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	<title>Archives des Montpellier - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Montpellier - Journal Zebuline</title>
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		<title>Saison Méditerranée à Montpellier, Bashar Murkus au 13 Vents, Mohamed Lekleti au FRAC</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Oct 2026 09:30:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vents d’hospitalité Aux 13 vents, les artistes accueillent le public avant même que le spectacle commence. Cette hospitalité prend un sens particulier dans la Saison Méditerranée à Montpellier. Le théâtre réunit des équipes palestinienne et libanaises qui ne peuvent se rencontrer dans leurs pays respectifs. Leurs œuvres circulent, leurs récits trouvent d’autres oreilles. Celui que [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Vents d’hospitalité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Aux 13 vents, les artistes accueillent le public avant même que le spectacle commence. Cette hospitalité prend un sens particulier dans la <a href="https://saisonmediterranee2026.culture.gouv.fr">Saison Méditerranée</a> à Montpellier. Le théâtre réunit des équipes palestinienne et libanaises qui ne peuvent se rencontrer dans leurs pays respectifs. Leurs œuvres circulent, leurs récits trouvent d’autres oreilles. Celui que portent <strong>Bashar Murkus</strong> et <strong>Khulood Basel</strong> nous entraîne pour trois heures dans les aventures d’Abū Zayd.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec <em>Al-Sirah Al-Hilaliyyah</em>, les deux artistes, à la tête du Khashabi Theatre de Haïfa, s’emparent de l’épopée des Banu Hilal, transmise oralement depuis le XIV<sup>e</sup> siècle. Guerres, migrations, amours, alliances et trahisons peuplent cette fresque qui conduit une tribu de la péninsule arabique à l’Afrique du Nord. La découverte de ce répertoire constitue déjà un événement. La façon dont les sept interprètes le font vivre lui donne toute sa saveur.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Territoires de l’épopée</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’équipe joue, raconte, chante, danse, interpelle la salle. Les artistes passent d’un personnage à l’autre avec une aisance réjouissante, soutenant l’ampleur du récit autant que des échappées bienvenues. Les jeux avec le public ménagent un écart proche de la distanciation brechtienne : on suit les aventures des héros tout en savourant la liberté avec laquelle les acteurs, parfois, les commentent et s’en amusent. Le conte, la musique et même les jeux d’ombre et de bricolage empruntant à l’art de la marionnette retrouvent ainsi toute leur puissance d’invention.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La musique prend pleinement part à la narration. Les chants de <strong>Rana Baransi</strong> et d’<strong>Abed Zoabi</strong>, les percussions de <strong>Rami Nakhleh</strong> donnent au récit son souffle et ses pulsations. Le dabké chorégraphié par <strong>Samaa Wakim</strong> prolonge cette énergie collective. La scénographie de <strong>Majdala Khoury</strong> fait défiler les paysages ; les ombres agrandissent les corps, les malles livrent leurs créatures. Les interprètes conservent, du théâtre d’ombres aux tableaux chorégraphiés, jusque dans les scènes les plus spectaculaires, quelque chose du jeu d’enfant. La traduction française de <strong>Chakib Ararou</strong> restitue avec bonheur la poésie comme l’humour du texte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous cette profusion, les questions que soulève le metteur en scène palestinien apparaissent avec netteté. L’enfant noir que son père rejette, la mère qu’il accuse d’infidélité et chasse avec lui, les populations que les conquêtes déplacent : tout résonne. Les guerres de territoire de l’épopée rendent singulièrement proche la Palestine d’aujourd’hui. Le héros lui-même, d’abord victime de l’exclusion, devient conquérant : le récit invite à regarder ce que les humiliations et le pouvoir font aux êtres. Il ménage aussi des réparations. Khadra, la mère d’Abū Zayd, retrouve sa place parmi les siens. Au milieu des violences, cette issue heureuse prend un relief particulier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Al-Sirah Al-Hilaliyyah</em> a été créé les<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 8 et 9 octobre </mark><br>au <a href="https://www.13vents.fr">Théâtre des 13 vents,</a> Centre dramatique national  de Montpellier</pre>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">Sur le fil</h2>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="465" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/2026-Mohamed-Lekleti-Frac-Occitanie-Montpellier-PH-Christian-Perez-et-Adagp-3.jpeg?resize=696%2C465&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-138670" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/2026-Mohamed-Lekleti-Frac-Occitanie-Montpellier-PH-Christian-Perez-et-Adagp-3.jpeg?resize=1024%2C684&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/2026-Mohamed-Lekleti-Frac-Occitanie-Montpellier-PH-Christian-Perez-et-Adagp-3.jpeg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/2026-Mohamed-Lekleti-Frac-Occitanie-Montpellier-PH-Christian-Perez-et-Adagp-3.jpeg?resize=768%2C513&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/2026-Mohamed-Lekleti-Frac-Occitanie-Montpellier-PH-Christian-Perez-et-Adagp-3.jpeg?resize=1536%2C1025&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/2026-Mohamed-Lekleti-Frac-Occitanie-Montpellier-PH-Christian-Perez-et-Adagp-3.jpeg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/2026-Mohamed-Lekleti-Frac-Occitanie-Montpellier-PH-Christian-Perez-et-Adagp-3.jpeg?resize=696%2C465&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/2026-Mohamed-Lekleti-Frac-Occitanie-Montpellier-PH-Christian-Perez-et-Adagp-3.jpeg?resize=1068%2C713&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/2026-Mohamed-Lekleti-Frac-Occitanie-Montpellier-PH-Christian-Perez-et-Adagp-3.jpeg?resize=1920%2C1282&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/2026-Mohamed-Lekleti-Frac-Occitanie-Montpellier-PH-Christian-Perez-et-Adagp-3.jpeg?resize=629%2C420&amp;ssl=1 629w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/2026-Mohamed-Lekleti-Frac-Occitanie-Montpellier-PH-Christian-Perez-et-Adagp-3.jpeg?w=2000&amp;ssl=1 2000w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/2026-Mohamed-Lekleti-Frac-Occitanie-Montpellier-PH-Christian-Perez-et-Adagp-3.jpeg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Mohamed Lekleti, En Déséquilibres, Vue de l’exposition au Frac Occitanie-Montpellier © Christian Perez et Adagp Paris 2026</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Au Frac, <em>En déséquilibre</em> offre une autre découverte, celle d’un artiste marocain installé à Montpellier auquel l’institution consacre sa première exposition monographique de cette ampleur en France. <strong>Mohamed Lekleti</strong> déploie une fresque à même les murs, y associe des dessins sur papier et des objets, relie l’ensemble par des fils réels ou dessinés. L’appropriation du lieu impressionne : chaque œuvre garde sa densité propre, tout en participant à une composition qui entraîne le regard d’un bout à l’autre de la galerie. On circule dans une pensée autant que dans un espace.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La finesse du trait retient d’abord, puis les motifs se précisent, reviennent, se contaminent. L’enfance sacrifiée du Maroc, où a l’artiste grandi, côtoie les instruments de la guerre et de la propagande. Armes, oreilles et micros composent un inquiétant vocabulaire du pouvoir : surveiller, imposer sa parole, contraindre les corps. À ces évocations de la dictature se mêlent des figures qui semblent remonter des rêves. Masques, monstres à plusieurs têtes, corps hybrides ou dédoublés ouvrent sur une psyché encombrée d’images. Les oiseaux empaillés ajoutent leur présence troublante à cette population suspendue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’œil cherche des correspondances, suit les lignes, retrouve dans un dessin l’obsession qui affleurait dans le précédent. La précision du geste donne une extraordinaire consistance à cet univers instable. De cet ensemble où tant de menaces se concentrent émerge pourtant une vitalité profonde. Elle tient à la liberté des associations, au mouvement des corps, à la circulation obstinée des images. Jusque dans ses visions les plus sombres, Lekleti communique un plaisir du dessin qui invite à s’attarder.</p>



