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	<title>Archives des Nicolas Misery - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Nicolas Misery - Journal Zebuline</title>
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		<title>Tatouer nos mémoires</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Sep 2025 15:05:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>«&nbsp;Le tatouage amazigh&nbsp;: fonctions sociales et usages contemporains</em>.&nbsp;» Le sujet de la table ronde pouvait paraître étroit, peu susceptible de concerner hors d’une communauté. Pourtant ce sont les particularités mêmes de cette histoire, celle des femmes dites berbères (déclinaison du mot barbare), qui touchent à une universalité&nbsp;: celle de la transmission, par les femmes et leur corps, des marques de la beauté, de la fierté, du sacré. Ou de l’appartenance, du réprouvé, du harām.<br>Pour les trois femmes amazighes présentes, l’histoire du tatouage est la même&nbsp;:&nbsp; <strong>Malika Assam</strong>, maîtresse de conférence en langue et culture amazighes, <strong>Raïssa Leï</strong>, chorégraphe et artiste engagée pour la transmission des cultures amazighes, et <strong>Samia Chabani</strong> qui organisait la table ronde, ont toutes trois une mère, ou une grand-mère, qui portait ces tatouages géométriques. Ils ont été une marque de fierté, puis de honte. En France, leurs mères étaient comparées à des Apaches, et au Maroc moquées ou déclarées impures.&nbsp;</p>



<p>Ce rejet a commencé dans les années 40, mais n’a atteint les villages que dans les années 60&nbsp;: toutes les femmes amazighes nées avant avaient le visage tatoué, non comme un rituel de passage, comme nous l’apprend Malika Assam, mais comme un ornement. A visée esthétique, comme les bijoux, les vêtements, les tatouages n’étaient pas non plus un langage, précise-t-elle&nbsp;: certains signes varient d’un village à l’autre, d’une femme à l’autre. Raissa Leï souligne pourtant que certains tatouages ont un sens, certes variable, sans pour autant signer une appartenance, mais une singularité de chacune, une manière de valoriser le corps, qu’on retrouve aussi dans la pluralité des danses d’Afrique du Nord.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Ornements millénaires </mark></strong></p>



<p>Des ornements, une esthétique du corps qui remonte à des millénaires, bien avant l’invasion arabe. La culture amazighe, c’est d’abord une langue, parlée, dans ses différences, «&nbsp;<em>de l’ouest du Maroc à l’est de l’Égypte</em>&nbsp;». Au temps des pharaons, les textes les nomment les Libyens, et les représentent, hommes et femmes, avec des tatouages, 3000 ans avant notre ère. Plus tard désignés comme Maures, ils sont aussi représentés en Occident avec des tatouages. Animistes, puis Juifs pour partie, désignés comme des «&nbsp;berbères&nbsp;» (étranger en grec) par les Romains puis très majoritairement convertis à l’Islam dès le VIIe siècle, les Amazighs ont conservé et transmis leur culture par les femmes. Par la beauté, le corps, la cuisine, le tissage, les bijoux.</p>



<p>Et le tatouage. Sa pratique se répand aujourd’hui en Europe loin des marins et des prisons qui ont longtemps été le lieu d’un tatouage populaire, réprouvé, masculin. L’exposition <em>Tatouage, Histoire de la Méditerranée,</em> visible pour quelques jours encore, démontre que l’usage contemporain, esthétique, figuratif souvent, du tatouage, prend ses racines dans l’embellissement individuel d’un peuple qui se désignait lui même comme celui des êtres libres.&nbsp;</p>



<p>Une conviction que <strong>Nicolas Misery</strong>, commissaire de l’exposition et directeur des musées de Marseille, veut concrétiser en acquérant la série de portraits de Dalila Dalléas Bouzar, <em>Les Princesses</em>. «&nbsp;<em>Pour rééquilibrer le fonds des musées de Marseille, qui contient peu d’œuvres de femmes, et très peu&nbsp; d’artistes du Maghreb</em>&nbsp;».&nbsp;</p>



<p>Agnès Freschel</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Tatouage, Histoire de la méditerranée</em> se tient<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> jusqu’au 28 septembre</mark> au centre de la Vielle Charité, Marseille</pre>



