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	<title>Archives des Pascal Charrier - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Pascal Charrier - Journal Zebuline</title>
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		<title>Montagne Sauvage</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lavinia Scott]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Mar 2026 14:24:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pas facile de décrire le projet ambitieux Montagne Sauvage... Le quintet de musiques improvisées tente de capter l’essence des forces élémentaires du paysage montagneux, par une expérience méditative qui emmène vers la transe et des ébullitions sonores puissantes. Montagne Sauvage est formé par le trio Shan (Ariel Tessier, Julien Pontvianne et Pascal Charrier), qui avait [&#8230;]</p>
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<p>Pas facile de décrire le projet ambitieux <em>Montagne Sauvage..</em>. Le quintet de musiques improvisées tente de capter l’essence des forces élémentaires du paysage montagneux, par une expérience méditative qui emmène vers la transe et des ébullitions sonores puissantes. <em>Montagne Sauvage</em> est formé par le trio Shan (Ariel Tessier, Julien Pontvianne et Pascal Charrier), qui avait débuté ce projet et qui était passé en résidence au GMEM en septembre dernier, ainsi que la saxophoniste norvégienne Sigrid Aftret et la chanteuse turque Canan Domurcakli. Ensemble, ils s’inspirent de l’ouvrage <em>Les âmes sauvages</em> de l’anthropologue Nastassjia Martin – écrit sur la résistance du peuple Gwich’in qui habite l’Alaska.</p>



<pre class="wp-block-verse"> <em>L.S.</em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">17 mars<br></mark><strong><a href="https://www.lafriche.org/" type="link" id="https://www.lafriche.org/">Friche la Belle de Mai</a></strong>, Marseille</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/"><em>Musiques</em> ici</a></p>



<p></p>
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		<title>Le jazz, musique des peuples</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Dec 2022 10:17:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[En rayon]]></category>
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<p>«&nbsp;Ce disque rend hommage à toutes les personnes qui aujourd’hui comme hier se dressent et se sont dressées face aux prédateurs capitalistes, dont la voracité sans limite menace la pérennité de toute vie sur cette planète.&nbsp;» Ces mots de <strong>Pascal Charrier</strong> sont posés en exergue de son nouvel opus, <em>Workers</em>, sous-titré <em>Une Musique Populaire</em>, CD concocté avec le <strong>Kami Octet</strong>, groupe que le guitariste a fondé en 2011. En six titres, l’histoire sociale américaine et européenne passe à la moulinette du jazz dont les variations de jeu, d’inspiration, de répertoire, d’école même, épousent, comme un nouveau rituel les mouvements des masses.&nbsp;</p>



<p>Le premier morceau/chapitre, <em>Le bal du dimanche</em>, offre un jazz très «&nbsp;classique&nbsp;», carré, joyeux, insouciant. La fête populaire prend des timbres plus graves avec <em>The child</em>, titre qui se réfère à un roman de Jean-Paul Dubois, évoquant un enfant mort, confie Pascal Charrier. Si on lui demande alors le symbolisme de ce passage, qui pourrait être mis en relation avec les élans et les échecs de certaines luttes populaires, étouffées dans l’œuf, il sourit, «<em>&nbsp;vous pouvez en effet y penser. L’essentiel, c’est ce que la musique dit à chacun d’entre nous</em> »…&nbsp; Le jazz en tout cas est ici vécu comme une musique, de la grande musique, issue de l’expression populaire.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Espoirs et déceptions&nbsp;</mark></strong><br>Les superpositions de rythmes, les orbes des mélodies, le son qui s’incarne et s’évade en subtiles harmoniques, les timbres qui s’architecturent en constructions qui défient la pesanteur, brossent un univers sensible et foisonnant, vibrant de voix multiples qui racontent, murmurent, s’indignent, échos de toutes celles qui se sont tues et des paroles à venir. Le printemps, celui du mois de mai, éclot empreint d’une gravité première que soulignent les notes graves du piano (<strong>Paul Wacrenier</strong>) initial tandis que la contrebasse (<strong>Leïla Soldevila</strong>) muse, étonnamment légère, et que la voix d’<strong>Émilie Lesbros </strong>dessine un air insouciant.&nbsp;</p>



