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	<title>Archives des Musée Ziem - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Musée Ziem - Journal Zebuline</title>
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		<title>Le mur et ses revenants</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 May 2026 07:42:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Ernest Pignon-Ernest]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ernest Pignon-Ernest sourit. Souvent. Notamment lorsqu’on évoque au sujet de ses collages le courant du street art, qu’il a «&#160;tout de même devancé d’au moins quarante ans ». Il faut dire que la nuance est essentielle : il ne s’agit pas pour l’artiste d’installer une image dans la rue, encore moins de faire de la [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Ernest Pignon-Ernest sourit. Souvent. Notamment lorsqu’on évoque au sujet de ses collages le courant du street art, qu’il a «&nbsp;<em>tout de même devancé d’au moins quarante ans</em> ». Il faut dire que la nuance est essentielle : il ne s’agit pas pour l’artiste d’installer une image dans la rue, encore moins de faire de la rue « <em>une galerie à ciel ouvert</em> ». Mais bel et bien de « <em>faire de la rue une œuvre</em> », d’y «&nbsp;<em>inscrire le temps, l’espace, la mémoire</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ce que déploie la superbe carte blanche du musée Ziem : près de soixante ans de dessins, sérigraphies, photographies, archives ; non pas les restes d’un art éphémère, mais ses traces vives. Car chez Ernest Pignon-Ernest, la référence n’est jamais citation savante ni hommage poli. Elle est choix actif, friction, résonance. Un corps de papier vient réveiller un lieu, et le lieu, à son tour, redonne au corps son poids d’histoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Faire résonner les morts</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’artiste le formule magnifiquement : « <em>inscrire un élément de fiction dans le réel</em> », pour « <em>travailler la mémoire</em> » du lieu, « <em>révéler, perturber, exacerber</em> » sa symbolique. Rimbaud, donc, n’est pas seulement Rimbaud : collé dans Paris, puis vers Charleville, il devient adolescence en fuite, mythe circulant, visage arraché au portrait de Carjat et rendu aux murs. Les gisants de la Commune ne commémorent pas : ils font remonter les morts à même les pavés. Pasolini, à Rome, porte son propre cadavre dans ses bras ; image christique, image politique, image littéraire, où Caravage, la Passion et la ville populaire se répondent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Desnos, Nerval, Genet, Neruda, Darwich : les poètes chez lui ne décorent rien. Ils incarnent des pays, des blessures, des contradictions. À Haïti encore, les fantômes surgissent parce qu’un lieu les appelle. L’écrivain assassiné Jacques Stephen Alexis y occupe une place à part.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Retour aux sources</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Martigues rend ce principe particulièrement lisible. Ernest Pignon-Ernest y revient parce qu’il y était déjà venu, au début des années 1980, invité lors de l’installation du musée Ziem dans l’ancienne caserne des douanes. Sur un mur demeure une rare empreinte pérenne : études anatomiques, objets archéologiques, silhouette de Prométhée, figure de la Martégale. Dans la ville, les collages dialoguaient avec les ruelles, les canaux, les usines pétrochimiques. <em>Prométhée</em>, inspiré d’Oppenheimer, y faisait résonner feu volé, science, puissance industrielle et menace atomique. <em>La Martégale</em> répondait aux collections du musée, mais aussi à une mémoire populaire, méditerranéenne, au centre de la plupart de ses explorations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’exposition a l’intelligence de ne pas figer cette disparition programmée. Elle montre les images, mais aussi les processus : ateliers de sérigraphie, diapositives, témoignages d’habitants, genèse des <em>Arbrorigènes</em>, nés à Martigues dans le dialogue avec le scientifique Claude Gudin. Et elle prolonge la résonance en confiant à Ernest Pignon-Ernest le rôle de commissaire dans les collections graphiques de Félix Ziem : d’un dessinateur à l’autre, du voyageur de lumière à l’arpenteur d’ombres.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Carpentras</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ironie du sort, ou du moins d’une étrange année d’élections&nbsp;: son amarrage provençal se dédouble. À Martigues, où l’exposition retrouve les traces d’un passage ancien ; à Carpentras, où l’Inguimbertine présente <em>Ombres de Naples</em> et devait accueillir une importante dotation de l’artiste. Mais là encore, Ernest Pignon-Ernest rectifie. Dans la « <em>situation de Carpentras</em> », désormais dirigée par le RN, il remet en cause ce don. Et rappelle qu’il s’adresse à une institution, à une histoire, à un territoire où s’est inventée une part de son travail, non à une conjoncture politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La précision dit assez la vigilance d’un artiste qui n’a jamais séparé les lieux des forces qui les traversent. De Martigues à Naples, de Naples à Carpentras, sa géographie reste donc une géographie de tensions : poétique, savante, populaire &#8211; et épidermiquement politique.</p>