<p>Retrouvez nos articles <em><a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/politique-culturelle/">Politique culturelle</a></em> ici</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



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		<title>Twerker au musée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Jul 2025 15:20:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nicolas Misery, directeur des Musées de Marseille, était ravi d&#8217;accueillir à la Vieille Charité les 900 personnes inscrites pour la soirée de lancement des Jeudis au musée, série de quatre rendez-vous au programme de L&#8217;Été marseillais. « C&#8217;est une façon différente de découvrir les lieux : nous voulions montrer que l&#8217;on peut danser au musée, écouter de la [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><a href="https://www.instagram.com/nicolas_misery/?hl=fr"><strong>Nicolas Misery</strong>,</a> directeur des Musées de Marseille, était ravi d&rsquo;accueillir à la Vieille Charité les 900 personnes inscrites pour la soirée de lancement des <strong><em>Jeudis au musée</em></strong>, série de quatre rendez-vous au programme de L&rsquo;Été marseillais. « <em>C&rsquo;est une façon différente de découvrir les lieux : nous voulions montrer que l&rsquo;on peut danser au musée, écouter de la musique, participer à une performance. On a tous immensément besoin de danser !</em> »</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Entre les cimaises, des corps vivants</mark></strong></h3>



<p>De fait, le public a manifestement apprécié la découverte de l&rsquo;exposition du moment, <em>Tatouage. Histoires de la Méditerranée</em>, au tempo du collectif <strong><a href="https://www.instagram.com/we.twerkistan/">Twerkistan</a></strong>. Ses danseurs, après avoir travaillé au contact des œuvres et répété in situ, ont entraîné dans leur sillage un cortège de sourires ravis et étonnés, y compris chez les enfants les plus jeunes, marquant du pied le rythme. </p>



<p>«&nbsp;Tatouage<em>&nbsp;porte beaucoup sur la décolonisation et les rapports de genre, des questions qui résonnent avec les préoccupations des membres de Twerkistan. Nous apprécions leur esprit de liberté, leur impertinence, et c&rsquo;est important de travailler avec des artistes locaux</em>&nbsp;», commentait le directeur.</p>



<p>Cette mise en résonance festive aurait pu durer plus longtemps que l&rsquo;on ne s&rsquo;en serait pas plaints. Car la suite de la soirée, aussi agréable fut-elle, a pris la forme plus classique d&rsquo;un sound system. Sur scène, dans la cour du vénérable bâtiment, les Djs du collectif ont ambiancé les spectateursavec du reggae, dancehall, hip-hop et afrobeats. Non dénuée d&rsquo;une coloration politique&nbsp;–&nbsp;les paroles de certains titres classiques n&rsquo;ont pas pris une ride&nbsp;: «&nbsp;<em>No justice, no peace</em>&nbsp;», comme le chantait Steel Pulse, se scande aujourd&rsquo;hui encore dans les mobilisations contre les violences policières.</p>



<p>GAËLLE CLOAREC</p>



<pre class="wp-block-verse">Twerkistan a inauguré les « Jeudis au musée » <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">le 17 juillet </mark>à la Vieille Charité, Marseille. Prochaine date, <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">le 24 juillet </mark>avec une carte blanche au festival <em>The Echo</em>.</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/">Musiques ici</a></p>



<p></p>
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		<title>Baya, une suite heureuse !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Samia Chabani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Feb 2025 15:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Plusieurs œuvres importantes de la grande artiste algérienne sont visibles depuis le 11 février au Musée Cantini. Une  cérémonie officielle est prévue le 24 février. Entretien avec Anissa Bouayed, historienne et commissaire indépendante  Diasporik&#160;: &#160;Quel est le contexte de ce dépôt d’une cinquantaine d’œuvres &#8211;sculptures, &#160;dessins, gouaches-&#160;&#160;de Baya&#160;?&#160; Cet important dépôt a pu se réaliser grâce à la confiance instaurée lors de l’exposition [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Plusieurs œuvres importantes de la grande artiste algérienne sont visibles depuis le 11 février au Musée Cantini. Une  cérémonie officielle est prévue le 24 février. Entretien avec <strong>Anissa Bouayed</strong>, historienne et commissaire indépendante </p>



