<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Quinzaine des cinéastes - Journal Zebuline</title>
	<atom:link href="https://journalzebuline.fr/tag/quinzaine-des-cineastes/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://journalzebuline.fr/tag/quinzaine-des-cineastes/</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Fri, 25 Jul 2025 04:58:44 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/cropped-LOGO512SITE-4-e1659637379402.png?fit=32%2C32&#038;ssl=1</url>
	<title>Archives des Quinzaine des cinéastes - Journal Zebuline</title>
	<link>https://journalzebuline.fr/tag/quinzaine-des-cineastes/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">209690185</site>	<item>
		<title>Sorry, Baby : La vie, après</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/la-vie-apres/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=la-vie-apres</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/la-vie-apres/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Jul 2025 04:33:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Eva Victor]]></category>
		<category><![CDATA[Louis Cancelmi]]></category>
		<category><![CDATA[Naomi Ackie]]></category>
		<category><![CDATA[Quinzaine des cinéastes]]></category>
		<category><![CDATA[Sorry baby]]></category>
		<category><![CDATA[Sundance]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=131194</guid>

					<description><![CDATA[<p>La forêt, la mer, le charme bourgeois bohème d’une petite ville universitaire sans doute de la Nouvelle&#160; Angleterre. De petites maisons archétypales. Lydie (Naomi Ackie) arrive de New York passer un long week end chez son amie Agnès (interprétée par la réalisatrice), prof de littérature dans l’université où elles furent étudiantes. Les deux trentenaires, pull [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/la-vie-apres/">Sorry, Baby : La vie, après</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>La forêt, la mer, le charme bourgeois bohème d’une petite ville universitaire sans doute de la Nouvelle&nbsp; Angleterre. De petites maisons archétypales. Lydie (<strong>Naomi Ackie</strong>) arrive de New York passer un long week end chez son amie Agnès (interprétée par la réalisatrice), prof de littérature dans l’université où elles furent étudiantes. Les deux trentenaires, pull oversize et mug en main, sur canapé ou en balade, parlent de sexe et du temps de la fac, plaisantent, rient&nbsp;: connivence qui exclut d’abord le spectateur, entraîné progressivement dans le cercle social et l’espace intime d’Agnès. Un cadre de comédie romantique américaine. Sauf que quelque chose cloche. Et que la joie des retrouvailles entre les deux amies se plombe par instants d’une lancinante gravité. Que l’humour des deux femmes achoppe sur le regard absent ou perdu d’Agnès, la crispation d’une main, un silence, une question inquiète de Lydie, l’allusion au suicide.</p>



<p>Les deux amies finissent leur doctorat sous la direction d’un même professeur Decker (<strong>Louis Cancelmi</strong>) dont la brillante et séduisante Agnès -admirée par Lydie, jalousée par une autre doctorante Natasha, est la préférée. Agnès est violée par ce prof qui fuit la justice et disparaît. Elle, demeure dans cette université, travaille dans les bureaux occupés autrefois par son agresseur, bloquée dans les lieux du crime et dans ce lendemain douloureux sans surlendemain envisageable. Elle étudie <em>Lolita</em> avec ses élèves, dont l’un d’eux dit qu’il trouve le texte, beau et dégueulasse. Lydie est partie, vit heureuse, va avoir un bébé avec sa compagne Fran. Agnès est seule, ne se voit pas vieillir, ni avoir un enfant. </p>



<p>Parler du viol ici n’est pas « divulgacher » le scénario qui repose essentiellement sur les séquelles profondes du trauma, sur la lente reconstruction d’Agnès, soutenue par l’amitié de Lydie, et par des rencontres chaleureuses. Rien n’est appuyé.  Si l’agression est racontée, sans larmes, sans cris, avec une précision policière par la victime sidérée, comme détachée d’elle-même, elle n’est pas montrée. On reste dehors, devant la façade de la maison d’abord éclairée par le soleil d’après-midi, puis rougie par le couchant avant d’être plongée dans la nuit. La maison, le foyer, le refuge, ce qui protège et cache, ce qui délimite l’espace social et l’espace intime reviendront en motif récurrent. Lieu symbolique, comme la <em>maison douce</em> de la chanson d’Anne Silvestre – que la réalisatrice américaine ne connait surement pas, et qui parle aussi de viol, d’intrusion, de destruction. </p>



<p>« <em>Ce que je veux partager avec les spectateurs, c’est une émotion. Mon film est à la fois une fiction et une histoire très personnelle. J’ai voulu être la plus juste possible dans tout ce que je raconte</em>. »  a déclaré Eva Victor. Star du web, connue pour ses tweets et vidéos humoristiques, sans se départir de l’intelligence du sourire, elle offre ici un premier film largement autobiographique qui puise sa justesse dans son expérience mais surtout dans la subtilité de sa mise en scène.</p>