<pre class="wp-block-verse">SUZANNE CANESSA<br><strong>Carte blanche à Ernest Pignon-Ernest</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Du 23 mai au 15 novembre<br></strong></mark><strong><a href="https://www.ville-martigues.fr/loisirs/culture/musee-ziem" type="link" id="https://www.ville-martigues.fr/loisirs/culture/musee-ziem">Musée Ziem</a></strong>, Martigues<br></pre>



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		<title>Zingaro : 40 ans à cheval </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Feb 2025 15:18:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[Alain Sauvan]]></category>
		<category><![CDATA[Alfons Alt]]></category>
		<category><![CDATA[Antoine Poupel]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce sont 110 photos, signées d’Alain Sauvan, Alfons Alt et Antoine Poupel, qui sont exposées au premier étage du Musée Ziem. Trois photographes qui entretiennent des liens privilégiés avec le théâtre Zingaro et son créateur, Bartabas, metteur en scène et écuyer, réalisateur et auteur, inventeur au début des années 1980 d’une forme de spectacle équestre [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Ce sont 110 photos, signées d’<strong>Alain Sauvan</strong>, <strong>Alfons Alt</strong> et <strong>Antoine Poupel</strong>, qui sont exposées au premier étage du Musée Ziem. Trois photographes qui entretiennent des liens privilégiés avec le théâtre Zingaro et son créateur, <strong>Bartabas</strong>, metteur en scène et écuyer, réalisateur et auteur, inventeur au début des années 1980 d’une forme de spectacle équestre poétique et esthétique, qui depuis a fait des petits.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Trois salles, trois regards</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Alain Sauvan, est le premier photographe «&nbsp;officiel&nbsp;» de Zingaro, de 1979 à 1985. Ses photographies, en noir et blanc, exposées dans un petit espace circulaire, documentent la vie de la troupe par des séries d’une dizaine de clichés liés à des lieux&nbsp;: Avignon, Arènes et friche AGEI de Nîmes, Camargue, terrain vague Jaurès à Paris. On y voit en plans larges ou serrés des instants de travail et du quotidien, des poses de troupe ou de famille, et on y sent une énergie et une détermination sans faille. Parmi d’autres, Bartabas, au regard intense, quelquefois souriant, en compagnie de sa femme, leur bébé et leur faucon, et quelques mises en scène acrobatiques, notamment un cheval monté par le maître des lieux sautant au milieu des membres de la troupe et au-dessus d’une table d’un repas en cours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Antoine Poupel a lui photographié les spectacles de la compagnie entre 1994 et 2015&nbsp;: <em>Chimère</em>, <em>Eclipse</em>, <em>Triptyk</em>, <em>Loungta</em>, <em>Battuta</em>, <em>Darshan</em>, <em>Calacas</em> et <em>On achève bien les anges (élégies)</em>. Sa trentaine de photographies couleurs, sur lesquelles il intervient avec des rajouts de pastel, accentuent le caractère d’apparitions fugaces oniriques, fantastiques, épiques des scènes conçues par Bartabas. Quant à Alfons Alt, qui accompagne la troupe depuis le début des années 1980, une trentaine de ses «&nbsp;altotypes&nbsp;», selon le nom qu’il a donné à son procédé de fabrication (conjuguant photographie, gravure et peinture) occupent les murs de la troisième salle. De grands et petits formats, aux accents temporels dix-neuvièmistes, proposant la plupart du temps des portraits, posés ou capturés sur l’instant, en noir et blanc sur fonds de couleurs, de membres de la troupe, faisant corps avec les chevaux et autres animaux de la famille Zingaro.</p>



<p class="wp-block-paragraph">MARC VOIRY</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Zingaro</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 9 mars</mark><br><a href="https://www.ville-martigues.fr/loisirs/culture/musee-ziem/les-expositions/exposition-en-cours-ou-a-venir">Musée Ziem</a>, Martigues</pre>



