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	<title>Archives des psychiatrie - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des psychiatrie - Journal Zebuline</title>
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		<title>« La machine à écrire… », réparer les objets et les âmes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Apr 2024 06:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[cinema]]></category>
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		<category><![CDATA[psychiatrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Deux hommes affairés à réparer une machine à écrire dont le ruban a sauté. Un autre qui les observe, inquiet, expliquant qu’il s’en sert tous les jours. A-t-il plein de textes en retard&#160;? Oui car il écrit deux poèmes par jour. On a l’impression de le connaitre. On l’a vu dans le premier volet du [&#8230;]</p>
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<p>Deux hommes affairés à réparer une machine à écrire dont le ruban a sauté. Un autre qui les observe, inquiet, expliquant qu’il s’en sert tous les jours. A-t-il plein de textes en retard&nbsp;? Oui car il écrit deux poèmes par jour. On a l’impression de le connaitre. On l’a vu dans le premier volet du triptyque consacré au Pôle psychiatrique Paris Centre de <strong>Nicolas Philibert</strong>, <em>Sur l’Adamant.</em> (<a href="https://journalzebuline.fr/sur-l-adamant-un-doc-en-or/">https://journalzebuline.fr/sur-l-adamant-un-doc-en-or/</a>). &nbsp;</p>



<p>On est chez Patrice avec ses 8000 poèmes classés dans des chemises colorées. Les deux réparateurs à qui la machine résiste, ce sont des membres de l’Orchestre, un petit groupe de soignants bricoleurs qui se rendent chez les patients pour les aider, pour accomplir quelques menus travaux et surtout parler avec ceux qui ont tendance à se renfermer, se replier sur eux-mêmes. Ce sont ces visites auxquelles nous assistons dans ce troisième volet, <em>La machine à écrire et autres sources de tracas.</em> Quatre séquences filmées avec beaucoup de bienveillance, comme à son habitude, par Nicolas Philibert. On est ensuite chez Muriel, allongée sur son lit. Elle n’a pas de contact avec les voisins. Elle attend que Walid et Jérôme viennent lui réparer son lecteur de DVD en panne depuis plusieurs semaines. Le silence lui fait peur et écouter Janis Joplin la rassure. Elle offre des chocolats à ses visiteurs&nbsp;: «&nbsp;<em>Toi, t’es pas gentil</em>&nbsp;» dit-elle à Nicolas, qui n’en veut pas&nbsp;! Elle leur montre des photos d’elle jeune, trouve que Jérôme a de beaux yeux. Un moment où sa grande solitude a été rompue.</p>



<p>La troisième séquence nous fait découvrir Yvan, musicien, qui ne sort plus parce que sa CB a été avalée et Gaël qui voudrait bien pouvoir retravailler mais qui ne le peut pas. Enfin, c’est dans un appartement envahi par les objets, livres, disques, tableaux que nous nous rendons. Souvenirs de vie de Frédéric, sexagénaire à la chevelure blanche. Plans aussi resserrés que l’espace où cet homme, très cultivé, vit depuis des années. Il nous raconte l’histoire de Jean Cocteau dont il a un livre rare, évoque son BTS Art appliqués qu’il est fier d’avoir raté. Lorsqu’on lui propose de trier ses 33 tours, il nous les montre avec exaltation, chante &nbsp;«&nbsp;<em>Sous quelle étoile suis-je né</em>&nbsp;?&nbsp;» de &nbsp;Polnareff dont il adore les riffs de guitare. Il faudrait arriver à récupérer de l’espace, l’encourage sa soignante, Céline, à qui il est fier de montrer ses toiles, celles d’avant, en noir, blanc et rouge et les toutes dernières inspirées par les «&nbsp;décors à la Prévert&nbsp;».</p>



<p>Grâce à la caméra de Nicolas Philibert, &nbsp;nous avons l’impression de connaitre un peu mieux cet homme, après ce moment passé dans son «&nbsp;oasis&nbsp;»&nbsp;: «&nbsp;<em>Je fais des films pour aller à la rencontre d&rsquo;un groupe, d&rsquo;un collectif, d&rsquo;un lieu, pour essayer de comprendre ce qu&rsquo;on pourrait avoir en commun […] Je suis très souvent profondément touché par les personnes</em> <em>qu&rsquo;on rencontre, dans ces lieux-là. Elles nous renvoient, elles me renvoient à moi-même. Je pense que ces personnes peuvent nous renvoyer à nos propres fragilités. Les spectateurs, c&rsquo;est comme si je les prenais par la main en disant : “Venez, il y a des personnes drôlement intéressantes à rencontrer, allons-y, venez&nbsp;!&nbsp;”</em></p>