<p>Parenthèse brève avant la grève, <em>Strike</em>&nbsp;: la machine impose la régularité de ses mouvements avant que tout se désorganise. «&nbsp;<em>Workers never stop (…) / ça ne changera peut-être pas jamais…&nbsp;</em>», la voix de la chanteuse se fait dure, soutenue par la batterie de <strong>Nicolas Pointard</strong> et les vents, <strong>Julien Soro </strong>(saxophone alto), <strong>Yann Lecollaire</strong> (clarinette basse) et <strong>Simon Girard</strong> (trombone) qui s’en donnent à cœur joie. C’est le corps de la manifestation qui instaure sa propre rythmique… Les déceptions s’écrivent dans <em>La mémoire des vaincus</em> (titre emprunté au roman de Michel Ragon) avant que renaisse <em>L’espoir</em> (clin d’œil à Malraux&nbsp;?). Une pépite&nbsp;!</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Workers - Une musique populaire</em>, <strong>Kami Octet</strong>&nbsp;<br>Naï Nô/Inouïe</pre>
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		<title>Aix s’enflamme pour sa 5e saison</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Sep 2022 13:36:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’effervescence de l’automne anime la 5e Saison aixoise. On se plaît aux hasards, aux rencontres éblouies au détour d’une place, d’un lieu… Flamboiements L’ouverture quasi wagnérienne du troisième mouvement de la biennale d’Aix-en-Provence avec «&#160;Aix 100 Flammes&#160;» reliait symboliquement le théâtre du Jeu de Paume au Grand Théâtre de Provence (GTP). Les auspices sont on [&#8230;]</p>
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<p><strong>L’effervescence de l’automne anime la 5<sup>e</sup> Saison aixoise. On se plaît aux hasards, aux rencontres éblouies au détour d’une place, d’un lieu…</strong></p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Flamboiements</mark></strong></p>



<p>L’ouverture quasi wagnérienne du troisième mouvement de la biennale d’Aix-en-Provence avec «&nbsp;Aix 100 Flammes&nbsp;» reliait symboliquement le théâtre du Jeu de Paume au Grand Théâtre de Provence (GTP). Les auspices sont on ne peut plus clairs&nbsp;: c’est par la culture que la vie s’orchestre et prend son sens. Une culture populaire au noble sens du terme, commune et participative, renouant avec le bonheur des éblouissements collectifs. La compagnie <strong>Carabosse</strong>, chargée des illuminations, installait tout au long du parcours des milliers de pots de feu. Déposés à même le sol ou architecturés en orbes géantes, globes stylisés aux méridiens articulés. Des chaufferettes géantes, braseros dont le vent parfois disperse les cendres incandescentes, série de «&nbsp;marcels&nbsp;» pendus à hauteur de réverbère que les artisans des feux allument à l’instar du personnage du chapitre 14 du <em>Petit Prince</em> de Saint-Exupéry, «&nbsp;<em>occupation très jolie&nbsp;</em>», s’il en est, et qui est «&nbsp;<em>véritablement utile puisque c’est joli&nbsp;</em>». Sur ce chemin de lumières, s’égrènent petits kiosques à musique et personnages de métal qui s’animent au gré de la chaleur des loupiotes&nbsp;: incroyables cyclistes funambules, têtes de réveil dont les longs membres prennent le rythme d’une marche sur place, énigmatiquement expressifs. Deux chevaux du théâtre du Centaure amorçaient une promenade sur les terrasses du GTP avant de s’enlacer tendrement dans la cour du théâtre. La foule avait répondu à l’invitation, séduite, étonnée, intéressée, renouant avec le partage d’un regard commun dans une atmosphère joyeuse et bienveillante. &nbsp;<br></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="683" height="1024" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/Une-5e-saison-%C2%A9-Maryvonne-Colombani-2.jpg?resize=683%2C1024&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-116710" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/Une-5e-saison-%C2%A9-Maryvonne-Colombani-2-scaled.jpg?resize=683%2C1024&amp;ssl=1 683w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/Une-5e-saison-%C2%A9-Maryvonne-Colombani-2-scaled.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/Une-5e-saison-%C2%A9-Maryvonne-Colombani-2-scaled.jpg?resize=768%2C1152&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/Une-5e-saison-%C2%A9-Maryvonne-Colombani-2-scaled.jpg?resize=1024%2C1536&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/Une-5e-saison-%C2%A9-Maryvonne-Colombani-2-scaled.jpg?resize=1365%2C2048&amp;ssl=1 1365w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/Une-5e-saison-%C2%A9-Maryvonne-Colombani-2-scaled.jpg?resize=696%2C1044&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/Une-5e-saison-%C2%A9-Maryvonne-Colombani-2-scaled.jpg?resize=1068%2C1602&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/Une-5e-saison-%C2%A9-Maryvonne-Colombani-2-scaled.jpg?resize=1920%2C2880&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/Une-5e-saison-%C2%A9-Maryvonne-Colombani-2-scaled.jpg?resize=280%2C420&amp;ssl=1 280w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/Une-5e-saison-%C2%A9-Maryvonne-Colombani-2-scaled.jpg?w=1707&amp;ssl=1 1707w" sizes="(max-width: 683px) 100vw, 683px" /><figcaption>Aix 100 Flammes © MC</figcaption></figure>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Utopies participatives</mark></strong></p>