<p>ELISE PADOVANI</p>



<p><em>Sorry, Baby</em>, <strong>Eva Victor</strong> </p>



<p>En salles le  <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">23 juillet</mark></p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/la-vie-apres/">Sorry, Baby : La vie, après</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/la-vie-apres/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">131194</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Vierge ou putain</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/vierge-ou-putain/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=vierge-ou-putain</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/vierge-ou-putain/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Jul 2025 07:05:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[cinema]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Cité Saint Thys]]></category>
		<category><![CDATA[Femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Houssam Mohamed]]></category>
		<category><![CDATA[jeunes]]></category>
		<category><![CDATA[Leïa Haïchour]]></category>
		<category><![CDATA[Lou Anna Hamon]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Mortadha Hasni]]></category>
		<category><![CDATA[Princia Car]]></category>
		<category><![CDATA[Quinzaine des cinéastes]]></category>
		<category><![CDATA[Raphaël Vandenbussche.]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=130952</guid>

					<description><![CDATA[<p>En 2019, la réalisatrice Princia Car avait présenté au Festival de Clermont Ferrand son court-métrage Barcelona, réalisé en atelier avec des jeunes d’un quartier à Marseille. L’histoire&#160;: neuf jeunes qui projettent de s’enfuir à Barcelone. Parmi eux, Leïa Haïchour, Houssam Mohamed, Mortadha Hasni que nous retrouvons dans son premier long métrage, Les Filles désir, présenté [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/vierge-ou-putain/">Vierge ou putain</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>En 2019, la réalisatrice <strong>Princia Car</strong> avait présenté au Festival de Clermont Ferrand son court-métrage <em>Barcelona,</em> réalisé en atelier avec des jeunes d’un quartier à Marseille. L’histoire&nbsp;: neuf jeunes qui projettent de s’enfuir à Barcelone. Parmi eux, <strong>Leïa Haïchour,</strong> <strong>Houssam Mohamed</strong>, <strong>Mortadha Hasni</strong> que nous retrouvons dans son premier long métrage, <em>Les Filles désir</em>, présenté à la dernière <em>Quinzaine des cinéastes.</em></p>



<p>On est à Marseille dans une cité où Omar (<strong>Houssam Mohamed</strong>), la vingtaine, dirige un centre aéré, gère comme un chef ses moniteurs aux propos crus, souvent machos, arbitre les disputes, console les petits quand il le faut. Il fréquente Yasmine, 17 ans (<strong>Leïa Haïchour</strong>) en tout bien tout honneur. Car pour lui et ses potes, il y a deux catégories de filles. Celles qu’on peut épouser et les autres. La Vierge et la Putain&nbsp;! Le jour où Carmen (<strong>Lou Anna Hamon</strong>), une ex-amie, revient au quartier après 7 ans d’absence, ne sachant où aller, tout va changer.&nbsp; «&nbsp;<em>Pendant 7 ans, j’ai fait la pute&nbsp;!</em>&nbsp;» proclame-t-elle. Elle veut à présent tout recommencer Mais dans la cité «&nbsp;<em>une pute reste une pute</em>&nbsp;» et pas question qu’elle réintègre la bande. Omar veut l’aider et, pour rassurer Yasmine, il décide de la présenter à sa mère&nbsp;; c’est elle sa future femme. Mère qui met la jeune fille en garde&nbsp;: elle est très jeune et ce qui l’attend, cuisine, ménage, etc. n’est pas des plus réjouissant. Quant à Carmen, à l’allure et à la parole libres, elle fait naitre chez tous des sentiments et des réactions contradictoires, désir, interrogation, rejet et va permettre à chacun de choisir ou subir son destin.</p>



<p>Dans ce film tourné entièrement à Marseille, en particulier dans la Cité Saint Thys, <strong>Princia Car</strong> met en scène la vie quotidienne de jeunes, un été sous le soleil, un peu comme un documentaire. Ils vont dans une fête foraine, se rencontrent au pied de leurs immeubles, encadrent les enfants au Centre, filmés superbement, dans des couleurs éclatantes, par le directeur de la photo <strong>Raphaël Vandenbussche</strong>.&nbsp; La caméra souvent en mouvement, s’arrête soudain sur des visages ou des corps, plans comme des tableaux. Les comédiens, qui ont participé à l’écriture et aux dialogues, comme pour <em>Barcelona</em>, sont plus vrais que nature, aussi bien <strong>Housam Mohamed</strong> que les deux filles, en particulier <strong>Lou Anna Hamon</strong> qui crève l’écran.</p>



<p>Un premier long métrage prometteur.</p>



<p>ANNIE GAVA<br><em>Les Filles Désir </em>de <strong>Princia Car</strong> sort en salles le 16 juillet<br>© Zinc</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/vierge-ou-putain/">Vierge ou putain</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/vierge-ou-putain/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">130952</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Noël à Miller’s Point : un conte à rebours</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/noel-a-millers-point-un-conte-a-rebours/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=noel-a-millers-point-un-conte-a-rebours</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/noel-a-millers-point-un-conte-a-rebours/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Dec 2024 18:15:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma américain]]></category>
		<category><![CDATA[Quinzaine des cinéastes]]></category>
		<category><![CDATA[Tyler Taormina]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=126392</guid>

