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	<title>Archives des Pascal Rogé - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Pascal Rogé - Journal Zebuline</title>
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		<title>L’art de l’empreinte</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Aug 2023 16:30:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Comme souvent, tout part d’une œuvre, d’une pièce sur laquelle se sont rencontrés deux artistes. Pour Pascal Rogé et Barbara Binet, couple de pianistes à la complicité contagieuse, il s’est agi des Souvenirs de Samuel Barber, dont le Pas de deux ouvre le disque.&#160; Le compositeur américain, dont le célébrissime Adagio constitue un des opus [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Comme souvent, tout part d’une œuvre, d’une pièce sur laquelle se sont rencontrés deux artistes. Pour <strong>Pascal Rogé </strong>et <strong>Barbara Binet</strong>, couple de pianistes à la complicité contagieuse, il s’est agi des <em>Souvenirs </em>de Samuel Barber, dont le <em>Pas de deux </em>ouvre le disque.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le compositeur américain, dont le célébrissime <em>Adagio </em>constitue un des opus les plus écoutés du répertoire, avait initialement composé cette pièce tendre et mélancolique pour orchestre, avant de la transcrire pour quatre mains. L’interprétation du duo tire le meilleur de la simplicité mélodique et de ses harmonies mineures évoquant, entre autres, le romantisme viennois.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Douce étrangeté</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais aussi une mélancolie et un lyrisme sans frontières temporelles ou géographiques, unissant cette polyphonie faite d’écho aux pages tout aussi mélancoliques d’Emmanuel Chabrier&nbsp;ou d’Edvard Grieg. La sélection, intelligente et sensible, est d’autant plus admirable qu’elle met à l’honneur des œuvres formidables et pourtant peu ou trop rarement jouées. Dont la <em>Sonate </em>pour quatre mains de Poulenc, dont on entendra la très belle <em>Rustique </em>qui évoque, dans son éclat, les <em>Contes de ma Mère l’Oye </em>et son inimitable et glorieux final. Ce jardin féérique que Ravel souhaitait «&nbsp;lent et grave&nbsp;», et qui se nimbe ici d’une véritable poésie. Ou encore la valse extraite des <em>Deux valses pour deux pianos </em>de Germaine Tailleferre, au tempo de danse tout aussi élégant mais aux couleurs modales d’une douce étrangeté.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En soliste, Pascal Rogé s’attelle également avec finesse aux pages de Lili Boulanger – <em>Cortège </em>– ou à Cécile Chaminade – <em>Automne</em>, exigeante étude de concert. Ainsi qu’à un Scarlatti débarrassé d’oripeaux baroquisants, ou à d&rsquo;ambitieuses pages de Rachmaninoff ou de Scriabine, qu’il maîtrise à la perfection.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais c’est malgré tout dans ses embarquées duellistes que l’opus se révèle le plus émouvant. La <em>Suite Dolly </em>de Fauré siège également parmi les pièces maîtresses de ce disque&nbsp;: sa <em>Tendresse </em>en étant, évidemment, le morceau le plus seyant pour les deux interprètes. En conclusion du disque, le <em>Two Step </em>extrait de Barber ouvre vers un facétieux horizon de vélocité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Souvenirs</em> de <strong>Pascal Rogé</strong> et <strong>Barbara Binet</strong> <br>Halidon</pre>
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		<title>Le Nice Classic Live célèbre la musique chambriste sous toutes ses formes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Aug 2022 11:01:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La soirée du 1er août s’est ouverte sur une programmation singulière. Soit deux guitaristes réunis pour entonner des pages dédiées à leur instrument, les Micropiezas du compositeur cubain Léo Brouwer, mais également et surtout, nombre de transcriptions d’œuvres pour le moins hétéroclites. Rémi Jousselme et Tristan Manoukian, solistes et chambristes aguerris et forts d’une belle [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">La soirée du 1<sup>er</sup> août s’est ouverte sur une programmation singulière. Soit deux guitaristes