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	<title>Archives des Palais des papes - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Palais des papes - Journal Zebuline</title>
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		<title>Au cœur de nos brûlures</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Jul 2025 12:55:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Édito]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chaque été désormais notre région flambe, transformant nos forêts et maquis en désert, détruisant nos maisons et nos mémoires, épargnant encore nos vies, tandis qu’au Texas des enfants se noient par dizaines. La mise à sac des services d’alerte météo a entraîné le pire aux États-Unis trumpiens, il a été évité à Marseille par le [&#8230;]</p>
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<p>Chaque été désormais notre région flambe, transformant nos forêts et maquis en désert, détruisant nos maisons et nos mémoires, épargnant encore nos vies, tandis qu’au Texas des enfants se noient par dizaines. La mise à sac des services d’alerte météo a entraîné le pire aux États-Unis trumpiens, il a été évité à Marseille par le courage de l’armée du feu, malgré une flotte de Canadair vieillissante et trop peu nombreuse. 70 maisons détruites, autant de vies dévastées.&nbsp;</p>



<p>Au <em>Festival d’Avignon</em>, ce sont d’autres dévastations qui reçoivent le soutien des artistes. Alors que la ministre s’annonce et se désiste – viendra viendra pas, la valse-hésitation serait comique si elle ne révélait pas l’intense rejet de sa politique, et son incroyable mépris du plus grand événement de théâtre du monde – les artistes s’engagent.&nbsp;</p>



<p>Laurence Chable, Anne Teresa de Keersmaeker, Radouan Mriziga, Milo Rau et Martial du Fonzo Bo, artistes signataires programmée au Festival d’Avignon, ont lu la <em>Nouvelle déclaration d’Avignon </em>devant la porte du Palais des papes. Respectivement en français, anglais, arabe, allemand et espagnol, sous le regard de Tiago Rodrigues. La tribune, parue dans<em> Télérama</em> et signée par des centaines d’artistes et professionnels de la culture, réclame la reconnaissance de l’État palestinien et l’application des sanctions prévues par le droit international [<em><a href="https://journalzebuline.fr/extraits-de-la-nouvelle-declaration-davignon/">lire ici</a></em>]. </p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Mobilisation historique des artistes</mark></strong></p>



<p>Trente ans après Srebrenica, elle rappelle la grève de la faim historique des artistes après la <em>Déclaration d’Avignon</em> en 1995. Ariane Mnouchkine, Maguy Marin, Olivier Py, Emmanuel de Véricourt et François Tanguy avaient efficacement réveillé les consciences. Qu’en sera-t-il aujourd’hui, alors que la disparition de Thierry Ardisson occupe bien davantage les médias et la ministre que l’appel international devant le Palais des Papes&nbsp;? Qu’en sera-t-il, alors que l’Union européenne hésite à sanctionner un pays «&nbsp;ami&nbsp;» malgré la qualification de génocide, sans ambiguïté, de l’Onu, et les 56 000 morts dénombrés, dont la moitié d’enfants&nbsp;? Qu’en sera-t-il alors que l’effroyable atrocité du 7-Octobre semble légitimer pour certains la destruction systématique d’un peuple&nbsp;? &nbsp;</p>



<p>Les enfants d’Abraham, les enfants de Sem, sont-ils devenus des ennemis irréconciliables&nbsp;? Les actes antisémites, anti-arabes, anti-migrants vont ils continuer de se multiplier jusque dans nos rues, dans nos lois, nos accords internationaux, nos déclarations publiques&nbsp;?&nbsp;</p>



<p>Jamais plus nous ne pourrons dire «&nbsp;nous ne savions pas&nbsp;». Jamais plus nous ne pourrons dire «&nbsp;Israël a le droit de se défendre&nbsp;». L’État hébreu a démontré en Iran qu’il sait parfaitement cibler ses objectifs, et perpétrer des frappes chirurgicales s’il le veut. La destruction systématique des hôpitaux, des écoles, des universités, des immeubles d’habitations, des convois alimentaires, des journalistes et des soignants, est un projet politique. Génocidaire. Qu’il est criminel d’excuser.</p>