<p>Repoussés trop longtemps par la crise sanitaire, des spectacles savaient fédérer professionnels et amateurs autour de créations qui drainaient un public multiple et enthousiaste.</p>



<p>Le propos mené par les <strong>Compagnie Anania Danses</strong> et <strong>Naïno Productions</strong>, <em>100 pas presque</em>, rassemblait sur la place des Prêcheurs une troupe de danseurs (formés lors d’ateliers participatifs) dirigés ou plutôt accompagnés par le chorégraphe et danseur <strong>Taoufiq Izeddiou</strong> dans une marche dansée sur une centaine de mètres en une heure. Histoire de refuser la trépidation de notre société consommatrice, et de se connecter à un tempo plus intérieur et humain, vers les musiciens sur une composition originale de <strong>Pascal Charrier</strong> (musiciens pro et amateurs, initiés eux aussi lors d’ateliers en amont). Le résultat en fut saisissant de liberté, d’invention, dans un parcours qui alla jusqu’à une forme de transe dynamique poussant les personnes «&nbsp;sur scène&nbsp;» à convier les assistants à rejoindre la danse. Bonheur des partages&nbsp;!</p>



<p>La rencontre se tissait aussi au Bois de l’Aune (initiateur de <em>100 pas presque</em>) entre cinq danseurs aixois (<strong>Marginalz Crew</strong>) et trois danseurs japonais (<strong>Strugglez Crew</strong>) qui proposèrent avec <em>Voir à nouveau</em> un spectacle de breakdance (création montée en une petite semaine). Les mouvements solitaires, dissimulés sous capuches et vêtements amples, soulignent la singularité de chacun malgré un discours à la grammaire et aux rythmes communs. Chaque danseur présente une facette de son savoir-faire, se mesure aux autres. Rares sont les instants où les pas se conjuguent et s’accordent. Un exercice plusieurs fois ovationné par le public du Bois de l’Aune.</p>



<p>Le même lieu recevait aussi le spectacle maintes fois reporté, <em>Mastory</em>, projet construit avec une intelligente empathie par <strong>Paul Pascot</strong>, comédien et metteur en scène et <strong>Lau Rinha</strong>, artiste hip-hop, (cette dernière était aussi cheville ouvrière de la rencontre de <em>Voir à nouveau</em>). Le travail débute en 2021, réunit les jeunes gens sélectionnés sur leurs passions (danse contemporaine, rap, cuisine, flamenco, chant, dessin…). Il les fait participer à des masterclasses, assister à des spectacles, lire la masse de textes proposés par les deux meneurs de jeu, choisir (chaque texte de Musset, Saccomano, Saint-Exupéry, Siméon, Sotteau, Alberoni, Sand… correspond à une émotion, un parcours de vie, évoquant l’intime et le pluriel à la fois), se libérer de l’angoisse de la scène, de se mettre en représentation, cette mise en danger de soi qui, sur scène, est un autre, certes, mais fragilise les êtres. La scénographie reprend le carré tournant de <em>L’Amérique</em> (jouée par Paul Pascot au Bois de l’Aune, il y a quelques années) et utilise de larges cubes de bois brut, qui se transforment en sièges, estrades, support d’un clavier. Le spectacle débute par la recension d’exercices de théâtre, regroupements, cercles, marche aléatoire. Les jeunes acteurs se cachent sous capuches et larges manteaux qu’ils abandonnent au fur et à mesure qu’ils se disent, se jouent, avec une fraîcheur et une sincérité bouleversantes. Les voix sortent, posées, justes, passionnées, modulées par le sens et l’intention donnée, les musiques naissent, slam, mélodies, accompagnées au clavier ou à la guitare, dans une éloquence touchante alors que la danse s’empare de certaines avec une fougue élégante. La puissance du spectacle (on ne peut que regretter qu’il ne soit joué qu’une seule fois&nbsp;!) tient à ce travail libératoire, à cette approche neuve et enthousiaste au sens fort. Le thème c’est l’amour, celui que l’on dit avec un grand A, peu importe s’il s’adresse à des êtres particuliers ou n’est qu’une idée, l’Amour ici est déjà celui du théâtre, une chute dont on ne se relève pas et c’est très bien ainsi&nbsp;!</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Spectacles nouveaux</mark></strong></p>



