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	<title>Archives des Raphaël Imbert - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Raphaël Imbert - Journal Zebuline</title>
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		<title>Le souffle de la poésie</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Apr 2026 08:00:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;amphithéâtre de Sciences Po Aix n&#8217;est pas une salle de spectacle, mais ce soir-là il l&#8217;était presque. Des étudiants, des enseignants, des cheveux blancs : des générations mélangées, venues sans savoir tout à fait ce qui les attendait. Puis levoyage a commencé – Liban, Syrie, Tunisie, Maroc, Gaza, jusqu&#8217;en Italie et au Portugal – et [&#8230;]</p>
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<p>L&rsquo;amphithéâtre de Sciences Po Aix n&rsquo;est pas une salle de spectacle, mais ce soir-là il l&rsquo;était presque. Des étudiants, des enseignants, des cheveux blancs : des générations mélangées, venues sans savoir tout à fait ce qui les attendait. Puis levoyage a commencé – Liban, Syrie, Tunisie, Maroc, Gaza, jusqu&rsquo;en Italie et au Portugal – et toute la salle s’est laissée voguer au gré des <em>Souffles de Méditerranée</em>.</p>



<p>Pour parcourir tout ce chemin, il fallait bien quelqu&rsquo;un pour ouvrir les portes. Rima Abdul Malak, ancienne ministre de la Culture, directrice du journal <em>L&rsquo;Orient Le Jour</em>, fondatrice du Rima Poésie Club, n’était rien de tout ça ce soir-là. Elle était passeuse. À ses côtés, Raphaël Imbert, directeur de Campus Art Méditerranée qui regroupe le Conservatoire, les Beaux-Arts et l&rsquo;IFAMM de Marseille, n’était pas non plus directeur. Il était le souffle.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La musique prend la parole</mark></p>



<p>Pendant une heure, la musique a suivi la même courbe que l&rsquo;émotion. D&rsquo;abord discret, presque en fond, le saxophone d&rsquo;Imbert accompagnait les premiers poèmes sans s&rsquo;imposer : un paysage sonore, une couleur. Puis quelque chose a changé. Les deux voix, l&rsquo;une de mots, l&rsquo;autre de souffle, ont commencé à se répondre vraiment. Le saxophone devenait par moments la voix même du poète, restituant les bouleversements et les silences que les mots venaient de traverser : la guerre, l’exil, la quête d’identité, la langue qu’on arrache… Imbert alternait entre saxophone alto et saxophone basse, poussait des envolées, parfois des cris, son investissement physique était tel que chaque poème semblait lui demander un effort du corps autant que de l&rsquo;oreille. À un moment, il a simplement retiré le bec de l&rsquo;instrument pour chanter dedans, nu. La salle a retenu son souffle. Les applaudissements qui ponctuaient chaque poème disaient quelque chose de simple : on ne s&rsquo;attendait pas à être aussi touchés.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le Zajal</mark></p>



<p>Pour clore, Rima Abdul Malak a posé les voix de Tueni, Darwich, Farhat, Masri, Kraïem, Laâbi, Pessoa, Merini et Joudah pour finalement porter la sienne. Elle a raconté son enfance au Liban pendant la guerre civile, un oncle menuisier et poète qui pratiquait le Zajal, cette poésie improvisée des repas du dimanche, qu’elle décrit comme « une bulle » dans la violence ambiante. Son poème est une ode à cet art, qu’elle érige en symbole de résistance : quand la violence prend la langue en otage, il reste la poésie. Il reste le souffle. Le dernier vers a tout dit. « Merci la poésie. »</p>



<pre class="wp-block-verse">VALENTIN OUZIEL<br><br> Performance donnée le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">2 avril</mark> à<a href="https://www.sciencespo-aix.fr/" type="link" id="https://www.sciencespo-aix.fr/"> Sciences Po Aix</a>.</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/"><em>Musiques</em> ici</a></p>