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		<title>Au musée Ziem, une galerie de portraits</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marie Godfrin-Guidicelli]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Mar 2023 09:39:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[Bernard Boespflug]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À l’occasion de Miroir Ô Miroir, 145 œuvres sortent des réserves sur un fonds qui compte pas moins de 9000 pièces de l’Antiquité au XXe siècle. Sans surprise, le parcours analytique ébauche quelques réponses aux questions que le portrait suppose en tant qu’excellent révélateur de la société. Qui ? Quoi ? Pourquoi ? Comment ? Ainsi les portraits officiels, [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">À l’occasion de <em>Miroir Ô Miroir, </em>145 œuvres sortent des réserves sur un fonds qui compte pas moins de 9000 pièces de l’Antiquité au XX<sup>e</sup> siècle. Sans surprise, le parcours analytique ébauche quelques réponses aux questions que le portrait suppose en tant qu’excellent révélateur de la société. Qui ? Quoi ? Pourquoi ? Comment ? Ainsi les portraits officiels, évoqués ici par quatre anciens maires de Martigues, deux ecclésiastiques et un gouverneur d’Indochine. En pied ou en buste, en habit ou en uniforme, ils disent beaucoup de leur personnalité selon qu’ils ont choisi de se représenter avec tous les honneurs ou en toute humilité. De la même manière, portraits et autoportraits d’artistes soulèvent un coin du voile sur leur manière d’affirmer leur statut. En 1883, Aimé Ponson se peint dans un style purement académique, fond sombre et pose hiératique, tandis que Ziem ose une touche et une palette chromatique plus « modernes », expérimentant une dynamique nouvelle. Plus proche de nous, en 1984, André Villers photographie Hans Hartung de dos tandis qu’en 1987, Bernard Boespflug saisit au vol le jeune Gérard Traquandi. Le buste de Rodin sculpté par Camille Claudel, en plâtre patiné à la cire, garde les traces de leur passion fougueuse tandis que le buste de Mistral coiffé d’un chapeau par Carli, en plâtre et ciment blanc armé, affirme sans ambages l’autorité de l’écrivain. Images posées ou volées, les artistes gardent leur mystère.<br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/03/Felix-Ziem-Autoportrait-1855-Huile-et-craie-sur-toile-91-x-66-cm-Musee-Ziem-Martigues-c-Gerard-Dufrene-.jpg?resize=605%2C822&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-118632" width="605" height="822" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/03/Felix-Ziem-Autoportrait-1855-Huile-et-craie-sur-toile-91-x-66-cm-Musee-Ziem-Martigues-c-Gerard-Dufrene-.jpg?resize=220%2C300&amp;ssl=1 220w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/03/Felix-Ziem-Autoportrait-1855-Huile-et-craie-sur-toile-91-x-66-cm-Musee-Ziem-Martigues-c-Gerard-Dufrene-.jpg?resize=150%2C205&amp;ssl=1 150w" sizes="(max-width: 605px) 100vw, 605px" /><figcaption class="wp-element-caption">Félix Ziem, Autoportrait 1855, Huile et craie sur toile 91 x 66 cm &#8211; Musée Ziem, Martigues (c) Gérard Dufrêne</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">En tous genres<br></mark></strong><em>Hésitation</em>, <em>Tristesse</em>, <em>Rêverie après le bal</em>… Une série de portraits de modèles inconnues ont pour unique objet le symbole ou la métaphore. La lithographie <em>Les Yeux clos</em> d’Odilon Redon, dont la peinture est au musée d’Orsay, en est l’un des meilleurs exemples qui marqua l’émergence du mouvement symboliste. Là le portrait dépasse le vivant pour atteindre le monde des rêves et de l’invisible. D’autres, comme Fernande Hortense Cécile de Martens, peintre et cofondatrice du musée Ziem, transforment une scène de genre (<em>Visite au grand-père</em>) en allégorie auréolée de lumière divine. Plus conventionnels, les portraits régionalistes ou réalistes comme les portraits bourgeois sont le miroir des castes, des cultures, des arts de vivre. On s’y représente en costumes traditionnels, avec les attributs liés à sa fonction, dans un décorum qui raconte son époque. À l’issue de l’exposition, on s’interroge sur ce que dira de nous les selfies…<br></p>



<p class="wp-block-paragraph">MARIE GODFRIN-GUIDICELLI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Miroir Ô Miroir </em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 21 mai<br></mark>Musée Ziem, Martigues<br><a href="http://martigues.fr">martigues.fr</a></pre>
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		<title>Charles-Éric Siméoni, un homme de passion</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marie Godfrin-Guidicelli]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Oct 2022 13:42:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[Charles-Eric Siméoni]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Peinture, sculpture, dessin, céramique, livre d’artistes et photographie passionnent Charles-Éric Siméoni au point qu’il acquiert sa première œuvre à 17 ans&#160;! Depuis, il n’a cessé d’arpenter les musées et les galeries à Marseille où il est né (Athanor, Pailhas aujourd’hui disparues), à Lyon où il a suivi les cours à la faculté de médecine et [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Peinture, sculpture, dessin, céramique, livre d’artistes et photographie passionnent <strong>Charles-Éric Siméoni</strong> au point qu’il acquiert sa première œuvre à 17 ans&nbsp;! Depuis, il n’a cessé d’arpenter les musées et les galeries à Marseille où il est né (Athanor, Pailhas aujourd’hui disparues), à Lyon où il a suivi les cours à la faculté de médecine et à l’Institut d’histoire de l’art, et enfin à Paris où il s’est installé. Où il a ressenti son premier choc artistique en découvrant l’exposition de <strong>Sam Francis</strong> à la galerie Jean Fournier&nbsp;: c’était en 1971. Dès lors, en autodidacte revendiqué, il s’est constitué une vaste collection comme autant de «&nbsp;<em>coups de cœur et de passion&nbsp;</em>» où l’on croise en bonne place <strong>Jean-Jacques Ceccarelli</strong>, <strong>Jean-Jacques Surian</strong>, <strong>Gérard Traquandi</strong>, <strong>Louis Pons</strong>, <strong>Christian Courrèges</strong>, <strong>Judith Bartolani</strong> ou encore <strong>Giuseppe Caccavale</strong>.Des artistes avec lesquels il a entretenu des relations d’amitié comme en témoigne sa correspondance avec Ceccarelli et Caccavale révélées aujourd’hui au public. Sans compter ce petit polaroïd de <strong>Christian Boltansky</strong>, spécialement dédicacé à «&nbsp;Charles-Éric&nbsp;».</p>


