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	<title>Archives des Noé Bach - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Noé Bach - Journal Zebuline</title>
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		<title>Hommes, bêtes et secrets</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Oct 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les Ardennes, des champs, des  sangliers de plus en plus nombreux, des chasseurs, des agriculteurs très énervés, de la violence la nuit,  un coup de feu. Un an plus tard, débarque au village, pour enquêter sur la disparition d’un céréalier, Brun (Jean- Louis Coulloc’h)&#160; le maréchal&#160; des logis-chef, Fulda Orsini, corse muté pour raisons disciplinaires. [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Les Ardennes, des champs, des  sangliers de plus en plus nombreux, des chasseurs, des agriculteurs très énervés, de la violence la nuit,  un coup de feu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un an plus tard, débarque au village, pour enquêter sur la disparition d’un céréalier, Brun (<strong>Jean- Louis Coulloc’h)</strong>&nbsp; le maréchal&nbsp; des logis-chef, Fulda Orsini, corse muté pour raisons disciplinaires. Ce ne sera pas une enquête facile pour lui, en pleine dépression ; la guerre entre agriculteurs et chasseurs fait rage&nbsp;: cadavres de sangliers entassés sous la pluie, provocations, mensonges, dénonciations…Et les sangliers continuent à proliférer…de plus en plus gros</p>



<p class="wp-block-paragraph">« On <em>nous envoie un psy. Apparemment, on aurait de raisons de consulter »</em> Arrive donc Stéphane, <strong>(Ella Rumpf</strong>), une psychologue, affectée à la brigade, une jeune femme qui a une grande assurance mais aussi beaucoup de fragilité. Dans ce monde d’hommes dont le capitaine Marchal (<strong>Bertrand Belin</strong>) et le peu supportable Victor (<strong>Vincent Dedienne</strong>), elle doit elle doit faire face à des réflexions et des comportements&nbsp; peu agréables ! <em>« Les femmes font souffrir. On peut compter sur un chien, par sur une femme !</em> » Heureusement elle a du répondant et de la répartie. Fulda et elle vont faire équipe pour le meilleur et pour le pire… L’affrontement entre chasseurs de sangliers de plus en plus nombreux et agriculteurs s’accentue, dévoilant trafics de toutes sortes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Habilement servi par des comédiens en particulier <strong>Alexis Manenti,</strong> excellent comme d’habitude et l’impressionnante <strong>Ella Rumpf,</strong> dans ce rôle d’une psychologue peu conventionnelle, naviguant entre fragilité, ironie et tension permanente, ce thriller psychologique teinté d’absurde et de burlesque nous tient en haleine jusqu’au bout. Paysages, animaux et humains sont filmés avec une grande précision par le directeur de la photo, <strong>Noé Bach</strong>. La musique de <strong>Florencia Di Concilio,</strong> &nbsp;organique, &nbsp;un peu&nbsp; free jazz sauvage&nbsp; accompagne habilement ce film audacieux qui explore les mécanismes de domination&nbsp; et les contradictions humaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Annie Gava</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film sort en salles le 7 octobre</p>
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		<title>Dans les brumes du Népal</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Sep 2026 08:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>«&#160;Eléphant, je crie ton nom&#160;! Ne franchis pas cette frontière&#160;!&#160;». Un défilé de gens avec des torches, qui crient pour tenter d’effrayer et d’éloigner des éléphants, tout près d’un village du Népal. Une menace constante pour les villageois de cet endroit reculé où vit une communauté kinnar, des femmes trans qui font vœu de chasteté [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;Eléphant, je crie ton nom&nbsp;! Ne franchis pas cette frontière&nbsp;!&nbsp;».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un défilé de gens avec des torches, qui crient pour tenter d’effrayer et d’éloigner des éléphants, tout près d’un village du Népal. Une menace constante pour les villageois de cet endroit reculé où vit une communauté kinnar, des femmes trans qui font vœu de chasteté en échange d&rsquo;un pouvoir de bénédiction et de malédiction. «<em>&nbsp;Des femmes qui survivent en redéfinissant les liens familiaux, en créant des lignées matrimoniales qui ne reposent pas sur les liens du sang, mais sur l’entraide, le soin et l’amour.&nbsp;</em>» précise <strong>Abinash Bikram Shah</strong>, le réalisateur de <em>Les Éléphants dans la brume,</em> présenté à <em>Un Certain Regard,</em> où il a décroché le Prix du Jury.</p>