<p></p>
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		<title>A l’écoute des films</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Mar 2025 09:41:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[cinema]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Rendez-vous]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce festival qui met l’accent sur la jeune création cinématographique et la création musicale pour l’image, est unique en France et en Europe. Les projections y sont&#160; accompagnées par les cinéastes et les compositeurs/trices, et se poursuivent par des concerts, des rencontres pour tous les publics et tous les goûts. En ouverture le 24 mars [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Ce festival qui met l’accent sur la jeune création cinématographique et la création musicale pour l’image, est unique en France et en Europe. Les projections y sont&nbsp; accompagnées par les cinéastes et les compositeurs/trices, et se poursuivent par des concerts, des rencontres pour tous les publics et tous les goûts.</p>



<p>En ouverture le 24 mars à 20h, au cinéma Artplexe, un film sous tension sur la violence intrafamiliale devant la justice, <em>On vous croit</em> de&nbsp; <strong>Charlotte Devillers</strong> et <strong>Arnaud Dufeys</strong> qui seront là, accompagnés par la compositrice <strong>Lolita Del Pino</strong> et l’actrice <strong>Myriem Akheddiou</strong>.</p>



<p><em>On vous croit </em>fait partie des 11 longs métrages en compétition représentant 19 pays. Pour ce film&nbsp; comme pour <em>Mexico 86</em> de&nbsp; <strong>César Diaz,</strong> c’est à MCM que&nbsp; cinéastes et compositeurs se sont rencontrés. Concourront aussi <em>Hanami </em>de la Portugaise <strong>Denise Fernandes</strong>, l’étonnant<em> Panopticon </em>de <strong>George Sikharulidze, </strong>&nbsp;Prix de La Critique à CINEMED ou<em> Peacock</em> de <strong>Bernhard Wenger</strong>. Parmi les 1980 courts reçus,64 d’une vingtaine de pays ont été sélectionnés, dont 33 réalisés par des femmes, mais10 compositrices seulement .</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Trois invité.e.s d’honneur&nbsp;</strong></mark></p>



<p><strong>Boris Lojkine</strong>, « un réalisateur français avec un nom russe qui parle vietnamien et fait des films africains »,&nbsp; nous présentera&nbsp; <em>L’Histoire de Souleymane</em> et nous fera (re) découvrir <em>Hope </em>et C<em>amille</em> en présence du compositeur <strong>Eric Bentz</strong></p>



<p><strong>Jocelyn Pook</strong>, altiste et compositrice anglaise&nbsp; proposera pour sa <em>Carte Blanche</em> <em>Eyes Wide Shut</em> et <em>Le Marchand</em> <em>de Venise</em> dont elle a composé les musiques.</p>



<p>L’Islandais <strong>Atli Orvasson</strong> donnera une master class consacrée à son parcours et à l’art de la composition On pourra entendre&nbsp; son travail musical dans le film <em>Beliers </em>de <strong>Grimur Hakonarson.</strong></p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong> <em>Accords en duo</em></strong></mark> <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>et</strong></mark> <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong><em>Ils repasseront par là</em></strong></mark></p>



<p>Invités pour la section&nbsp; <em>Accords en duo, </em><strong>Jeanne Herry</strong> et <strong>Pascal Sangla</strong> qui présenteront <em>Pupille.</em></p>



<p>Pour la traditionnelle section <em>Ils repasseront par là,</em> 4 compositeurs /trice, <strong>Antoine Glatard,Alexei Aigui, Clovis Schneider</strong> et <strong>Laetitia Pansanel- Garric </strong>avec le film d’animation <em>Hola Frida</em></p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Cartes blanches&nbsp; et concérences</strong></mark></p>



<p>Le programme, de 120 projections et 350 films,&nbsp; propose hors compétition &nbsp;des <em>Cartes Blanches</em> à Arte,&nbsp; à Cinéphonies, qui fêtera les 20 ans de la classe de composition pour l’image du Conservatoire de Lyon,&nbsp; à des écoles de cinéma dont la Satis et le Master Doc d’Aix- Marseille, à quatre festivals européens de Bruxelles, Riga, Barcelone et Graz (Autriche)</p>