<p><strong>Diasporik&nbsp;: &nbsp;Quel est le contexte de ce dépôt d’une cinquantaine d’œuvres &#8211;</strong><strong>s</strong><strong>culptures, &nbsp;dessins, gouache</strong><strong>s-</strong><strong>&nbsp;&nbsp;de Baya&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>Cet important dépôt a pu se réaliser grâce à la confiance instaurée lors de l’exposition de 2023 (voir encadré) entre les musées de Marseille et la personne déposante – qui souhaite garder l’anonymat. Elle avait déjà contribué par des prêts importants au succès de l’exposition, en particulier en nous confiant alors des sculptures. Ce contexte favorable est le fruit de liens tissés alors, du soin apporté par le commissariat à mieux documenter l’œuvre sculpté de Baya qui souffrait jusqu’à présent d’une sorte de double peine&nbsp;: faible visibilité dans les expositions et quasi absence d’analyse. Comme si seule la peinture comptait, laissant la céramique en situation subsidiaire.&nbsp;</p>



<p>De ce point de vue l’exposition de Marseille avait consacré deux salles aux sculptures de Baya, l’une autour de Baya à Vallauris, l’autre autour de la réflexion suivante&nbsp;: peinture et sculptures sont-elles deux polarités de l’œuvre de Baya ou bien faut-il associer, comparer les deux pratiques artistiques comme deux faces complémentaires de sa création, se nourrissant l’une l’autre&nbsp;? Tout nous porte à refuser les dissociations artificielles ou idéologiques opposant un art majeur à un autre considéré comme mineur car trop proche de l’artisanat ou des arts populaires.&nbsp;</p>



<p><strong>Il s’agit donc de valoriser l’art majeur d’une artiste majeure, tous les deux minorés&#8230;</strong></p>



<p>Effectivement. Dans un esprit de réhabilitation de cette part délaissée, les musées de Marseille avaient contribué à la restauration de sculptures qui avaient appartenu à la mère adoptive de Baya mais qui n’avaient jamais été remontrées depuis l’exposition de 1947 ou depuis leur réalisation à Vallauris en 1948.&nbsp;Elles avaient été abîmées au cours du temps,&nbsp;il&nbsp;s’agit de pièces particulièrement fragiles. Un travail de restauration curative leur a redonné leur superbe et un travail scientifique patient a permis de les associer formellement ou thématiquement aux gouaches de Baya réalisées à la même période. Augmentée de peintures de différentes périodes, dont certaines parmi les premiers grands formats de Baya bien antérieurs à l’exposition de 1947, &nbsp;ce dépôt de sculptures restaurées offre un panorama significatif de la création de Baya et de l’importance qu’elle accorde au travail de la terre, son&nbsp;<em>art premier</em>&nbsp;pourrait-on dire, qui la connecte par le geste à la culture arabo-berbère dont elle se réclamait.</p>



<p>Ce dépôt est un véritable événement et place le musée Cantini, déjà dépositaire de trois grands formats remarquables des années 1970, dans une position forte, du point de vue d’éventuelles recherches qui pourraient se développer à partir de ce corpus. La monstration actuelle d’une partie de ce dépôt et des œuvres emblématiques de Baya déjà présentes au musée Cantini depuis les années 1980, ouverte au public depuis le 11 février, dans les salons du musée, donne un aperçu de ce riche dépôt et établit d’ores et déjà, grâce à la mise en espace judicieuse réalisée par la conservatrice Louise Maldinier, des correspondances fécondes entre sculptures et peintures, attestant aussi de la dimension symbiotique du travail de Baya.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="701" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/photo_Anissa_Bouayed-Droits-reserves-Lioult-jeanluc.jpg?resize=696%2C701&#038;ssl=1" alt="BAYA Anissa Bouayed © Lioult Jeanluc" class="wp-image-127644" style="width:485px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/photo_Anissa_Bouayed-Droits-reserves-Lioult-jeanluc.jpg?w=1016&amp;ssl=1 1016w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/photo_Anissa_Bouayed-Droits-reserves-Lioult-jeanluc.jpg?resize=298%2C300&amp;ssl=1 298w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/photo_Anissa_Bouayed-Droits-reserves-Lioult-jeanluc.jpg?resize=150%2C151&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/photo_Anissa_Bouayed-Droits-reserves-Lioult-jeanluc.jpg?resize=768%2C774&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/photo_Anissa_Bouayed-Droits-reserves-Lioult-jeanluc.jpg?resize=300%2C302&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/photo_Anissa_Bouayed-Droits-reserves-Lioult-jeanluc.jpg?resize=696%2C701&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/photo_Anissa_Bouayed-Droits-reserves-Lioult-jeanluc.jpg?resize=417%2C420&amp;ssl=1 417w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Anissa Bouayed © Lioult Jeanluc</figcaption></figure>
</div>