<p class="wp-block-paragraph"> Parmi ces femmes, Pirati (<strong>Puspa Thing Lama</strong>) une mère pour Joon (<strong>Sahab Din</strong> <strong>Miya)</strong>, Chameli (<strong>Jasmin Bishwokarma)</strong> et Apsara (<strong>Aliz Ghimire),</strong> la plus délurée qui adore faire la fête et les vidéo Tik Tok. Pirati, a un secret : elle a enfreint ses vœux de chasteté et a une relation avec Master (<strong>Aashant Sharma),</strong> son maitre de percussions qui vit dans une ville proche. Elle pense même partir avec lui mais Apsara a disparu…Commencent alors pour Pirati de longues recherches pour retrouver « sa fille ». Déterminée, elle ne renonce jamais : elle veut connaitre la vérité et le spectateur aussi,  qui découvre que rien n’est simple pour les Kinnars. <em>« Le film est en partie inspiré de faits réels, bien que ce ne soit pas l’adaptation d’une histoire en particulier… Nous avons voyagé à travers tout le Népal, en multipliant les rencontres avec différentes communautés Kinnar, mais aussi avec des communautés de femmes trans non Kinnar pour trouver nos actrices </em>» confie <strong>Abinash Bikram Shah</strong>.  Et le choix de <strong>Puspa Thing Lama</strong> semble évident tant son jeu parvient à faire ressentir la force, la détermination mais aussi la vulnérabilité de Pirati.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La caméra du le chef opérateur <strong>Noé Bach</strong> filme somptueusement les spectacles pyrotechniques qui zèbrent l’obscurité de traînées oranges incandescentes, les paysages de plaines et de jungles, la forêt, les majestueux, divins et inquiétants éléphants, mais aussi les femmes qui se disputent, s’interpellent, les jeunes gens en transe quand ils voient Apsara danser et le chaos qui s’installe dans le village, révélant une violence misogyne et transphobe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Abinash Bikram Shah qui se dit influencé par <strong>Satyajit Ray et Hou Hsiao-</strong>Hsien dont les films <em>«&nbsp;captent une vérité brute et immuable, sur ce que signifie être humain</em>&nbsp;» a réussi à nous faire connaitre la réalité des communautés Kinnars et partager la quête désespérée de Pirati.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Annie Gava</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong><em>Les Éléphants dans la brume</em> qui a obtenu le Prix du Jury sort en salles le 23 septembre</strong></mark></p>



<p class="wp-block-paragraph">© Arizona Distribution</p>
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		<title>La télé et la réalité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Nov 2024 13:10:35 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">La nuit. Un parking désert, une silhouette s’entraine à la barre&nbsp;dans une séance de pole dance. C’est une jeune fille qui vit à Fréjus, à l’allure très «&nbsp;cagole&nbsp;» aux faux ongles très longs, aux vêtements clinquants, aux talons garnis de strass. Elle pique dans les magasins et revend chargeurs, produits, parfums… Elle sort avec ses copines, danse, se filme, vérifie le nombre de followers sur les réseaux sociaux &#8211; très important pour elle. Elle n’aspire qu’à une chose, être repérée et pouvoir participer au casting d’une émission de télé-réalité, «&nbsp;Miracle Island&nbsp;»saison 9. Elle s’appelle Liane Pougy et a 19 ans, précise-t-elle à la directrice de casting.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Commence l’attente et dans ce temps suspendu, nous allons voir vivre cette jeune fille d’un milieu défavorisé, pour qui la télé-réalité est un moyen de s’en sortir. Pour cela, il faut être parfaite, exacerber sa féminité, recourir aux artifices, faux cils, faux ongles, extensions capillaires, lèvres botoxées, seins augmentés et fesses quand on aura l’argent pour le faire. Liane n’hésite pas à malmener son corps. Elle se fait elle-même avec une aiguille un tatouage étoilé sur le ventre. Liane ne recule devant rien&nbsp;; c’est une guerrière, toujours en action, frondeuse, impulsive, mais son regard triste d’animal blessé, parfois, révèle qu’elle ne se sent pas aimée&nbsp;: sa mère, qu’elle qualifie d’&nbsp;«&nbsp;ombre&nbsp;» &nbsp;et de&nbsp;«&nbsp;souffle&nbsp;» l’a placée durant trois ans dans un foyer et Liane veut tout faire pour éviter à sa sœur Alicia (<strong>Ashley Romano</strong>) le même destin. Elle a du mal accepter le soutien de Dino (<strong>Idir Azougli</strong>), un garçon fragile et touchant,&nbsp;&nbsp; qu’elle avait connu au foyer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Se refaire les saints</strong></mark></p>