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<figure class="alignleft size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/10/Jean-Jacques-Ceccarelli-Carte-de-voeux-1988-Encres-couleur-sur-papier-a-dessin-15-x-10-cm-%C2%A9-Succession-Ceccarelli__-DEC-%E2%80%93-Ville-de-Martigues.jpg?resize=294%2C444&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-117121" width="294" height="444" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/10/Jean-Jacques-Ceccarelli-Carte-de-voeux-1988-Encres-couleur-sur-papier-a-dessin-15-x-10-cm-%C2%A9-Succession-Ceccarelli__-DEC-%E2%80%93-Ville-de-Martigues.jpg?resize=677%2C1024&amp;ssl=1 677w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/10/Jean-Jacques-Ceccarelli-Carte-de-voeux-1988-Encres-couleur-sur-papier-a-dessin-15-x-10-cm-%C2%A9-Succession-Ceccarelli__-DEC-%E2%80%93-Ville-de-Martigues.jpg?resize=198%2C300&amp;ssl=1 198w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/10/Jean-Jacques-Ceccarelli-Carte-de-voeux-1988-Encres-couleur-sur-papier-a-dessin-15-x-10-cm-%C2%A9-Succession-Ceccarelli__-DEC-%E2%80%93-Ville-de-Martigues.jpg?resize=696%2C1053&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/10/Jean-Jacques-Ceccarelli-Carte-de-voeux-1988-Encres-couleur-sur-papier-a-dessin-15-x-10-cm-%C2%A9-Succession-Ceccarelli__-DEC-%E2%80%93-Ville-de-Martigues.jpg?resize=278%2C420&amp;ssl=1 278w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/10/Jean-Jacques-Ceccarelli-Carte-de-voeux-1988-Encres-couleur-sur-papier-a-dessin-15-x-10-cm-%C2%A9-Succession-Ceccarelli__-DEC-%E2%80%93-Ville-de-Martigues.jpg?w=700&amp;ssl=1 700w" sizes="(max-width: 294px) 100vw, 294px" /><figcaption>Jean-Jacques Ceccarelli Carte de vœux, 1988 Encres couleur sur papier à dessin 15 x 10 cm © Succession Ceccarelli__ DEC – Ville de Martigues</figcaption></figure>
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<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Éclectique et internationale<br></strong></mark>Si les artistes du territoire marseillais sont bien représentés, la curiosité du psychiatre-collectionneur dépasse largement les frontières hexagonales et s’attache à tous les médiums. Ou presque, puisque la photographie n’est arrivée que plus tard, en 2001, avec l’acquisition de <em>Fountain in the Moutain</em> de l’Anglais <strong>Joey Kötting</strong>, une photo qui fait appel à des techniques picturales. Le lien avec la peinture était tout trouvé ! De fait, au musée Ziem, la photographie a les honneurs d’une salle exclusive qui met en lumière sa prédilection pour la photo plasticienne ou documentaire : le Malien <strong>Malick Sidibé</strong>, le Colombien <strong>Julián Alberto Lineros Castro</strong>, le Cubain <strong>René de Jesús Peña Gonzalez</strong> ou encore la Marseillaise <strong>Isabelle Waternaux</strong> dont il présente un superbe coffret de 12 tirages exceptionnellement encadrés ensemble par Lucienne Del’Furia, conservatrice en chef du patrimoine et directrice du musée. Parmi toutes « <em>les œuvres qui </em>[lui]<em> tiennent à cœur </em>», 133 ont été offertes à la Ville à l’occasion de trois donations en 1996, 2000 et 2021. Toutes sont aujourd’hui exposées « <em>pour les artistes et pour les habitants </em>» selon le vœu du collectionneur. </p>



<p class="wp-block-paragraph">MARIE GODFRIN-GUIDICELLI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Les donations Charles-Eric Siméoni 1996-2021</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 29 janvier 2023<br></mark>Musée Ziem, Martigues<br><a href="http://ville-martigues.fr">ville-martigues.fr</a></pre>
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