<p><strong>Depuis l’exposition&nbsp;</strong><strong><em>L</em></strong><strong><em>’Orient des&nbsp;</em></strong><strong><em>P</em></strong><strong><em>rovençaux</em></strong><strong>&nbsp;qui a marqué Marseille en 1982, y a-t-il eu un changement de paradigme dans le lien entre cette ville et les artistes algériens&nbsp;?</strong></p>



<p>De mon point de vue,&nbsp;le&nbsp;nouveau contexte ne s’inscrit&nbsp;pas seulement dans la continuité de l’exposition Baya qui&nbsp;a eu&nbsp;lieu à Cantini en 1982-1983, au cours de la saison intitulée «&nbsp;l’Orient des Provençaux&nbsp;», terminologie qui nous interpelle&nbsp;évidemment&nbsp;aujourd’hui pour son caractère exotisant. La période écoulée depuis, plus de 40 ans après la première initiative, montre que cette belle exposition d’alors n’a pas été la condition suffisante pour faire bouger les lignes, par exemple en faisant entrer d’autres œuvres d’autres artistes algériens ou plus largement maghrébins dans les collections marseillaises. Ces artistes y sont toujours sous-représentés par rapport à l’ouverture sur l’autre rive de la Méditerranée qui fait l’identité de Marseille.&nbsp;</p>



<p><strong>Pourquoi, à votre avis&nbsp;?</strong></p>



<p>La vie culturelle est aussi redevable du politique et des pesanteurs idéologiques qui, concernant les relations à l’Algérie, sont restées importantes. En tant que chercheuse attentive aux faits culturels,&nbsp;je peux dire&nbsp;que les prémices d’un&nbsp;changement de paradigme sont déjà à l’œuvre avec certaines réalisations héritées de Marseille Provence 2013, l’émulation avec le Mucem, les nombreuses résidences d’artistes du Maghreb grâce à des dispositifs dédiés.&nbsp;Dernièrement, les moyens matériels et scientifiques mis en œuvre pour réussir l’exposition Baya&nbsp;signe évidemment une&nbsp;nouvelle dynamique&nbsp;qui est&nbsp;aussi le fruit de l’action d’une nouvelle génération de conservateur-es du patrimoine qui souhaitent inscrire l’art moderne et contemporain dans des expressions plurielles, loin de toutes hiérarchie européocentrée.</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Compléments et relations</mark></strong><br><br>2022-2023, l’<a href="https://www.imarabe.org/fr/agenda/expositions-musee/baya-icone-peinture-algerienne">Institut du monde arabe</a> à Paris et les musées de la Ville de Marseille s’associent pour présenter l’itinérance d’une exposition sur l’artiste algérienne Baya. L’exposition intitulée <em>Baya, femmes en leur jardin</em> à Paris, se déploie et s’amplifie à Marseille sous le titre <em>Baya, une héroïne algérienne de l'art moderne </em>du 13 mai au mois de novembre 2023. En complétant les œuvres avec des fonds d’archives privées et les archives nationales d’Outre-Mer, l’historienne Anissa Bouayed, commissaire de l’exposition avec Nicolas Misery, a permis de nouer des relations privilégiées avec des prêteurs publics et privés. Ces documents garantissent- l’authenticité des œuvres présentées, et étoffer le parcours chrono-thématique en inscrivant l’oeuvre dans son contexte politique et historique. </pre>



