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	<title>Archives des queer - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des queer - Journal Zebuline</title>
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		<title>Love story chez les routiers</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 09:25:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Salle comble à la Baleine ce lundi 8 juin pour assister à l’avant-première de Du Fioul dans les artères, sélectionné à la 65e Semaine de la critique et récompensé par le Prix Révélation de la Queer Palm. Présent dans le cadre de la reprise de la Semaine à Marseille, Pierre Le Gall a parlé de [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Salle comble à la Baleine ce lundi 8 juin pour assister à l’avant-première de <em>Du Fioul dans les artères</em>, sélectionné à la 65<sup>e</sup> <em>Semaine de la critique</em> et récompensé par le <em>Prix Révélation de la Queer Palm</em>. Présent dans le cadre de la reprise de la<em> Semaine</em> à Marseille, <strong>Pierre Le Gall</strong> a parlé de la genèse de son&nbsp; premier long métrage, de ses recherches, du choix de ses acteurs, des difficultés de production et du tournage de ce film singulier, dont l’unique objectif était de «&nbsp;<em>raconter une histoire d’amour toute simple.</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Etienne&nbsp; est un routier dont la vie est rythmée par le travail, longs trajets, chargements, livraisons dans les entrepôts, pauses sur les aires d’autoroute douches dans les toilettes, repas dans la cabine de son camion bleu. Solitaire, concentré sur sa route, il s’accorde des moments de plaisir avec des amants de passage, le temps d’une éteinte furtive dans les bois ou les toilettes des stations service. Jusqu’au jour où sa rencontre avec un routier polonais, Bartosz (<strong>Julian Świeżewski</strong>) va tout changer. Un coup de foudre pour ce quadragénaire solitaire dont les seules attaches affectives étaient sa sœur et son neveu. Jusque là, il partageait, avec ses collègues chauffeurs, repas, pauses entre deux voyages, quelques coups de fil. Il se disait que son métier, épuisant, contraignant&nbsp; l&#8217;empêchait,&nbsp;&nbsp; en tant que routier homosexuel, de rencontrer l&rsquo;amour. Désormais, Étienne ne pense qu’à une chose, retrouver&nbsp; Bartosz et guetter son camion rouge Mais leurs routes ne se croisent pas toujours car son amour polonais, chauffeur international sillonne toute l’Europe alors qu’Etienne ne roule plus qu’en France et en Angleterre. Alors on se fait des appels vidéo, on se fixe des rendez vous, parfois on se trompe d’aire d’autoroute&nbsp; et on risque sa vie pour se rejoindre, on se dispute, on se quitte pour se retrouver… peut –être plus tard….</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;Le milieu routier est l’un des milieux ouvriers français où les gens travaillent encore avec beaucoup de passion et qui se transmet de génération en génération. J&rsquo;aimais beaucoup l’idée de filmer un milieu ouvrier peu représenté au cinéma</em>&nbsp;» confie le cinéaste qui s’est beaucoup documenté, qui a pris la route lui-même avec un ami routier pour «&nbsp;<em>faire le film le plus haletant et excitant possible tout en restant le plus juste possible sur ce milieu.</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un scenario bien ficelé coécrit avec <strong>Camille Perton</strong> et <strong>Martin Drouot</strong>. Des dialogues qui sonnent&nbsp; juste. Le directeur de la photo <strong>Antoine Cormier</strong> a filmé avec beaucoup de soin, aussi bien les grands espaces où circulent les mastodontes de la route, les vastes entrepôts que les repas entre collègues, les scènes de sexe dans les bois ou les cabines des camions. Il a su saisir les moments de tendresse sur les visages des deux acteurs, tous deux excellents. <strong>Julian Świeżewski</strong> , acteur polonais de cinéma et de théâtre et <strong>Alexis Manenti</strong>&nbsp; qu’on avait beaucoup aimé dans <em>Le Mohican</em>&nbsp; (<a href="https://journalzebuline.fr/le-mohican-quand-un-berger-dit-non/">https://journalzebuline.fr/le-mohican-quand-un-berger-dit-non/</a>) dont on retrouve ici&nbsp; le coté taiseux, déterminé, sensible, s’ouvrant à l’amour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un film réussi, touchant&nbsp; qu’il ne faudra pas louper au moment de sa sortie en salle le 2 décembre 2026</p>



<p class="wp-block-paragraph">Annie Gava</p>
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		<title>Aurore Fattier exhume Le Dindon </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chloé Macaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Jan 2026 12:46:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Aurore Fattier]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Quel est votre rapport au théâtre de Feydeau ?&#160; Aurore Fattier. C’est un auteur auquel je ne m’intéressais pas avant de faire du théâtre, et que j’ai découvert vraiment sur le plateau. Ça a été un grand choc théâtral et esthétique, en terme de déploiement de mise en scène, d’énergie… Pour moi, c’est avant [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline. Quel est votre rapport au théâtre de Feydeau ?&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Aurore Fattier.</strong> C’est un auteur auquel je ne m’intéressais pas avant de faire du théâtre, et que j’ai découvert vraiment sur le plateau. Ça a été un grand choc théâtral et esthétique, en terme de déploiement de mise en scène, d’énergie… Pour moi, c’est avant tout un matériau théâtral très puissant qui donne beaucoup de plaisir tant aux acteurs qu’au public.