réunis pour entonner des pages dédiées à leur instrument, les <em>Micropiezas </em>du compositeur cubain Léo Brouwer, mais également et surtout, nombre de transcriptions d’œuvres pour le moins hétéroclites. <strong>Rémi Jousselme</strong> et <strong>Tristan Manoukian</strong>, solistes et chambristes aguerris et forts d’une belle collaboration, ont passé au prisme des cordes pincées des pages passionnantes&nbsp;: Meredith Monk, Béla Bartók, et même John Cage&nbsp;! Le tout, sans rien sacrifier de la subtilité des œuvres, semble les enrichir de couleurs inédites. Les accents brésiliens de Brouwer résonnent sur les envolées jazzy de Meredith Monk&nbsp;; la musique folklorique revue et corrigée par Bartók sonne… folk&nbsp;! En bis, une autre transcription de Lutoslawski vient conclure ce joli voyage.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Violon sans frontières</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">On sait pourtant qu’on embarque de nouveau pour une destination inconnue en seconde partie de soirée. La carte blanche confiée au violoniste <strong>Gilles Apap </strong>lui ressemble&nbsp;: son ancrage classique s’enrichit de fantaisies audacieuses, jusqu’à sa conclusion d’une quinzaine de minutes quasi improvisées par un <em>groupo</em> de cordes sur des thèmes irlando-américains. Tout juste pourra-t-on regretter que l’immense talent de la harpiste <strong>Marie-Pierre Langlamet </strong>ne soit sollicité que sur des transcriptions au mieux anecdotiques – <em>L’Entr’acte </em>de Jacques Ibert –, voire franchement ingrates – la pourtant magnifique <em>Sonate pour flûte et piano </em>de Poulenc, sur laquelle <strong>Julien Beaudiment </strong>laisse l’auditoire sans voix. Menée de main de maître par la pianiste <strong>Marie-Josèphe Jude</strong>, directrice artistique du festival, la <em>Sonate pour violon et piano </em>du même Poulenc rappelle quels grands écarts stylistiques le compositeur opéra tout au long de sa vie. La clarinette de <strong>Michel Lethiec</strong>, très classique, sait également tirer le meilleur de Gershwin, en compagnie du piano très swing de <strong>Ninon Hannecart-Ségal</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">L’art délicat du quatre mains</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La soirée du 2 août rassembla deux ensembles pas comme les autres. L’art tout particulier du quatre mains se révélant d’une délicatesse certaine, il impliquait de convoquer des duos durablement soudés. Sur un programme donné également le 10 août aux <em>Nuits Pianistiques d’Aix-en-Provence</em>, <strong>Jacques Rouvier </strong>et <strong>Kateryna Diadiura </strong>se sont frottés à l’exercice avec enthousiasme et dextérité : la complicité unissant l’ancienne élève et le professeur est tangible. La <em>Melodiya </em>de Skoryk donnée en préambule semble tenir particulièrement à cœur à la jeune pianiste ukrainienne, qu’une émotion palpable ne quittera pas pendant une bonne moitié du concert. Ce qui ne l’empêche pas d’exécuter la célèbre <em>Fantaisie </em>de Schubert avec panache, puis de faire danser Grieg et Brahms sur tous les tons et tempi imaginables. Jusqu’aux désopilants <em>Souvenirs de Bayreuth </em>de Fauré et Messager, hydre à deux têtes… au carré&nbsp;! En seconde partie de soirée, <strong>Barbara Binet </strong>et <strong>Pascal Rogé </strong>s’attaquent à un programme plus bigarré&nbsp;: de la classiquissime <em>Sonate en ré majeur </em>de Mozart aux <em>Souvenirs </em>hollywoodiens en diable de Samuel Barber, un grand écart stylistique se creuse, révélant de ce pas l’irréprochabilité technique du couple. De retour de l’entracte, les <em>Six pièces opus 11 </em>de Rachmaninov sont entonnées avec une cohérence et une ferveur rare. La symbiose est totale entre ces deux interprètes. Autant dire qu’on attend de pied ferme la parution à venir de leur enregistrement commun.</p>



<p class="wp-block-paragraph">SUZANNE CANESSA </p>



<p class="wp-block-paragraph"><sub><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Soirées du 1<sup>er</sup> et 2 août du <strong><em>Nice Classic Live</em></strong>, qui s’est tenu du 16 juillet au 9 août au cloître du monastère de Cimiez, à Nice.</mark></sub></p>
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