					<description><![CDATA[<p>Avec son titre de comédie romantique ou de conte, Noël à Miller’s Point cache bien son jeu. Si le réalisateur Tyler Taormina assume une esthétique qui se veut «&#160;un câlin réconfortant dans une nuit froide&#160;», il introduit dans son film une mélancolie tenace et se démarque des conventions en télescopant le sitcom-pub et le cinéma [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/noel-a-millers-point-un-conte-a-rebours/">Noël à Miller’s Point : un conte à rebours</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Avec son titre de comédie romantique ou de conte<em>, Noël à Miller’s Point </em>cache bien son jeu. Si le réalisateur <strong>Tyler Taormina</strong> assume une esthétique qui se veut «<em>&nbsp;un câlin réconfortant dans une nuit froide&nbsp;</em>», il introduit dans son film une mélancolie tenace et se démarque des conventions en télescopant le sitcom-pub et le cinéma européen des années 1990. Les tubes folk, country, pop et rock des <em>sixties</em> s’enchaînent, coulant en sirop doux-amer.</p>



<p>C’est la belle nuit de Noël pour une famille italo-américaine de la <em>middle class</em>. On est dans une petite ville de Long Island, enguirlandée de lumières. Frères, sœurs, oncles, tantes, mères, grands-mères, cousin·e·s, toutes générations confondues se réunissent comme tous les ans dans la grande maison familiale. Sapin scintillant, cadeaux joliment empaquetés, orgie de décorations et de victuailles.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Pas de miracle</mark></p>



<p>Les groupes se forment. Les parents parlent de leurs ados&nbsp;récalcitrants : les mères entre elles, les pères entre eux, cigare à la bouche. Les enfants chahutent. Les plus grands sont aux sticks. On se perd un peu dans le désordre et le mélange des membres de cette tribu. Du collectif se détachent quelques figures&nbsp;: Emily en révolte contre sa mère, un jeune garçon un peu décalé, la fratrie en désaccord sur le sort de leur mère en perte d’autonomie et sur la vente de la maison où ils fêtent peut-être leur dernier réveillon commun. La matriarche les regarde, déjà ailleurs. La soirée se déroule selon des rituels immuables. On ripaille. On rend hommage aux morts. On attend le char du père Noël. Un train passe dans la nuit. On regarde photos et films souvenirs. On se reconnaît. On rit. Les ados se font la malle dès qu’ils le peuvent pour s’inventer leur Noël à eux sous la neige et en couple dans l’habitacle des voitures. Figures burlesques, deux policiers patrouillent en anges gardiens lunaires.</p>



<p>Le point de vue change sans cesse&nbsp;; la caméra déconstruit l’image, la floute, cadre des détails, la lumière explose en fragments kaléidoscopiques comme les émotions. Aucun récit linéaire ne se construit dans cette juxtaposition de scènes et de tonalités. La répétition des traditions familiales et des révoltes adolescentes n’enferme pas le temps dans un cycle, il passe sans retour, ni miracle fut-il de Noël.</p>



<p>ÉLISE PADOVANI</p>



<p><em>Noël à Miller’s Point</em>, de <strong>Tyler Taormina<br></strong>En salles le 11 décembre</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/noel-a-millers-point-un-conte-a-rebours/">Noël à Miller’s Point : un conte à rebours</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/noel-a-millers-point-un-conte-a-rebours/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">126392</post-id>	</item>
		<item>
		<title>« Good one », un trek en trio</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/good-one-un-trek-en-trio/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=good-one-un-trek-en-trio</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/good-one-un-trek-en-trio/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Nov 2024 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Danny McCarthy]]></category>
		<category><![CDATA[India Donaldson]]></category>
		<category><![CDATA[JamesLe Gros]]></category>
		<category><![CDATA[Lily Collias]]></category>
		<category><![CDATA[Quinzaine des cinéastes]]></category>
		<category><![CDATA[Sundance]]></category>
		<category><![CDATA[Wilson Cameron]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=125879</guid>

					<description><![CDATA[<p>Il ne se passe pas grand chose de spectaculaire dans le premier long métrage d’India Donaldson. C’est pourtant un film qui laisse trace dans la mémoire et sur la rétine. Sam (Lily Collias) a 17 ans, sur le point d’intégrer la fac. Elle a une petite amie et même si elle préférerait rester ce weekend-là [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/good-one-un-trek-en-trio/">« Good one », un trek en trio</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Il ne se passe pas grand chose de spectaculaire dans le premier long métrage d’<strong>India Donaldson</strong>. C’est pourtant un film qui laisse trace dans la mémoire et sur la rétine. Sam (<strong>Lily Collias</strong>) a 17 ans, sur le point d’intégrer la fac. Elle a une petite amie et même si elle préférerait rester ce weekend-là avec elle et son groupe de copains, elle accepte de faire une randonnée avec son père Chris (<strong>James Le Gros</strong>). Il est séparé de sa mère. Elle est une bonne fille, «&nbsp;conditionnée&nbsp;» à faire plaisir, une «&nbsp;good one&nbsp;» et elle aime ce quinqua un peu égoïste qui «&nbsp;<em>n’a pas su rendre sa femme heureuse&nbsp;</em>».</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Tensions silencieuses</mark></strong></p>