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pourquoi <em>Le Dindon </em>en particulier ?&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Le Dindon</em> n’est pas beaucoup monté parce que c’est une pièce difficile. Elle est très longue et traite de sujets qui peuvent paraître gênants, comme le harcèlement de rue. Des sujets qu’on relit d’une manière plus radicale après la révolution MeToo. On pardonne moins aux personnages qu’avant.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est énormément question de sexualité, de sexualité frustrée, de ce que c’est le fantasme, etc. Pour moi, c’est une pièce très psychanalytique et très profonde, sous ses airs un peu inoffensifs. C’est un texte dont la modernité nous surgit à la figure à chaque instant.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment avez-vous travaillé pour mettre en avant cette modernité ? Avez-vous dû altérer le texte ?&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au contraire, on a recherché les anciennes versions qui ont été censurées, avec des personnages entiers, des scènes entières qui ne sont plus dans la pièce telle qu’elle est publiée aujourd’hui. On a pratiquement fait un travail d’archéologue par rapport au texte. Il y a un ajout d’un texte supplémentaire, mais à part cela la pièce est très fidèlement reconstituée.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pourquoi ces scènes avaient-elles été censurées ?&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Soit parce que c’était trop long, soit parce que c’était trop bizarre. Par exemple, on a retrouvé une scène très étrange, avec des personnages inutiles à l’action qui amène une forme d’absurdité totale à la pièce.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a aussi des passages assez théoriques sur le droit des femmes, le mariage etc., qui ont été coupées sans doute pour des raisons politiques.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous faites le choix d’une distribution que vous qualifiez de «&nbsp;queer&nbsp;». Pourquoi ce parti pris ?&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je n’avais pas envie de monter la pièce avec des acteurs qui ont l’habitude de ce genre de matière et sont en maîtrise de la forme. On a donc été chercher dans le cabaret, dans le théâtre de rue, on a ouvert au maximum les possibilités de casting pour pouvoir rendre compte des différents mondes que traverse la protagoniste, et ouvrir un peu l’imaginaire du public par rapport au texte. L’idée était de ne pas remettre une couche de vernis mais au contraire de le faire craquer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ENTRETIEN RÉALISÉ PAR CHLOÉ MACAIRE</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Le Dindon </em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 20 au 24 janvier</mark> <br><a href="https://www.lafriche.org/evenements/le-dindon/"><strong>Friche La Belle de Mai</strong>,</a> Marseille <br>Dans le cadre de la programmation hors-les-murs du <a href="https://www.lestheatres.net/fr/32-theatre-du-gymnase">Théâtre du Gymnase</a></pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici </a></p>
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		<title>« Les Amants Astronautes »: l&#8217;espace du désir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Jul 2025 04:47:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma argentin]]></category>
		<category><![CDATA[comédie romantique]]></category>
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		<category><![CDATA[Les Amants Astronautes]]></category>
		<category><![CDATA[Marco Berger]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le film s’ouvre par l’arrivée de Pedro (Javier Orán), sac à dos et sueur au front. Il a traversé la forêt et entre dans une belle maison à l’architecture contemporaine où l’attend un couple d’amis. Il vient y passer ses vacances. Il partagera sa chambre avec Maxi (Lautaro Bettoni), un ancien camarade de classe perdu [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le film s’ouvre par l’arrivée de Pedro (<strong>Javier Orán</strong>), sac à dos et sueur au front. Il a traversé la forêt et entre dans une belle maison à l’architecture contemporaine où l’attend un couple d’amis. Il vient y passer ses vacances. Il partagera sa chambre avec Maxi (<strong>Lautaro Bettoni</strong>), un ancien camarade de classe perdu de vue depuis des années.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tous deux sont incroyablement beaux, jeunes. Et c’est l’été… évidemment. La plage n’est pas loin, les corps se dénudent, la peau a ses raisons que la raison ignore. Pedro est gay. Max non. Enfin pas vraiment. Car qui peut prétendre être hétéro à 100%&nbsp;? Entre les deux hommes le désir et le déni de ce désir créent des précipités au sens chimique du terme. D’autant que Max qui sort d’une histoire avec Sabrina, décide de lui faire croire comme à tout son groupe d’amis qu’il est en couple avec Pedro. Pedro et Max vont faire semblant d’éprouver ce que déjà ils éprouvent sans se l’avouer vraiment.