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	<title>Archives des Musiques - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Musiques - Journal Zebuline</title>
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		<title>Dans les chambres du Château</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Aug 2026 19:41:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Festival de musique de chambre de Salon de Provence existe depuis 34 ans. Il a été fondé par de très grands virtuoses, Éric le Sage, Paul Meyer et Emmanuel Pahud, qui aiment à jouer ensemble, à inviter des musiciens complices, de jeunes virtuoses, de jeunes ensembles, à se joindre à eux, pour partager, entre eux [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le Festival de musique de chambre de Salon de Provence existe depuis 34 ans. Il a été fondé par de très grands virtuoses,<strong> Éric le Sage, Paul Meyer </strong>et <strong>Emmanuel Pahud</strong>, qui aiment à jouer ensemble, à inviter des musiciens complices, de jeunes virtuoses, de jeunes ensembles, à se joindre à eux, pour partager, entre eux et avec le public les plus belles pages du répertoire chambriste. En toute simplicité et générosité, les concerts au Château de l’Empéri et de l’Abbaye de Sainte Croix permettent de ressentir l’exceptionnel partage que nécessite la musique de chambre. À quelques mètres du public, sur une scène triangulaire d’où le son direct se déploie à merveille, les solistes sont à vue, à découvert, offerts. Leurs regards, les départs, le souffle qu’ils prennent ensemble avant d’aborder les mouvements les plus virtuoses, la concentration, toute différente, qu’ils partagent avant d’entamer les plus intimes et douloureux, tout cela se voit et s’éprouve, comme une vibration qui envahit le public et faire taire jusqu’aux cigales de la cour d’honneur du château médiéval. Ajoutez à cela des feuilles de salle détaillées, qui permettent à chacun·e de comprendre le programme et donne d’excellents repères d’écoute, et vous aurez posé le cadre d’un festival qui a enchainé trois concerts exceptionnels par jour, du 1<sup>e</sup> au 9 aout.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le programme proposé le 4 août, <em>Château populaire</em>, commençait par De Falla et se concluait par l’octuor du jeune Mendelsson. Avec pour fil rouge l’inspiration puisée par les compositeurs dans les chansons populaires. La musique dite savante (comme si les musiques populaires ne savaient pas) n’a pas attendu la globalisation des échanges et la circulation des enregistrements pour s’inspirer des mélodies, des rythmes et des dynamiques des musiques populaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les <em>Canciones populares</em> de Manuel de Falla (1925) font voyager dans les provinces espagnoles. Jouées en trio par divers instruments, leur adaptation pour violon (<strong>Daishin Kashimoto</strong>), contrebasse (<strong>Olivier Thierry</strong>) et marimba (<strong>Ria Ideta</strong>) était parfois surprenante, mais sublime dans<em> Asturianas</em>, petit bijou d’émotion pure, où le marimba donnait à la basse continue une couleur boisée étonnante…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>Quatuor pour flûte et cordes</em> de Mozart, joué debout, a permis une fois de plus d’admirer les phrasés si élégants d’<strong>Emmanuel Pahud</strong>, avançant avec une simplicité d’évidence, celle de la maitrise, dans ces mouvements si exigeants, accompagné sans faillir par <strong>Maja Avramović</strong> (violon), <strong>Paul Zientara</strong> (alto) et <strong>Claudio Bohórquez</strong> (violoncelle).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais c’est le <em>Quintette pour clarinette et cordes</em> de Weber qui offrit le plus beau moment de la première partie&nbsp;: la clarinette de <strong>Paul Meyer</strong> répondit au Quatuor Integra, dont l’unité sonore, la fougue, la précision, la communion, s’était mise à l’écoute du soliste, qui le leur rendait bien. Le clarinettiste a entrainé le quatuor japonais (<strong>Kyoka Misawa</strong> et <strong>Rintaro Kikuno</strong> (violons), <strong>Itsuki Yamamoto</strong> (alto) et <strong>Ye Un Park</strong> (violoncelle)) à une allure folle de l’Allegro au Rondo final, épuisant, en passant par la beauté altière de la Fantasia.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Feu d’artifice et calvacade</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au second acte entrait en scène <strong>Vassily Chmykov</strong>. La réputation du jeune violoniste français (27 ans), né et formé à Monaco, n’est déjà plus à faire. Son son naturelllement ample et profond, sa technique hallucinante, son sens du phrasé apparurent dès les premières notes de la <em>Sarabande </em>d’Halvorsen sur le thème de Haendel, rendu célèbre par Barry Lyndon. Tricotant avec l’altiste Paul Zientara un festival de questions/réponses, reprises et variations, chants contrariés à deux voix concurrentes ou complices, ces 10 minutes sans interruption furent un véritable feu d’artifice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’<em>Octuor </em>de Mendelssohn, il dirigeait parfaitement le quatuor Integra auxquels s’étaient adjoints Daishin Kashimoto, Paul Zientara et Claudio Bohórquez. Composé juste un siècle avant les <em>canciones </em>de De Falla, l’Octuor est une pièce de jeunesse à l’écriture très complexe – chacune des huit parties est indépendante- et très impressionnante en concert, parce que les huit solistes sont confrontés à des unissons soudains, des contrechants décalés, des mini fugues, des tempis changeants et fougueux qui exigent une attention de tous les instants et un sens exceptionnel des équilibres sonores entre les interprètes. Pièce de jeunesse, pas toujours passionnante dans son discours, son exécution publique reste un exploit de chaque instant. Applaudi comme il se doit débout, parce que les exploits musicaux épatent aussi ceux qui les reçoivent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;AGNÈS FRESCHEL</p>