<p>MCM défend aussi ses <em>Coups de cœur,</em> des films qui ont eu peu de diffusion en salles ou des avant-premières, comme le grec <em>Nos jours sauvages</em>, le coréen&nbsp; <em>Hiver à Sokcho</em> ainsi que les marseillais <em><a href="https://journalzebuline.fr/fotogenico-marseille-mechamment-photogenique/">Fotogenico, </a>Oxana</em> et <em>Dans la peau</em>. Le coup de cœur des&nbsp; jeunes de MCM, <em><a href="http://(https://journalzebuline.fr/la-tele-et-la-realite/">Diamant brut</a></em> est un petit bijou.</p>



<p>Et la musique reste au centre des évènements avec des ciné-concerts, des conférences dont certaines consacrées aux liens entre la composition musicale et l’IA. Et les C<em>oncérences </em>&nbsp;de<strong> Raphaël Imbert</strong> et <strong>François Blanchard</strong>, voyages improvisés entre cinéma, jazz et musique de films.</p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<p><a href="https://www.music-cinema.com/fr/?option=com_vikevents"> Music &amp; Cinéma Marseille</a></p>



<p><a href=" https://www.music-cinema.com/fr/#"> https://www.music-cinema.com/fr/#</a></p>



<p>&nbsp;du 24 au 29 mars</p>



<p>&nbsp;Divers lieux Marseille</p>
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		<title>Abysses, sirènes et noyés</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Mar 2025 09:29:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Alain Barcelo]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour sa cinquième année, Passion bleue propose une riche programmation qui met  les océans en partage. Avec Loin dans la mer, le jeune public découvrira une pièce adaptée de La Petite Sirène d’Andersen par Lisa Guez et interprétée par cinq comédiens en situation de handicap, de la Compagnie de l’Oiseau-Mouche (18 mars Châteauvallon). Le même jour, on pourra rencontrer le collectif Eskandar composé d’artistes qui investiguent les territoires. Ils y font des rencontres, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Pour sa cinquième année, <em>Passion bleue</em> propose une riche programmation qui met  les océans en partage. Avec <em>Loin dans la mer,</em> le jeune public découvrira une pièce adaptée de La<em> Petite Sirène</em> d’Andersen par <strong><a href="https://www.instagram.com/compagnie1331_lisa_guez/">Lisa Guez</a> </strong>et<strong> </strong>interprétée par cinq comédiens en situation de handicap, de la <a href="https://www.oiseau-mouche.org">Compagnie de l’Oiseau-Mouche</a> (18 mars Châteauvallon). Le même jour, on pourra rencontrer le collectif<strong> <a href="https://www.lecollectifeskandar.net">Eskandar</a> </strong>composé<strong> </strong>d’artistes qui investiguent les territoires. Ils y font des rencontres, composent des textes, des chansons pour rendre compte de la manière dont on invente l’avenir. La rade de Toulon sera l’objet de cette nouvelle exploration. Rendez-vous au Liberté le 18 mars à 18h30 pour participer à la « collecte de regards » qui donnera lieu à une <em>Conjuration</em> le 23 mars.</p>



<p><em>Passion Bleu</em>&nbsp;permet aussi des moments d’échanges dans des ciné-rencontres.&nbsp;<em>Dauphins&nbsp;: regards d’humains</em>&nbsp;est un documentaire réalisé au cœur du Sanctuaire Pelagos, zone protégée en Méditerranée dédiée aux mammifères marins. La projection sera suivie d’une rencontre avec&nbsp;<strong>Alain Barcelo,</strong>&nbsp;responsable scientifique du Parc national de Port-Cros,&nbsp;<strong>Daniel Faget</strong>, historien et&nbsp;<strong>Ambra Zambernardi</strong>, anthropologue des pêches (21 mars, Le&nbsp;Liberté).&nbsp;</p>



