 13 réalisatrices, et au cœur des sujets abordés, la condition et le combat des méditerranéennes. Ce sont les Syriennes de <em>30 années avec Chadia et ses filles </em>de la Libanaise <strong>Leyla Assaf-Tengroth</strong>, et les musiciennes de <em>Machtat</em> de <strong>Sonia Ben Slama </strong>qui veulent secouer le joug patriarcal. Ou les Yézidies esclaves de Daech, qui à l’instar d’Ana, une fois libérées, bravent l’interdit de revoir leurs enfants nés de viols (<em>Hawar, nos enfants bannis</em>, <strong>Pascale Bourgaux)</strong>. C’est la Rom de <em>la Chanson d’Aida</em> de <strong>Giovanni Principali</strong>, qui veut divorcer et sortir de son clan. Ce sont les militantes algériennes prisonnières, libérées en 1962 et auxquelles <strong>Raphaël</strong> <strong>Pillosio</strong> redonne vie et voix dans <em>Les Mots qu’elles eurent un jour</em>. L’Algérie et ses histoires d’hier ou d’aujourd’hui racontées dans trois autres films de la Sélection&nbsp;: <em>118 Telemy, </em>premier film autobiographique de <strong>Bilal Beghoura</strong> sur un retour au pays, <em>Le Dernier camarade</em> d’<strong>Amine</strong> <strong>Kabbes</strong> sur une candidature inattendue aux présidentielles de 2018 et <em>And Still, it remains </em>d’<strong>Arwa Abuwara</strong> et <strong>Turab Shah</strong> concourant dans la compétition court-métrage, sur les traces des essais nucléaires français.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Sujets sensibles</strong></mark></p>



<p class="wp-block-paragraph">La programmation nous transportera entre autres à Athènes dans un vieux café (<em>Panellinion</em>, <strong>Spyros Mantzavinos</strong> et <strong>Kosta Antarachas</strong>), au pied du Stromboli (<em>Stromboli 22</em>, <strong>Grégoire Pointécaille</strong>), dans la montagne française avec un berger et un loup (<em>Un Pasteur,</em> <strong>Louis Hanquet</strong>), à Lesbos avec une communauté internationale de lesbiennes (<em>Lesvia</em>, <strong>Tzeli Hadjidimitriou</strong>), dans une oasis oubliée entre Maroc et Algérie (<em>Grain de sable</em>, <strong>Nadja Anane</strong>) ou encore dans le paysage apocalytique d’un territoire sicilien sacrifié au dieu pétrole.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que le Moyen Orient flambe, il ne faudra pas rater, dans la section « Mémoire de la Méditerranée », la série en trois parties de <strong>Jérôme Fritel</strong> et <strong>Sofia Amara</strong>, <em>Hezbollah,</em> <em>l’enquête interdite</em> nous plongeant au cœur des activités illégales du « parti de Dieu ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au temps des invectives, privilégier le dialogue demeure une nécessité que <em>PriMed</em> met une fois de plus en avant avec cet événement incontournable de l’automne marseillais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ÉLISE PADOVANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em><a href="https://primed.tv">PriMed, Festival de la Méditerranée en images</a></em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 30 novembre au 6 décembre<strong><br></strong></mark><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">Divers lieux, Marseille</mark></pre>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Deux ciné-débats</strong><br>Points forts de la programmation deux projections suivies de débats. Le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">3 décembre</mark> à l’Alcazar sur le thème du racisme dans la société française : <em>Les Marcheurs de l’égalité</em> de <strong>Nina Robert</strong>. Le<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 6 décembre</mark> au <a href="https://www.mucem.org">Mucem</a> sur celui des violences sexuelles devant la justice : <em>Tack </em>de <strong>Vania Turner</strong> revenant sur le rôle de <strong>Sofia Bekatoru</strong>, championne olympique à l’origine du mouvement Metoo en Grèce et sur le procès d’un entraîneur-abuseur. <em>E.P.</em></pre>
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		<title>DIASPORIK : les cultures de l’exil ont leur chronique  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Samia Chabani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 Mar 2024 09:24:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<category><![CDATA[association Ancrages]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[chronique]]></category>
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		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