<p><em>SAMIA CHABANI</em></p>



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		<title>Le génie de Baya</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marie Godfrin-Guidicelli]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Jun 2023 14:40:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le destin hors du commun de Fatma Haddad, connue sous le nom qu’elle s’était choisi Baya (1931-1998), est aujourd’hui reconsidéré par l’Institut du monde arabe à Paris et les musées de Marseille à travers l’exposition Baya, Femmes en leur jardin. Car il s’agit-là d’une nouvelle approche contextuelle, post coloniale et féministe de sa trajectoire et [&#8230;]</p>
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<p>Le destin hors du commun de <strong>Fatma Haddad</strong>, connue sous le nom qu’elle s’était choisi <strong>Baya</strong> (1931-1998), est aujourd’hui reconsidéré par l’Institut du monde arabe à Paris et les musées de Marseille à travers l’exposition <strong><em>Baya, Femmes en leur jardin</em></strong>. Car il s’agit-là d’une nouvelle approche contextuelle, post coloniale et féministe de sa trajectoire et de son œuvre mises en relation directe avec le patrimoine matériel et immatériel de son pays d’origine&nbsp;: l’Algérie. Ce nouveau regard transcende son vocabulaire plastique et la densité culturelle de ses travaux. Comme le souligne <strong>Nicolas Misery</strong>, directeur des musées de la Ville, «&nbsp;<em>Baya est une artiste autodidacte, féministe, algérienne et qui a donc été longtemps ostracisée. Les regards portés sur elle à l’époque sont mis en lumière pour comprendre comment elle était ou non acceptée et considérée&nbsp;</em>». Hormis l’intérêt incontestable de son œuvre protéiforme réunie grâce aux archives publiques et familiales, aux prêts muséaux (trois œuvres de Baya ont été acquises en 1982 par la Ville) et particuliers, l’exposition permet de rendre sa voix à Baya. De la faire entendre en français, en arabe et en anglais à un vaste public car «&nbsp;<em>tout le monde à Marseille a une histoire avec elle, et la notion de réconciliation est très forte dans le projet&nbsp;</em>».</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="472" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Capture-decran-2023-01-07-a-15.23.35.jpg?resize=696%2C472&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-119422" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Capture-decran-2023-01-07-a-15.23.35.jpg?resize=1024%2C695&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Capture-decran-2023-01-07-a-15.23.35.jpg?resize=300%2C204&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Capture-decran-2023-01-07-a-15.23.35.jpg?resize=768%2C522&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Capture-decran-2023-01-07-a-15.23.35.jpg?resize=150%2C102&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Capture-decran-2023-01-07-a-15.23.35.jpg?resize=696%2C473&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Capture-decran-2023-01-07-a-15.23.35.jpg?resize=1068%2C725&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Capture-decran-2023-01-07-a-15.23.35.jpg?resize=619%2C420&amp;ssl=1 619w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Capture-decran-2023-01-07-a-15.23.35.jpg?w=1131&amp;ssl=1 1131w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Huppes, 1975. Gouache sur papier, 100 x150cm. Collection Kamel Lazaar Foundation </figcaption></figure>
</div>


<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Itinéraire d’une enfant précoce</strong></mark></p>



<p>Baya est âgée de 16 ans (!) lorsqu’en 1947 le galeriste Aimé Maeght expose à Paris ses gouaches et céramiques. Une percée considérée comme «&nbsp;miraculeuse&nbsp;», suivie d’une consécration, qui provoqua une avalanche de titres de presse aux relents coloniaux&nbsp;: «&nbsp;Baya, petite fille des mille et une nuits&nbsp;», «&nbsp;Vraie et fausse naïveté&nbsp;»… Une période d’entre-deux pour la jeune fille qui change de vie et de milieu social, partagée entre les traditions de sa grand-mère et l’éducation de sa mère adoptive Marguerite avec laquelle elle apprend à lire et à écrire. Avec ses premiers écrits apparaissent ses premières lignes sinueuses de couleurs&nbsp;: la lettre devient alors un motif décoratif. Mais Baya affirme qu’elle a commencé par le modelage de la terre, en Kabylie, là où les femmes pétrissent l’argile. Dès lors elle fait surgir ses propres récits dans des contes retranscrits par sa mère, dans des dessins, des gouaches aux motifs oniriques (femmes, oiseaux et chevaux aux lignes entremêlées, nature métamorphosée), des sculptures aux formes primitives… &nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="462" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Capture-decran-2023-01-07-a-15.22.50.jpg?resize=696%2C462&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-119421" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Capture-decran-2023-01-07-a-15.22.50.jpg?resize=1024%2C679&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Capture-decran-2023-01-07-a-15.22.50.jpg?resize=300%2C199&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Capture-decran-2023-01-07-a-15.22.50.jpg?resize=768%2C509&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Capture-decran-2023-01-07-a-15.22.50.jpg?resize=150%2C99&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Capture-decran-2023-01-07-a-15.22.50.jpg?resize=696%2C462&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Capture-decran-2023-01-07-a-15.22.50.jpg?resize=1068%2C708&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Capture-decran-2023-01-07-a-15.22.50.jpg?resize=633%2C420&amp;ssl=1 633w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/06/Capture-decran-2023-01-07-a-15.22.50.jpg?w=1173&amp;ssl=1 1173w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Femmes et cithare, 1966. Gouache sur papier, 100 x150cm. Collection Musée Cantini</figcaption></figure>
</div>