<p>Agnès Freschel</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/"><em>Société</em> ici </a></p>
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		<title>Une papesse du street-art à Avignon</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Jul 2024 12:34:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
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		<category><![CDATA[Miss.Tic]]></category>
		<category><![CDATA[Palais des papes]]></category>
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<p>A priori, elle détonne avec l’ambiance solennelle du Palais des Papes d’Avignon, où elle est exposée. Pourtant,&nbsp;<em>À la vie, à l’amor</em>&nbsp;de Miss.Tic s’harmonise avec les lieux. Ses œuvres sont réalisées au pochoir et bombées à l’encre aérosol sur des collages d’affiches publicitaires ou des palissades, doublées d’aphorismes et de jeux de mots dans une typographie reconnaissable. L’exposition, visible jusqu’en janvier 2025, vise à replacer Miss.Tic comme femme de lettres en mettant en lumière ses créations poétiques et politiques.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-amber-color">Le graffiti au féminin</mark></strong></p>



<p><strong>Radhia Aounallah</strong> a préféré le pseudonyme de Miss.Tic, du nom du personnage de la sorcière des aventures de Picsou. Jeu de mots spirituel, le nom est surtout explicite. Femme pochoiriste à la fin des années 1980 dans un monde de l’art urbain masculin, Miss.Tic désire que tout le monde sache qu’elle est une « fille ». Inspirée par l’image stéréotypée de la femme dans les médias et la publicité, elle crée une figure féminine sexy qui interroge avec ironie la misogynie de notre société au moyen de phrases chocs comme « <em>je rêve d’Orient sans machisme et d’Occident sans sexisme</em> ». Sa série <em>Miss.Tic présidente</em> (1988-2009) témoigne de son engagement en faveur des droits sociaux.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-amber-color">Se réapproprier l’espace public et la culture</mark></strong></p>



<p>«&nbsp;<em>La poésie ébauche les contours d’une ville à colorier&nbsp;</em>» écrit Miss.Tic dans une œuvre de 1992. L’artiste veut investir les rues de poésie et démocratiser la culture en se réappropriant l’espace public. Condamnée en 1999 à une forte amende pour dégradation de bien public, la plasticienne privilégie alors les actions légales et expose en parallèle dans des galeries et institutions. Cette fois, c’est à la rue de s’inviter au musée au moyen d’un dispositif scénique dans la Grande Chapelle reproduisant les conditions d’affichages. D’ailleurs, le Palais des Papes, lieu de puissance des élites, s’est depuis mué en rendez-vous de la culture populaire. Une petite victoire pour celle qui martelait&nbsp;: «&nbsp;<em>pas d’idéaux/ juste des idées hautes&nbsp;</em>».</p>



<p>CONSTANCE STREBELLE</p>



<p><em>Miss.Tic : À la vie, à l’amor</em> est visible jusqu’au <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-amber-color">5 janvier</mark> 2025 au Palais des Papes, Avignon</p>
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		<title>[Festival d&#8217;Avignon] Angélica Liddell aux frontières du tabou</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chloé Macaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Jul 2024 14:15:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Les premiers mots qu’<strong>Angélica Liddell </strong>prononce sur la scène de la Cour d’honneur de toute sa carrière ne sont d’elle, mais de critiques de médias français qu’elle cite nommément. Des attaques verbeuses auxquelles la performeuse espagnole répond par des insultes, plaçant de fait son art (voire sa personne) dans le champ de l’inattaquable. Si cela s’inscrit aisément dans la logique outrancière de Liddell, qui cite les <em>Carnets </em>de Bergman dans lesquels il témoigne du même rejet, il demeure paradoxal de décrédibiliser ainsi la critique dont le rôle est de participer au débat public sur l’art, dans une pièce qui porte autant à débat. </p>



<p>Ses attaques se redirigent rapidement vers le public, « les gens » qu’elle « plaint » de manière générale, puis se muent en questions existentielles. Celles-ci, adressées toujours avec la même violence aux spectateurices, prennent pour prémisses les pires horreurs, démons et pulsions, et renvoient à de nombreux tabous. La violence de ce monologue introductif pourrait s’apparenter à du sadisme si elle n’était pas le point de départ de la longue réflexion sur l’obscène que constitue <em>DÄMON.</em></p>



<p>Comme après une prophétie autoréalisatrice,&nbsp; la pièce illustre ensuite, tableau après tableau, les différentes situations et pulsions qu’évoque Liddell dans ce brutal interrogatoire initial. Si les mots pouvaient être ignorés, leur traduction scénique ne l’est pas, et le public est bien obligé de se poser les questions formulées plus tôt. Peut-on accepter de voir des adultes nus à côté d’un enfant ? de voir des actes sexuels être performés, ou même simulés, toujours en présence de l’enfant, même si celui-ci, yeux et oreilles couverts, ne semble pas s’en rendre compte ?&nbsp;</p>