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		<category><![CDATA[nouvelle rubrique]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Samia Chabani]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Samia Chabani : « Sur les parcours hérités des marges et des délaissés, Ancrages apporte sa contribution à la transmission des cultures et mémoires d’exil de Marseille.  Dépasser la confidentialité de la recherche et valoriser les parcours d’habitant·e·s m’ont offert de nombreuses occasions de rencontre. Cette chronique sera l’occasion de poursuivre et de vous emmener à la [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Samia Chabani : </strong>« Sur les parcours hérités des marges et des délaissés, <a href="https://ancrages.org">Ancrages </a>apporte sa contribution à la transmission des cultures et mémoires d’exil de Marseille. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Dépasser la confidentialité de la recherche et valoriser les parcours d’habitant·e·s m’ont offert de nombreuses occasions de rencontre. <strong>Cette chronique</strong> sera l’occasion de poursuivre et de vous emmener à la rencontre de figures emblématiques. Celles valorisant un <strong>quartier populaire</strong>, une <strong>communauté diasporique</strong> ou un <strong>événement scientifique ou culturel</strong>.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/IMG_3104.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-123127" style="width:674px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/IMG_3104.jpg?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/IMG_3104.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/IMG_3104.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/IMG_3104.jpg?resize=1536%2C1024&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/IMG_3104.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/IMG_3104.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/IMG_3104.jpg?resize=1068%2C712&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/IMG_3104.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/IMG_3104.jpg?w=1620&amp;ssl=1 1620w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/IMG_3104.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Samia Chabani © X-DR</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">À Marseille, les identités narratives sont multiples, métissées, aux contours perméables… Cet espace narratif propose de se départir des catégories administratives et identitaires qui enferment, assignent, épuisent toute créativité, dans un contexte où la condition cosmopolite prévaut. C’est une invitation régulière que je vous propose, ouvrant sur les sciences sociales et la poésie, la recherche comme le sensible. Ici, les frontières se voudront imaginaires, les histoires vraies croiseront les mythes, les imaginaires et les utopies viendront disputer l’argument du réel.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Etes-vous prêt à embarquer pour un nombre d’escales inconnu, à travers les ports et leurs habitant·e·s&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Car si l’histoire de la Méditerranée est fameuse par les sièges, les chutes et prises de possessions et de pouvoirs, elle a également su transmettre une culture d’hospitalité qu’il apparaît urgent de remettre au-devant de la scène.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au travers de mon expérience, j’ai pris la mesure du nombre de celles et ceux qui se sentent à la marge du droit au récit, du droit à la ville ou de la mobilité ! Alors, nous porterons notre attention sur les angles morts de l’histoire des habitants des quartiers populaires, des artivistes, des femmes, des étrangers, des voyageurs et autres «&nbsp;sans voix&nbsp;» dont on ignore l’opinion et l’avis, dont on conteste la légitime expression et que les conditions assignent trop souvent au silence.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Marseille, l’altérité prend naissance dans son mythe fondateur, celui de Gyptis et Protis.<br>En attendant que la vérité émerge entre mythe et légende, entre archéologues et conteurs, faisons nôtres, toutes ces pistes qui fondent nos héritages communs. Relevons le défi de la construction du récit, parce que se raconter à soi et aux autres participe de notre humanité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est par le récit que nous existons et que nous nous désignons au monde&nbsp;! C’est ainsi que nous parviennent les paroles de la poétesse et du sage, de Kharboucha et de Moha autant que d’Hermès et de Gaïa. Ce sont les paroles de félibre, du griot, du chaman que porte le vent jusqu’à Marseille… Les contes s’entremêlent tel un sabir et s’inscrivent dans le vent quand il se lève, comme pour nous rappeler que le sens du vent comme celui de l’histoire n’attend pas ! L&rsquo;histoire a un sens parce qu&rsquo;elle est le lieu où se fait notre humanité.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Alors, le mistral nous rendra-t-il fous en chalant ces paroles jusqu’à nous ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Longtemps les diasporas ont désigné des communautés dispersées, parfois apatrides, souvent minoritaires. Aujourd’hui, cette notion s’adapte au changement de paradigme des migrations et les mobilités humaines. L’horizon qu’elles dessinent est cosmopolitique, et n’équivaut ni à la « gouvernance mondiale », ni à la « communauté internationale », ni à la « mondialisation » économique et financière. Dans ce contexte, le processus de racialisation prend une résonnance transnationale avec des connexions qui s’opèrent autour de questions clés.&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">En partenariat avec l’association Ancrages, Diasporik est à retrouver chaque semaine dans nos pages.&nbsp;</mark></strong></p>