<p>Un monde coloré et joyeux, parfois féérique, qui se déploie sous les yeux de Picasso à Vallauris, jaloux de sa force créative, de Jean Dubuffet qui tente sans succès de la conseiller, et de Matisse dont elle dira&nbsp;: «&nbsp;C’est lui que je préfère&nbsp;». Fin 1951, Baya a 20 ans et la question de son avenir se pose. Finalement elle se construira un destin algérien, épousera le musicien Hadj Mahfoud Mahieddine à Blida où elle vivra jusqu’à la fin de sa vie. Après avoir connu une longue parenthèse créative, elle reprendra la peinture en 1963, privilégiant son monde intérieur en le restituant plastiquement. Le déformant, le transformant selon sa subjectivité et son ressenti.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une œuvre universelle</mark></strong></p>



<p>Pour tirer les fils de la vie de Baya, l’exposition se nourrit d’une documentation abondante autant qu’inestimable. Qu’il s’agisse de documents d’époque&nbsp;: photos, enregistrements, articles, revues, objets, bijoux et costumes traditionnels algériens et citations de textes écrits par Baya longtemps considérée comme analphabète ! Ou de créations originales&nbsp;: vidéo autour du musicien Fouad Didi, édition d’un carnet par La Marelle avec Laurence Vilaine en résidence d’écriture. Plus que jamais Baya nous apparaît comme une artiste pionnière dont l’œuvre est désormais libérée des catégories préétablies par l’histoire de l’art européen. S’en est fini d’un soi-disant apparentement avec le surréalisme, l’art naïf ou brut&nbsp;: elle est unique.</p>



<p>MARIE GODFRIN-GUIDICELLI</p>



<p>L’exposition s’accompagne d’une monographie publiée par les éditions Images plurielles (Marseille) et Barzakh (Alger). </p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Baya. Une héroïne algérienne de l’art moderne</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 24 septembre<br></mark>Centre de la Vieille Charité, Marseille <br><a href="http://musees.marseille.fr">musees.marseille.fr</a></pre>