<p>De son côté <strong><a href="https://davidwahl.fr">David Wahl</a></strong>, artiste associé à l’<em>Océanopolis</em> de Brest vous embarquera à bord du vieux gréement <em>JLD’A</em> pour un voyage au cœur des abysses. À travers son journal de bord, rédigé lors d’une mission dans l’Atlantique, il nous plonge dans un monde mystérieux où la science rencontre la poésie. (23 mars Port de Toulon).</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Mer amère</mark></strong></h3>



<p>Si la mer attire comme un aimant, elle est le lieu des drames. A Marseille, une bande de jeunes sautant du haut des rochers des calanques se retrouve confrontée à l’accident mortel de l’un des leurs. Comment donner à cette mort une dimension plus acceptable ? C’est le thème de ce <em>Requiem pour la vie</em>, pièce chorale de <strong>Delphine Hecquet</strong>, portée par huit danseurs, acteurs et chanteurs (20 et 21 mars, Le Liberté). </p>



<p>Le lendemain <strong><a href="https://www.instagram.com/charles__berling/?hl=fr">Charles Berling</a></strong>, l’actrice <strong>Stéphane Caillard</strong>, la réalisatrice <strong>Géraldine Danon</strong> et l’écrivain <strong>Yann Quéffelec</strong> rendent hommage à la navigatrice Florence Arthaud, décédée il y a dix ans dans un accident d’hélicoptère lors d’un jeu télévisé. <em>La petite fiancée de l’Atlantique</em>, au palmarès unique dans cet univers masculin, connut son apogée avec sa victoire de la <em>Route du Rhum</em> en 1990. La Scène nationale lui consacre une soirée avec la projection du film <em>Flo</em> suivie d’un débat. </p>



<p>Enfin,  en partenariat avec <em>Sos méditerranée</em> une lecture donnera à entendre les histoires tragiques d’hommes et de femmes partis à la recherche d’une vie meilleure et pour lesquels la mer s’est transformée en fosse commune. Le dessinateur <strong>Hippolyte</strong>, qui a embarqué de longs mois à bord de l’<em>Ocean Viking</em>, navire sauvetage de l’association dessinera en direct, sera entouré des acteurs <strong>Anna Mouglalis,</strong> <strong>Charles Berling</strong>, et des musiciens <strong><a href="https://www.instagram.com/lisa.ducasse/?hl=fr">Lisa Ducasse</a></strong> et <strong>Raphaël Imbert</strong> (22 mars, Le Liberté). </p>



<p>ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Passion bleue</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">du 18 au 26 mars</mark><br>Scène Nationale <a href="https://www.chateauvallon-liberte.fr">Châteauvallon-Liberté</a></pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/">Scènes ici</a></p>
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		<title>Les continents du jazz se retrouvent à Marseille</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Jul 2023 14:06:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[Ballaké Sissoko]]></category>
		<category><![CDATA[Clélya Abraham]]></category>
		<category><![CDATA[Dianne Reeves]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[Jazz des cinq continents]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour cette nouvelle édition de Marseille Jazz des cinq continents, l’organisation nous a réservé quelques nouveautés. Le plus souvent des bonnes surprises certes, mais aussi des mauvaises. On est par exemple attristé par la fin des concerts conviviaux qui se tenaient sur la terrasse de la villa Gaby, surplombant la corniche et toute la rade [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Pour cette nouvelle édition de <strong><em>Marseille Jazz des cinq continents</em></strong>, l’organisation nous a réservé quelques nouveautés. Le plus souvent des bonnes surprises certes, mais aussi des mauvaises. On est par exemple attristé par la fin des concerts conviviaux qui se tenaient sur la terrasse de la villa Gaby, surplombant la corniche et toute la rade de Marseille. Ces soirées, en amont de l’ouverture, mettaient en avant les musiciens talentueux de la scène locale. Autre chagrin, il n’y a plus que trois soirées au lieu des cinq traditionnelles programmées dans les jardins du palais Longchamp. Dur. Renseignements pris auprès du festival, les concerts de la villa Gaby disparaissent suite à la volonté de l’organisation de réduire les concerts hors les murs, qui sont nombreux avant et après les dates officielles du festival (le Parcours métropolitain compte seize dates et seize lieux entre le 1<sup>er</sup> juin et le 25 novembre) engendrant une surcharge de travail pour les équipes du festival. Quant aux deux soirées qui disparaissent de la programmation des jardins du palais Longchamp, c’est la conséquence directe d’une «&nbsp;<em>baisse substantielle de subvention</em>&nbsp;» de la part de la Ville de Marseille&#8230;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">On sourit !</mark></strong></p>