<p>Dès lors deux autres questions apparaissent : celle de la fin et des moyens dans l’art, et celle de la nécessité du tabou.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Sacrée Angélica </mark></strong></p>



<p>Mettant à mal le principe de tabou, l’artiste enclenche un long processus de désacralisation de l’enfance et de la vieillesse, de la mort, du sexe, du culte et du lieu. C’est là que la décision d’avoir placé cette pièce dans la cour d’honneur prend tout son sens.&nbsp;</p>



<p>Non seulement Liddell mobilise l’architecture de la Cour dans plusieurs tableaux, elle invite le public à réfléchir à l’aspect patrimonial du lieu, son caractère sacré et, prenant pour acquis que ses outrances &#8211; relatives vis-à-vis de ce qu’elle est capable de proposer &#8211; choque en ce lieu qui a pourtant vu mourir nombre de personnes. </p>



<p>À la fin du spectacle plus rien n’est sacré, si ce n’est Ingmar Bergman, l’amour que Liddell lui porte, l’art et la joie, bien qu’à en croire l’avant-dernière phrase projetée sur le mur, l’artiste ne croie pas complètement en la possibilité de cette dernière.</p>



<p>CHLOÉ MACAIRE&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>DÄMON</em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 5 juillet </mark><br>Cour d’honneur du Palais des Papes, Avignon</pre>
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		<title>Avignon sous les tropiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Michel Flandrin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Aug 2022 15:29:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[Amazônia]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«&#160;Créer un environnement où le visiteur se sente au cœur d’une forêt&#160;». Cette intention anime l’accrochage imaginé par Lélia Wanick Salgado, scénographe-commissaire de l’exposition&#160;Amazônia et épouse du photographe Sebastião Salgado. La forêt amazonienne se partage entre neuf pays d’Amérique du Sud, dont 60&#160;% en terre brésilienne. Vaste comme dix fois la France, le territoire abrite [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>«&nbsp;<em>Créer un environnement où le visiteur se sente au cœur d’une forêt&nbsp;</em>». Cette intention anime l’accrochage imaginé par Lélia Wanick Salgado, scénographe-commissaire de l’exposition&nbsp;<em>Amazônia</em> et épouse du photographe <strong>Sebastião Salgado</strong>. La forêt amazonienne se partage entre neuf pays d’Amérique du Sud, dont 60&nbsp;% en terre brésilienne. Vaste comme dix fois la France, le territoire abrite moins de quatre-cent-mille habitants qui pratiquent quinze dialectes différents. Agrégeant sept années d’expéditions, le dispositif se divise en trois espaces. La Grande Chapelle rassemble deux-cent clichés réalisés auprès de douze communautés indigènes et trois <em>ocas</em>. À l’intérieur de ces habitations autochtones, sept films réalisés spécialement pour l’exposition, compilent des récits du quotidien délivrés par des membres des diverses communautés.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">En immersion</mark></strong></h3>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Indienne-Yawanawa%CC%81-E%CC%81tat-dAcre-Bre%CC%81sil-2016-%C2%A9-Sebastia%CC%83o-Salgado.jpg?resize=424%2C293&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-115733" width="424" height="293" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Indienne-Yawanawa%CC%81-E%CC%81tat-dAcre-Bre%CC%81sil-2016-%C2%A9-Sebastia%CC%83o-Salgado-scaled.jpg?resize=218%2C150&amp;ssl=1 218w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Indienne-Yawanawa%CC%81-E%CC%81tat-dAcre-Bre%CC%81sil-2016-%C2%A9-Sebastia%CC%83o-Salgado-scaled.jpg?zoom=2&amp;resize=424%2C293&amp;ssl=1 848w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Indienne-Yawanawa%CC%81-E%CC%81tat-dAcre-Bre%CC%81sil-2016-%C2%A9-Sebastia%CC%83o-Salgado-scaled.jpg?zoom=3&amp;resize=424%2C293&amp;ssl=1 1272w" sizes="(max-width: 424px) 100vw, 424px" /><figcaption>Indienne Yawanawá, État d&rsquo;Acre, Brésil, 2016 © Sebestão Salgado</figcaption></figure>
</div>