<p>Le thème du Japon se déployait aussi au fil des manifestations. Ainsi le Conservatoire Darius Milhaud recevait la nouvelle création conçue par Agence Artistik de <strong>Laurence Patermo</strong>, <em>Éléments</em>, avec le <strong>Bamboo Orchestra</strong> de <strong>Makoto Yabuki</strong> et les danseurs <strong>Pierre Boileau-Sanchez </strong>et <strong>Sinath Ouk</strong>, chorégraphe de cet opus, baigné de sublimes clairs-obscurs. Les percussions et la danse trouvent dans la déclinaison des quatre éléments, terre, eau, feu, air, une fusion mise en scène avec brio, les danseurs devenant percussionnistes, les percussionnistes danseurs. Les corps s’animent, écoutent, s’assagissent puis s’élancent en irrépressibles élans allant jusqu’à la transe. La beauté de l’instrumentarium de bambous offre un cadre poétique aux évolutions. Les sonorités complexes passent du rythme à la mélodie portée par une flûte de bambou. La musique de Fauré par ce biais prend des allures oniriques propices à cette cosmogonie élémentaire. Bulle délicate.</p>



<p>La Manufacture se mettait aussi à l’heure japonaise, invitant <strong>Mauro De Giorgi</strong> pour une intéressante performance de peinture nippone à l’encre sumi-e. Les formes naissent comme par magie d’un effleurement, d’une tache, d’un trait… quelle finesse&nbsp;! On apprenait aussi pourquoi les œuvres se trouvent sur des formats verticaux&nbsp;: les tremblements de terre incessants ne sont pas étrangers à la fabrication des tableaux&nbsp;: tout se doit d’être dans la légèreté… Suivait une performance réunissant la projection d’œuvres de la plasticienne <strong>Hitomi Takeda</strong>, la musique électro de <strong>Rubin Steiner</strong> et les haïkus de Jack Kerouac (le «&nbsp;King of the Beats&nbsp;», en raison de son livre <em>Sur la route</em>), dits et joués par le comédien <strong>Nicolas Martel</strong>. L’immédiateté du style que Kerouac nommait «&nbsp;prose spontanée&nbsp;» se trouve condensée dans ces poèmes de trois vers. La profondeur se condense en formules lapidaires, <em>«&nbsp;Le son du silence/Est toute l’instruction/Que tu recevras</em>&nbsp;» («&nbsp;The sound of silence/Is all the instruction/You’ll get&nbsp;»). Le tout dans la cour extérieure de la Manufacture en une atmosphère délicieusement conviviale.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Où l’imagination fait sens</mark></strong></p>