<p>Par contre, deux nouvelles nettement plus souriantes&nbsp;: renouant avec le principe d’une date par édition dans un nouveau lieu, principe interrompu l’année dernière, le <strong><em>Marseille Jazz des cinq continents</em></strong> fera son ouverture au Théâtre de la Sucrière, l’amphithéâtre de 1200 places du parc François Billoux (15<sup>e</sup> arrondissement), le samedi 8 juillet, avec deux créations&nbsp;: la première est le fruit de la rencontre inédite de quatre jeunes musiciennes en pleine ascension : d’un côté la pianiste et chanteuse <strong>Clélya Abraham</strong> et la batteuse <strong>Ananda Brandão</strong>, étoiles montantes du jazz hexagonal et fines connaisseuses des musiques caribéennes ; de l’autre, la saxophoniste <strong>Sintia Piccin</strong> et la bassiste et chanteuse <strong>Ana Karina Sebastião</strong>, figures de l’inépuisable vivier de la <em>musica popular brasileira</em>. Concert d’ouverture qui sera suivi par la création de <em>Kay, Lettre à un poète disparu</em>, de <strong>Lamine Diagne</strong>, musicien et conteur, accompagné de ses musiciens, et du cinéaste <strong>Matthieu Verdeil</strong>, spectacle autour de la présence du poète jamaïcain Claude McKay à Marseille au milieu des années 1920, du temps de l’arrivée du jazz dans la ville.</p>



<p>Autre nouveauté réjouissante&nbsp;: l’invention d’un jazz club éphémère au Conservatoire Pierre Barbizet : ouvert du 24 au 27 juillet de 22 h à 2 h, d&rsquo;où son nom : le JazzClub 222. Un hommage à Pierre Barbizet, illustre directeur du Conservatoire de Marseille, qui créait à Marseille il y a soixante ans exactement, dans son Conservatoire, la première classe de jazz de France. Il y aura, le 24, le trompettiste new-yorkais <strong>Michael Leonhart</strong>, le 25, <strong>Ishkero</strong>, groupe phare de la nouvelle scène française, le 26, <strong>ElliAViR</strong>, groupe lauréat du tremplin ReZZo de Jazz à Vienne 2022, et le 27, un Grand bal jazz autour de l&rsquo;actuel directeur du Conservatoire, <strong>Raphaël Imbert</strong>, entouré d’un combo pétillant et joyeux. À noter qu’il est fort probable, vu la densité des artistes de jazz présents à Marseille à cette période, qu’il y ait quelques (très) belles surprises supplémentaires&#8230;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Et aussi</mark></strong></p>