<p>Alors, n’hésitez pas&nbsp;! Allez voir <em>La machine à écrire et autres sources de tracas </em>qui sera en salle le 17 avril</p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><em>La machine à écrire et autres sources de tracas</em>, de <strong>Nicolas Philibert</strong> En salles le 17 avril</mark></p>
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		<title>« Sur L’ Adamant », un doc en or</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Apr 2023 05:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Berlinale]]></category>
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		<category><![CDATA[Nicolas Philibert]]></category>
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		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[psychiatrie]]></category>
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<p>Un homme chante <em>La bombe humaine</em> de Téléphone. «&nbsp;<em>Je vois à l&rsquo;intérieur des images, des couleurs / Qui ne sont pas à moi qui parfois me font peur. Sensations qui peuvent me rendre fou.&nbsp;»</em> Et bien, pour ceux qui parfois ont ces sensations, il y a un lieu, un bâtiment flottant, sur la Seine, quai de la Rapée qui les accueille. Un bel endroit aux boiseries chaudes, aux nombreuses fenêtres ouvrant sur le fleuve. Un centre de jour qui fait partie du pôle psychiatrique Paris centre, un lieu vivant, atypique, dans lequel s’est immergé <strong>Nicolas Philibert</strong> durant plusieurs mois. Et 27 ans après avoir tourné à la clinique de La Borde<em> La moindre des choses</em>, il nous fait partager dans son nouveau documentaire, <em>Sur l’Adamant</em>, le quotidien de patients et de soignants sans blouse blanche, ni seringue à la main qu’on a parfois du mal à distinguer… remettant en cause nos clichés.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Chanson bulgare et Axel Bauer</mark></strong></p>



<p>Ensemble, ils élaborent un ordre du jour, accueillent les nouveaux, élaborent le projet d’un festival de cinéma, proposent des sujets de discussion. Ensemble, on commente les dessins de l’atelier de peinture, on glane dans des poubelles des fruits qui deviendront des confitures dans l’atelier cuisine… Sur la Seine, voguent les péniches. Une dame confie combien ses amis lui manquent, une autre regrette de ne pouvoir récupérer sa fille placée en famille d’accueil. Une femme bulgare fredonne doucement une chanson de son pays, les larmes aux yeux. Un homme, au piano chante&nbsp;<em>Personne n’est parfait</em>&nbsp;(d’Axel Bauer). Un autre parle de ses réincarnations et de sa grande histoire d’amour de 2017, de son écriture dictée par son inconscient. Certains interpellent gentiment Nicolas et Éric, son assistant, une belle preuve de confiance. Certains avouent leur peur, l’un des gens qui font du bruit, un autre des regards qu’il croise dans la rue… Un lieu qui expérimente, qui prend des risques, qu’il faut montrer à une époque où la situation de la psychiatrie publique s’est considérablement dégradée.</p>



<p>«<em>&nbsp;J’ai toujours été très attentif et très attaché&nbsp; au monde de la psychiatrie. Un monde à la fois dérangeant et j’ose le dire comme ça, très stimulant : il nous donne constamment à réfléchir sur nous-mêmes, sur nos limites, nos failles, sur la marche du monde. La psychiatrie est une loupe, un miroir grossissant qui en dit long sur notre humanité.&nbsp;Pour un cinéaste c’est un champ inépuisable </em>», explique le réalisateur<em>.&nbsp; Sur l’Adamant</em>, se termine sur un très beau plan du bâtiment dans le brouillard, «&nbsp;<em>une sorte d’éloge du flou. Un brouillage des contours. Sous-entendu : de cette sacro-sainte normalité.&nbsp;</em>» Le film est le premier volet d’un triptyque. À suivre donc…</p>



<p>ANNIE GAVA<a></a></p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Sur l’Adamant</em>, de <strong>Nicolas Philibert</strong>
Sorti<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 19 avril</mark></pre>



<p>Ce film a remporté l’Ours d’or à la <em>Berlinale</em> 2023, qui s’est tenue du 16 au 26 février 2023 à Berlin.</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/sur-l-adamant-un-doc-en-or/">« Sur L’ Adamant », un doc en or</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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