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		<title>« La Vie devant elle », sur les routes de l’exil</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Dec 2023 15:37:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Quand je tiens une caméra dans mes mains, ça m&#8217;apporte beaucoup d&#8217;espoir, je sens que je peux tout surmonter. La caméra fait disparaître tous mes chagrins. »Ces mots sont ceux d’une jeune Afghane de 14 ans, Elaha Iqbali, co-réalisatrice et protagoniste du film La vie devant elle, sélectionné dans la catégorie « Enjeux Méditerranéens » de la 27e [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">« <em>Quand je tiens une caméra dans mes mains, ça m&rsquo;apporte beaucoup d&rsquo;espoir, je sens que je peux tout surmonter. La caméra fait disparaître tous mes chagrins.</em> »Ces mots sont ceux d’une jeune Afghane de 14 ans, <strong>Elaha Iqbali</strong>, co-réalisatrice et protagoniste du film <em>La vie devant elle, </em>sélectionné dans la catégorie « Enjeux Méditerranéens » de la 27<sup>e</sup> édition du <em>PriMed</em>. C’est à Lesbos, dans le camp de Moria que <strong>Manon Loizeau</strong> a rencontré Fanny Houvenaeghel, présidente de l&rsquo;association Tolou qui aidait les réfugiés. Elle lui parle d’Elaha, une jeune fille qui, avec une petite caméra, filme la vie dans le camp. En 2018, Elaha avait pris la route vers l’Europe, avec sa famille, quittant le pays où ils ne pouvaient plus vivre, mais aussi y laissant leur maison, leurs amis. Manon Loizeau qui voulait faire un film à hauteur d’enfant, décide de la suivre pendant une année et ensemble, elles réalisent <em>La Vie devant elle,</em> un film touchant, une vraie leçon de vie.<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Prendre de la distance</strong></mark><strong><em><br><br></em></strong><em>« Quand on migre, on devient plus fort ! »</em> Et il faut l’être car dans le camp de Moria, il n’y a rien. Avec ses parents, Elaha crée une petite école où elle enseigne l’anglais aux enfants. Avec sa petite caméra, elle filme « sa classe », les rues du camp, les jeux, les cerfs volants, les repas jusqu’à ce jour terrible du 9 septembre 2020 où un incendie détruit le lieu. L’enfer sur terre ! <em>« Toutes nos vies réduites en cendre »</em> Elaha filme tout, les lieux dévastés, les ruines où des enfants récupèrent des peluches épargnées. Il faut reprendre le chemin, le bateau, qui les conduit à Athènes où ils survivront quelques semaines dans un appartement insalubre, puis un car vers Anissa à la frontière albanaise. Loin de tout. Pas de ville pour aller à l’école. Elaha ne baisse pas les bras même si, parfois, elle regrette d’être née afghane. Sa caméra lui permet de mettre à distance le réel, souvent tragique. Elle filme sa famille, ses sœurs – Saher qu’elle admire, Neda au grand cœur –son frère Shahab, et sa mère qui rêve de pouvoir étudier et d’apprendre à conduire. Mais chaque départ est douloureux. Elle y laisse des gens qu’elle aime ; son amie de cœur, Zuhra, restée à Kaboul, Hosna, à Athènes… «  <em>Je ne veux plus me faire d’amies. Quand on les quitte c’est trop dur ! </em>». Après quatre années d’errance et 7000 km parcourus, Elaha et sa famille ont eu leurs papiers et se sont installés en Allemagne. La jeune fille a enfin réalisé son rêve, aller à l’école et construire un avenir… La Vie devant elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le montage est habile, tricotant avec soin les images d’<strong>Elaha</strong> et celles de <strong>Manon Loizeau&nbsp;</strong>; &nbsp;la musique et les chansons de sa sœur, <strong>Emily Loizeau </strong>semblent donner &nbsp;une 2<sup>e</sup> voix à Elaha. <em>La Vie devant elle,</em> journal intime,&nbsp; nous montre les chemins chaotiques de l’exil, la vie dangereuse des enfants qui y sont forcés&nbsp; mais aussi la puissance des rêves et le pouvoir du cinéma. Un documentaire réussi, touchant et percutant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ANNIE GAVA</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong><em>La Vie devant elle </em>a été présenté à la Mairie de 1/7 de Marseille dans le cadre du festival <em>PriMed</em>.</strong></mark></p>