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		<title>Occitanie : Le souffle et l’abîme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jul 2026 13:14:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>The Unanswered Question</em> de Charles Ives s’érige sur un tapis de cordes presque immobile. Depuis les gradins, une trompette solitaire lance sa question ; les bois, menés par les chromatismes de la flûte, lui opposent des réponses de plus en plus agitées. <strong>Roderick Cox</strong> pose d’emblée les antagonismes de timbres et d’espaces. Très belle préparation à l’écoute : la musique ne sera pas un discours univoque, mais la coexistence de mondes qui s’entendent sans parvenir à se rejoindre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Jamie Barton</strong> entre alors dans les <em>Rückert-Lieder</em> de Mahler avec une voix ample, sombre, expressive. L’Orchestre national Montpellier Occitanie l’entoure sans jamais l’étouffer. Les textures se renouvellent autour d’elle, parfois caressantes, parfois rugueuses. Dans <em>Um Mitternacht</em>, les cordes se taisent ; les cuivres et les bois creusent la nuit, rencontrent les graves de la mezzo-soprano et leur donnent une profondeur presque tellurique. Barton, que l’on avait entendue en Brangäne à Aix en 2021 et dont le timbre incarne à lui seul ce post-romantisme-là, connaît intimement cette manière de faire de la voix le lieu même du drame. Avec <em>Ich bin der Welt abhanden gekommen</em>, le retrait du monde devient une paix étrange, suspendue.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis vient la <em>Symphonie n°6</em> de Tchaïkovski, et avec elle l’un de ces concerts dont on sort changé. Roderick Cox obtient de l’orchestre une plénitude extraordinaire : chaque pupitre existe, chaque motif revient chargé de ce qui l’a précédé, et l’émotion n’abolit jamais la construction. Le troisième mouvement emporte tout dans sa marche éclatante. Il possède l’énergie, l’évidence et la puissance conclusive d’un finale. Le public applaudit ; nous aussi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais non. Tchaïkovski nous a laissé croire à la victoire pour mieux nous la reprendre. L’<em>Adagio lamentoso</em> commence et défait lentement ce qui semblait acquis. Le célèbre motif revient, obsédant, terrassant ; les cordes s’enfoncent, la vie se retire. Créée sous la direction du compositeur en octobre 1893, quelques jours avant sa mort, la <em>Pathétique</em> a souvent été lue comme un requiem prémonitoire. Elle est surtout, ici, une expérience physique de l’effondrement. On quitte l’auditorium la boule encore vive au ventre, reconnaissant d’avoir entendu un orchestre et un chef capables de conduire si loin.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Isolde, enfin</mark></strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="418" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Jaap-van-Zweden-et-l-Orchestre-Philharmonique-de-Radio-France-%C2%A9-X-DR.jpeg?resize=696%2C418&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-137834" style="aspect-ratio:1.6667191188040913;width:1014px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Jaap-van-Zweden-et-l-Orchestre-Philharmonique-de-Radio-France-%C2%A9-X-DR.jpeg?w=1000&amp;ssl=1 1000w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Jaap-van-Zweden-et-l-Orchestre-Philharmonique-de-Radio-France-%C2%A9-X-DR.jpeg?resize=300%2C180&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Jaap-van-Zweden-et-l-Orchestre-Philharmonique-de-Radio-France-%C2%A9-X-DR.jpeg?resize=768%2C461&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Jaap-van-Zweden-et-l-Orchestre-Philharmonique-de-Radio-France-%C2%A9-X-DR.jpeg?resize=150%2C90&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Jaap-van-Zweden-et-l-Orchestre-Philharmonique-de-Radio-France-%C2%A9-X-DR.jpeg?resize=696%2C418&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Jaap-van-Zweden-et-l-Orchestre-Philharmonique-de-Radio-France-%C2%A9-X-DR.jpeg?resize=700%2C420&amp;ssl=1 700w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Jaap van Zweden et l&rsquo;Orchestre Philharmonique de Radio France © X-DR</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le lendemain, cinq heures de <em>Tristan et Isolde</em> passent comme un seul souffle. On goûte généralement peu les versions de concert, qui peuvent réduire l’opéra à une succession d’airs debout devant des pupitres. Celle-ci rappelle au contraire que toute la scène est déjà dans la partition de Wagner. Un solo, une inflexion, un appel hors champ : tout agit, tout vibre, tout signifie&nbsp;; tout désire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous la direction de <strong>Jaap van Zweden</strong>, le prélude déborde sans jamais perdre son assise. Tout est en place, mais rien n’est figé. Dès le premier acte, <strong>Anja Kampe</strong> impose une Isolde souveraine. Maîtrise absolue de l’instrument, timbre limpide, projection franche, intelligence de chaque inflexion : cet acte est le sien. Comment peut-on encore parler du « Tristan », comme si l’héroïne n’était que le terme du voyage masculin ? Sa colère, sa mémoire et son désir organisent toute la traversée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à elle, la Brangäne de <strong>Tanja Ariane Baumgartner</strong> offre un timbre sombre, presque celui d’un alto, d’une mélancolie profonde. Au deuxième acte, la complémentarité des deux voix devient dramaturgie : l’une veille dans la nuit, l’autre conserve une lumière juvénile. Le duo s’écoule sans rupture, porté par un Orchestre Philharmonique de Radio France rompu à l’exercice wagnérien. Les heures disparaissent. Les soli sont d’une beauté inouïe, notamment celui du violoncelle ; les appels hors scène du cor anglais ouvrent soudain un autre espace dans la salle, comme la trompette d’Ives la veille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le troisième acte appartient davantage à Tristan. <strong>Stuart Skelton</strong> semble né pour le rôle. Sa puissance terrienne, presque pataude, se fend d’une fragilité juvénile ; on entend les sanglots dans le timbre sans que la ligne cède jamais. <strong>Iain Paterson</strong> lui offre un Kurwenal d’une fidélité ardente, <strong>Kwangchul Youn</strong> un roi Marke noble et profondément humain. Mais Isolde revient, et <strong>Anja Kampe</strong> reprend jusqu’au dernier souffle son inoubliable <em>Liebestod</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les voix portent l’expérience d’artistes mûrs, tandis que les personnages conservent quelque chose d’absolu, de presque adolescent. Ce contraste ne les éloigne pas du mythe : il fait entendre dans leurs tourments à la fois la démesure puérile du désir et une douleur vieille comme le monde. Au terme de ces deux soirées, une même évidence demeure : celle d’une musique incandescente devenue pure émotion, lorsque l’interprétation atteint ce degré d’engagement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse">Les deux concerts, donnés les<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 10 et 11 juillet</mark> au <a href="https://www.corum-montpellier.com/fr">Corum de Montpellier,</a> ont été diffusés sur France Musique : <em>Symphonie pathétique</em> en direct le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">10 juillet à 20h</mark> ; <em>Tristan et Isolde</em> le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">19 juillet à 20h</mark>. <br>Ils sont disponibles à la réécoute sur le site de <a href="https://www.radiofrance.fr/francemusique/podcasts/le-concert-du-soir/festival-radio-france-occitanie-montpellier-roderick-cox-dirige-la-symphonie-pathetique-de-tchaikovski-6224673">France Musique et l’application Radio France</a></pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/on-y-etait"><em>Musiques</em> ici </a></p>