<p>À l’équipée, se joint le vieux pote de Chris, Matt, (<strong>Danny McCarthy</strong>) lui aussi divorcé et dont le fils Dylan refuse de venir. Le trek se fera en trio. Et la réalisatrice suivra ses personnages tout au long de leur marche dans le somptueux décor des Catskills, photographié en lumière naturelle par <strong>Wilson Cameron</strong>. Un scénario ténu où l’événement se résume à une phrase inconvenante adressée à Sam par Matt, où les caractères s’esquissent par touches successives à travers gestes, postures, rapport à la nourriture ou contenu d’un sac à dos. Où la dramaturgie se joue sur les tensions silencieuses mais conduit bien à une modification des rapports de force. Face à deux hommes dont l’amitié vacille, qui parlent de leur vie conjugale ratée, lui laissent «&nbsp;tout naturellement&nbsp;» les tâches genrées de la cuisine et de la vaisselle, Sam semble plus mature. Et son silence, ses expressions traduisent une prise de conscience du gouffre qui la sépare d’eux. Sam à qui son père refusait la conduite de la voiture pour le trajet aller, va prendre les clés sur celui du retour.&nbsp;</p>



<p>Un film féministe, dit la jeune réalisatrice «&nbsp;<em>convaincue que tout ce qui parle des nuances et des spécificités d’une expérience vécue par une fille est intrinsèquement féministe&nbsp;</em>». Servi par l’interprétation remarquable de Lily Collias, <em>Good one</em> prend le parti pris de la délicatesse et de la subtilité. On se tient en équilibre fragile comme les nombreux cairns laissés par d’autres randonneurs, et que la caméra saisit en plan d’ensemble ou de très près pour s’arrêter sur le battement d’aile d’un papillon posé sur une pierre.</p>



<p>ÉLISE PADOVANI</p>



<p><em>Good one</em>, d’<strong>India Donaldson</strong><br>En salles le 13 novembre</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/good-one-un-trek-en-trio/">« Good one », un trek en trio</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/good-one-un-trek-en-trio/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">125879</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Avec Patricia Mazuy pour « La Prisonnière de Bordeaux »</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/avec-patricia-mazuy-pour-la-prisonniere-de-bordeaux/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=avec-patricia-mazuy-pour-la-prisonniere-de-bordeaux</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/avec-patricia-mazuy-pour-la-prisonniere-de-bordeaux/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Aug 2024 12:06:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[cinema]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Amine Bouhafa]]></category>
		<category><![CDATA[amitié]]></category>
		<category><![CDATA[François Bégaudeau]]></category>
		<category><![CDATA[Hafsia Herzi]]></category>
		<category><![CDATA[Isabelle Huppert]]></category>
		<category><![CDATA[La Prisonniére de Bordeaux]]></category>
		<category><![CDATA[parloir]]></category>
		<category><![CDATA[Patricia Mazuy]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Courrège]]></category>
		<category><![CDATA[Prison]]></category>
		<category><![CDATA[Quinzaine des cinéastes]]></category>
		<category><![CDATA[Sarah McCoy]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=124947</guid>

					<description><![CDATA[<p>Celle qui a été la monteuse d’Agnès Varda pour Sans toit ni loi, qui a réalisé en 1989 son premier long, Peaux de vaches, puis Saint-Cyr, Sport de filles, Paul Sanchez est revenu et Bowling Saturne nous a parlé de son dernier opus, de sa genèse, de ses personnages et de ses actrices, de la [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/avec-patricia-mazuy-pour-la-prisonniere-de-bordeaux/">Avec Patricia Mazuy pour « La Prisonnière de Bordeaux »</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Celle qui a été la monteuse d’<strong>Agnès Varda </strong>pour <em>Sans toit ni loi</em>, qui a réalisé en 1989 son premier long, <em>Peaux de vaches</em>, puis <em>Saint-Cyr, Sport de filles, Paul Sanchez est revenu </em>et <em>Bowling Saturne</em> nous a parlé de son dernier opus, de sa genèse, de ses personnages et de ses actrices, de la musique et de bien d’autres choses avec le franc-parler qui la caractérise. Une Patricia Mazuy à qui la Cinémathèque avait consacré une rétrospective en octobre 2022. Entretien</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La genèse du film</mark></strong></p>