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		<title>Les Rencontres d’Averroès, 30 ans pour p(a)nser la Méditerranée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Nov 2023 11:13:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
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		<category><![CDATA[Rencontres d'Averroès]]></category>
		<category><![CDATA[Thierry Fabre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>11 novembre. C’est une journée automnale où la pluie tombe dans les ruelles de Marseille. Une effervescence inhabituelle s’échappe du théâtre des Bernardines. Les Marseillaises et les Marseillais s’entassent devant l’entrée pour tenter de s’y engouffrer et écouter les débats passionnés qui jaillissent de la salle. Une imposante affiche se distingue fièrement avec pour inscription [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">11 novembre. C’est une journée automnale où la pluie tombe dans les ruelles de Marseille. Une effervescence inhabituelle s’échappe du théâtre des Bernardines. Les Marseillaises et les Marseillais s’entassent devant l’entrée pour tenter de s’y engouffrer et écouter les débats passionnés qui jaillissent de la salle. Une imposante affiche se distingue fièrement avec pour inscription :&nbsp; « Les Rencontres d&rsquo;Averroès &#8211; 1994 ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une première dans la Cité Phocéenne et un pari fou que Thierry Fabre s’était lancé : organiser un événement, un lieu de rencontres pour penser la Méditerranée des deux rives. Ainsi naissent les Rencontres d’Averroès. « <em>A ma grande surprise, c’était plein à craquer. C’était une véritable université populaire</em> ! », se remémore avec nostalgie le fondateur. Par manque de place, l’évènement se délocalise vers le théâtre de la Criée l’année suivante, preuve de sa réussite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trente ans plus tard, il est l’heure pour lui de laisser sa place. A 63 ans, Thierry Fabre, a décidé de quitter la présidence des Rencontres pour se diriger vers d’autres « <em>salves d’avenir</em> » loin de l’effervescence marseillaise. Le trentième anniversaire des Rencontres, placées sous le signe des empires, est l’occasion de dire au revoir à ce « <em>sacré pionnier</em> » à en croire Fabienne Pavia, co-directrice de Des Livres comme des Idées, association qui reprend l’organisation de l&rsquo;événement.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">L’emblème Averroès, héritage des Rencontres</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Encore aujourd’hui, le succès ne faiblit pas. Au total, plus de 350 intervenantes et intervenants ont participé à ces rencontres qui ont débattu devant plus de 800 personnes réunies à chaque débat. Les Rencontres d’Averroès, ce sont quatre tables rondes réunissant chercheuses et chercheurs, penseuses et penseurs, historiennes et historiens autour d’une grande thématique. Avec une seule consigne : ne pas lire ses notes. Véritable « <em>agora contemporaine</em> » selon les mots de Thierry Fabre, le débat est alors ouvert autant entre spécialistes qu’avec le public, jamais à court de questions. Même les plus polémiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si cet évènement a eu autant de retentissement, c’est parce qu’il traitait d’un héritage impensé, celui des sources arabes de la culture européenne. Il y a trente ans, seules les origines romaines, grecques et judéo-chrétiennes étaient valorisées, comme fondatrices des valeurs de l’Europe.&nbsp; « <em>L’héritage andalou</em> », premier thème des Rencontres, vient poser la question de cette Andalousie au pluriel, une région espagnole au carrefour des civilisations latines, arabes et juive. La tâche est grande : réévaluer le poids des héritages culturels et démystifier le terme « arabe », chargé de pathos.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une Andalousie également symbolisée par la figure emblématique des Rencontres : Averroès, ou Ibn Rochd. Philosophe et juriste andalou éminent, il a joué un rôle significatif dans l&rsquo;évolution de la pensée critique au sein de l&rsquo;islam bien que sa contribution ait été négligée dans la philosophie européenne. C’est lors d’un entretien avec Alain de Libera, et son ouvrage <em>Penser au Moyen-Âge</em> (1991) que Thierry Fabre choisit Averroès comme emblème. Un choix qui prend tout son sens.