<p></p>
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		<title>Musées de Marseille : un patrimoine qui doit rendre fier et à s’approprier</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ludovic Tomas]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Aug 2022 10:01:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Musées de Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Misery]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Diplômé de l’Institut National du Patrimoine et docteur en Histoire de l’art de la Renaissance, Nicolas Misery, 39 ans, est passé par la Maison européenne de la photographie et le musée Albert Kahn. Spécialiste de Parmigianino, Corrège et Girolamo Mazzola Bedoli,ses travaux de recherche portent actuellement sur l’histoire artistique de Parme.Zébuline. Marseille n’est pas perçue [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Diplômé de l’Institut National du Patrimoine et docteur en Histoire de l’art de la Renaissance, <strong>Nicolas Misery</strong>, 39 ans, est passé par la Maison européenne de la photographie et le musée Albert Kahn. Spécialiste de Parmigianino, Corrège et Girolamo Mazzola Bedoli,ses travaux de recherche portent actuellement sur l’histoire artistique de Parme.<br><strong><br>Zébuline. Marseille n’est pas perçue comme une ville au patrimoine muséal important. Est-ce un cliché&nbsp;de plus&nbsp;?</strong><br><strong>Nicolas Misery.</strong> C’est quelque chose que j’ai déjà entendu et, pour ne pas être Marseillais, qui m’étonne beaucoup. Il y a, dans la plus ancienne commune de France, des collections merveilleuses, d’un niveau international, qui rassemblent 120&nbsp;000 objets de l’Antiquité au monde contemporain. Les habitants de la ville doivent avoir le sentiment que ce patrimoine leur appartient et qu’il est vecteur de fierté. C’est une piste de travail importante, identifiée par la municipalité, avec la nécessité d’une réappropriation par les Marseillaises et les Marseillais.<br><br><strong>Par quels moyens et quelles actions&nbsp;?</strong><br>Un des premiers actes politiques forts de cette municipalité est la gratuité pour toutes et tous et sans conditions de l’accès à l’ensemble des collections et des parcours permanents des quatorze musées. On peut donc aller contempler une œuvre, un objet, partir et revenir autant de fois qu’on le souhaite. C’est un geste symbolique rare à l’échelle française et internationale qui est le premier signe d’un engagement pour la revalorisation et la découverte du patrimoine. Et ce n’est pas le seul. Notre programmation culturelle est à destination d’un grand nombre de publics – scolaires, adultes, personnes en situation de handicap, personnes éloignées du champ culturel… – dans l’ensemble du très vaste territoire marseillais et la plupart du temps en partenariat avec des acteurs culturels. Je suis très attaché au fait que nos expositions temporaires doivent toujours avoir un lien étroit avec nos collections. C’est le cas avec l’exposition sur Vieira da Silva qui se nourrit pleinement de la collection permanente du musée Cantini qui l’accueille. Elle fait écho à une acquisition souhaitée par la municipalité en 2020.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">«</mark> <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">On peut aller au musée très simplement, comme on va dans une librairie ou au café, pour y passer un quart d’heure.</mark> <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">»</mark></p></blockquote>



<p><br><strong>Peut-on déjà tirer un bilan de cette gratuité&nbsp;?</strong><br>On en tire plusieurs. C’est d’abord un accroissement de la fréquentation. C’est aussi un usage transformé. On peut aller au musée très simplement, comme on va dans une librairie ou au café, pour y passer un quart d’heure. Cela nous pousse à imaginer d’autres choses, à travailler plus en profondeur et de façon plus événementielle autour de nos collections afin de les partager davantage.<br><br><strong>Quelle est votre politique d’acquisition d’œuvres&nbsp;?</strong><br>Elle est importante et nous sommes en train de réfléchir à la rendre plus lisible. L’objectif est de répondre à plusieurs enjeux. Compléter un aspect de collection, comme c’est le cas avec les artistes surréalistes, à l’image de Jules Perahim. Soutenir la création contemporaine. Soutenir les artistes vivants du bassin méditerranéen. Vous découvrirez les nouvelles acquisitions dans les mois à venir.<br><br><strong>Où en est le musée d’art contemporain&nbsp;?</strong><br>Aux dernières phases des travaux. Le parcours permanent est presque conçu. L’accrochage interviendra dans les mois à venir, avec des collaborations avec le Cnap (Centre national des arts plastiques, ndlr), le Centre Georges Pompidou et d’autres grandes collections pour faire dialoguer et rayonner encore plus la collection. Le lieu a été repensé pour être plus ouvert, connecté au parc de sculptures qui est à l’arrière du bâtiment, à l’environnement paysager et au quartier. Il y aura également un toit-terrasse pour proposer des performances. Et nous préparons parallèlement l’exposition de réouverture comme une fête. Il s’agit d’une artiste avec laquelle nous avons déjà travaillé et dont nous gardons un très bon souvenir. Je joue encore un peu le suspens. Rendez-vous à l’automne ou fin 2022.<br><br><strong>À côté des musées identifiés comme Cantini, Borély ou les Beaux-Arts, il y a aussi ceux, plus modestes et méconnus comme le musée des Docks romains…</strong><br>C’est pourtant un concentré de l’histoire antique marseillaise, en plein milieu du centre de Marseille, qu’il faut découvrir. Le musée d’histoire de Marseille organise déjà des visites couplées. Des balades urbaines permettent de passer par différents lieux et de mettre en cohérence l’ensemble de nos établissements et du patrimoine. Après quelques travaux, le Mémorial de la Marseillaise sera bientôt prêt à retrouver ses visiteurs.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">«La démocratisation culturelle est encore très largement à construire»</mark></p></blockquote>