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		<title>L&#8217;Orchestre des Jeunes de la Méditerranée électrise Aix</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jul 2026 12:33:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C&#8217;est toujours un bonheur d&#8217;assister à un concert de l&#8217;Orchestre des Jeunes de la Méditerranée. Leur fougue et leur enthousiasme donnent aux œuvres une vitalité particulière, celle d&#8217;une jeunesse qui découvre ensemble un répertoire exigeant. Plus de vingt nationalités sont représentées dans cette formation symphonique, réunie quelques jours avant le concert dans le cadre du [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est toujours un bonheur d&rsquo;assister à un concert de l&rsquo;Orchestre des Jeunes de la Méditerranée. Leur fougue et leur enthousiasme donnent aux œuvres une vitalité particulière, celle d&rsquo;une jeunesse qui découvre ensemble un répertoire exigeant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus de vingt nationalités sont représentées dans cette formation symphonique, réunie quelques jours avant le concert dans le cadre du <em>Festival d’Aix-en-Provence</em> : le pari est de faire naître en quelques jours une communauté sonore à partir de personnalités qui n&rsquo;ont rien de commun a priori. Pour cette session, l&rsquo;orchestre affiche 87 musiciens et un programme construit sur mesure autour du grand répertoire et sous la direction musicale, la cheffe coréenne <strong>Sora Elisabeth Lee</strong>, ample et enthousiasmante qui est déjà venue à l&rsquo;Académie du Festival en 2024 comme cheffe en résidence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le concert s&rsquo;ouvre sur les&nbsp;<em>Danses de Galánta</em>&nbsp;de Zoltán Kodály, magnifique compositeur hongrois trop peu joué. L&rsquo;œuvre puise dans ses souvenirs d&rsquo;enfance : le village de Galánta, sur la route reliant Prague, Bratislava et Budapest, était renommé pour son orchestre tsigane, dont le répertoire de danses nourrit toute l&rsquo;inspiration de la pièce.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vient ensuite une œuvre d’un autre hongrois Ernő Dohnányi, dont tout le monde a le thème principal à l&rsquo;oreille : les&nbsp;<em>Variationen über ein Kinderlied</em>, tournent autour du « Ah vous dirai-je maman », popularisé par Mozart mais attribué aussi à Campra ou à Rameau. Cette fresque symphonique est portée au piano par <strong>Aris Alexander Blettenberg</strong>, directeur musical de l&rsquo;Opéra de chambre de Munich depuis 2024, qui fait ici ses débuts au festival d&rsquo;été. L&rsquo;œuvre déploie un dialogue constant avec chaque pupitre. On peut entendre des carillons de Noël, des moments joueurs et des passages plus sombres ou lyriques, des fugues enjouées où le thème circule d&rsquo;un pupitre à l&rsquo;autre. Une partition qui va comme un gant à cet orchestre, mettant en valeur cors, bassons, flûte et piccolo, avant une dernière variation convoquant l&rsquo;orchestre au grand complet, puis un finale qui redonne toute sa place au soliste.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Terre et mer</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme toujours avec l&rsquo;OJM, un principe de création clôt la première partie. Cette année une composition collective pour quintette, née d&rsquo;une résidence au Caire sous la direction de Fabrizio Cassol, directeur musical depuis 2015 des sessions de composition collective de l&rsquo;orchestre. Le propos : depuis un lointain recoin du cosmos, la Terre apparaît comme un point bleu pâle ; l&rsquo;humanité s&rsquo;est égarée sur de sombres chemins, oubliant l&rsquo;importance du contact, de la paix et de la solidarité. Cette musique se veut un noyau de gratitude et de bienveillance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Grande place est donnée au trombone impressionnant du jeune <strong>Jules Regard</strong>, qui ouvre la création, rejoint par <strong>Akram Ben Romdhane</strong> à l&rsquo;oud, passé par l&rsquo;Institut Supérieur de Musique de Tunis. Le quintette s&rsquo;enrichit du piano de la Grecque <strong>Eirini Alisá</strong> et des voix d&rsquo;<strong>Amena El Abd</strong>,chanteuse égyptienne formée sur les appels à la prière et les maqâms, et du Tunisien <strong>Saber Radhouani</strong>, aux graves exceptionnels. Une belle richesse née de la rencontre entre traditions multiples.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La seconde partie est consacrée aux&nbsp;<em>Tableaux d&rsquo;une exposition</em>&nbsp;de Moussorgski. Chaque tableau y ménage un solo pour un musicien de l&rsquo;orchestre : un exercice formateur pour ces jeunes interprètes, appelés à porter seuls la couleur de l&rsquo;œuvre avant de se fondre à nouveau dans le <em>tutti</em>. Un programme généreux, une soirée qui confirme la vitalité de ce magnifique projet de rencontre entre des jeunes musiciens méditerranéens… Ovationnés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse">Le concert s’est déroulé <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">le 20 juillet </mark>au <a href="https://www.lestheatres.net/fr/33-grand-theatre-de-provence">Grand Théâtre de Provence, Aix-en-Provence</a></pre>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Ainsi va la Vague Classique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jul 2026 12:04:42 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">Ce soir-là, rien ne va. Déplacé à l’Espace André-Malraux en raison de la chaleur et des impératifs de sécurité, après avoir déjà changé de date quelques mois plus tôt, le concert commence avec un léger retard. <strong>Patricia Petibon</strong> paraît trop tôt : « <em>Je me suis trompée d’entrée. </em>» Dès <em>L’Arrivée de la reine de Saba</em>, une corde de violon cède. <strong>Jean-Christophe Spinosi</strong> meuble, raconte une anecdote, fait rire sans peine une salle complète et manifestement ravie d’être là.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’amplification légère ne dénature guère les instruments, mais complique la tâche des voix. Très peu augmentée, Patricia Petibon souffre parfois de la trop grande présence des graves, tandis que les micros saisissent jusqu’au moindre soupir de Jean-Christophe Spinosi. Heureusement, sa ligne de violon ne tremble jamais. L’<strong>Ensemble Matheus</strong> part à l’assaut de Haendel : le continuo fuse, les attaques claquent, la musique avance avec une énergie à toute épreuve.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Remanié pour s’accorder à l’acoustique, le programme devient un voyage plus libre encore que la succession d’airs annoncée. La <em>Music for the Funeral of Queen Mary</em> de Purcell répond à la <em>Médée</em> de Charpentier ; le <em>Cum dederit</em> de Vivaldi, transcrit pour violon et continuo, glisse vers la <em>Sarabande</em> de Haendel, avant le <em>Concerto rustico</em> et les folies de <em>Platée</em>. Les pages espagnoles de José de Nebra et de Haendel, puis les airs de tradition orale, déplacent encore les frontières. Tonalités parentes, traits semblables, mêmes élans de danse ou de plainte : ici, la musique classique n’est ni corsetée ni morte. Elle circule, vibre et se partage.