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis cette première édition, les Rencontres ont parcouru du chemin. Son acmé reste 2013, année où Marseille devient capitale de la culture. Après ce paroxysme, Thierry Fabre est envahi d’un doute. A-t-il fait le tour ? S’il a pensé ne plus pouvoir se renouveler, le président a compris, lors des attentats de 2015, que l&rsquo;événement est d’autant plus utile dans une période d’incertitude, où l’hérésie triompherait de la raison. Face à tant de doutes de la part du public marseillais, il est primordial de garder les Rencontres pour continuer à donner des clés de compréhension d’un monde méditerranéen en perpétuel mouvement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A chaque obstacle, sa solution. Suite aux attentats, Thierry Fabre agit et s&rsquo;associe avec l&rsquo;association Des livres comme des idées en 2016 pour donner un nouveau souffle aux Rencontres. Rebelote face à la crise du Covid. L’idée d’un podcast émerge pour faire vivre en ligne ce qui n’a pas pu être tenu en présentiel. Après autant d’années, le lieu reste pourtant le même : la cité phocéenne.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">« <em>La Méditerranée ne se conjugue pas au passé</em> »</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Et quand on demande à Thierry pourquoi Marseille ? Il n’en démord pas : c’était comme une évidence. « <em>Si on doit le faire quelque part, ce sera à Marseille</em> », se souvient-il. Il était important pour lui, natif du sud de la France, de créer un « <em>lieu de retrouvailles, de trait d’union</em> » dans cette ville oh combien importante dans l’espace méditerranéen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans un contexte d’« <em>horizon de paix</em> » que Thierry Fabre lance les Rencontres d’Averroès en 1994. Un an plus tôt, les accords d’Oslo entre Yasser Arafat et Yitzhak Rabin viennent d’être signés. Un espoir grandit dans le Moyen-Orient pour une paix durable entre Israël et Palestine. Trente ans plus tard, la tragédie humaine qui se joue dans la bande de Gaza plonge à nouveau cette région du monde, et le monde, dans l’incertitude. Thierry Fabre déplore désormais la prééminence d’un « <em>horizon de guerre </em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">En résistance à&nbsp; l’actualité anxiogène, la paix s’affirme comme une valeur centrale des Rencontres. Mais ce n’est pas la seule. Le gai-savoir et le vivre ensemble en font également partie. Sans oublier le sous-titre de cet évènement : « <em>Penser la Méditerranée des deux rives</em> ». Il ne faut plus considérer la Méditerranée seulement comme un tombeau des anciens empires. Car pour lui, la grande bleue « <em>ne se conjugue pas au passé</em> ». Au contraire, tout l’enjeu est de penser l’avenir.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les Rencontres au futur</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant aux Rencontres, son futur s’écrit désormais avec l’association Des Livres comme des idées qui co-porte déjà le projet depuis 2016. « <em>Thierry s’en va mais ça continue ! </em>» annonce joyeusement Fabienne Pavia, sa co-directrice aux côtés de Nadia Champesme. De la continuité, certes, mais de la nouveauté également !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le changement vient d’abord du fonctionnement interne. Exit la présidence solitaire, place à une direction collective de 3 à 4 personnes aux profils variés. La parité est aussi un objectif tout à fait réalisable dans la mesure où « <em>de plus en plus de femmes accèdent à des postes à responsabilité dans les universités </em>». Les personnes qui feront partie de cette direction ne sont pas encore connues mais Fabienne Pavia et Nadia Champesme admettentqu’elles resteront proches du noyau décisionnel de ces Nouvelles Rencontres d’Averroès.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les nouveautés, Fabienne Pavia évoque la volonté de relancer le Collège de Méditerranée. Abandonné lors de la pandémie de Covid-19, il s’agissait d’une université populaire avec des conférences et des projections cinématographiques toute l’année et dans toute la région. De Nice à Avignon ou de Toulon à Gap, les Rencontres d’Averroès vont à nouveau sortir de leur périmètre marseillais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des masterclasses sont également à l’étude dans le but d’atteindre un public plus jeune, véritable axe de développement des Nouvelles Rencontres. Averroès Junior, partie de l&rsquo;événement construit avec des classes de collège et de lycée, s’inscrit déjà dans ce dessein. Il est même prévu de créer des formes live de concerts et des émissions de radio pour attirer ce public si volatile. « <em>Le jour où il y a un de ces jeunes qui dit à ses parents : </em>« <em>venez, on va dimanche à la conférence </em>»<em>, c’est gagné </em>», confie Nadia Champesme.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les fondamentaux des Rencontres sont, évidemment, conservés : des conférences à la programmation culturelle le soir en passant par Averroès Junior. L’esprit aussi reste. Et à Thierry Fabre de le résumer ainsi : « <em>On se grandit à partir de belles rencontres. </em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Liza Cossard &amp; Garis Gentet</p>