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<figure class="alignleft size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/Lexpe%CC%81dition-ve%CC%81ge%CC%81tale%C2%A9MC-1.jpeg?resize=425%2C567&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-116708" width="425" height="567" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/Lexpe%CC%81dition-ve%CC%81ge%CC%81tale%C2%A9MC-1-scaled.jpeg?resize=768%2C1024&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/Lexpe%CC%81dition-ve%CC%81ge%CC%81tale%C2%A9MC-1-scaled.jpeg?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/Lexpe%CC%81dition-ve%CC%81ge%CC%81tale%C2%A9MC-1-scaled.jpeg?resize=1152%2C1536&amp;ssl=1 1152w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/Lexpe%CC%81dition-ve%CC%81ge%CC%81tale%C2%A9MC-1-scaled.jpeg?resize=1536%2C2048&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/Lexpe%CC%81dition-ve%CC%81ge%CC%81tale%C2%A9MC-1-scaled.jpeg?resize=696%2C928&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/Lexpe%CC%81dition-ve%CC%81ge%CC%81tale%C2%A9MC-1-scaled.jpeg?resize=1068%2C1424&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/Lexpe%CC%81dition-ve%CC%81ge%CC%81tale%C2%A9MC-1-scaled.jpeg?w=1920&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/Lexpe%CC%81dition-ve%CC%81ge%CC%81tale%C2%A9MC-1-scaled.jpeg?resize=315%2C420&amp;ssl=1 315w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/09/Lexpe%CC%81dition-ve%CC%81ge%CC%81tale%C2%A9MC-1-scaled.jpeg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 425px) 100vw, 425px" /><figcaption>L&rsquo;expédition végétale © MC</figcaption></figure>
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<p>La fantaisie, l’invention, sont aussi les maîtres-mots de cette <em>5<sup>e</sup> saison</em> qui se plaît à mailler finement l’espace public. L’Aéroflorale et son équipe de scientifiques parcourt le monde à la recherche de plantes afin d’en étudier l’énergie phytovoltaïque. Les spécialistes décrivent aux passants le projet génial de cette nouvelle source d’électricité, expliquent leurs missions à Madagascar, île pauvre en ressources, et donc fortement intéressée par ce procédé peu onéreux. Ils détaillent les vertus des végétaux, «&nbsp;<em>l’électricité est puisée au racines le plus souvent, mais en ce qui concerne les plantes grasses, on peut récupérer l’énergie dans les feuilles</em>&nbsp;»… Un peu de musique pour améliorer l’humeur des plantes, des ateliers de recherches en cours, des démonstrations bluffantes (ainsi une toute petite plante verte alimente sons et lumières&nbsp;!), l’ensemble sous la construction géante (qui a atterri sur la place des Prêcheurs), imposant assemblage de métal soutenu par des ballons et des hélices sans cesse en action. Les savants sortis d’un roman de Jules Verne s’activent, grimpent sur les hauteurs de cette architecture improbable, en descendent en rappel. Magique simplicité, évidence… Quoi&nbsp;! Il n’y a pas eu de vol dans les airs à l’instar du <em>Château ambulant</em> de Miyazaki&nbsp;? Les plantes présentées ne produisent pas grâce à leur électricité les montages ingénieux exposés&nbsp;? &nbsp;Il n’y a pas de scientifiques dans l’aventure, mais de vrais comédiens de la compagnie La Machine&nbsp;? Foin de ces rabat-joie&nbsp;! Le bonheur d’une belle histoire, la beauté du dispositif, réveillent notre appétit de merveilleux, notre besoin d’imaginaire, de magie, de sens aussi, car l’Aéroflorale répond à des questionnements actuels concrets et prégnants. D’ailleurs, certaines recherches, sérieuses cette fois-ci travaillent sur le principe des piles microbiennes&nbsp;: la matière organique rejetée dans le sol par les plantes lors de la photosynthèse sert de nourriture à des micro-organismes qui libèrent des électrons lorsqu’ils se nourrissent. Ces électrons recueillis par des électrodes génèrent de l’électricité. Le dispositif, valable uniquement dans des milieux saturés en eau, est commercialisé par une entreprise hollandaise Plante-e (on arrête la pub gratuite ici&nbsp;!).</p>



<p>Rêver le monde, quelle entreprise fantastique&nbsp;! Ce rêve se concrétise au cœur de l’église de la Madeleine grâce au <em>Museum of the Moon</em> de <strong>Luke Jerram</strong>. Avec un diamètre de sept mètres, cette lune conçue à partir d’images détaillées de la NASA et éclairée de l’intérieur semble flotter dans les airs, comme portée par les sons <em>surround</em> concoctés par le compositeur <strong>Dan Jones</strong> avec un parfum de Debussy. Les mythologies se refondent dans cette représentation tangible et onirique.</p>



<p>La lune n’est plus à promettre.</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Une 5<sup>e</sup> saison</em></strong>
divers lieux, Aix-en-Provence
<a href="https://www.aixenprovence.fr/une-5eme-saison-1690">aixenprovence.fr</a></pre>



<p class="has-small-font-size"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><em>Museum of the Moon</em>, église de la Madeleine jusqu’au 8 octobre<br><em>Banquet, Haïku et Cie</em>, bibliothèque Méjanes-Allumettes, 23 septembre<br>Performance de peinture japonaise, Fondation Saint-John Perse, 23 septembre<br><em>Éléments</em>, Conservatoire Darius Milhaud, 25 septembre<br><em>Voir à nouveau</em>, théâtre du Bois de l’Aune, 27 septembre<br><em>Mastory</em>, théâtre du Bois de l’Aune, 27 septembre<br><em>100 pas presque</em>, place des Prêcheurs, 21 septembre<br><em>L’expédition végétale</em>, place des Prêcheurs, 23 au 26 septembre</mark></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/aix-senflamme-pour-sa-5e-saison/">Aix s’enflamme pour sa 5&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; saison</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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