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Vers l’horizon</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette liberté tient beaucoup à l’amitié ancienne et à la complicité réelle entre la soprano et le violoniste. Elle joue, ose, passe de la tragédie au sourire ; il relance, accompagne, provoque. Même les accidents deviennent matière de concert.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la fête ne dissipe pas tout. Depuis mars, la commune est dirigée par le RN, vainqueur par vingt et une voix d’avance. Le nouveau maire a promis de conserver l’édition 2026, tout en annonçant qu’en 2027 le festival « prendra une nouvelle forme » [<em><a href="https://journalzebuline.fr/le-rn-naime-pas-la-vague/">Lire ici</a></em>]. Une formule assez vague pour nourrir les craintes exprimées par Jean-Christophe Spinosi et les musiciens en fin de soirée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Patricia Petibon<strong> </strong>prend alors le micro pour évoquer sa famille de La Seyne-sur-Mer, les ouvriers des chantiers navals, artistes et musiciens en puissance qui auraient peut-être pu le devenir pleinement si les circonstances le leur avaient permis. Elle se dit chanceuse. L’émotion la gagne. Soutenir un festival, rappelle-t-elle en creux, c’est aussi empêcher que des vocations demeurent des vies inaccomplies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En bis, <em>Danny Boy</em> suspend la salle. Le navire tangue, mais la musique tient bon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse">Le concert a été donné le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">19 juillet</mark> à l’Espace André-Malraux de Six-Fours-les-Plages dans le cadre du<em><a href="https://www.sixfoursvagueclassique.fr"> festival La Vague Classique</a></em></pre>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Les Suds, à Arles : Girls, girls, girls </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mona Lobert]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Jul 2026 14:24:28 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En début de cette chaude soirée d’été, le festival Les Suds, à Arles accueillait au Théâtre antique la chanteuse malienne Fatoumata Diawara, avec en première partie la jeune chanteuse brésilienne Mari Froes, aux compos bossa et salsa pour faire se déhancher la foule.  L&#8217;artiste de 23 ans, popularisée sur les réseaux sociaux au printemps avec son titre Vaitimbora, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">En début de cette chaude soirée d’été, le <a href="https://www.suds-arles.com">festival <em>Les Suds, à Arles</em> </a>accueillait au Théâtre antique la chanteuse malienne <strong>Fatoumata Diawara</strong>, avec en première partie la jeune chanteuse brésilienne <strong>Mari Froes</strong>, aux compos bossa et salsa pour faire se déhancher la foule. <br><br>L&rsquo;artiste de 23 ans, popularisée sur les réseaux sociaux au printemps avec son titre <em>Vaitimbora</em>, n&rsquo;a laissé personne indifférent. Sur scène, le groupe, porté par la voix profonde et élégante de Mariana, dans la lignée de la <em>Música Popular Brasileira</em>, et l&rsquo;énergie communicative du trompettiste Diogo Duque, ont réchauffé un peu plus l&rsquo;atmosphère. Puis, place à la tête d&rsquo;affiche de la soirée, <strong>Fatoumata Diawara</strong>. La chanteuse fait une arrivée sur scène magistrale, enfilant sa guitare électrique vêtue d&rsquo;une impressionnante jupe en tulle blanche et un haut rouge aux larges épaulettes. La chanteuse entame un de ses titres phares. Sa voix puissante et son grain rauque caractéristique résonnent sur les remparts de pierres taillées, sur des rythmes maliens rock. Elle prend ensuite la parole et explique comment la musique l&rsquo;a aidée à s&rsquo;exprimer. «<em> Parfois, il faut croire au destin pour avancer dans ce monde </em>». Le concert s&rsquo;enchaîne avec des titres principalement issus de son dernier album, <em>Massa</em>, sorti en juin dernier, qui parle de sujets engagés contre les violences faites aux femmes, notamment sur la question du viol et de l&rsquo;excision, ou encore en l’honneur des enfants atteints de handicap. Pour clôturer le concert, une reprise du titre <em>Imagine </em>de John Lennon, dans une version anglais-malien scandée par la foule, pour terminer sur une note émouvante d&rsquo;espoir.  </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Pile électrique&nbsp;</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En deuxième partie de soirée, place à l&rsquo;énergie débordante d’<strong>Uzi Freyja</strong>, dans la cour de l&rsquo;Archevêché. Une personnalité aussi indomptable que sensible, qui tient son nom&nbsp;du&nbsp;flow rapide d’une arme, Uzi, et de la déesse nordique de l’amour et de la guerre, Freyja.&nbsp;La chanteuse franco-camerounaise joue avec son public pour des moments d&rsquo;interaction souvent très drôles, mais toujours porteurs de messages. Un véritable show en compagnie d&rsquo;une des&nbsp;<em>boss ladies</em>&nbsp;de sa génération.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ses titres originaux abordent l&rsquo;amour, la séparation, le racisme, le féminisme, dans un mélange cohérent et débordant de vérité. Uzi Freyja, c&rsquo;est une authenticité sur scène, une envie de flirter avec les limites, de secouer les conventions. Et ça fait du bien. Pour finir en beauté, la DJ franco-mexicaine&nbsp;<strong>Sabor A Mi</strong>,&nbsp;passionnée par l’histoire des musiques latines et afro-descendantes,&nbsp;a mixé des sons incandescents pour faire se déhancher la foule. Quatre talents féminins aux styles variés, qui touchent à l’universel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">MONA LOBERT&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Découvrir les Suds</strong>&nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">À côté des têtes d’affiche, Les Suds, à Arles, c&rsquo;est aussi une programmation gratuite qui met en lumière des groupes internationaux peu connus du grand public&nbsp;</mark></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur de l&rsquo;après-midi, sous la chaleur arlésienne, il est bon de s’installer sous un grand arbre pour écouter des live planant. La cour du cloître Saint-Césaire, c&rsquo;est l&rsquo;endroit choisi par le festival pour ces écoutes en accès libre, toutes en douceur. Des chaises longues sont installées en arc de cercle, mais les visiteurs, plus nombreux, s&rsquo;installent à même le sol pour profiter de la programmation. À l&rsquo;instar de cette belle découverte venue de Colombie : la chanteuse <strong>Tattiana Angel</strong> (en illustration), accompagnée par France Duclairoir à la contrebasse. Sur la petite scène à l&rsquo;ombre du platane, avec en toile de fond d&rsquo;anciennes fondations en pierre et des arbres fleuris, les deux artistes interprètent des morceaux originaux en espagnol. Des textes qui parlent de sororité, de féminité et de paix, entrecoupés de moments d&rsquo;échanges, et d&rsquo;anecdotes personnelles. C&rsquo;est calme, trop calme ? Au loin, des bruits commencent à se faire entendre, allons y jeter un œil.