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film suit de façon très classique et finalement très sage, la montée de l’attirance entre ses protagonistes, leur rapprochement step by step. <strong>Marco Berger</strong> accumule les situations troubles et sensuelles&nbsp;: une main sur l’épaule, l’échange de vêtements, le fantasme de l’un près du corps endormi de l’autre… de petits gestes, un baiser hollywoodien prétendûment faux et des discussions rieuses sur le cinéma, le sexe et le désir. Un marivaudage à mots crus qui croit ne pas se prendre au sérieux et où le «&nbsp;cul&nbsp;» et la «&nbsp;bite&nbsp;» restent au centre du jeu de séduction. Métaphorisés parfois&nbsp;: soleil, lune, planète -en (h)or-bite, versus les phalliques fusées, drapeaux plantés ou missiles lancés. Une comédie romantique au verbe osé en somme mais plutôt chaste à l’image. On est dans le frôlement, l’inabouti, plus brûlant que l’acte sexuel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si on peut reprocher au film un excès de bavardage et des répétitions, ces amants astronautes de la terre au ciel (le 7ème, bien sûr) ouvrent l’espace imaginaire, ludique et prosaïque de l’amour et ce n’est pas désagréable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ELISE PADOVANI</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Les Amants Astronautes</em> de <strong>Marco Berger</strong>, en salles le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>2 juillet</strong></mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>À La Seyne-sur-Mer, une empathie queer</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Nov 2024 09:01:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cirque]]></category>
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		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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		<category><![CDATA[La Seyne-sur-Mer-sur-Mer]]></category>
		<category><![CDATA[Le Premier artifice]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est un spectacle qui fait couler les larmes et s’applaudit debout. Un de ceux pour lesquels on a du mal à quitter la place tant des torrents d’humanité vous submergent. Comment comprendre que, dans un monde où Elon Musk renie son fils trans avec une infinie violence, dans un département où le vote d’extrême droite [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">C’est un spectacle qui fait couler les larmes et s’applaudit debout. Un de ceux pour lesquels on a du mal à quitter la place tant des torrents d’humanité vous submergent. Comment comprendre que, dans un monde où Elon Musk renie son fils trans avec une infinie violence, dans un département où le vote d’extrême droite atteint des records inégalés, un spectacle si directement contestataire de l’ordre patriarcal soit aussi magnifiquement accueilli&nbsp;?&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sans doute parce que <em>Le Premier artifice</em> est à la fois beau, intelligent et sensible. Beau comme la musique de Jenny Victoire Charreton qui de son sax et ses claviers construit une partition continue et changeante, impulsant le rythme du spectacle repris par les batteur·euses et les chants. Beau comme ces trois plumes colorées qui flottent doucement… suivies par l’avalanche brutale d’une tonne de fleurs de tissu qui refusent le mièvre. Beau comme ces numéros de trapèze qui évitent savamment la démonstration autosatisfaite, et se dansent enlacés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car tout est aussi intelligent&nbsp;: l’introduction de la drag clown burlesque joue avec les règles du monsieur loyal, mais surtout avec la langue inclusive, en apportant quelques précisions qui évitent les malentendus de mégenrage et ouvrent la possibilité d’un voyage intime vers la compréhension des vécus queers.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Infléchir la norme</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une analyse des représentations du cirque est à l’œuvre&nbsp;: dans la tradition freaks l’a-normal était présenté comme monstrueux, et la mise en danger comme un frisson désirable. Ici, les trans et les queer infléchissent politiquement la norme, produisent et disent, chantent, des textes poétiques qui disent le rejet qu’ils vivent mais surtout l’empouvoirement, la reprise de contrôle, qu’ils veulent exercer sur leurs vies et leurs corps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rien n’est pourtant didactique, ou si doucement que même les enfants l’entendent. Tout est tendre, sans érotisme, et la relation humaine se tisse entre des corps qui se portent et se soutiennent, s’élèvent et se penchent, disent qu’iels montrent de leurs corps ce qu’iels en décident, racontent leurs douleurs surtout, avec une sensibilité si intense qu’elle infuse dans tous les rangs du public. Parce que chacun·e interroge l’inconfort de sa place, cherche un endroit où iel serait compris·e.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, lorsque Manivelle chante la <em>Pêche aux moules</em> pendant qu’un lanceur de couteau la vise, chaque lame qui la frôle est un coup de boutoir qui nous révèle l’incroyable sens, si peu caché, de la comptine. C’est un récit de viol, où l’enfant ne veut plus aller, et qui comme la plupart des contes enfantins, prévient les petits humains, filles, garçons ou intergenre, qu’on veut leur prendre leur panier à moules.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une comptine normale, dont le <a href="https://www.instagram.com/cirque.queer/?hl=fr"><strong>Cirque Queer</strong> </a>peut nous aider à nous défaire, pour nous ressourcer ensemble dans la beauté chaleureuse des marges, sous ce chapiteau autogéré et partagé dont nous avons urgemment besoin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">AgnÈs Freschel</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Le Premier artifice </em>été joué sous chapiteau au Stade Maurice Laurent à Alès le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">8 novembre</mark>.