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		<title>La scène pour sortir de Babel </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Nov 2023 10:09:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>«&#160;La langue de l’Europe c’est la traduction&#160;» affirmait Umberto Eco en bon méditerranéen.&#160; Il aurait aussi pu affirmer qu’elle est la langue de la scène. «&#160;Babel&#160;» désigne en hébreu le chaos, la perte d’un langage universel qui déclenche la guerre mais les arts, et en particulier ceux de la scène, se construisent précisément dans les [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>La langue de l’Europe c’est la traduction</em>&nbsp;» affirmait Umberto Eco en bon méditerranéen.&nbsp; Il aurait aussi pu affirmer qu’elle est la langue de la scène. «&nbsp;Babel&nbsp;» désigne en hébreu le chaos, la perte d’un langage universel qui déclenche la guerre mais les arts, et en particulier ceux de la scène, se construisent précisément dans les écarts, les rapprochements, les dialogues et analogies des différents langages et niveaux de langues, et leurs rapprochements avec les signifiés plus universels de la musique et de la danse.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Spectacles</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le programme de la deuxième semaine de la Biennale pense ces écarts, ces liens, ces interstices, en invitant des artistes de l’espace méditerranéen et en confrontant leurs univers.  <br><em>Milk</em> du palestinien <strong>Bashar Murkus</strong> qui se joue les 16 et17 novembre au Théâtre des 13 Vents, est d’une actualité hélas saisissante, comme si l’organisateur de la Biennale avait pressenti que la scène tragique de la Méditerranée et du monde se jouerait là, en Palestine, aujourd’hui. Des femmes, des mères, y portent les corps de leurs enfants morts, y déversent des larmes de lait que leurs enfants ne boiront plus, pataugent dans le blanc qui se teinte de sang. Un spectacle d’une beauté sidérante, qui a bouleversé le dernier festival d’Avignon.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Il sera question de <em>Corps traducteurs</em> pour la sortie de résidence de <strong>Carlos Carreras</strong>, qui interroge la langue des signes comme un art de la scène (le 11 novembre au Hangar Théâtre), de l’art et la culture comme lien entre les deux rives lors de la conférence de&nbsp; <strong>Giovanna Tanzella</strong> le 15 novembre au Centre Rabelais&nbsp;<em>; </em><strong>Paola Stella Minni&nbsp;</strong>et&nbsp;<strong>Konstantinos Rizos</strong> créent quant à eux un <em>RRRRRight now</em>&nbsp; (du 13 au 15 novembre au Théâtre de la Vignette) qui explore les conséquences chorégraphiées de la subversion (escroquerie&nbsp;?) musicale et performative de Johnny Rotten (Sex Pistols) tandis que&nbsp; <strong>Pierre </strong>et <strong>Patrice Soletti</strong> retrouvent les sources de leurs <em>Delta(s),</em> bifurcation des catalognes espagnole et française, mémoire de Franco et de l’exil (Théâtre Jean Vilar le 15 novembre), rencontre de la musique et de la poésie.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Rencontres</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Du 15 au 17 novembre la Biennale se décline aussi en <em>Rencontres </em>qui proposent aux artistes, aux professionnels et aux étudiants un véritable séminaire de travail ouvert au public. Avec un workshop le matin dirigé par la chorégraphe et réalisatrice libanaise <strong>Danya Hammoud</strong> qui travaille sur la violence du geste, l’artiste tunisienne <strong>Aïcha Snoussi</strong> qui cherche les traces mémorielles dans les archives ; et la philosophe <strong>Marie-Josée Mondzain</strong>, observatrice critique des images marchandes qui « confisquent » les mots. <br>Ces workshops matinaux seront poursuivis par des discussions dans l’après-midi, en particulier sur la mémoire du Théâtre national palestinien, ou sur les théâtres « illégitimes » et militants en France avec <strong>Olivier Neveux</strong>, sur le théâtre indépendant catalan avec <strong>Adeline Chainais</strong>… <br>Les rencontres se clôtureront le 18 novembre par une journée de séminaire, dialogues, spectacle et DJ set intitulée <em>Qui vive !</em> Un appel à la vie et à la vigilance, pour que l’avenir de la scène méditerranéenne s’enrichisse de dialogue, et non de chaos.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Biennale des Arts de la Scène en Méditerranée</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 24 novembre</mark><br><strong>Rencontres des Arts de la Scène en Méditerranée</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 15 au 18 novembre</mark><br>Divers lieux, <strong>Montpellier</strong><br><a href="http://13vents.fr">13vents.fr</a></pre>
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