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Caliente !&nbsp;</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">De curieux personnages vêtus de bonnets à tentacules et maquillés de faux yeux entament un morceau endiablé en japonais, sur la scène de la place Voltaire. Les voix mélodieuses des deux chanteuses se mêlent aux cris stridents du contrebassiste, qui rappelle parfois une transe collective. Cet ovni musical, c’est le groupe <strong>Mitsune</strong>, basé à Berlin mais dont les membres sont originaires du Japon, de Grèce et d’Australie. Un joyeux mélange, qui donne un son inspiré de la folk-song japonaise, revisité sur des sons psychédéliques et électro.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les passants s&rsquo;agglutinent autour de la scène, l&rsquo;air aussi intrigué qu’interloqué. Sur l&rsquo;estrade, deux instruments à cordes que l&rsquo;on n&rsquo;entend peu : des tsugaru, instrument traditionnel japonais à trois cordes qui ressemble à un luth et se joue avec une corne taillée pour faire office de mediator.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Du Japon au Vénézuela, à Arles, il n&rsquo;y a qu&rsquo;un pas. Le lendemain, sur la même place Voltaire, une centaine de personne étaient réunies devant le concert de <strong>Raúl Monsalve y Los Forajidos</strong>, aux sonorités afro-vénézuéliennes, pour danser ensemble sur des chansons traditionnelles et des morceaux plus jazz, avec toujours le rythme des percussions pour garder le tempo. Une semaine aussi chaude que cette programmation électrisante.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">MONA LOBERT</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/on-y-etait"><em>Musiques</em> ici</a></p>
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		<title>Empreintes Africaines : Un héritage à célébrer </title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Jul 2026 11:37:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Entre le cours Julien, la Friche la Belle de Mai et les Ateliers Jeanne Barret, le festival Empreintes Africaines fête la Journée de la Femme Africaine et des minorités de genre (JIFA) jusqu’au 2 août. Plus qu’une simple proposition qui mêle musique, danse, mode et littérature, cette manifestation, portée par l’association TaniMena, se présente comme [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Entre le cours Julien, la Friche la Belle de Mai et les Ateliers Jeanne Barret, le <a href="https://www.lafriche.org/evenements/on-air-2026-jifa-x-empreintes-africaines/">festival <strong><em>Empreintes Africaines</em></strong></a> fête la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Journée_internationale_de_la_femme_africaine">Journée de la Femme Africaine </a>et des minorités de genre (JIFA) jusqu’au 2 août. Plus qu’une simple proposition qui mêle musique, danse, mode et littérature, cette manifestation, portée par l’<a href="https://www.helloasso.com/associations/tanimena">association TaniMena</a>, se présente comme un espace de rencontre entre traditions et identités panafricaines féminines, deux semaines durant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’événement s’est déjà ouvert le week-end du 18 juillet – avec une mise en lumière de récits cinématographiques de réalisatrices sénégalaise, haïtienne, brésilienne et britano-nigériane –, le prochain rendez-vous du festival se tient ce 31 juillet, sur les toits de la Friche. Au programme, un défilé de pièces de designers afrodescendantes de la scène locale, accompagnées de danseuses de voguing. La deuxième partie de soirée est consacrée aux artistes algériennes, <strong>Nadia Ammour</strong> et <strong>Souad Asla</strong>. Elles dévoileront une création musicale inédite, à la croisée des héritages gnawa et de la poésie amazighe, avec en invité le mandoliste <strong>Malik Ziad</strong> – seule présence masculine de la quinzaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin <strong>N0L4.44</strong> et <strong>Eau Vive</strong>, du collectif <strong>Entourage</strong>, clôtureront la soirée avec un DJ set en forme de melting-pot sonore. Une invitation pour les corps à se libérer grâce aux rythmes dancehall, baile funk, kuduro et autres pépites musicales dénichés dans les clubs des diasporas africaines, afro-créoles et latines.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">De Dar es Salam à Marseille</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La suite se passe le 1<sup>er</sup> août, aux Ateliers Jeanne Barret. <strong>Loélia </strong>y propose un atelier d’écriture, voix et corps, en non-mixité choisie. L’artiste danseuse, autrice et circassienne dont le travail est très ancré dans son héritage afro-descendant, interrogera le rapport au corps. Comment se situe-t-on par rapport à lui ? Et comment se situe-t-il face aux discriminations et aux questions d’intersectionnalités ? Pour cela, elle convie, entre autres, les hanches à raconter les héritages, les résistances, et bien sûr aussi les joies. «&nbsp;<em>Une forme de thérapie politique</em>&nbsp;» qui présente l’une des multiples manières d’exister en tant que femme afrodescendante. Des discussions, ateliers et une chorale sont également attendus le lendemain à La Friche.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Du 6<sup>e</sup> au 15<sup>e</sup> arrondissement de Marseille, <em>Empreintes Africaines</em> entend «&nbsp;<em>mettre en lumière les histoires et les imaginaires que les femmes africaines ou afro-descendantes ont envie de raconter&nbsp;</em>», explique une des organisatrices du rendez-vous, <strong>Mialy Razakarivony Ratsifehera</strong>. Avant d’ajouter que «&nbsp;<em>si les femmes en 1974, en Tanzanie, ont réussi à monter la JIFA, à notre échelle à Marseille, on peut réussir à mettre en lumière toutes les diversités&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">AMANDINE EL ALLAUI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>JIFA : une date pour l’émancipation des femmes africaines </strong><br>Des femmes venues de tout le continent se sont réunies le 31 juillet 1962 à Dar es Salam, en Tanzanie, pour créer la première Organisation Panafricaine des Femmes. Malgré les barrières linguistiques et les différences culturelles et ethniques, elles allient leurs forces pour dessiner de nouveaux imaginaires qui visent à améliorer leurs conditions de vie et s’émanciper. La Journée Internationale de la Femme Africaine est promulguée la même année par les Nations unies, et il faudra attendre le 31 juillet 1974 pour qu’elle soit officiellement consacrée à l’occasion du premier congrès de l’Organisation panafricaine des femmes au Sénégal. A.E.-A.</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/politique-culturelle/"><em>Politique culturelle</em> ici</a> </p>