<br>Une programmation de <a href="https://laverreriedales.fr">La Verrerie, Pôle National Cirque Occitanie</a><br><br>Puis au <a href="https://www.le-pole.fr">Pôle</a>, La Seyne sur Mer, du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">15 au 17 novembre</mark>. </pre>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Festival Queer In&#038;Out : Déplacer la norme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 Nov 2024 08:31:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>In&#38;Out 2024 programme plusieurs films sur les premiers émois gays ou lesbiens, plusieurs spectacles de marionnettes queer de Johanny Bert, un grand cabaret drag, un DJ set déjanté… La présence de Paul B. Preciado et d’Océan, place la question des hommes trans au cœur des débats. Entretien. Zébuline. Quelle importance vous donnez à la production [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.chateauvallon-liberte.fr/festival/festival-queer-inout-2024/">In&amp;Out 2024</a> programme plusieurs films sur les premiers émois gays ou lesbiens, plusieurs spectacles de marionnettes queer de Johanny Bert, un grand cabaret drag, un DJ set déjanté… La présence de Paul B. Preciado et d’Océan, place la question des hommes trans au cœur des débats. Entretien.<br><br><strong>Zébuline. Quelle importance vous donnez à la production de contenus par des personnes trans sur les sujets qui les concernent ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Océan</strong>. Ça me paraît nécessaire, sur tous les sujets qui concernent des personnes qui vivent des discriminations, que le regard porté soit le leur. L’expérience de la minorisation ne pourra jamais être aussi précisément décrite que par celleux qui la subissent. C’est pour cela que j’ai fait Ocean, la première partie, en tant que réalisateur. C’était ça qui manquait. A la télé, les contenus sur les personnes trans étaient toujours réalisés par des personnes cis avec un regard altérisant, où le personnage transgenre est perçu comme autre, étrange, une petite chose qui se cache et qu’il faudrait aller débusquer sous les feuillages dans une forêt secrète. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a une perspective d&#8217;empouvoirement à raconter sa propre histoire, à poser un «&nbsp;trans-gaze&nbsp;» sur nos vécus, mais aussi sur les personnes cisgenre qui nous entourent. Nous sommes toujours scrutés comme une anormalité, il faut nous emparer de cette question de norme, la déplacer. C’est ce que je développe dans ma conférence au Liberté&nbsp;: changer de point de vue, c’est renverser la normalité.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans votre série, vous montrez la violence des discours médicaux, familiaux, la violence du parcours administratif à l’égard des personnes transgenres, vous visibilisez ce que l&rsquo;on vit habituellement dans une grande solitude. Pourquoi donner à voir cette violence malgré la vulnérabilité qu’elle fait apparaître&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai toujours eu une volonté pédagogique. Déjà dans <em>La Lesbienne invisible</em>, mon premier spectacle, déconstruisait les clichés sur les lesbiennes, et <em>Chaton violent</em> sur le racisme. C’est important pour moi, il faut continuer à créer des ponts, avec humour, et bienveillance. Pour donner un exemple précis, quand je filmais ma mère, dans la série, qui me disait des choses très dures, très problématiques, puisque c’est là où elle en était, le fait de la filmer me donnait tout à coup beaucoup de force. Elle me disait des horreurs et moi je pensais « Ah ça, ça va être une super séquence! », ça donnait tout à coup une fonction, une utilité à sa violence. Ça pouvait permettre à d’autres de comprendre ce qu’on vit. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le processus créatif c’est un peu comme une armure pour moi. Chaque fois que je filme la violence, les choses difficiles que je peux subir, je leur donne du sens. Cette vulnérabilité, je dirai que c’est un endroit de reprise de contrôle, de pouvoir. Créer des objets artistiques me permet de transformer la violence en matière pédagogique, instructive, drôle et, d’une certaine manière, de la transcender.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Qu’est-ce que vous pensez de l&rsquo;évolution des représentations transgenres au cinéma ces dernières années?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai le sentiment qu’il y a un double mouvement. A la fois positif parce qu’il y a de plus en plus de personnages transgenres et une plus grande réflexion sur leur représentation. On arrête petit à petit de faire jouer des personnages trans par des personnes cisgenres par exemple, ce qui n’était pas du tout le cas il y a 10 ans. Mais j’ai l’impression que ça n’avance pas assez vite. C’est compliqué de dissocier la question de la représentation de celle de la réalisation. Ça ne suffit pas d’avoir un personnage trans dans un film, une série, parce que c’est «&nbsp;cool&nbsp;» ou qu’on va se dire que ça fait «&nbsp;moderne&nbsp;» de traiter ce sujet. Ce qu’il faut, c’est plus de réalisateur·ices trans, mais aussi plus de réalisateur·ices et de scénaristes queer, racisé·es, plus de femmes.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les personnages minorisés sont souvent décevants parce que ce ne sont pas des personnes concernées qui les écrivent. Moi je suis très en distance, pour ne pas dire fâché, par exemple, avec <em>Emilia Perez</em> [Lire notre <a href="https://journalzebuline.fr/le-transgenre-cest-pas-du-cinema/">critique du film</a> ici, <em>ndlr</em>]. Je trouve que c’est un film très problématique et ça m’accable de voir tout ce qui ne va pas dans sa représentation de la transidentité. Même si je suis très heureux pour Karla Sofía Gascón, de voir sa carrière d’actrice propulsée de cette manière, je trouve que ce film ne va pas du tout. J’ai envie de dire « Laissez tomber la représentation, arrêtez d’essayer d’écrire des personnages trans, vous faites n’importe quoi. Laissez-nous faire, ça sera bien mieux fait ». </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le problème c’est que la transidentité est aussi un facteur de précarité. Peu de personnes trans ont la possibilité de faire des études et de se professionnaliser dans le cinéma. C’est en train de changer, je vois de plus en plus de chef·fes opérateur·ices concerné·es, de jeunes qui commencent à réaliser aussi. Je pense que les films fabriqués par des personnes trans, des personnes concernées arriveront petit à petit, et que les personnes cisgenres qui veulent traiter de ces sujets se renseigneront mieux et plus. Mais pour l’instant, cette maladresse dans la représentation et l’écriture de ces personnages nous retient encore.