<p class="wp-block-paragraph">S.C.</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>En déséquilibre</em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">jusqu’au 23 décembre</mark><br><strong><a href="https://www.frac-om.org">Frac Occitanie</a></strong>, Montpellier</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/tag/occitanie/"><em>Occitanie</em> ici </a></p>
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		<title>« Des femmes comme les autres » : Dominique Cabrera présente son nouveau film à Cinemed</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Oct 2026 08:59:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Qui sont ces Femmes comme les autres et que raconte votre film&#160;?&#160; Dominique Cabrera. Au fond, c’est l’histoire de deux vieilles dames pour qui il n’est pas trop tard. L’une Simone, pour dire son mot. L’autre, Jeannine, pour faire œuvre.&#160; Simone est jouée par Hélène Vincent, Jeannine par Yolande Moreau. Qu’est-ce qui vous a [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline. Qui sont ces <em>Femmes comme les autres</em> et que raconte votre film&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dominique Cabrera.</strong> Au fond, c’est l’histoire de deux vieilles dames pour qui il n’est pas trop tard. L’une Simone, pour dire son mot. L’autre, Jeannine, pour faire œuvre.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Simone est jouée par Hélène Vincent, Jeannine par Yolande Moreau. Qu’est-ce qui vous a inspiré cette histoire&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La passion de ma mère pour la broderie. Je l’ai toujours vue broder mais un jour j’ai regardé de plus près ce qu’elle faisait, et je me suis intéressée aussi à la broderie contemporaine. La broderie est utilisée par beaucoup de femmes de générations diverses pour dire leur mot. Broder, ce n’est pas seulement répéter des motifs, des abécédaires, ces femmes ouvrent des portes. Certaines brodent des utérus, des slogans féministes. Elles font œuvre, à leur manière, avec du fil et de la toile.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des matériaux simples, donc.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">On peut faire de la beauté avec peu de choses, mais avec beaucoup de temps. C’est comme ça que les femmes brodaient leur trousseau, fabriquaient quelque chose de précieux, au-delà du prix commercial, en y mêlant des choses traditionnelles et des choses singulières.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pourquoi avoir tourné à Montpellier&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les personnages dont je m’inspirais étaient ma mère et sa voisine. On a tourné dans l’appartement de ma mère et autour, c’est le film le plus écologique que j’ai fait&nbsp;! Ce n’est pas vraiment leur histoire, c’est une fiction, mais c’est un film sur la solitude de la vieillesse, sur la place de ces deux vieilles dames dans la ville, dans les rues, dans le tram. Elles sont invisibilisées, personne ne les voit vraiment et pourtant elles sont là, elles existent, leurs mots comptent. Le sentiment de leur révolte compte. C’est un message simple en fait. Hélène se révolte contre l’injustice raciste, par des mots. Yolande dit un traumatisme ancien dans une image brodée qui révèle ce qui est au nœud de sa psyché.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="377" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/Copyright-Everybody-on-Deck-Ad-Libitum-Jour2Fete.jpg?resize=696%2C377&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-138659" style="width:920px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/Copyright-Everybody-on-Deck-Ad-Libitum-Jour2Fete.jpg?resize=1024%2C554&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/Copyright-Everybody-on-Deck-Ad-Libitum-Jour2Fete.jpg?resize=300%2C162&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/Copyright-Everybody-on-Deck-Ad-Libitum-Jour2Fete.jpg?resize=768%2C415&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/Copyright-Everybody-on-Deck-Ad-Libitum-Jour2Fete.jpg?resize=1536%2C830&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/Copyright-Everybody-on-Deck-Ad-Libitum-Jour2Fete.jpg?resize=150%2C81&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/Copyright-Everybody-on-Deck-Ad-Libitum-Jour2Fete.jpg?resize=696%2C376&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/Copyright-Everybody-on-Deck-Ad-Libitum-Jour2Fete.jpg?resize=1068%2C577&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/Copyright-Everybody-on-Deck-Ad-Libitum-Jour2Fete.jpg?resize=777%2C420&amp;ssl=1 777w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/Copyright-Everybody-on-Deck-Ad-Libitum-Jour2Fete.jpg?w=1600&amp;ssl=1 1600w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/Copyright-Everybody-on-Deck-Ad-Libitum-Jour2Fete.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Des femmes comme les autres</em> © <em>Everybody on Deck &#8211; Ad Libitum &#8211; Jour2Fête</em></figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pourquoi tourner chez votre mère&nbsp;? Est-ce important&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ça compte pour moi, mais ça compliquait les choses pour ma mère, pour ma famille, ce tournage&nbsp;! Ma famille a été très impliquée dans le film, ma mère apparait discrètement à l’image, mon frère, mon neveu et ma nièce y ont travaillé, leur mère Anna Zisman, anthropologue, a co-écrit le scénario…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quelle part y a-t-elle pris&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle connait ma mère, la ville, elle a mené des entretiens avec des brodeuses et vraiment co-écrit le scénario et les dialogues… &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Donc ce film devait se tourner dans ce décor familial…&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui. J’ai visité beaucoup d’autres appartements mais d’une part ça nous permet de garder une image du lieu pour toujours, d’autre part je ne trouvais pas ailleurs cette exiguïté, la beauté des détails, ce caractère vraiment habité. Cela correspond avec ce que je voulais, un fim très simple, sans musique, sans lumières, un univers banal. J’ai hésité à me décoller de l’histoire, à tourner à Toulouse, à Bordeaux…&nbsp; Mais cet appartement était le meilleur endroit, comme Montpellier était la seule ville possible, parce qu’on avait écrit depuis cet endroit-là. Pour cet arbre qu’elles partagent, qu’elles regardent toutes les deux de leur balcon respectif, pour cette architecture classique et posée de la ville, pour la foule de jeunes gens qui envahit ses rues, cette ville qui pulse.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le film a reçu des financements régionaux…</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, par la Région Occitanie et la Métropole de Montpellier, et le bureau d’accueil du cinéma nous a vraiment aidées. On a beaucoup tourné dans les trams, c’est comme ça que les vieilles dames se déplacent, et leur soutien a été précieux&nbsp;!