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		<title>Festival d&#8217;Aix : L’Histoire à contre-chant</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Jul 2026 11:27:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Quelques spectateurs quittent la salle lorsqu’ils comprennent qu’El Cimarrón ne sera pas l’opéra académique et propret qu’ils attendaient. On ne saurait, pour notre part, qu’être ravis. Hans Werner Henze nomme d’ailleurs « récital pour quatre musiciens » cette œuvre créée en 1970 : un récit chanté, parlé, crié, soufflé, frappé, où la musique naît autant [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Quelques spectateurs quittent la salle lorsqu’ils comprennent qu’<em>El Cimarrón</em> ne sera pas l’opéra académique et propret qu’ils attendaient. On ne saurait, pour notre part, qu’être ravis. Hans Werner Henze nomme d’ailleurs « récital pour quatre musiciens » cette œuvre créée en 1970 : un récit chanté, parlé, crié, soufflé, frappé, où la musique naît autant des corps que des instruments.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Né esclave à Cuba, Esteban Montejo tente très jeune de s’enfuir, vit caché dans la forêt, connaît l’abolition, combat pendant la guerre d’indépendance, puis traverse jusqu’à plus de cent ans les bouleversements de l’île. À partir du témoignage recueilli par Miguel Barnet, Hans Magnus Enzensberger compose le texte de quinze tableaux. Henze, qui écrit l’œuvre à Cuba en 1969 et 1970, leur donne une partition libre, âpre, inventive : la flûte devient souffle de la forêt ou alarme du fugitif, les percussions font surgir la plantation et la bataille, la guitare laisse affleurer des rythmes cubains avant de les briser.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une vie à voix haute</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Appelé au dernier moment à remplacer Eric Greene, empêché, <strong>Iván García</strong> connaît intimement le rôle. Sa présence est sidérante. Baryton profond mais doté d’aigus presque martin, acteur, danseur, conteur, il fait passer Montejo de la peur à l’ironie, de la douleur à une étrange joie. Jamais réduit à sa souffrance, l’homme demeure puissant, astucieux, drôle, parfois cynique : vivant. <strong>Daniel Shao</strong> aux flûtes, <strong>Jean-Marc Zvellenreuther</strong> à la guitare et <strong>Minh-Tâm Nguyen</strong> aux percussions deviennent à ses côtés personnages et forces agissantes d’une partition admirablement défendue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mise en scène d’<strong>Elayce Ismail</strong> s’imbrique dans le dispositif instrumental. Formée au théâtre physique issu de Jacques Lecoq, passée récemment par l’Académie d’Aix, elle offre au public un plateau nu, mobile, traversé d’images puissantes. Peut-être est-elle, dans cette édition encore marquée par Pierre Audi, celle qui porte le plus nettement l’identité souhaitée par Ted Huffmann : un opéra pensé comme théâtre, politiquement vif, ouvert à d’autres formes et directement adressé au public.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque Montejo brandit enfin sa machette, elle n’est pas un symbole décoratif mais l’outil d’une liberté toujours à reprendre. <em>El Cimarrón</em> rappelle combien Henze, compositeur encore trop peu joué, mérite d’être entendu : sa modernité furieuse n’exclut ni le récit, ni l’émotion, ni le désir de toucher à l’universel et à l’Histoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>El Cimarrón </em>a été joué les <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">17, 18 et 20 juillet</mark> au Théâtre du Jeu de Paume, dans le cadre du <em><a href="https://festival-aix.com">Festival d’Aix-en-Provence</a></em></pre>



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		<title>Marseille Jazz des Cinq Continents  : Quand la scène et le public ne font qu’un</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lavinia Scott]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Jul 2026 15:15:25 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Nous ne faisons tous qu’un dans l’amour » disait Awa Ly à la fin de son concert devant la foule présente ce soir-là au parc Henri Fabre. La chanteuse ouvrait la soirée de ce 9 juillet au festival Marseille Jazz des Cinq Continents, avant le trio britannique Mammal Hands, qui remplaçait en dernière minute GoGo Penguin, [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">« <em>Nous ne faisons tous qu’un dans l’amour</em> » disait <strong>Awa Ly</strong> à la fin de son concert devant la foule présente ce soir-là au parc Henri Fabre. La chanteuse ouvrait la soirée de ce 9 juillet au festival <em><a href="https://www.marseillejazz.com">Marseille Jazz des Cinq Continents</a></em>, avant le trio britannique <strong>Mammal Hands</strong>, qui remplaçait en dernière minute GoGo Penguin, et le quintet emblématique, <strong>Ezra Collective</strong>. Une soirée portée par l’amour, qui finissait en danse et en célébration, avec un public qui ne voulait plus partir, emportée par cette énergie dansante d’un jazz qui unit. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Venus d’Angleterre, c’était ensuite au tour de Mammal Hands – composé de <strong>Nick Smart</strong>, <strong>Jordan Smart</strong> et <strong>Rob Turner</strong> – ex-batteur de GoGo Penguin. Le trio fait vibrer une musique émotive, à travers des grandes envolées en crescendo et débutent par deux chansons de leur dernière sortie : <em>Circadia</em>. Fusionnant les genres, le piano joue des boucles répétitives qui relèvent du minimalisme et animent une tension émouvante et perpétuelle, accompagnées par une batterie texturée et un saxophone mélodique qui s’alimente de réverbération et de mélodies mystiques. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le jazz britannique se poursuivait avec le Ezra Collective,&nbsp; le premier groupe de jazz à avoir remporté un Mercury Prize (2023), un quintet qui a «&nbsp;<em>chamboulé le paysage du jazz</em>&nbsp;» disait Hughes Keiffer. <strong>Femi Koleoso</strong>, le batteur et leader du groupe lance le show en demandant à chacun de se retourner pour dire «&nbsp;bonjour&nbsp;» à un inconnu, lui demander son prénom et d’où iel vient «&nbsp;<em>parce que nous allons tous danser comme une grande famille&nbsp;</em>». S’en suivent leurs tubes comme <em>Shaking Body</em> qui font éclore une fusion afro-beats et jazz, ou encore <em>No One’s Watching Me</em>, devenu un hit avec la chanteuse Olivia Dean.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="683" height="1024" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Ezra_Collective_10.jpg?resize=683%2C1024&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-137724" style="aspect-ratio:0.6669923465233676;width:696px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Ezra_Collective_10.jpg?resize=683%2C1024&amp;ssl=1 683w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Ezra_Collective_10.