<p><br><strong>Quelles relations voire collaborations envisagez-vous avec les établissements qui ne relèvent pas de la ville&nbsp;?</strong><br>Notre volonté est de travailler en partenariat avec de très nombreux acteurs du territoire. Le Mucem est un voisin et un ami des musées de Marseille. Nous préparons plusieurs projets, notamment celui d’une exposition rétrospective de l’artiste d’origine égyptienne Ghada Amer qui proposera trois parcours, au Mucem, au Frac et à la Vieille Charité, en décembre 2022.<br><br><strong>Les grandes expositions se sont faites rares ces dernières années. Allez-vous y remédier&nbsp;?</strong><br>Nous présentons actuellement au Centre de la Vieille Charité, <em>Objets migrateurs, trésors sous influence</em> qui est une exposition qui s’étend de façon inédite. C’est presque la plus grande en termes de volumes que nous ayons eu et elle est très ambitieuse en termes de prêts. L’année précédente, nous avons proposé l’exposition sur le surréalisme dans l’art américain… Et il y en aura d’autres. Mais il ne faut pas négliger le contexte de crise sanitaire qui a énormément déstabilisé le secteur culturel et qui nous a amené aussi à réfléchir différemment, à repenser nos moyens de production au prisme d’enjeux économiques mais aussi environnementaux. Ce sont des paramètres que je souhaite mobiliser pour réfléchir à la programmation et peut-être, qui sait, donner une définition remise à jour de ce qu’est une grande exposition. Et celle sur Vieira da Silva, première exposition rétrospective dédiée à une femme au musée Cantini, est à mon sens une grande exposition.<br><br><strong>L’Été marseillais s’installe-t-il également dans les musées&nbsp;?</strong><br>C’est important pour nous de répondre à cette belle initiative qui est transversale. Cela va créer une effervescence particulière dans les musées qui sont mobilisés. C’est l’occasion de redonner des coups de projecteur sur nos collections, de créer des visites événements, d’inviter des artistes du spectacle vivant, etc. Ma volonté est de monter en puissance dans l’engagement des musées dans le cadre de l’Été marseillais, à l’horizon des années à venir.<br><br><strong>Quelles sont les priorités de votre direction&nbsp;?</strong><br>Permettre à chacune et à chacun de bénéficier d’une expérience culturelle et muséale forte, que l’on soit dans un quartier central de Marseille ou éloigné. La démocratisation culturelle est encore très largement à construire et nous réfléchissons à la question du hors les murs. Beaucoup d’artistes et de compagnies s’installant à Marseille, il y a nécessité de faire synergie. Les musées peuvent jouer le rôle d’animateurs de réseau à un niveau territorial. Il nous faut aussi réfléchir à la place des musées de Marseille à l’échelle méditerranéenne.<br><br>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR LUDOVIC TOMAS</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>À voir :</strong>
<em><strong>Simplement jaune</strong></em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">,</mark><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> jusqu'au 18 septembre</mark><strong> </strong>
Château Borély 
<em><strong>Résistants, une génération oubliée</strong></em>, <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">jusqu'au 31 décembre</mark><strong> </strong>
Mémorial des déportations<strong> </strong>
<em><strong>Trafics&nbsp;!</strong></em>, <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">jusqu'au 6 novembre</mark><strong> </strong>
Muséum d’histoire naturelle 
<em><strong>Objets migrateurs, trésors sous influence</strong></em>, <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">jusqu'au 18 octobre</mark><strong> </strong>
Centre de la Vieille Charité 
<em><strong>Vieira da Silva, l’œil du labyrinthe</strong></em>, <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">jusqu'au 6 novembre</mark><strong> </strong>
Musée Cantini
<a href="http://musees.marseille.fr" data-type="URL" data-id="musees.marseille.fr">musees.marseille.fr</a></pre>
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