&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">ENTRETIEN REALISE PAR AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Des femmes comme les autres </em><br>Avant-premières en présence de la réalisatrice<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">17 et 22 octobre</mark><br><strong>Pathé Comédie</strong>, Montpellier</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/cinema/"><em>Cinéma</em> ici </a></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/des-femmes-comme-les-autres-dominique-cabrera-presente-son-nouveau-film-a-cinemed/">« Des femmes comme les autres » : Dominique Cabrera présente son nouveau film à Cinemed</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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		<title>L’Opéra de Montpellier ouvre sa saison avec « Médée »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Sep 2026 12:54:59 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">Créée à Paris le 4 décembre 1693 sur un livret de Thomas Corneille,&nbsp;<em>Médée</em>&nbsp;avait surpris son époque par son audace et son intensité dramatique. L&rsquo;action se déroule à Corinthe, où Jason et Médée ont trouvé refuge auprès du roi Créon. Mais Jason se détourne de son épouse pour Créuse, la fille du roi. Créon annonce à Médée qu&rsquo;il ne la livrera pas à ses ennemis, mais qu&rsquo;elle doit quitter Corinthe, tandis que Jason y restera avec leurs enfants. Médée proteste : tous ses crimes, dit-elle, n&rsquo;ont été commis que par amour pour lui. Les noces de Jason et Créuse sont programmées. Folle de rage, Médée invoque les puissances infernales et prépare sa vengeance. La tragédie se précipite : Créon sombre dans la folie et meurt, Créuse expire dévorée par les flammes et Médée tue ses propres enfants avant de disparaître. Jason, éperdu, crie vengeance. Longtemps éclipsée par l&rsquo;œuvre de Lully, cette partition est aujourd&rsquo;hui considérée comme l&rsquo;un des sommets du répertoire baroque français. Elle compte notamment parmi ses pages célèbres le déchirant air de Médée « <em>Quel prix de mon amour</em> » (acte III).</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la tête de cette production,&nbsp;<strong>Stéphane Fuget</strong>, claveciniste, organiste et chef, dirige l&rsquo;ensemble&nbsp;<strong>Les Épopées</strong>, qu&rsquo;il a fondé en 2018. Il partage cette soirée avec le&nbsp;<strong>Chœur de chambre de Namur</strong>, ensemble vocal spécialisé dans l&rsquo;interprétation historiquement informée. Dans le rôle-titre, la contralto québécoise&nbsp;<strong>Marie-Nicole Lemieux</strong>, révélée en 2000 par le premier prix du Concours Reine Élisabeth, fait ses débuts dans le rôle de Médée. Sa voix grave et incisive s&rsquo;accorde à la violence dramatique du personnage. Face à elle, le ténor tchèque&nbsp;<strong>Petr Nekoranec</strong>, lui aussi dans une prise de rôle, incarne Jason. La mezzo-soprano&nbsp;<strong>Juliette Mey</strong>&nbsp;interprète Créuse et la basse&nbsp;<strong>Frédéric Caton</strong>, Créon. La soprano&nbsp;<strong>Camille Poul</strong>, habituée des productions de Stéphane Fuget, complète la distribution en Nérine et L&rsquo;Amour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Médée</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">22 septembre</mark><br><a href="https://www.opera-orchestre-montpellier.fr">Opéra Comédie, Montpellier </a></pre>



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		<title>Occitanie : Le souffle et l’abîme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jul 2026 13:14:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
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		<category><![CDATA[Anja Kampe]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>The Unanswered Question de Charles Ives s’érige sur un tapis de cordes presque immobile. Depuis les gradins, une trompette solitaire lance sa question ; les bois, menés par les chromatismes de la flûte, lui opposent des réponses de plus en plus agitées. Roderick Cox pose d’emblée les antagonismes de timbres et d’espaces. Très belle préparation [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>The Unanswered Question</em> de Charles Ives s’érige sur un tapis de cordes presque immobile. Depuis les gradins, une trompette solitaire lance sa question ; les bois, menés par les chromatismes de la flûte, lui opposent des réponses de plus en plus agitées. <strong>Roderick Cox</strong> pose d’emblée les antagonismes de timbres et d’espaces. Très belle préparation à l’écoute : la musique ne sera pas un discours univoque, mais la coexistence de mondes qui s’entendent sans parvenir à se rejoindre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Jamie Barton</strong> entre alors dans les <em>Rückert-Lieder</em> de Mahler avec une voix ample, sombre, expressive. L’Orchestre national Montpellier Occitanie l’entoure sans jamais l’étouffer. Les textures se renouvellent autour d’elle, parfois caressantes, parfois rugueuses. Dans <em>Um Mitternacht</em>, les cordes se taisent ; les cuivres et les bois creusent la nuit, rencontrent les graves de la mezzo-soprano et leur donnent une profondeur presque tellurique. Barton, que l’on avait entendue en Brangäne à Aix en 2021 et dont le timbre incarne à lui seul ce post-romantisme-là, connaît intimement cette manière de faire de la voix le lieu même du drame. Avec <em>Ich bin der Welt abhanden gekommen</em>, le retrait du monde devient une paix étrange, suspendue.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis vient la <em>Symphonie n°6</em> de Tchaïkovski, et avec elle l’un de ces concerts dont on sort changé. Roderick Cox obtient de l’orchestre une plénitude extraordinaire : chaque pupitre existe, chaque motif revient chargé de ce qui l’a précédé, et l’émotion n’abolit jamais la construction. Le troisième mouvement emporte tout dans sa marche éclatante. Il possède l’énergie, l’évidence et la puissance conclusive d’un finale. Le public applaudit ; nous aussi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais non. Tchaïkovski nous a laissé croire à la victoire pour mieux nous la reprendre. L’<em>Adagio lamentoso</em> commence et défait lentement ce qui semblait acquis. Le célèbre motif revient, obsédant, terrassant ; les cordes s’enfoncent, la vie se retire. Créée sous la direction du compositeur en octobre 1893, quelques jours avant sa mort, la <em>Pathétique</em> a souvent été lue comme un requiem prémonitoire. Elle est surtout, ici, une expérience physique de l’effondrement. On quitte l’auditorium la boule encore vive au ventre, reconnaissant d’avoir entendu un orchestre et un chef capables de conduire si loin.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Isolde, enfin</mark></strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="418" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Jaap-van-Zweden-et-l-Orchestre-Philharmonique-de-Radio-France-%C2%A9-X-DR.jpeg?resize=696%2C418&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-137834" style="aspect-ratio:1.6667191188040913;width:1014px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Jaap-van-Zweden-et-l-Orchestre-Philharmonique-de-Radio-France-%C2%A9-X-DR.jpeg?w=1000&amp;ssl=1 1000w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Jaap-van-Zweden-et-l-Orchestre-Philharmonique-de-Radio-France-%C2%A9-X-DR.jpeg?resize=300%2C180&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Jaap-van-Zweden-et-l-Orchestre-Philharmonique-de-Radio-France-%C2%A9-X-DR.jpeg?resize=768%2C461&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Jaap-van-Zweden-et-l-Orchestre-Philharmonique-de-Radio-France-%C2%A9-X-DR.jpeg?resize=150%2C90&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Jaap-van-Zweden-et-l-Orchestre-Philharmonique-de-Radio-France-%C2%A9-X-DR.jpeg?resize=696%2C418&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Jaap-van-Zweden-et-l-Orchestre-Philharmonique-de-Radio-France-%C2%A9-X-DR.jpeg?resize=700%2C420&amp;ssl=1 700w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Jaap van Zweden et l&rsquo;Orchestre Philharmonique de Radio France © X-DR</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le lendemain, cinq heures de <em>Tristan et Isolde</em> passent comme un seul souffle. On goûte généralement peu les versions de concert, qui peuvent réduire l’opéra à une succession d’airs debout devant des pupitres. Celle-ci rappelle au contraire que toute la scène est déjà dans la partition de Wagner. Un solo, une inflexion, un appel hors champ : tout agit, tout vibre, tout signifie&nbsp;; tout désire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous la direction de <strong>Jaap van Zweden</strong>, le prélude déborde sans jamais perdre son assise. Tout est en place, mais rien n’est figé. Dès le premier acte, <strong>Anja Kampe</strong> impose une Isolde souveraine. Maîtrise absolue de l’instrument, timbre limpide, projection franche, intelligence de chaque inflexion : cet acte est le sien. Comment peut-on encore parler du « Tristan », comme si l’héroïne n’était que le terme du voyage masculin ? Sa colère, sa mémoire et son désir organisent toute la traversée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à elle, la Brangäne de <strong>Tanja