<p>«&nbsp;<em>Je suis né dans un pays musical. Les indigènes chantent beaucoup, jour et nuit, sauf au moment de la chasse. Amazonia s’assimile à un voyage en forêt. On y entre par les airs ou en bateau. On suit le fleuve. La forêt devient touffue jusqu’à l’espace où l’on peut rencontrer les tribus.&nbsp;</em>» En lien avec les mots de Sebastião Salgado, l’immersion à l’intérieur de la Grande Chapelle, s’enveloppe dans une partition signée Jean-Michel Jarre. Le musicien mêle des boucles orchestrales ou synthétiques, évoquant les timbres de la nature. S’y ajoutent des sons de l’environnement et des éléments récupérés dans les archives sonores du musée ethnographique de Genève. La Sacristie Sud accueille une projection de cent-dix photos paysagistes au rythme de <em>Érosion, Origine du fleuve Amazone</em>, poème symphonique composé par Hector Villa-Lobos.</p>



<p>Le même nombre de vues alimente <em>Portraits d’indigènes</em>. Sis dans la Chambre neuve du camérier, le diaporama se déroule, cette fois, sur la partition composée pour l’occasion par Rodolfo Stroeter. <em>Amazônia</em> nous immerge dans un poumon en danger au cœur d’un monument emblématique d’un passé glorieux, le pari s’annonce judicieux au moment tant de questions absorbent l’avenir.</p>



<p>MICHEL FLANDRIN</p>



<pre class="wp-block-verse"><em><strong>Amazônia</strong></em>
<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 30 novembre</mark>
Palais des papes, Avignon
04 32 74 32 74 <a href="http://palais-des-papes.com" data-type="URL" data-id="palais-des-papes.com">palais-des-papes.com</a></pre>
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		<title>L&#8217;espoir du chaos</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ludovic Tomas]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Jul 2022 05:05:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«&#160;Stop the war&#160;». Le slogan projeté sur le mur monumental de la cour d’honneur du Palais des papes à l’issue des deux heures quarante de représentation a l’avantage de mettre tout le monde d’accord. Ouverture nocturne de la 76e édition du Festival d’Avignon, l’adaptation du Moine noir, par le réalisateur et metteur en scène russe [&#8230;]</p>
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<p style="max-width:600px">«&nbsp;Stop the war&nbsp;». Le slogan projeté sur le mur monumental de la cour d’honneur du Palais des papes à l’issue des deux heures quarante de représentation a l’avantage de mettre tout le monde d’accord. Ouverture nocturne de la 76<sup>e</sup> édition du <em>Festival d’Avignon</em>, l’adaptation du <em>Moine noir</em>, par le réalisateur et metteur en scène russe <strong>Kirill Serebrennikov</strong> habite magistralement son lieu le plus emblématique, balayé, en cette soirée de première, par les bourrasques d’un mistral que l’on croirait complice. Des conditions météorologiques qui, si elles ont contraint la pièce à quelques ajustements scénographiques, ont indéniablement accentué la puissance dramatique et mystique d’une pièce sombre et éprouvante, construite en quatre variations. De cette nouvelle fantastique – et méconnue en France – d’Anton Tchekhov, Serebrennikov, l’artiste banni, persécuté et contraint à l’exil, tire une œuvre polyphonique entraînant le spectateur dans la spirale de la folie humaine. Écrivain en quête de repos, Andreï Kovrine part en villégiature dans la propriété du jardinier qui l’a élevé et dont il épousera la fille. Le décor constitué de trois serres vouées à la destruction et dont les bâches floutent certaines actions, les interventions chorales des ouvriers, les lumières en clair-obscur, les apparitions oppressantes de mystérieux moines noirs, les gros plans vidéos et surtout la répétition des scènes comme autant de points de vue et par des interprètes différents (trois de nationalité et de langue différentes pour le rôle principal&nbsp;: l&rsquo;Allemand <strong>Mirco Kreibich</strong>, l&rsquo;Américain <strong>Odin Biron</strong> et le Russe <strong>Filipp Avdeev</strong>, tous remarquables) rendent palpable le naufrage mental, irréfrénable la plongée dans la démence. Comme si l’idéal de liberté revendiqué par Kovrine ne pouvait trouver d’issue autre que dans le chaos intérieur. </p>



<p style="max-width:600px">LUDOVIC TOMAS</p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color has-small-font-size" style="max-width:600px"><em>Le Moine noir </em>a été joué du 7 au 15 juillet, dans la cour d’honneur du Palais des papes, dans le cadre du <em>Festival d&rsquo;Avignon</em>.</p>
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