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entretien réalisé par NEMO TURBANT</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Au programme<br></strong>- <em>Normal</em>, Compagnie de l’Echo, spectacle déjeuner le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">19 novembre</mark>, Théâtre Liberté<br>- <em>Genres, sexualités, désirs et fantasmes</em>, conférence d’Océan le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">19 novembre</mark>, Théâtre Liberté<br>- <em>Océan</em>, film et rencontre avec Océan, le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">20 novembre</mark>, Théâtre Liberté<br>- <em>Young hearts</em>, film d’Anthony Schatteman les <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">21 et 22 novembre</mark>, Cinéma le Royal<br>- <em>Les 12 travelos d’Hercule</em>, cabaret drag de En petit comité, le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">21 novembre</mark>, Châteauvallon<br>- <em>Hen</em>, marionnette non binaire de Johanny Bert, du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">22 au 27 novembre</mark>, Théâtre Liberté<br>- <em>Orlando, ma biographie politique</em>, film et rencontre avec Paul B.Préciado, le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">23 novembre</mark>, Théâtre Liberté <br>- <em>La Bella estate</em>, film de Laura Luchetti, le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">26 novembre</mark>, Cinéma le Royal<br>- <em>Baby</em>, film de Marcello Caetano, le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">28 novembre</mark>, Cinéma le Royal<br>- <em>La nouvelle ronde</em>, adaptation bisexuelle, asexuelle ou transgenre de la Ronde par les marionnettes de Johanny Bert, le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">29 novembre</mark>, Châteauvallon<br>- <em>Queer et marionnettes</em>, rencontre avec Johanny Bert, le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">30 novembre</mark>, Théâtre Liberté<br>- <em>Débandade</em>, spectacle sur les stéréotypes masculins d’Olivia Grandville, le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">30 novembre</mark>, Théâtre Liberté</pre>
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		<title>« The Summer with Carmen », une comédie sous le soleil grec</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Jun 2024 05:44:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[cinema]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[amitié]]></category>
		<category><![CDATA[Andreas Lampropoulos]]></category>
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		<category><![CDATA[Theo Mihopoulos]]></category>
		<category><![CDATA[Yorgos Tsiantoulas]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des rochers au bord de la mer. Un homme allongé, nu. On est à Limanakia, à une trentaine de kilomètres d’Athènes, sur une plage queer naturiste. C’est là que Nikitas (Andreas Lampropoulos) un jeune futur réalisateur aux cheveux roses et bleus et son ami Démosthène (Yorgos Tsiantoulas) un ancien acteur, cherchent une idée de scenario. [&#8230;]</p>
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]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">Des rochers au bord de la mer. Un homme allongé, nu. On est à Limanakia, à une trentaine de kilomètres d’Athènes, sur une plage queer naturiste. C’est là que Nikitas (<strong>Andreas Lampropoulos</strong>) un jeune futur réalisateur aux cheveux roses et bleus et son ami Démosthène (<strong>Yorgos Tsiantoulas</strong>) un ancien acteur, cherchent une idée de scenario. Sur l’écran, s’inscrivent les principes d’un «&nbsp;bon film&nbsp;»&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Chaque film a 3 actes</li>



<li>Chaque film a un héros</li>



<li>Chaque héros a un but.</li>



<li>Le héros doit changer dans la poursuite de son objectif </li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Un film que le producteur français veut <em>low cost</em>, fun et sexy&nbsp;! Un film qui pourrait s’inspirer de leur vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Premier acte&nbsp;: mise en place</strong></mark></p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux ans plus tôt. Une scène de ménage entre Démo, et son ex-compagnon, Panos avec qui il a vécu quatre ans. Les gens changent et la routine s’est installée. Il vaut mieux rompre. Depuis Démo, qui a du mal à se remettre de cette rupture, multiplie les aventures dont une avec son voisin, Thimios (<strong>Vasilis Tsigristaris</strong>). Quand son père tombe malade et a besoin d’un lit médicalisé, il pense à Panos qui en avait eu un pour son père. L’occasion de revoir son ex qui l’a remplacé par Carmen, une jeune chiwawa qu’il a trouvée et dont il veut à présent se débarrasser. Démo recueille la petite chienne et passe l’été avec Carmen… d’où le titre du film de <strong>Zacharias Mavroeidis</strong>,<em>The summer with Carmen, </em>une comédie gay où l’on peut admirer le corps souvent nu du superbe et ténébreux <strong>Yorgos Tsiantoulas</strong>, assister à quelques scènes de drague, de sexe, et voir l’élaboration – pas toujours facile mais pleine d’humour – d’un scénario.