Ariane Baumgartner</strong> offre un timbre sombre, presque celui d’un alto, d’une mélancolie profonde. Au deuxième acte, la complémentarité des deux voix devient dramaturgie : l’une veille dans la nuit, l’autre conserve une lumière juvénile. Le duo s’écoule sans rupture, porté par un Orchestre Philharmonique de Radio France rompu à l’exercice wagnérien. Les heures disparaissent. Les soli sont d’une beauté inouïe, notamment celui du violoncelle ; les appels hors scène du cor anglais ouvrent soudain un autre espace dans la salle, comme la trompette d’Ives la veille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le troisième acte appartient davantage à Tristan. <strong>Stuart Skelton</strong> semble né pour le rôle. Sa puissance terrienne, presque pataude, se fend d’une fragilité juvénile ; on entend les sanglots dans le timbre sans que la ligne cède jamais. <strong>Iain Paterson</strong> lui offre un Kurwenal d’une fidélité ardente, <strong>Kwangchul Youn</strong> un roi Marke noble et profondément humain. Mais Isolde revient, et <strong>Anja Kampe</strong> reprend jusqu’au dernier souffle son inoubliable <em>Liebestod</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les voix portent l’expérience d’artistes mûrs, tandis que les personnages conservent quelque chose d’absolu, de presque adolescent. Ce contraste ne les éloigne pas du mythe : il fait entendre dans leurs tourments à la fois la démesure puérile du désir et une douleur vieille comme le monde. Au terme de ces deux soirées, une même évidence demeure : celle d’une musique incandescente devenue pure émotion, lorsque l’interprétation atteint ce degré d’engagement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse">Les deux concerts, donnés les<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 10 et 11 juillet</mark> au <a href="https://www.corum-montpellier.com/fr">Corum de Montpellier,</a> ont été diffusés sur France Musique : <em>Symphonie pathétique</em> en direct le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">10 juillet à 20h</mark> ; <em>Tristan et Isolde</em> le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">19 juillet à 20h</mark>. <br>Ils sont disponibles à la réécoute sur le site de <a href="https://www.radiofrance.fr/francemusique/podcasts/le-concert-du-soir/festival-radio-france-occitanie-montpellier-roderick-cox-dirige-la-symphonie-pathetique-de-tchaikovski-6224673">France Musique et l’application Radio France</a></pre>



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		<title>Une coquille loin d’être vide</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nemo Turbant]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jul 2026 08:38:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
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		<category><![CDATA[Musée d’art brut de Montpellier]]></category>
		<category><![CDATA[Paul Amar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Ancien coiffeur et chauffeur de taxi, passant ses vacances sur les plages de Vendée, c&#8217;est en 1974, à l&#8217;âge de 55 ans, qu&#8217;il a découvert par hasard ce qui allait devenir son matériel unique de création : Les coquillages. » C’est ce qu’indique le cartel d’entrée du Musée d’art brut de Montpellier, ainsi que [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">« <em>Ancien coiffeur et chauffeur de taxi, passant ses vacances sur les plages de Vendée, c&rsquo;est en 1974, à l&rsquo;âge de 55 ans, qu&rsquo;il a découvert par hasard ce qui allait devenir son matériel unique de création : Les coquillages.</em> » C’est ce qu’indique le cartel d’entrée du Musée d’art brut de Montpellier, ainsi que la quasi totalité des articles de presse consacrés au travail de Paul Amar.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Paul Amar a choisi de travailler le coquillage. Des coques, des palourdes, des huîtres, des moules, des bigorneaux. Il sculpte d’après des scènes qu’il garde en mémoire, provenant de cartes postales, de films, de souvenirs, de livres. Ses coquillages assemblés, recouverts de paillettes et de verni à ongles aux couleurs saturées sont agencés en bas-reliefs, en bustes, en portraits dans une esthétique à la limite du <em>camp</em> : un kitch fabuleux et une préciosité extrêmement sensible</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi ses œuvres, la vierge Fatima, sculpture à taille humaine d’une grande précision représentant une femme petite, drapée d’un long voile transparent, seul élément qui dénote de l’amoncellement unique de coquillage – seule pièce réalisée en collaboration avec sa femme et qui semble déroger à son protocole de travail.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">« <em>C&rsquo;est le bulot universel</em> »</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Souvent agencés en symétrie parfaites et étonnante au vu du matériau, les sculptures de Paul Amar brosse un large éventail de thème : des souvenirs d’Algérie, d’illustration narratives, de masques précieux et effrayants, mais aussi des personnages fantastiques où la sexualité marquée s’émancipe et s’affirme. Chaque coquillage récolté par Paul Amar possède une forme unique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les polir, les modeler en symétrie parfaite transcende toute leur essence, et de fait, établit un protocole de lissage de l’imperfection qui s’inscrit à l’encontre des pratiques conceptuelles encensées par l’art contemporain. «<em>&nbsp;Je suis un bon ouvrier, consciencieux, mais c’est tout, je ne suis pas un artiste</em>&nbsp;» : « <em>C&rsquo;est le bulot universel</em> » détermine donc le cartel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Je suis l&rsquo;homme le plus heureux du monde à l&rsquo;heure actuelle. Je ne pensais pas en arriver là, posséder une galerie à mon nom. C&rsquo;était au-dessus de mes possibilités. Et maintenant qu&rsquo;elle existe, bravo, soyez toujours les bienvenus dans la galerie Paul Amar où vous serez reçus comme des rois&nbsp;</em>», disait-il aussi. Son travail, présenté à Montpellier, est effectivement une invitation qui ne se décline pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">NEMO TURBANT</p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>L’art brut, pour s’affranchir des codes</strong><br></mark>L’art Brut, dont on doit le terme à Jean Dubuffet, s’affranchit par définition des codes souvent élitistes et performatifs de l’art contemporain. Ses artistes, ou artisan·nes, créateur·ices, participant·es, selon leur appellation choisie par elleux même ou pas, sont ancrées dans des pratiques souvent populaires, faisant appel à des moyen fréquemment qualifiés de rudimentaires, dont l’expression plastique reste inaltéré par les techniques académiques transmises dans les milieux artistiques classiques. <em>N.M.</em></pre>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Dans l’intuition de Kiki Smith</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nemo Turbant]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jul 2026 08:06:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
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		<category><![CDATA[Kiki Smith]]></category>