<p><strong>Patricia Mazuy</strong>. «&nbsp;À l’origine, c’est un film de <strong>Pierre Courrège </strong>qui, en 2005, était passé devant une prison à Maubeuge et avait été marqué par des femmes qui attendaient pour un parloir. Il a commencé à écrire en 2012 avec <strong>François Bégaudeau </strong>un pur film social. Ils ont travaillé entre 2012 et 2018 mais ne sont pas arrivés à produire le film. Le producteur <strong>Yvan Taieb</strong> qui avait vu mon film <em>Paul Sanchez est revenu</em> m’a proposé de faire le film&nbsp;; après avoir vérifié qu’ils le laissaient tomber, j’ai accepté. Mais pour moi, c’était trop conceptuel&nbsp;: c’était des conversations «&nbsp;lutte de classes&nbsp;». On ne voyait jamais les maris des deux femmes et pour moi, il était évident qu’il fallait montrer pour quoi ces deux femmes vivaient et donc, faire exister leurs maris en prison. Il y avait de l’humour dans les dialogues. Les personnages sont des clichés, la bourgeoise esseulée et la mère courage des cités. Il s’agissait de complexifier les clichés. L’autodérision de la bourgeoise, Alma, dans le vide absolu, ça lui donnait un air perché. Sa maison n’est pas une prison mais une sorte de mausolée. Deux destins de femmes que je voulais mettre en héroïnes. Et l’humour était important. Ce n’est pas un film <em>feel good</em> mais un film grave que je voulais traiter avec légèreté. De 2019 à 2021, on a travaillé le scenario et je l’ai proposé à Isabelle Huppert qui m’avait dit qu’elle voulait retravailler un jour avec moi [après <em>Saint Cyr,</em> ndlr]. J’ai pensé à<strong> Hafsia Herzi </strong>pour jouer Mina et opposer les deux corps. Hafsia est tellement pulpeuse, cela me plaisait&nbsp;! Entretemps, j’avais fait <em>Bowling Saturne</em>, un film très noir, très dur. Je voulais explorer la douceur. La dernière année, j’ai travaillé avec <strong>Emilie Deleuze</strong>. Un scenario, ce n’est pas que des dialogues. Il fallait que ce ne soit plus un territoire étranger&nbsp;: pour moi, les bourgeois c’est comme aller filmer des Inuits. Je ne connais pas les grandes maisons riches, ni les cités. Le personnage de Yassine a été très compliqué à construire&nbsp;; c’est un mec qui souffre à cause de la mort de son frère. Il est blessé donc dangereux et la souffrance fait peur. Yassine c’est comme les petits blancs des romans de Faulkner. Il est imprévisible car il ne sait pas se gérer. Mais je n’avais pas l’argent pour faire un film comme Audiard. Je voulais que ce soit comme un conte, une fable. Et je voulais que Mina soit amoureuse de son mari, Nasser. La vie d’Alma, elle, est tragique&nbsp;: elle reste chez elle, va chez le coiffeur et au parloir. C’est tout&nbsp;! C’est l’arrivée de Mina qui va la révéler à elle-même. Comme une histoire d’amour, une parenthèse.&nbsp;»</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="523" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1.jpg?resize=696%2C523&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-124949" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?resize=1024%2C769&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?resize=300%2C225&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?resize=768%2C577&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?resize=1536%2C1153&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?resize=2048%2C1538&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?resize=150%2C113&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?resize=696%2C523&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?resize=1068%2C802&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?resize=1920%2C1442&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?resize=559%2C420&amp;ssl=1 559w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?resize=80%2C60&amp;ssl=1 80w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?resize=265%2C198&amp;ssl=1 265w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/Patricia-Mazuy-1-scaled.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /></figure>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La documentation</mark></strong></p>



<p><strong>Patricia Mazuy</strong>. «&nbsp;Je me suis bien sûr documentée. Il est difficile d’accéder aux maisons d’accueil et aux parloirs. J’ai vu des documentaires sur les prisons, comme celui de <strong>Stéphane Mercurio</strong> [<em>À côté </em>de Stephane Mercurio et Anna Zisman &#8211; ancienne contributrice de <em>Zébuline</em>, ndlr]. On voit dans ces lieux des femmes très différentes et ce n’est pas irréaliste que des femmes comme Alma et Mina s’y croisent. Quand j’ai fait le casting sauvage des femmes de la maison d’accueil, j’ai vu celles qui fréquentent les parloirs. Leur vitalité absolue face à cette vie dure m’a surprise.&nbsp;»</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le décor</mark></strong></p>



<p><strong>Patricia Mazuy</strong>. «&nbsp;J’aurais aimé tourner à Strasbourg mais pour différentes raisons, on a choisi Bordeaux. La maison d’Alma a été très difficile à trouver. Il fallait des murs de couleur. Pas de murs blancs&nbsp;; cela aurait été trop difficile pour éclairer Isabelle. On a vraiment soigné les couleurs et une galerie parisienne nous a prêté les tableaux &#8211; il y en avait pour 800&nbsp;000 euros&nbsp;! Pourquoi celui de <strong>Jacques Villéglé</strong>, dans l’entrée&nbsp;? Il y a longtemps, j’avais connu sa fille qui m’avait emmenée dans l’atelier de son père&nbsp;; il déchirait des affiches dans les rues pour composer ses tableaux&nbsp;; un des pionniers du street-art. Je trouvais marrant que ce soit un grand tableau Et des affiches déchirées, c’était bien par rapport à la déchirure de l’amour. Un mec qui n’arrête pas de tromper sa femme et qui lui offre des affiches déchirées, c’est drôle, non&nbsp;?&nbsp;»</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La musique</mark></strong></p>