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nikitas est pressé de réaliser son film car à son âge, 27 ans, Xavier Dolan en avait déjà tourné quatre&nbsp;! Mais quand un producteur impose un film à petit budget il y a des impératifs&nbsp;: pas plus de cinq lieux, pas plus de cinq personnages, pas d’enfants, pas de chien&nbsp;! Pourquoi ne pas s’inspirer de la vie même de Nikitas, et faire un <em>Billy Elliott</em> à la grecque&nbsp;! La séquence où le jeune réalisateur parle à Démos de son enfance et son adolescence sur une petite île grecque, évoque sa différence et sa solitude est très émouvante, émotion accentuée par la musique. Une séquence qui montre aussi combien leur amitié est précieuse. Car Démo n’est pas plus gâté coté famille&nbsp;: sa mère n’est pas très aimante et son père homophobe. «&nbsp;<em>Toutes les mères ont déjà eu honte de leur enfant&nbsp;» </em>lui dit-elle lorsqu’il lui parle de leur relation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand on quitte cette plage «<em>&nbsp;où on </em><em>flirte, on médite, on retrouve de vieux amis, on fait l&rsquo;amour ou bien&#8230; on écrit un scénario !&nbsp;</em>» comme le confie <strong>Zacharias Mavroeidis</strong>.On est avec Démo, dans son passé, dans le centre d’Athènes,très coloré, montant ou descendant des escaliers, participant à une marche des Fiertés. Et quand on a longuement réfléchi à ce scenario, des questions subsistent&nbsp;: «&nbsp;<em>A quoi ça se voit quand le héros change&nbsp;? Comment savoir s’il ne refera pas les mêmes erreurs&nbsp;? Les films c’est pareil&nbsp;: ils nous font croire que les gens changent alors que c’est pas sûr.</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film se termine avec un double générique, celui, inscrit sur l’écran, du film qu’on vient de voir, et celui, rêvé, tourné et produit à Hollywood avec, excusez du peu&nbsp;! Timothee Chalamet, Chris Hemsworth et Andrew Garfield&nbsp;! Digne d’un Oscar bien sûr.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il passe combien de messages dans le film&nbsp;? demande-t-on.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Tous les héros n’en ont pas l’ai</li>



<li>Toute mère a déjà eu honte de son enfant</li>



<li>La réalité n’est pas du tout réaliste</li>



<li>On est tous de pauvres tapettes</li>



<li>La connaissance de soi est une illusion*</li>



<li>Les bisexuels, ça existe.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">À nous d’y répondre après avoir vu ce film dans le film, amusant et grave, soigneusement mis en scène et superbement filmé par le chef opérateur <strong>Theo Mihopoulos.</strong> Un film qui plaira sûrement à tous et toutes&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">ANNIE GAVA</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>The Summer with carmen, </em>de <strong>Zacharias Mavroeidis</strong><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">En salles le 19 juin</mark></strong></p>
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		<title>Visibilité trans</title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Mar 2024 12:00:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Comment est née cette idée d’une semaine de la visibilité trans ? Heidi. Le projet est né au Vidéodrome 2, on y avait organisé le TdOr [Trans Day of Remembrance, ndlr] l’année dernière et en réfléchissant à la programmation pour cette année, on a choisi de transformer la journée internationale de visibilité transgenre, le 31 mars, [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/visibilite-trans/">Visibilité trans</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline. Comment est née cette idée d’une semaine de la visibilité trans ? </strong><br><strong>Heidi.</strong> Le projet est né au Vidéodrome 2, on y avait organisé le TdOr [<em>Trans Day of Remembrance, ndlr</em>] l’année dernière et en réfléchissant à la programmation pour cette année, on a choisi de transformer la journée internationale de visibilité transgenre, le 31 mars, en une semaine de programmation.<br><strong>edna.</strong> La visibilité de ce que proposent les personnes trans, c’est nouveau à Marseille. D’où la création de ce festival où les disciplines se mélangent, la création artistique et cinématographique, la recherche, la question des archives trans… </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pourquoi ce titre, <em>Transgaze</em> ? </strong><br><strong>Heidi.</strong> Les termes « male gaze » et « cis gaze » dénoncent les représentations sexistes et transphobes au cinéma. En cherchant le titre, on s’est demandées ce qui faisait lien entre les manières de travailler des personnes invitées, les réflexions et esthétiques différentes des productions. <em>Transgaze</em> veut souligner ce qu’il y a de commun dans ces productions diverses : pour cette édition, on a fait le choix d’inviter uniquement des réalisateur·ices trans.<br><strong>edna.</strong> Mais produire un film qui parle de transidentité ou bien programmer, en tant que personne trans, certains films de personnes cis, c’est aussi reprendre le gaze. Le choix de ces représentations relève d’un regard qui nous est propre, notre gaze. C’est aussi pour cette raison que la programmation est assez éclectique. La transition ça nécessite une flexibilité d’esprit qui est aussi hyper importante pour les artistes. S’autoriser à transitionner c’est s’autoriser à défricher de nouveaux territoires.