		<category><![CDATA[MO.CO]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Être ici, maintenant, partout.&#160;Le titre de l’exposition de Kiki Smith présentée au MO.CO, conçue en collaboration avec l’artiste, rassemble plus d’une centaine d&#8217;œuvres, et plus de quarante ans de production. Un accrochage où l’artiste fait preuve d’une rare liberté de techniques aussi diverses qu’étonnantes : peintures sur textiles, aluminium, toiles, sculptures de bronze, de bois, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Être ici, maintenant, partout.&nbsp;</em>Le titre de l’exposition de <strong>Kiki Smith</strong> présentée au MO.CO, conçue en collaboration avec l’artiste, rassemble plus d’une centaine d&rsquo;œuvres, et plus de quarante ans de production. Un accrochage où l’artiste fait preuve d’une rare liberté de techniques aussi diverses qu’étonnantes : peintures sur textiles, aluminium, toiles, sculptures de bronze, de bois, dessins au fusain, aux crayons de couleurs, broderie, tapisseries géantes et photographies de corps ou de jardin fleuri.&nbsp;Une profusion à découvrir jusqu’au 11 octobre à Montpellier.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a></a> Pour entrer ou quitter l’exposition, il y a cette œuvre,<em> Woman on Pyre&nbsp;</em>(2001). Une statue de femme en bronze, sur un bûcher. Son corps est modelé à la main, les traces de doigts et de pinceau marquent ses rides. Ses lèvres et sourcils striés, sa tête chauve, ses bras tendus et puissants pour tenir la pose :&nbsp;«&nbsp;<em>Comme le Christ, comme si elles disaient “Pourquoi m’as-tu abandonné ?”»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La femme sur le bucher est une&nbsp;<em>Genevieve</em>. En voyant au Louvre un tableau représentant Geneviève assise avec des loups et les agneaux, Kiki Smith dessine alors son amie Geneviève, la découpe, la moule, la casse pour la modeler, la recoller à nouveau. Cette œuvre amorce un travail d’hybridation, d’accouplement inter-espèce dans la pratique de l’artiste qui, bien loin de l’essentialisation naturaliste du corps féminin, propose une existence chorale, imbriquée, de présences en mutations.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Kiki Addams</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Née en Allemagne en 1954, l&rsquo;artiste américaine grandit dans une famille bourgeoise, dans un manoir ancien, entourée de sculptures de son père Tony Smith, de masques mortuaires de sa grand-mère, de collections de dentiers et de costumes datant du XIX<sup>e</sup> siècle.&nbsp;«&nbsp;<em>On ressemblait un peu à la famille Addams […] c’était, beaucoup de mort, partout</em>.&nbsp;» Une mort qui dans l’exposition plane constamment. Il y a la&nbsp;<em>Pietà</em>&nbsp;(1999) au chat mort, les sculptures anatomiques et fœtus réalistes fragmentés, les corps découpés et recollés ensemble comme pour en former de nouveaux, dans une incertitude de la finalité du corps et de l’œuvre par extension, puisqu’il est toujours question de réparer, de reconstruire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«<em>&nbsp;Ma mère disait toujours : “Fais confiance à ton intuition” </em>»L’intuition, chez Kiki Smtih est moteur de recherche et de production émancipée, parfois enfantine et toujours fabuleuse, ancrée dans un plaisir du conte, de la mythologie catholique. Son travail s’anime d’une récurrence de motifs et de détails inattendus, presque naïfs : de petite paillettes brillantes disséminées au coin des yeux de ses personnages, de strass sur sculpture de bronze, et des étoiles, toujours plus d’étoiles de toutes formes, couleurs et matières possible qui envahissent ses œuvres et l’espace d’exposition.&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse">NEMO TURBANT <br><br><strong>Être ici, maintenant, partout<br></strong><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 11 octobre<br></mark></strong><a href="https://www.moco.art/fr" data-type="link" data-id="https://www.moco.art/fr">MO.CO.</a>, Montpellier</pre>



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		<title>« Éditer, c’est résister »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 09:55:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<category><![CDATA[Stanislas Nordey]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline : Vous êtes un acteur célèbre, un metteur en scène reconnu depuis près de 40 ans, vous avez dirigé le Théâtre National de Strasbourg et son école supérieure … Qu’est ce qui vous amène à vous tourner vers une petite maison d’édition théâtrale de province ? Stanislas Nordey : D’abord, c’est en tant qu’acteur [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline : Vous êtes un acteur célèbre, un metteur en scène reconnu depuis près de 40 ans, vous avez dirigé le Théâtre National de Strasbourg et son école supérieure … Qu’est ce qui vous amène à vous tourner vers une petite maison d’édition théâtrale de province ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Stanislas Nordey</strong> : D’abord, c’est en tant qu’acteur et metteur en scène que je reprends cette maison, que j’ai toujours aimée. Ces livres d’Espaces 34, je les ai toujours saisis quand je les rencontrais en librairie, et je les achetais sans les ouvrir ou regarder la quatrième de couverture.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pourquoi ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sabine Chevallier, qui dirigeait cette maison depuis les années 90, a toujours eu une ligne éditoriale très claire, qui ressemble à mes choix artistiques, qui travaillent à la frontière du politique et du poétique. Quand elle a décidé de passer la main j’ai cherché qui pourrait la remplacer, j’ai appelé ceux que j’imaginais à cette place d’éditeur de théâtre… et je me suis dis pourquoi pas moi ? Je me demandais si j’en avais le droit…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le droit ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Bon, j’avais la légitimité par rapports aux auteurs et autrices contemporain·es, j’avais aussi une idée de l’économie des maisons d’édition de niche comme celle-ci, dont le but est de se maintenir à flot et pas de gagner de l’argent… Je savais aussi que je pourrais y être un directeur artistique bénévole, et que la seule salariée serait Chantal Regairaz, qui au TNS s’occupait des auteurs-autrices. Mais je ne connaissais rien à la mise en pages, à la diffusion… même si au fond, en tant que metteur en scène et acteur, j’ai aussi la capacité de faire passer des textes, aux acteurs et actrices, metteur·es en scène, directeurs et directrices… en les connaissant vraiment, et en sachant vraiment ce qui, dans les nouvelles publications ou le répertoire d’Espaces 34, va leur parler, pour créer ces textes, les dire…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les lire aussi. Vous vous définissez comme un lecteur de théâtre, alors que la pratique des lecteurs s’oriente majoritairement vers le roman…</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui. D’ailleurs, au fond, je me rends compte que je suis allé très logiquement vers l’édition de théâtre. D’abord parce que j’aime les textes écrits. Je fais partie de ces vieux crocodiles qui croient encore que le théâtre se fabrique dans l’épaisseur d’une langue creusée par un auteur, un poète, qu’un metteur en scène porte sur un plateau…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>On voit pourtant de plus en plus, sur scène mais aussi dans les maisons d’édition théâtrales, des textes portés par des auteurs/metteurs en scène qui travaillent leur écriture au plateau…</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui. Personnellement j’aime bien quand la langue est première, quand le dramatique prend naissance dans le poétique. Lorsque la langue s’affirme hors du cadre de scène, le metteur en scène et l’acteur doivent se demander comment l’y porter. C’est ce qui m’intéresse, au théâtre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous avez porté sur scène un texte important pour l’histoire de l’édition, </strong><em><strong>La Question </strong></em><strong>d’Henry Alleg, qui révélait la torture en Algérie, et a valu un procès à Jérôme Lindon, directeur des Éditions de Minuit.