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Ezra_Collective_10.jpg?resize=150%2C225&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Ezra_Collective_10.jpg?resize=300%2C450&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Ezra_Collective_10.jpg?resize=696%2C1044&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Ezra_Collective_10.jpg?resize=280%2C420&amp;ssl=1 280w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/Ezra_Collective_10.jpg?w=730&amp;ssl=1 730w" sizes="(max-width: 683px) 100vw, 683px" /><figcaption class="wp-element-caption">Ife Ogunjobi d’Ezra Collective © Clara Lafuente / Marseille Jazz des Cinq Continents</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Après dix ans de tournées ensemble, leur connivence est frappante : <strong>TJ Koleoso</strong> bouge les hanches tout au long au rythme de sa basse, et sourit de pair avec <strong>James Mollison</strong> au saxophone. <strong>Ife Ogunjobi</strong> apporte une ébullition jazz avec ses nombreuses improvisations à la trompette et aux claviers, <strong>Joe Armon-Jones</strong>, groove avec quiétude des envolées somptueuses. C’est lors de l’électrique <em>Ajala</em> que Femi impressionne avec un interlude de batterie en solo qui fait chavirer tout le monde. « <em>C’est si puissant quand la scène et le public ne font qu’un : c’est comme ça que je me sens à cet instant</em>, explique-t-il, <em>l’énergie que vous ressentez sur scène est une énergie de gratitude</em> ». </p>



<p class="wp-block-paragraph">TJ et James enjambent les rambardes pour s’insérer parmi le public. Et surprise, le collectif invite <strong>Yazmin Lacey</strong> sur scène pour l’emblématique <em>God Gave Me Feet For Dancing</em>. Comme sur leur pochette d’album, le quintet fait passer la danse au premier plan, et invite le public à oublier, le temps d’un concert, les aléas de la vie pour laisser place à l’émotion de la joie, ensemble et en grâce.</p>



<p class="wp-block-paragraph">LAVINIA SCOTT</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Miles Davis et le flamenco</strong><br><br><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">À la Vieille Charité, le festival s’ouvrait avec un hommage à Miles Davis, autour de sa création A New Sketches of Spain. Un projet porté par Michael Leonhart et Israel Galvàn</mark></em><br><br>C’est en 1960 que sortait l’album <em>Sketches of Spain</em>, signé par Miles Davis, avec des compositions écrites et arrangées par Gil Evans, qui est encore aujourd’hui considéré comme une des œuvres les plus accessibles de la légende du jazz. 66 ans plus tard, à Marseille, c’est au tour de <strong>Michael</strong> <strong>Leonhart</strong> et du célèbre danseur de flamenco <strong>Israel Galvàn</strong> de faire revivre ce monument, avec en introduction l’emblématique <em>Concerto de Aranjuez</em> de Joaquin Rodrigo suivi de <em>Will O' The Wisp</em> de Manuel de Falla qui fait sonner les cuivres.<br>Tout au long du concert, les pas de Israel Galvàn rythment la musique, ajoutant un élément percussif qui se mêle souvent, et dénote parfois, de l’improvisation à la trompette. Son jeu de pieds, ses pas rapides, équilibrés par des temps de silence fait briller le caractère avant-gardiste de Miles Davis. Emergent des improvisations en sourdine à la trompette, transformant le son pour le rendre rauque et une ribambelle de pas rythmés et tapés qui créent un chaos crescendo, parfaitement maîtrisé. Les draps d’Adrien Vescovi secouent dans le vent, entre les voutes de cette magnifique Vielle Charité, et le public est transporté dans la chaleur torride d’un été espagnol. L.S.</pre>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Classique soul et chant nouveau </strong><br><br><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le 8 juillet, au Parc Henri Fabre, Célia Kameni, José James et China Moses ont fait vibrer les voix soul pour finir avec le new jazz du batteur et MC Kassa Overall</mark></em><br><br><strong>Célia Kameni</strong> est certainement l’une des meilleures chanteuses françaises – elle a remporté les Victoires du Jazz en 2025 dans la catégorie artiste vocale. En introduction, elle fait surgir des aigus éthérées et opératiques, juxtaposés à une instrumentation expérimentale qui puise dans le rock, ou l’électronica, une rythmique libre et des effets qui saturent la voix. Pour finir, et de manière assez magique, des effets sont produits par le public lui-même lorsqu’elle demande à chacun de faire des chants d’oiseaux qui tapissent l’arrière-fond de sa performance. Le chant se poursuit avec <strong>José James</strong> et <strong>China Moses</strong>. Place au funk et à la soul de Marvin Gaye lorsque le duo interprète l’album mythique <em>I want you, </em>produit par Leon Ware. Les deux artistes ponctuent le show de compositions originales. José James délivre une impressionnante performance vocale imitant un disque rayé, parsemé de spoken word et de paroles chantées avec un débit rapide, à la lisière du rap. Et le duo finit avec une salutation à un autre grand chanteur de soul : Bill Withers et son <em>Lovely Day.</em> L.S.</pre>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



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		<title>Les Tréteaux d’Ollioules</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jul 2026 08:30:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le festival débute le 16 par une soirée construite avec Châteauvallon-Liberté. Le public découvrira d&#8217;abord Mamés, de la compagnie Cacho Fio, présenté au château d&#8217;Ollioules, avant de rejoindre Châteauvallon pour assister à Beauséjour, création chorégraphique de la compagnie Käfig. Un dispositif de transport gratuit relie exceptionnellement les deux lieux, réservation recommandée, places limitées. Céline Dion [&#8230;]</p>
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]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">Le festival débute le 16 par une soirée construite avec Châteauvallon-Liberté. Le public découvrira d&rsquo;abord <em>Mamés</em>, de la compagnie <strong>Cacho Fio</strong>, présenté au château d&rsquo;Ollioules, avant de rejoindre Châteauvallon pour assister à <em>Beauséjour</em>, création chorégraphique de la compagnie <strong>Käfig</strong>. Un dispositif de transport gratuit relie exceptionnellement les deux lieux, réservation recommandée, places limitées.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Céline Dion et Pagnol</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le lendemain, <em>D&rsquo;amour ou d&rsquo;amitié</em>, proposé par la compagnie <strong>Vraiment Super</strong>, joue avec humour autour de la figure de Céline Dion. Sans jamais chercher à l&rsquo;imiter, deux admiratrices inventent un spectacle mêlant chansons, faux entretiens et situations décalées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 23, changement de registre avec <em>Le Cabaret de l&rsquo;impro</em>, porté par la compagnie <strong>La Radit</strong>&nbsp;: une soirée unique, selon les thèmes proposés et les réactions de la salle. Le 24, place au patrimoine pagnolesque avec <em>La Fille du puisatier</em>, histoire d&rsquo;amour contrariée, adaptée par la compagnie <strong>Les Trois Coups Castellans</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 30, la compagnie <strong>Superfluu</strong> présente <em>Goldi</em>, théâtre de rue jouant d’un rapprochement improbable entre Boucle d&rsquo;Or et la culture hip-hop. Le lendemain, <em>Péril ordinaire</em>, du collectif <strong>L&rsquo;Étreinte</strong>, propose un seule-en-scène -destiné aux spectateurs à partir de 16 ans- qui mêle récit personnel et témoignage.