<p><strong>Patricia Mazuy</strong>. «&nbsp;Dés le scenario, je voulais une musique douce et très mélo. On avait peu de temps si on voulait que le film soit prêt pour Cannes. Je désirais aussi qu’il y ait une chanson comme dans un film d’Altman, que j’adore, <em>Le Privé</em> (<em>The long good Bye</em>), adapté d’un roman de Chandler, avec <strong>Elliot Gould</strong>. Il y a une chanson de <strong>John Williams</strong>, d’<strong>Amine Bouhafa</strong>.Pour la chanson, cela a été plus compliqué. Je me suis mise à écrire les paroles et j’y ai passé beaucoup de temps. Et pour <strong>Sarah McCoy </strong>qui l’interprète, c’est grâce au manager de <strong>Bertrand Belin</strong> pour qui j’avais fait un clip (<em>Surfaces</em>). Avant le tournage, j’avais juste une maquette avec le sifflet. Je voulais garder le sifflet pour trouver la voix. Très compliqué&nbsp;: je voulais quelque chose qui groove, de jazzie et après de longues recherches, <strong>Sarah McCoy</strong>, une chanteuse super, un bonheur&nbsp;!&nbsp;»</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le titre : <em>La Prisonnière de Bordeaux</em></mark></strong></p>



<p><strong>Patricia Mazuy</strong>. «&nbsp;Le titre est romanesque. Il fait très «&nbsp;Princesse de Clèves&nbsp;». On se demande qui est LA Prisonnière de Bordeaux. Sans doute Alma, avec son destin de femme soumise, dans sa prison dorée&nbsp;?&nbsp;»</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR ANNIE GAVA</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Vous pouvez lire la critique <a href="http://Le 20 août aux Variétés (Marseille), la cinéaste Patricia Mazuy présentait en avant-première son sixième long métrage, La Prisonnière de Bordeaux, présenté à la dernière Quinzaine des Cinéastes. Zébuline l’a rencontrée">ICI</a></mark></strong></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/avec-patricia-mazuy-pour-la-prisonniere-de-bordeaux/">Avec Patricia Mazuy pour « La Prisonnière de Bordeaux »</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/avec-patricia-mazuy-pour-la-prisonniere-de-bordeaux/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">124947</post-id>	</item>
		<item>
		<title>La Prisonnière de Bordeaux ou la lutte des classes est-elle soluble dans la sororité ?</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/la-prisonniere-de-bordeaux-ou-la-lutte-des-classes-est-elle-soluble-dans-la-sororite/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=la-prisonniere-de-bordeaux-ou-la-lutte-des-classes-est-elle-soluble-dans-la-sororite</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/la-prisonniere-de-bordeaux-ou-la-lutte-des-classes-est-elle-soluble-dans-la-sororite/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Aug 2024 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Rendez-vous]]></category>
		<category><![CDATA[Cinema Les Variétés]]></category>
		<category><![CDATA[Hafsia Herzi]]></category>
		<category><![CDATA[Isabelle Huppert]]></category>
		<category><![CDATA[Patricia Mazuy]]></category>
		<category><![CDATA[Quinzaine des cinéastes]]></category>
		<category><![CDATA[Simon Beaufils]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=124835</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le titre du dernier long métrage de Patricia Mazuy, La Prisonnière de Bordeaux, pourrait être celui d’un conte de fée ou d’un roman de gare. Le film en assumera le romanesque tout en déjouant les attentes par trop mélodramatiques. Car, si l’action se déroule bien à Bordeaux, de prisonnière il n’y en a pas. Ou [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/la-prisonniere-de-bordeaux-ou-la-lutte-des-classes-est-elle-soluble-dans-la-sororite/">La Prisonnière de Bordeaux ou la lutte des classes est-elle soluble dans la sororité ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le titre du dernier long métrage de <strong>Patricia Mazuy,</strong> <em>La Prisonnière de Bordeaux</em>, pourrait être celui d’un conte de fée ou d’un roman de gare. Le film en assumera le romanesque tout en déjouant les attentes par trop mélodramatiques. Car, si l’action se déroule bien à Bordeaux, de prisonnière il n’y en a pas. Ou plutôt, il y a en deux. Mina et Alma, épouses de taulards, purgeant leur peine dans le même établissement. «&nbsp;Codétenues&nbsp;» hors les murs, comme se plait à le répéter avec humour Alma. Enchaînées à leur milieu, à leur histoire, au rituel administratif&nbsp;: attente, identification, tampons, appel, entrevues chronométrées en box fermés.</p>