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui. Effectivement, pour moi, éditer c’est résister. J’ai été marqué par la dernière scène de <em>Fahrenheit 51</em>, par cette idée que chacun devient un livre pour résister. Le livre est la trace du théâtre, aux deux sens du mot : il trace une ligne directrice, il garde une trace mémorielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pourtant l’édition est en danger, les auteurs des éditions Grasset prennent la tangente pour fuir la mainmise de Bolloré…</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelque part, nous avons la chance de ne pas être à cette échelle ! L’édition indépendante, de&nbsp;théâtre, dans l’Hérault, c’est une niche ! même si j’ai conscience que ma notoriété permet aujourd’hui une plus grande visibilité. Mais nous n’avons pas les problèmes de rachat des maisons parisiennes. Notre problème, c’est plutôt que les aides à l’édition se raréfient. Il y a trois ans, sur les 12 titres annuels du catalogue, 9 ont été aidés. Aujourd’hui, c’est plutôt 3. Et évidemment l’édition théâtrale ne vit pas de ses ventes, qui sont faibles. À part Wajdi Mouawad qui est au programme du Bac, aucun auteur dramatique ne gagne sa vie avec ses livres, parfois avec ses droits de représentation…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais je reste persuadé qu’il ne faut pas déserter cet endroit de l’édition. Qu’il faut que les livres vivent, que les auteurs doivent être aidés. J’ai lu tous les auteurs du catalogue, plus de 300 titres, pour pouvoir les défendre, les porter. Chacun est singulier…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Et quels sont les nouveaux projets d’Espaces 34 ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">D’abord, continuer le travail de Sabine Chevallier, remarquable en tous points, y compris dans l’équilibre économique qu’elle a maintenu dans ce difficile contexte. Ses collections françaises et étrangères, sa collection Hors cadre sur des textes qui ne se disent pas directement dramatiques, sa collection jeunesse. C’est incroyable l’inventivité de forme des auteurs jeunesse de théâtre, ils imaginent des biais pour s’adresser au enfants ou aux jeunes qui travaillent un imaginaire foisonnant, des métaphores…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous annoncez des nouveautés…</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’instant j’ai continué les projets d’édition de Sabine Chevallier, mais depuis septembre je suis entièrement responsable des parutions. Sont donc publiés deux livres de Claudine Galéa, <em>Tango</em> dans Hors cadre (voir ci-contre, <em>ndlr</em>) et <em>Leurs coeurs se balancer</em> en Jeunesse. Et deux de Gwendoline Soublin, en théâtre contemporain et en Jeunesse. Je vais aussi créer d’autres collections, en commençant par Les Introuvables, consacrés à des perles inconnues du répertoire, comme<em> L’Orestie</em> de Pasolini, un inédit de Gabily, <em>Zoologie</em>. Je pense aussi à une collection Mémoires, qui se penchera sur les archives de spectacles, en commençant par Jean-Pierre Vincent… Et je vais éditer un Théâtre complet de Claudine Galéa, que j’aime beaucoup, qui était déjà éditée par Sabine Chevallier, et a été une de mes autrices associée au TNS.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ENTRETIEN RÉALISÉ PAR AGNÈS FRESCHEL</p>
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		<title>Sète : Biennale des Arts de la scène en Méditerranée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Nov 2025 11:06:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A Place of Safety  En juillet 2024, les metteurs en scène, auteurs et acteurs italiens Enrico Baraldi et Nicola Borghesi, fondateurs de la compagnie Kepler-452, ont embarqué sur le navire Sea-Watch 5 afin de documenter de l’intérieur les missions de sauvetage en Méditerranée centrale. Leur immersion auprès des « humanitaires », des « migrant·es » secouru·es et des équipes [&#8230;]</p>
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<h2 class="wp-block-heading"><strong>A Place of Safety</strong> </h2>



<p class="wp-block-paragraph">En juillet 2024, les metteurs en scène, auteurs et acteurs italiens Enrico Baraldi et Nicola Borghesi, fondateurs de la compagnie Kepler-452, ont embarqué sur le navire Sea-Watch 5 afin de documenter de l’intérieur les missions de sauvetage en Méditerranée centrale. Leur immersion auprès des « humanitaires », des « migrant·es » secouru·es et des équipes d’intervention marque le point de départ de <em>A Place of Safety</em> &#8211; Voyage en Méditerranée centrale dans lequel les expériences vécues à bord, entre urgence, impuissance, solidarité et bureaucratie, servent de matériau brut.<br>Un spectacle créé au Teatro Arena del Sole de Bologne en février dernier, présenté pour la première fois en France ces 13 et 14 novembre au Théâtre des 13 vents dans le cadre de la Biennale des Arts de la Scène en Méditerranée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un théâtre documentaire engagé</mark></strong><br>A Place of Safety se présente comme une « pièce documentaire », interprétée sur le plateau par Nicola Borghesi et par les membres de la mission eux-mêmes, refusant la posture victimaire simplificatrice, préférant mettre l’accent sur la complexité du contexte : des vies en suspens, des frontières fermées, des choix difficiles.<br>Le spectacle pose la mer comme frontière mobile, entre vie et mort, entre exil et refuge, entre engagement et impuissance. Transformant le plateau en un lieu de témoignage direct, grâce à un dispositif scénique qui mêle voix, fragments documentaires, langues multiples, le public est invité à ressentir la fragilité des trajectoires humaines, la tension entre l’attente et l’intervention, et l’énigme d’une mer à la fois usage, enjeu et témoin.<br>Un spectacle en italien, anglais, portugais surtitré en français, dont la représentation le jeudi 13 sera suivie d’une rencontre avec l’équipe artistique.</p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">13 et 14 novembre</mark><br><a href="https://www.13vents.fr">Théâtre des 13 vents</a>, Montpellier</pre>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Boujloud (L’homme aux peaux)</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Menant une enquête sur le consentement au Maroc pour créer un spectacle documentaire, Kenza Berrada rencontre Houria, femme marquée par une agression sexuelle subie dans l’enfance, concluant son récit par un violent et fatal : « C’était comme ça à l’époque ». Une question s’impose alors à l’artiste : mais quand finit cette époque ? <br>Pour dire l’indicible, l’artiste convoque Boujloud, figure rituelle du Rif et du Haut-Atlas occidental. Couvert de peaux, moitié homme moitié bête, Boujloud surgit chaque année après l’Aïd pour incarner la force vitale du passage, de la mue. Dans son spectacle, cette figure devient le véhicule d’une mémoire enfouie : elle porte les voix tues, les blessures transmises, les colères rentrées, transmises de génération en génération.</p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">7 et 8 novembre</mark><br><a href="https://www.domainedo.fr">Domaine d’O,</a> Montpellier</pre>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="696" height="447" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/boujloud3-1000x1000chelene-harder.jpeg?resize=696%2C447&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-132869" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/boujloud3-1000x1000chelene-harder.jpeg?w=1000&amp;ssl=1 1000w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/boujloud3-1000x1000chelene-harder.jpeg?resize=300%2C193&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/boujloud3-1000x1000chelene-harder.jpeg?resize=768%2C493&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/boujloud3-1000x1000chelene-harder.jpeg?resize=150%2C96&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/boujloud3-1000x1000chelene-harder.jpeg?resize=696%2C447&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/boujloud3-1000x1000chelene-harder.jpeg?resize=654%2C420&amp;ssl=1 654w" sizes="auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Boujloud © Hélène Harder</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Et tout est rentré dans le désordre</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avec Et tout est rentré dans le désordre, Julie Benegmos et Marion Coutarel, de la Compagnie Libre Cours, proposent une traversée poétique et politique des pratiques funéraires d’aujourd’hui. Leur point de départ : une enquête menée auprès de celles et ceux qui cherchent à réinventer les rites de la mort, à redonner sens et humanité à ces passages souvent confisqués par le rationalisme ou le marché.<br>Le spectacle oscille entre théâtre expérimental, documentaire et fiction, explorant le potentiel transformateur des rituels. Sur scène, un rituel se compose, à la fois grave et joyeux, entre documentaire et célébration symbolique. Les spectatrices et spectateurs deviennent témoins d’une tentative de réconciliation avec la mort, d’un partage sensible où le désordre devient lieu de transformation.