<p class="wp-block-paragraph">Liane croit en elle et… en Dieu. Elle apprend à Dino une prière et sans doute prie pour que sa croisade aboutisse. Bien qu’hyper sexualisée, elle est vierge et ne semble avoir aucun autre désir. Elle souffre pour être belle&nbsp;; si elle est belle elle sera aimée… C’est un «&nbsp;diamant brut&nbsp;» qu’elle taille elle-même nous révélant au fil du film toutes ses facettes. C’est <strong>Malou Khezibi</strong> qui l’incarne. Un premier rôle au cinéma. Un coup de maitre&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Diamant brut,</em> le premier long d’<strong>Agathe Riedinger</strong>,très bien filmé par <strong>Noé </strong><strong>Bach</strong>, est un film un peu rugueux qui se laisse approcher comme son héroïne, facette après facette. Il faut accepter de mettre de coté ses propres clichés sur les «&nbsp;bimbos&nbsp;», sur ce qu’on peut trouver criard et de mauvais goût, ses préjugés bien pensants. Le regard bienveillant de la réalisatrice sur son personnage nous permet de le faire. Agathe Riedinger nous l’avait déjà montré dans son court <em>J’</em><em>attends Jupiter, </em>présélectionné aux César 2019.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ANNIE GAVA</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Diamant brut</em>, d’<strong>Agathe Riedinger</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>En salles le 20 novembre</strong></mark></p>
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		<title>Amore Mio : survivre au chagrin</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Feb 2023 08:48:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Acteur depuis l’âge de 15 ans, ayant réalisé trois courts métrages, Alexis Ivanovitch vous êtes mon héros, Mademoiselle et Mon royaume, Guillaume Gouix se met au long métrage et ne choisit pas un sujet facile. Comment survivre au deuil d’un être cher. Lola (Alysson Paradis) vient de perdre, dans un accident de moto, l’homme de [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Acteur depuis l’âge de 15 ans, ayant réalisé trois courts métrages<em>, Alexis Ivanovitch vous êtes mon héros, Mademoiselle </em>et <em>Mon royaume,</em> <strong>Guillaume Gouix</strong> se met au long métrage et ne choisit pas un sujet facile. Comment survivre au deuil d’un être cher. Lola (<strong>Alysson Paradis</strong>) vient de perdre, dans un accident de moto, l’homme de sa vie, Raphaël (<strong>Félix Maritaud</strong>). Impossible pour elle de suivre le protocole, endurer les condoléances et même l’enterrement. « Je ne supporte pas la compassion » dit-elle. Elle décide de fuir, d’abord en stop, emmenant avec elle son fils de huit ans, Gaspard (superbe <strong>Viggo Ferreira-Redier</strong>) qu’elle a du mal à regarder tant il ressemble à son père. « Je veux juste rouler », explique-t-elle à sa sœur ainée, Margaux (<strong>Élodie Bouchez</strong>) qu’elle n’a plus vue depuis quelques années. C’est en route, vers le Sud, que la blonde Lola, en chemise à fleurs colorées, et la brune Margaux, vont régler de vieux comptes mais aussi retrouver leur enfance complice. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un scénario ténu</mark></strong><br>« Je voulais faire un film sur le deuil qui ne soit pas morbide mais plutôt du côté de la vie. J’avais envie de raconter comment, malgré un deuil, la vie peut encore déborder », précise <strong>Guillaume Gouix</strong>. Et la vie est là, entre bars et hôtel où on s’arrête parce que la voiture s’est enlisée, entre rires et pleurs, confidences et aveux dans une baignoire, entre mutisme et paroles de l’enfant. « Moi je voulais y aller à l’enterrement de papa !  Est-ce qu’on est encore une famille quand on est deux ? » Dans ce <em>road-movie</em> particulier, le directeur de la photo <strong>Noé Bach</strong> ne lâche pas les personnages, captant sur leurs visages, souvent en gros plans, leurs émotions, leurs rires, leurs larmes, leur colère. Si le scénario est très ténu, si certains dialogues sont parfois un peu attendus, on doit souligner le jeu des deux actrices : Alysson Paradis a su rendre l’énergie, l’envie de liberté, le désespoir de Lola et Élodie Bouchez l’évolution de Margaux qui, peu à peu, s’ouvre à sa sœur.<br>« On va où quand on est mort ? »<em>,</em> demande Gaspard. « On n’a plus besoin d’aller quelque part. On est là…Une fleur, un parfum, un reste de dentifrice… » répond sa mère. C’est sans doute cela, survivre au deuil.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ANNIE GAVA</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Amore mio</em>, de <strong>Guillaume Gouix</strong><br>En salle depuis le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">1<sup>er</sup> février</mark></pre>
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