<p>C’est à l’occasion d’un parloir qu’Alma (<strong>Isabelle Huppert</strong>) grande bourgeoise, ex danseuse, femme bafouée, désabusée, rencontre Mina (<strong>Hafsia Herzi</strong>), blanchisseuse à Narbonne où elle réside en logement social avec ses deux enfants. Alma vit dans un hôtel particulier bordelais luxueux, regorgeant de meubles et de tableaux très chers. Son mari, neurochirurgien éminent, a été condamné pour homicide involontaire, conduite en état d’ivresse et délit de fuite. Celui de Mina est l’auteur du braquage d’une bijouterie durant lequel un de ses complices a trouvé la mort. Mina doit faire trois heures de train pour avoir ce rendez-vous régulier. Alma va l’accueillir dans sa grande maison vide, plus proche de la prison, lui trouver un job dans la clinique privée dont son conjoint reste actionnaire. &nbsp;Aucune charité dans cet acte. Alma dans le néant sentimental de sa vie solitaire et sans but, ressent une vraie attraction pour la jeune mère des cités. Aucune reconnaissance servile chez Mina qui accepte ce qui vient, les bons et les mauvais coups de l’existence avec une dignité qu’incarne à la perfection Hafsia Herzi. &nbsp;Les maris, les enfants, le frère menaçant et brutal du braqueur mort, resteront au second plan. Ce que filme la réalisatrice, c’est le clair-obscur de la relation entre ces deux femmes&nbsp;que tout oppose sauf ces maris incarcérés et les questions sur l’avenir de leur couple respectif. L’une éclaire l’autre et réciproquement, sans que jamais, malgré les moments partagés, il n’y ait fusion. La réalisatrice saisit la fracture sociale dans les gestes utiles de la prolétaire qui nettoie, range, cuisine et ceux maladroits ou contraints de la bourgeoise désœuvrée. Dans un plan à la Buñuel,&nbsp; les amis d’Alma, saisis frontalement une coupe à la main, découvriront Mina, l’assimilant immédiatement à une femme de ménage.</p>



<p>Beau travail sur les couleurs dû à <strong>Simon Beaufils</strong>. Et ce, dès le prologue particulièrement réussi,&nbsp; où le plafond en miroirs d’un fleuriste multiplie les bouquets parmi lesquels la chevelure blond-roux d’Isabelle Huppert semble flotter, jusqu’à ce que son visage dévasté se tourne vers nous. Le rouge et le bleu de la demeure d’Alma, l’explosion multicolore des peintures, le blanc des blouses propres qui tournent autour de Mina. Les portes aux teintes primaires des parloirs… Motifs visuels auxquels s’adjoint le motif musical de la chansonnette mélancolique écrite pour le film par <strong>Amine Bouhafa</strong>.</p>



<p>&nbsp;La lutte des classes est-elle soluble dans la sororité&nbsp;? Il semblerait bien que non. Pour échapper aux liens toxiques, aux formatages sociaux, aux mauvais choix de vie, mieux vaut avoir les moyens comme Alma. Pour les autres, ainsi que le dit Mina, <em>on fait comme on peut&nbsp;!</em></p>



<p>ELISE PADOVANI</p>



<p><em>En salles le 28 aout</em></p>



<p><strong><em>Avant-première le 20 août à 20 h au cinéma Les Variétés en présence de la réalisatrice</em> </strong></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/la-prisonniere-de-bordeaux-ou-la-lutte-des-classes-est-elle-soluble-dans-la-sororite/">La Prisonnière de Bordeaux ou la lutte des classes est-elle soluble dans la sororité ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/la-prisonniere-de-bordeaux-ou-la-lutte-des-classes-est-elle-soluble-dans-la-sororite/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">124835</post-id>	</item>
		<item>
		<title>« Le livre des Solutions », un réalisateur au bord de la crise de nerf</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/le-livre-des-solutions-un-realisateur-au-bord-de-la-crise-de-nerf/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=le-livre-des-solutions-un-realisateur-au-bord-de-la-crise-de-nerf</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/le-livre-des-solutions-un-realisateur-au-bord-de-la-crise-de-nerf/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Sep 2023 07:00:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Blanche Gardin]]></category>
		<category><![CDATA[Cannes 2023]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma l&#039;Alhambra]]></category>
		<category><![CDATA[Françoise Lebrun]]></category>
		<category><![CDATA[Michel Gondry]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Niney]]></category>
		<category><![CDATA[Quinzaine des cinéastes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=119484</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pourquoi faire du cinéma&#160;selon Gondry ? Pour expérimenter les mille idées qui bouillonnent dans une tête intranquille&#160;? Pour vivre l’euphorie de leur donner vie et forme&#160;? Pour trouver des solutions à des problèmes qu’on a inventés&#160;? Pour contrer poétiquement une réalité contraignante et brutale&#160;? La soumettre à ses désirs&#160;? Pour endiguer ou nourrir sa dépression&#160;? [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/le-livre-des-solutions-un-realisateur-au-bord-de-la-crise-de-nerf/">« Le livre des Solutions », un réalisateur au bord de la crise de nerf</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Pourquoi faire du cinéma&nbsp;selon <strong>Gondry</strong> ? Pour expérimenter les mille idées qui bouillonnent dans une tête intranquille&nbsp;? Pour vivre l’euphorie de leur donner vie et forme&nbsp;? Pour trouver des solutions à des problèmes qu’on a inventés&nbsp;? Pour contrer poétiquement une réalité contraignante et brutale&nbsp;? La soumettre à ses désirs&nbsp;? Pour endiguer ou nourrir sa dépression&nbsp;? Ou s’en servir&nbsp;? Pour satisfaire sa vanité, séduire une femme qui se prénommerait Gabrielle et aurait une cicatrice sur la pommette&nbsp;? Pour retrouver sa maison d’enfance, dire à une vieille tante qu’on l’aime très fort&nbsp;et lui dédier un film ? Une nécessité existentielle en tous cas&nbsp;!</p>