</p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">7 novembre</mark><br><a href="https://www.theatrejeromesavary.fr">Théâtre municipal Jérôme Savary,</a> Villeneuve-lès-Maguelone<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">13 novembre</mark><br><a href="https://tmsete.com">Théâtre Molière</a>, Sète</pre>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="696" height="392" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/p21-et-tout-est-rentre-dans-le-desordrealban-le-goff-4.jpeg?resize=696%2C392&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-132870" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/p21-et-tout-est-rentre-dans-le-desordrealban-le-goff-4.jpeg?resize=1024%2C576&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/p21-et-tout-est-rentre-dans-le-desordrealban-le-goff-4.jpeg?resize=300%2C169&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/p21-et-tout-est-rentre-dans-le-desordrealban-le-goff-4.jpeg?resize=768%2C432&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/p21-et-tout-est-rentre-dans-le-desordrealban-le-goff-4.jpeg?resize=150%2C84&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/p21-et-tout-est-rentre-dans-le-desordrealban-le-goff-4.jpeg?resize=696%2C392&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/p21-et-tout-est-rentre-dans-le-desordrealban-le-goff-4.jpeg?resize=1068%2C601&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/p21-et-tout-est-rentre-dans-le-desordrealban-le-goff-4.jpeg?resize=747%2C420&amp;ssl=1 747w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/p21-et-tout-est-rentre-dans-le-desordrealban-le-goff-4.jpeg?w=1200&amp;ssl=1 1200w" sizes="auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Et tout est rentré dans le désordre © Alban le Goff</figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading"><strong>Necropolis</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le danseur, chorégraphe et artiste visuel Arkadi Zaides se penche sur les milliers de migrants disparaissant depuis une trentaine d’années aux frontières de l’Europe. Seul en scène, s’appuyant sur la liste minutieusement tenue depuis 1993 par l’organisation United, il se tient face à un ordinateur et à la projection d’une carte du continent, en faisant émerger une cartographie des vies perdues dans les flots, les déserts, les zones d’attente et les marges administratives.<br>Un geste, un clic, un nom : chaque point lumineux correspond à une mort. Au fil de cette conférence performée, associant investigation du territoire et enquête médico-légale, l’artiste transforme la donnée brute en un rituel d’attention, cherchant à incarner les noms de celles et ceux à qui l’on a refusé toute identification, après la mort. </p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">12 au 14 novembre</mark><br><a href="https://theatre.univ-montp3.fr">Théâtre de La Vignette</a>, Montpellier</pre>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/NECROPOLIS-%C2%A9-Eike-Walkenhorst-10.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-132871" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/NECROPOLIS-%C2%A9-Eike-Walkenhorst-10.jpg?w=802&amp;ssl=1 802w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/NECROPOLIS-%C2%A9-Eike-Walkenhorst-10.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/NECROPOLIS-%C2%A9-Eike-Walkenhorst-10.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/NECROPOLIS-%C2%A9-Eike-Walkenhorst-10.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/NECROPOLIS-%C2%A9-Eike-Walkenhorst-10.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/11/NECROPOLIS-%C2%A9-Eike-Walkenhorst-10.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w" sizes="auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">NECROPOLIS © Eike Walkenhorst</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">La <em><a href="https://www.13vents.fr/biennale-des-arts-de-la-scene-en-mediterranee-2025/">Biennale des Arts de la Scène en Méditerranée </a></em>est initiée par le Théâtre des 13 vents – CDN Montpellier et un vaste réseau de partenaires</p>



<p class="wp-block-paragraph">MARC VOIRY</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici </a></p>
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		<title>Temps de cirque : Un homme blanc peut-il parler d’excision ? </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Nov 2025 10:38:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cirque]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Circus Baobab soulève l’enthousiasme du public par ses numéros d’acrobates époustouflants, la combinaison de chants traditionnels, de danse krump et d’agrès spécifiquement africains, comme les mâts en bois souples sur lesquels se fonde l’essentiel de Yongoyély. Comme les autres spectacles, il a été accueilli par une salle comble applaudissant debout des artistes formidables.&#160; Pourtant Yongoyély [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Circus Baobab</strong> soulève l’enthousiasme du public par ses numéros d’acrobates époustouflants, la combinaison de chants traditionnels, de danse krump et d’agrès spécifiquement africains, comme les mâts en bois souples sur lesquels se fonde l’essentiel de <em>Yongoyély</em>. Comme les autres spectacles, il a été accueilli par une salle comble applaudissant debout des artistes formidables.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant <em>Yongoyély /L’exciseuse</em> fait naître un malaise. La lutte contre la domination multifactorielle des femmes racisées porte une revendication claire&nbsp;: c’est aux femmes racisées d’en parler et non aux femmes blanches, et moins encore aux hommes blancs.&nbsp;Dans notre société si prompte à regarder les hommes noirs avec frayeur et les femmes noires avec condescendance, sont-ils les plus aptes à parler de l’excision&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Déconstruire les représentations&nbsp;</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment, alors, parler de violences faites aux femmes racisées dans un spectacle&nbsp;? Sans doute en leur laissant le faire. Lorsque Germaine Acogny transmet ses solos, que Dada Masilo transfigure <em>Carmen</em>, que Rebecca Chaillon joue <em>Carte noire nommée désir</em> ou Bintu Dembelé danse <em>Les Sauvages</em> de Rameau, le regard est naturellement juste. Sans trimballer les résidus de représentations imprégnées de siècles de domination, comme le fouet pour représenter l’excision…&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de <em>Yongoyély</em>, quelques représentations nécessitent d’être déconstruites en cette journée des Droits de la femme, pour éviter que les racistes ne fassent retomber le poids des mutilations sexuelles sur la sauvagerie supposée des hommes noirs.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Qui excise&nbsp;?&nbsp;</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pays où les femmes demeurent le plus systématiquement excisées est l’Egypte (96% des femmes), et nombre de pays d’Afrique subsaharienne ont concrètement renoncé à ces mutilations depuis suffisamment longtemps pour qu’elle soit résiduelle, présente seulement chez les femmes âgées (5% des femmes sont excisées au Togo, en Ouganda ou au Congo, elle n’est pas pratiquée aux Comores, à Madagascar ou au Rwanda) alors qu’elle augmente notablement en Indonésie (50% de femmes mutilées).&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les mutilations gynécologiques ne sont pas réservées aux musulmans ou aux animistes, puisqu’au Mali les chrétiens la pratiquent tout autant. L’excision et l’infibulation préexistaient à l’Islam, puisqu’on en trouve des traces dans l’Egypte antique et l’Empire Romain. Elles ont été généralisées durant la traite négrière, en particulier l’infibulation, c’est à dire la couture des grandes lèvres, pour donner plus de prix aux esclaves et réserver leur usage sexuel aux Maîtres.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle est interdite en Guinée, et pratiquée autant à Conakry que dans les villages, dans des centres de santé, sans répression dans les faits. 90% des Guinéennes sont aujourd’hui excisées. Elles sont mutilées par des exciseuses entre 5 et 9 ans, et la pratique diminue peu.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">AGNES FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Yongoyély</em> <br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 6 au 28 novembre</mark> <br>Bagnols-sur-Cèze, Alès, Montpellier<br><br><em>Yongoyély</em> a été créée à Marseille dans le cadre de la <em><a href="https://biennale-cirque.com">Biennale Internationale des Arts du Cirque </a></em> </pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici </a></p>