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quelle est la programmation de ce premier <em>Transgaze</em> ? </strong><br><strong>edna</strong>. Pour ouvrir le festival, Pawel Thomas Larue et Sasha Martelli présenteront les <em>Garçons dans l’eau</em>, une romance trans-pédé bretonne, auto produite en non mixité queer. <br>Jeudi, Claudix Vanesix artiste trans non-binaire péruvien, présentera <em>Non Fuckable Tokens</em>. Une performance avec des éléments de réalité virtuelle et augmentée qui questionne les nouvelles technologies d’un point de vue féministe décolonial et la manière dont les rituels et les identités autochtones peuvent nourrir des récits futuristes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Heidi.</strong> Vendredi, Selva Gonzalez. productrice et réalisatrice, présentera à 19 h une projection de <em>Mutt</em> de Vuk Lungulov-Klotz, puis à 22h30, elle proposera une sélection variée de courts-métrages post-porn, mettant en avant des personnes trans-féminines.<br>Samedi à 18h, carte blanche à la Ballroom Marseille, qui présentera <em>So You Wanna Vogue Huh ?!</em> Un film sur le voguing réalisé par la communauté Ballroom de Bruxelles, du point de vue de femmes trans noires.<br>À 21h, carte blanche à Ix Dartayre, artiste Marseillais qui présente <em>The Stroll</em>, un film réalisé par des femmes trans new-yorkaises travailleuses du sexe.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>edna</strong>. Dimanche à 18h Clovis Maillet, historien médiéviste, tiendra une conférence sur les saints trans au Moyen Âge, elle sera rediffusée dans le bar du Videodrome.<br>À 21h, carte blanche à Genre de Luttes, qui proposera une projection commentée des archives trans de l’association depuis les années 1980.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Heidi.</strong> Toutes les cartes blanches seront suivies de discussions avec les réalisateur·ices, et les séances sont à prix libre, moyennant adhésion annuelle de 6 euros.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ENTRETIEN RÉALISÉ PAR NEMO TURBANT</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Transgaze</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 27 au 31 mars</mark><br>Vidéodrome, Marseille</pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/visibilite-trans/">Visibilité trans</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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		<title>Rodrigo Cuevas, l’électro-trad des Asturies</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ludovic Tomas]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Feb 2023 21:57:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[Asturies]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Cité de la musique]]></category>
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		<category><![CDATA[Entretien]]></category>
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		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
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		<category><![CDATA[queer]]></category>
		<category><![CDATA[Rodrigo Cuevas]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce n’est pas si souvent que le Cité de la Musique annonce un concert à guichets fermés. Mais le premier passage de Rodrigo Cuevas à Marseille crée l’événement. Rencontre avec l’homme qui n’aimait pas être comparé à Freddie Mercury. Zébuline. Votre spectacle s’intitule Tropico de Covadonga. Qu’est-ce que cela signifie&#160;?Rodrigo Cuevas. Ce tropique est un [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas si souvent que le Cité de la Musique annonce un concert à guichets fermés. Mais le premier passage de Rodrigo Cuevas à Marseille crée l’événement. Rencontre avec l’homme qui n’aimait pas être comparé à Freddie Mercury.<br><br><strong>Zébuline. Votre spectacle s’intitule <em>Tropico de Covadonga</em>. Qu’est-ce que cela signifie&nbsp;?<br>Rodrigo Cuevas.</strong> Ce tropique est un méridien ou un parallèle imaginaire qui traverse toute la terre, toute l’humanité, en passant bien sûr par les Asturies puisque c’est moi qui l’ai inventé. Il nous connecte tous à travers le folklore. Car les musiques traditionnelles sont quelque chose de reconnaissable par tous les êtres humains même par ceux qui n’ont jamais été en contact avec elles.<br><br><strong>Covadonga est un endroit particulier aux Asturies…</strong><br>Oui, c’est un lieu sacré, un peu comme Lourdes pour les Français.<br><br><strong>Comment avez-vous constitué votre répertoire ?</strong><br>C’est un répertoire que j’ai construit à partir de musiques traditionnelles des Asturies mais aussi d’autres régions de la péninsule ibérique. J’ai choisi des morceaux que j’aimais parce que je les trouvais émouvants. Une des grandes vertus de la musique traditionnelle est son pouvoir émotionnel.<br><br><strong>Avez-vous pratiqué le collectage pour recueillir certains morceaux&nbsp;?</strong><br>En effet, pendant le processus d’enregistrement de l’album <em>Manual de cortejo</em> [<em>«&nbsp;Manuel de séduction&nbsp;», ndlr</em>], j’ai voyagé avec mon producteur dans les Asturies pour lui faire rencontrer des femmes qui chantent et qui jouent de la <em>pandereta</em>, tambourin traditionnel dans cette région. Afin d’imprégner le disque de cette musique, nous avons utilisé certains de ces enregistrements.<br><br><strong>Quels types d&rsquo;histoires racontent vos chansons ?