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Clôture en magie</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le festival se conclut le 1<sup>er</sup> août par une journée pensée pour les familles. L&rsquo;après-midi, des ateliers parents-enfants proposent une initiation à l&rsquo;art de la magie avant le spectacle du soir&nbsp;: <em>Cultiver l&rsquo;inattendu (ou l&rsquo;art de la rencontre)</em> par la compagnie <strong>La Tendre[S]</strong>, un spectacle où illusionnisme, poésie visuelle et théâtre se rejoignent.</p>



<pre class="wp-block-verse">MARC VOIRY<br><br><strong><a href="https://www.ollioules.fr/festival-de-theatre-en-plein-air-les-treteaux/" data-type="link" data-id="https://www.ollioules.fr/festival-de-theatre-en-plein-air-les-treteaux/">Festival Les Tréteaux<br></a></strong><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 16 juillet au 1er août<br></mark></strong><br>Château féodal, Ollioules</pre>



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		<title>Au tour du monde</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lucie Ponthieux Bertram]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jul 2026 08:00:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Escapade]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Aux Suds, voilà maintenant 31 ans que l’équipe s’affaire à l’année au montage d’une proposition culturelle inspirée et complète. On parle donc ici d’un événement aguerris, et très attendu. Pas au tournant, mais bien avec impatience, puisque l&#8217;intégralité du programme mêle singularité, douceur et surprises venues de tous les Suds du monde. Il est pensé [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Aux Suds, voilà maintenant 31 ans que l’équipe s’affaire à l’année au montage d’une proposition culturelle inspirée et complète. On parle donc ici d’un événement aguerris, et très attendu. Pas au tournant, mais bien avec impatience, puisque l&rsquo;intégralité du programme mêle singularité, douceur et surprises venues de tous les Suds du monde. Il est pensé comme un parcours, comme un guide à la journée. On se fait prendre par les mains et les oreilles, entraînés au fil des heures dans des espaces, des écrins, des ambiances et des ondes variés. Pour ce voyage, rendez-vous cette année du 13 au 19 juillet.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Chaque pause en son temps</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le matin, le bureau du festival propose aux réveils affamés un petit déjeuner oriental, toute la semaine durant. Des forces douces et miellées, utiles aux longues journées musicales, et à l’enchaînement vers l’Espace Croisière, où sont désormais programmés des concerts en matinée. On y écoutera des duos aux inspirations multiples, tels que <strong>Cristiano Nascimento &amp; Wim Welker</strong> et leur voyage guitaristique autour des musiques populaires brésiliennes, <strong>Framboyán</strong>, et leur hommage joué et chanté aux musiques traditionnelles indigènes du Mexique ou l&rsquo;inclassable et délectable duo oud/accordéon de <strong>Francis Varis et Simon Le Garff</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après d&rsquo;incontournables apéros découvertes dans le jardin de l’Espace Van Gogh, à midi, c’est désormais dans celui de l’ancien monastère Saint-Césaire que sera donnée, chaque d’après-midi en semaine, une série de concerts intimistes, voyageurs et gratuits (avec <strong>Reno Danio</strong>, <strong>Oba Music</strong>, <strong>le duo Ananda, Tatiana Angel</strong>…). Pour le goûter, le Musée Arlaten, proposera, lui, films et «&nbsp;Salons de musique&nbsp;», animés par <strong>Jowee Omicil </strong>et<strong> Jacques Denis </strong>ou<strong> Windborn</strong> et<strong> Aliette de Laleu</strong>, entre autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On s’échauffe, place Voltaire, en fin d&rsquo;après-midi, devant la scène posée en plein air, où l’on profite des concerts de formations festives telles que <strong>Mitsune</strong>, <strong>Raul Monsalve y los Forajidos</strong>, <strong>Auprès de ma blonde</strong> ou <strong>Bobo &amp; Bahja</strong>, en dansant des hanches ou des coudes depuis sa table de bar.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si les «&nbsp;Moments précieux&nbsp;» ne sauraient mieux porter leur nom, c’est qu’ils font du début de soirée une suspension, une caresse musicale, qui ondule des romains Alyscamps à la moyenâgeuse cours de l’Archevêché, au son de virtuoses du globe : <strong>Ali Doğan Gönültaş</strong><strong>,</strong> <strong>Abdullah Minyawi </strong>ou<strong> Sandra Carrasco</strong> et<strong> David de Arahal</strong>…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Sons d’une nuit d’été</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Temps phares du festival, les Soirées Suds invitent un panel de têtes d’affiches et un public fourni à emplir l’historique Théâtre Antique, dans la douceur retrouvée du soir. Cette année, <strong>Fatoumata Diawara, Aïta mon Amour, Gaël Faye, Jowee Omicil, La Niña et Marie Froes</strong> tiennent le haut de l’affiche.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, alors que l’énergie de la foule et des lumières de scène on fait accélérer les battements de cœur, beaucoup redescendront grisés d’engouement vers les Afters Sud, dans la cour de l&rsquo;Archevêché ou à Croisière. Moments festifs et joyeux où s’invite la musique électronique, la programmation y réserve toujours d&rsquo;ultimes belles surprises, à l’instar d’<strong>Uzi Freyja</strong>, de<strong> Captain Planet </strong>ou de <strong>Papatef</strong>, cette année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Regorgeant de bien d’autres rendez-vous encore, de temps de transmission, de rencontres, de discussions et d’échanges, le festival Les Suds est une ouverture bienvenue sur le monde et ses musiques.</p>



<pre class="wp-block-verse">LUCIE PONTHIEUX BERTRAM<br><br><strong><a href="https://www.suds-arles.com/" data-type="link" data-id="https://www.suds-arles.com/">Les Suds<br></a></strong><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 13 au 19 juillet<br></mark></strong><br>Arles</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles&nbsp;<a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/escapade/">Escapade&nbsp;</a>Ici</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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