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		<title>[CINEMED Des fantômes à Montpellier</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Oct 2025 17:12:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La figure du fantôme parcourt le cinéma depuis toujours. Tout récemment, on a pu voir dans les salles obscures Miroirs n°3 de Christian Petzold ou Fantôme utile de Ratchapoom Boonbunchachoke. …. Quelqu’un qui est là, mais pas là. Des fantômes, il y en a eu dans plusieurs des&#160; films présentés au 47e&#160; Cinemed Un fantôme [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">La figure du fantôme parcourt le cinéma depuis toujours. Tout récemment, on a pu voir dans les salles obscures <em>Miroirs n°3</em> de<strong> Christian Petzold </strong>ou <em>Fantôme utile </em>de <strong>Ratchapoom Boonbunchachoke.</strong> …. Quelqu’un qui est là, mais pas là. Des fantômes, il y en a eu dans plusieurs des&nbsp; films présentés au 47<sup>e&nbsp; </sup>Cinemed</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Un fantôme arménien</strong></mark></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est le fantôme de son mari que va chercher Céline (<strong>Camille Cottin)</strong>&nbsp;: celui qu’elle a épousé, Arto Saryan, né le 22octobre 1968, n’existe pas pour l’Etat Civil. C’est son premier voyage en Arménie&nbsp;: elle est venue chercher à Gyumri l’acte de naissance de son mari pour pouvoir donner à leurs enfants l’âme arménienne. Alors qui est son mari, cet homme qui s’est suicidé un 21 novembre&nbsp;? C’est sur les traces de ce fantôme qu’elle va parcourir ce pays qu’elle ne connait pas. Guidée par Arsiné (<strong>Zar Amir Ebrahimi),</strong> elle mène son enquête et apprend que son mari qu&rsquo;elle ne voyait jusque-là que comme un pacifique ingénieur, a été un combattant&nbsp;: il &nbsp;a tué, il a peut -être été responsable de la mort de ses hommes. Céline traverse ce &nbsp;pays meurtri et nous le parcourons avec elle en de longs plans séquences, filmés par <strong>Claire Mathon.</strong> Ruines dans lesquelles errent des êtres, perdus, blessés. Loin de tout, elle rencontre un homme fêlé, Rob, (<strong>Denis Lavant)</strong> qui a vécu toutes les guerres, parle toutes les langues, joue du doudouk et sait des choses. Apparaît soudain, dans un reflet, le visage du fantôme, cet inconnu avec qui elle a vécu vingt ans. <em>Le pays d’Arto,</em> le dernier film de <strong>Tamara Stepanyan</strong> dont on avait apprécié le documentaire <em>Fantômes arméniens</em>, était un des films en compétition et représentera <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">l’Arménie aux Oscars2026</mark></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="696" height="696" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/lame-ideale-1.png?resize=696%2C696&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-132634" style="width:369px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/lame-ideale-1.png?resize=1024%2C1024&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/lame-ideale-1.png?resize=300%2C300&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/lame-ideale-1.png?resize=150%2C150&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/lame-ideale-1.png?resize=768%2C768&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/lame-ideale-1.png?resize=696%2C696&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/lame-ideale-1.png?resize=1068%2C1068&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/lame-ideale-1.png?resize=420%2C420&amp;ssl=1 420w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/lame-ideale-1.png?w=1080&amp;ssl=1 1080w" sizes="auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">L&rsquo;Ame idéale (C)Gaumont</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Passeuse d’âme</strong></mark></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est d’autres fantômes que nous allons croiser dans le premier long métrage d’<strong>Alice Vial</strong>, <em>L&rsquo;Âme idéale,</em> Elsa (formidable <strong>Magalie Lépine-Blondeau</strong>) travaille au sein d’un service de soins palliatifs. Elle est sur le point de se marier avec Sofiane quand, au cours d’un repas de famille, elle parle avec la sœur de son futur mari, jeune fille qui s’est suicidée, et l’aide à quitter le monde des vivants. Car Elsa a un don particulier&nbsp;: c’est une passeuse d’âmes Après une explication douloureuse, Sofiane la quitte. Il ne peut &nbsp;partager la vie de celle qui fréquente les fantômes. Deux ans, plus tard, elle a une grande histoire d’amour avec Oscar, (<strong>Jonathan Cohen</strong>) un compositeur de musique électronique … dont elle découvre qu’il est mort dans un accident de scooter Va t-elle l’aider à quitter le monde des vivants et ne plus voir cet homme qu’elle aime. Un film plein de vie et de couleurs qui nous fait voir la mort autrement. Un film romantique qui interroge sur la vie&nbsp;: &nbsp; ai-je assez vécu&nbsp;? Ai-je assez aimé&nbsp;? <em>L&rsquo;Âme idéale </em>a été présenté en avant première et sortira en salles le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">17 décembre</mark></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/1421548_mymemoryisfullofghosts_489784.jpeg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-132635" style="width:458px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/1421548_mymemoryisfullofghosts_489784.jpeg?w=780&amp;ssl=1 780w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/1421548_mymemoryisfullofghosts_489784.jpeg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/1421548_mymemoryisfullofghosts_489784.jpeg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/1421548_mymemoryisfullofghosts_489784.jpeg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/1421548_mymemoryisfullofghosts_489784.jpeg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/1421548_mymemoryisfullofghosts_489784.jpeg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w" sizes="auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">My Mémory is full of ghosts</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>«&nbsp;<em>Un fantôme est apparu dans une lune bleue</em>&nbsp;»</strong></mark></p>



<p class="wp-block-paragraph">Des fantômes il y en a plein à Homs dans le documentaire du Syrien, <strong>Anas Zawahri </strong>. « <em>Des fantômes ont envahi ma mémoire »</em> est il précisé en exergue, la mémoire s de tous ceux et celles qui vivaient dans cette ville. Une ville semble ne plus vivre qu’avec les souvenirs de son passé. Plans fixes sur les rues vides comme un décor de fin du monde, immeubles en ruines, façades criblées de balles, Présentes par leurs voix déconnectées des corps, sept personnes témoignent tour à tour, évoquant la peur, les bombardements, les bâtiments qui s’effondraient, la mort d’êtres chers. La caméra montre aussi la vie qui essaie de reprendre : des ouvriers qui reconstruisent, des hommes assis ensemble qui boivent un café et écoutent l’un d’entre eux entamant une chanson d’amour. Comment peut –on vivre dans une ville qu’on aime mais où chaque lieu peut évoquer la perte, la mort ? Comment ne pas être en colère  quand on a vu tuer son père ? Quand on a perdu sa fille ? Les récits sont terribles.  « <em>La peur est le seul sentiment que je n’ai pas réussi à gérer</em> » confie une femme. Ceux qui sont là ont accepté de poser devant la caméra d’Anas Zawahri qui a passé plus de trois mois dans la ville ravagée. Dans ce documentaire sombre, comme une note d’espoir, des enfants jouent au ballon, un adolescent répare un lustre On entend une chanson  <em>« Un fantôme est apparu dans une lune bleue »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>My Memory Is Full of Ghosts</em> a été présenté dans le cadre de « l’Etat des lieux d’une reconstruction&nbsp;: le jeune cinéma syrien »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Annie Gava</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 47<sup>e </sup>Festival Méditerranéen de Montpellier (CINEMED) s’est tenu du 17 au 25 octobre 2025</p>
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