</strong><br>Je parle beaucoup de Xixón, la capitale des Asturies [<em>Gijón en espagnol castillan, ndlr</em>]. Je transmets à travers mes chansons les histoires que m’ont racontées les anciens, hommes et femmes. Le personnage de la Tarabica, une femme âgée aujourd’hui décédée, en est le fil conducteur. Elle nous apporte une version plus citadine de la vie à cette époque. Car le folklore renvoie souvent à des histoires rurales et c’était important de faire connaître cette dimension urbaine qui est aussi une réalité. À travers ce personnage, on se rend compte que les préoccupations d’alors étaient les mêmes que les nôtres aujourd’hui. Je pense d’ailleurs que le folklore peut servir de catalyseur d’émotions entre les époques.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;C’est curieux qu’en France les musiques, les cultures et les langues régionales soient perçues comme quelque chose de conservateur.&nbsp;»</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"><br><strong>Beaucoup d&rsquo;artistes relativement jeunes se tournent vers les musiques traditionnelles et folkloriques. Qu&rsquo;est-ce que cela dit de votre génération, de son rapport au monde dans lequel elle vit ? Doit-on y voir un rejet d’une certaine modernité, un retour aux valeurs essentielles ?<br></strong>Je ne pense pas que la musique traditionnelle s’oppose à la modernité. C’est même tout le contraire. C’est curieux qu’en France les musiques, les cultures et les langues régionales soient perçues comme quelque chose de conservateur. On a une tout autre vision en Espagne. Chez nous, les conservateurs sont ceux qui rejettent cette diversité culturelle. Donc pour moi, il s’agit plutôt d’une revendication du fait que la modernité passe par le folklore, la pluralité, le plurilinguisme. Je revendique aussi le droit au divertissement par le folklore. Cela permet de se reconnaître les uns les autres et d’apporter encore plus de richesse culturelle.<br><br><strong>Après l&rsquo;Espagne, votre pays, vous commencez à avoir beaucoup de succès en France. Comment expliquez-vous que le public français soit sensible à votre travail ?<br></strong>C’est super bizarre&nbsp;! Peut-être parce que la culture et la création sont valorisées en France. Et je suppose qu’il y a beaucoup de personnes ici qui partagent ce que j’ai développé dans la réponse précédente, qui sont conscientes de la richesse que portent les musiques traditionnelles. Mais en vérité je ne sais pas vraiment pourquoi [<em>rires</em>]. Je sens en tous les cas une tendresse particulière de la part du public français.<br><br><strong>Pourquoi un jeune artiste queer né dans les Asturies a choisi de vivre en milieu rural plutôt que de s&rsquo;installer dans une grande ville, où l’on pourrait imaginer qu’il y a plus de liberté&nbsp;?<br></strong>C’est tomber dans les préjugés de penser qu’il y a moins de liberté à la campagne qu’à la ville. Parce que j’ai justement vécu le contraire. Dans la ville où je suis né, j’ai beaucoup souffert de harcèlement et d’insultes en raison de ma sexualité. Alors que dans le village de ma grand-mère, situé dans les montagnes de la région de León, une zone aride et loin de tout, je n’ai jamais été insulté parce que je suis PD. Donc depuis tout petit, je me sens beaucoup plus en sécurité dans le monde rural qu’urbain. Et quand, adulte, j’ai fait le choix de m’installer dans un village, cela s’est confirmé. Je suis enchanté d’y vivre et j’y ressens toute la liberté du monde.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/Rodrigo-Cuevas-c-Isaac-Flores.jpg?resize=668%2C538&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-118152" width="668" height="538" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/Rodrigo-Cuevas-c-Isaac-Flores.jpg?w=787&amp;ssl=1 787w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/Rodrigo-Cuevas-c-Isaac-Flores.jpg?resize=300%2C242&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/Rodrigo-Cuevas-c-Isaac-Flores.jpg?resize=768%2C620&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/Rodrigo-Cuevas-c-Isaac-Flores.jpg?resize=696%2C562&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/Rodrigo-Cuevas-c-Isaac-Flores.jpg?resize=521%2C420&amp;ssl=1 521w" sizes="(max-width: 668px) 100vw, 668px" /><figcaption class="wp-element-caption">Rodrigo Cuevas (c) Isaac Flores</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><br><strong>Vous rentrez de Porto Rico où vous avez travaillé sur votre prochain album. Pouvez-vous nous en dire un peu plus ? Y trouvera-t-on des influences latino-américaines ?</strong><br>Quand je vais quelque part, j’aime découvrir les lieux, connaître des gens. Je cherche naturellement des points communs, je fais des analogies. Porto Rico ayant été une colonie espagnole jusqu’en 1898, nous avons beaucoup d’arrière-grands-parents communs y compris Asturiens. Là-bas, ils jouent aussi des percussions manuelles comme le tambourin. Donc évidemment des influences, il y en aura… Je ne peux pas en dire beaucoup plus.<br><br><strong>N&rsquo;est-ce pas fatiguant d&rsquo;être systématiquement comparé à Freddie Mercury parce qu&rsquo;on est un chanteur gay qui porte la moustache&nbsp;?</strong><br>[<em>Rires</em>] C’est très fatigant&nbsp;! Mais je crois que la ressemblance va un peu plus loin que la moustache… De mon côté, je ne l’ai jamais revendiquée. Je n’aime pas trop ça mais c’est comme ça&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">ENTRETIEN RÉALISÉ PAR LUDOVIC TOMAS<br>Traduction Céline Garcia Navio</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Rodrigo Cuevas</strong>
<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">3 février</mark>
Cité de la Musique, Marseille
04 91 39 28 28
<a href="http://citemusique-marseille.com">citemusique-marseille.com</a></pre>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/rodrigo-cuevas-lelectro-trad-des-asturies/">Rodrigo Cuevas, l’électro-trad des Asturies</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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