<p>Huit ans après l’échec commercial de <em>Microbe et Gasoil</em>, Michel Gondry nous revient avec une comédie largement autobiographique et hilarante qui met en scène cette nécessité-là. Il décrypte son processus&nbsp;: «&nbsp;démarrer le projet, apprendre en faisant, ne pas écouter les autres ou les écouter&nbsp;» – la contradiction n’étant pas un obstacle… Marc Becker (avatar de Gondry), interprété avec brio par un <strong>Pierre Niney</strong> irrésistible, est un réalisateur hyperactif, impulsif, tyrannique, un tantinet égoïste et carrément bipolaire, sous traitement antidépressif, «&nbsp;<em>triste le matin&nbsp;</em>» et pas forcément gai le reste de la journée. Il est en passe de terminer un long métrage très personnel, intitulé <em>Chacun. Tout le monde</em>, dont les premières images sont présentées au staff de la production. Le verdict tombe&nbsp;: «&nbsp;C’est gris, c’est laid, on ne reconnaît pas les acteurs et cela nous coûte 5 millions. On arrête le tournage, on va essayer de sauver les meubles et notre investissement.&nbsp;»&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Maire à mi-temps</mark></strong></p>



<p>Ce sauvetage est confié à un collaborateur de Marc, Max (<strong>Vincent Elbaz</strong>) qui devient dès lors pour lui le Judas que Gondry se chargera d’abattre par des moyens cinématographiques. Pour reprendre la main et finir son film, aidé par sa patiente et raisonnable monteuse Charlotte (<strong>Blanche Gardin</strong>), l’assistance réal Silvia (<strong>Frankie Wallach</strong>), la vidéaste Gabrielle (<strong>Camille Rutherford</strong>), et le technicien polyvalent Carlos (<strong>Mourad Boudaoud)</strong>, il vole le matériel de montage et tous les rushs. La petite bande part se cacher chez la tante de Marc, Suzette (<strong>Françoise Lebrun</strong>). Le cinéma indépendant et buissonnier s’est fait la malle sur les routes des Cévennes pour suivre son allure sans passer la troisième pour éviter le crash. Dans la foulée, Marc jette ses médocs. Sa maniaco-dépression peut alors exploser librement, tout comme sa créativité, générant une suite de gags et de dialogues savoureux à déguster comme le gratin d’aubergines de Suzette. Les idées fusent, déstabilisant son équipe&nbsp; dont il exige une disponibilité totale même à 3 heures du matin, leur demandant l’impossible, les houspillant, s’excusant, récidivant, partant dans tous les sens, procrastinant, devenant maire à mi-temps du village, acquérant une ruine pour en faire un studio de cinéma, commençant un documentaire sur une fourmi, imaginant un nouveau film, refusant de voir celui-là, reconsidérant constamment son montage. Ce sera un palindrome avec un entracte pipi sous forme de dessin animé sur un renard qui ouvre un salon de coiffure.</p>



<p>Il a beaucoup de chance, Marc ! La tendresse inconditionnelle de Suzette, la fidélité bienveillante de l’équipe qu’il malmène. Charlotte, Gabrielle et même Carlos son souffre- douleur, le suivent jusqu’au bout, Silvia prendra le large mais reviendra. Tour à tour, inquiets pour lui, admiratifs, excédés. Sidérés quand la réalité obéit à sa folie. Ainsi quand il obtient la collaboration gracieuse de Sting et arrive dans un studio londonien hyper numérisé avec un magnéto portable vintage des années 1980 pour l’enregistrer. Ou quand il compose une musique avec un orchestre déniché au fin fond de la province, sans partition et dont il a viré le chef. Loin d’un autoportrait complaisant qui magnifierait les affres du créateur façon romantique, <em>Le livre des</em> <em>Solutions</em> soutenu par une petite voix intérieure reste dans l’autodérision et la tendresse d’un hommage au bricolage génial du cinéma, où il suffit de deux tuyaux d’arrosage pour inventer un <em>chantons sous la pluie</em>, et de placer son œil au petit trou de la feuille d’un arbre, pour voir le monde plus clairement.</p>



<p>ÉLISE PADOVANI</p>



<p><em>Le Livre des solutions</em> a été présenté le 7 juin au cinéma L’Alhambra à Marseille.</p>



<p>@Copyright The Jokers Films</p>



<p>Sortie en salles : 13 septembre</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/le-livre-des-solutions-un-realisateur-au-bord-de-la-crise-de-nerf/">« Le livre des Solutions », un réalisateur au bord de la crise de nerf</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/le-livre-des-solutions-un-realisateur-au-bord-de-la-crise-de-nerf/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">119484</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