<p>L’ADN du jazz, peut-être encore plus que dans toutes les autres musiques, est sa diversité. Elle est célébrée à chaque édition depuis sa création par le festival, et la programmation 2023 ne fera pas exception&nbsp;! De la Vieille Charité (du 11 au 13/07), à l’abbaye Saint-Victor (le 16), au Mucem (le 19), au Théâtre Silvain (du 20 au 22) jusqu’aux jardins du palais Longchamp (du 25 au 27). Que ce soit avec la présence des très connus <strong>Brad Mehldau</strong> (le 13), <strong>Dianne Reeves</strong> (le 20), <strong>Chilly Gonzales</strong> (le 21), <strong>Marcus Miller</strong> (le 22), <strong>Gilberto Gil</strong> (le 25), <strong>Morcheeba </strong>et <strong>Selah Sue</strong> (le 27). Ou avec <strong>Dhafer Youssef</strong> (le 11) compositeur, maître du oud et vocaliste envoûtant, qui fait dialoguer l’influence du soufisme et le jazz, la musique indienne et les instruments électriques. L’éclosion de <strong>Samara Joy</strong> (le 25) chanteuse auréolée de deux Grammy Awards cette année : « <em>Best Vocal Jazz Album</em> » et « <em>Best New Artist</em> »&nbsp;! Les mots d’<strong>Oxmo Puccino</strong>, qui dialoguera avec les lignes mélodiques du pianiste <strong>Yaron Herman</strong> (le 12). Ou encore la fusion orient-occident de <strong>Sarab</strong>, la sagesse du percussionniste <strong>Kahil El’Zabar</strong> (le 19), la fraîcheur et l’humour d’<strong>Emile Londonien,</strong> accordant culture clubbing et tradition du trio jazz, les ponts jetés vers le dub-step et les sonorités de la diaspora africaine, de la cumbia au calypso, par la saxophoniste et compositrice britannique <strong>Nubya Garcia</strong>, ou bien le voyage intime proposé par l’immense joueur de kora <strong>Ballaké Sissoko</strong> (le 16). Une infinité de mondes, pour tout le monde.</p>



<p>MARC VOIRY</p>



<div class="wp-block-group"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow">
<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Marseille Jazz des 5 continents</em></strong>
<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 11 au 27 juillet</mark>
Divers lieux, Marseille
marseillejazz.com</pre>
</div></div>
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		<title>La musique de chambre a tenu Salon</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Aug 2022 16:48:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Chœur de chambre Namur]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Pahud]]></category>
		<category><![CDATA[Éric Le Sage]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Année après année on le répète&nbsp;: «&nbsp;<em>les meilleurs solistes au monde se retrouvent à Salon&nbsp;</em>» à l’occasion du <strong><em>Festival International de Musique de Chambre de Provence</em></strong>. Et une fois de plus, même si tous ne sont pas là, les artistes en présence comptent en effet parmi les meilleurs, en toute objectivité. La musique chambriste trouve à Salon un écrin particulier dû sans doute à la forme d’un festival atypique, réunissant des artistes amis, cooptés, qui ne viennent que pour le plaisir de vacances passées ensemble. Que seraient des vacances sans musique pour des musiciens&nbsp;? Ce serait comme enlever leur eau aux poissons. Aussi, les musiciens invités par les trois fondateurs de cette manifestation, le pianiste <strong>Éric Le Sage</strong>, le clarinettiste (et chef d’orchestre) <strong>Paul Meyer</strong> et le flûtiste <strong>Emmanuel Pahud</strong>, s’adaptent à l’ambiance festive, sa décontraction, son espièglerie, sans pourtant aucun laisser-aller lorsqu’il s’agit de jouer. Jouer c’est sérieux, n’importe quel enfant vous le dirait.&nbsp;</p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color"><strong>De la chambre à la boîte de jazz</strong></p>



<p>Emmanuel Pahud, Paul Meyer, Éric Le Sage se fondaient dans nombre des diverses formations chambristes. Dont celle en quintette aux côtés de <strong>Gilbert Audin</strong> (basson) et <strong>Benoît de Barsony</strong> (cor) pour le <em>Quintette en si bémol majeur</em> de Rimsky-Korsakov, écrit à l’occasion d’un concours créé par la Société musicale russe en 1876. L’œuvre fut totalement ignorée par le jury qui ne daigna même pas l’entendre jusqu’au bout (oui déjà le système du radio-crochet dans la Russie des tsars&nbsp;!), sans doute parce que le musicien qui était chargé de présenter la pièce (c’étaient des «&nbsp;lecteurs à vue&nbsp;») n’était pas très convaincant ni très doué… Heureusement, servi magnifiquement par les cinq interprètes du jour, la vivacité de la composition, la souplesse mélodique, les développements harmonieux sur des orchestrations luxuriantes, rendaient justice au quintette délaissé&nbsp;! Ce dernier rejoint par le hautbois de <strong>François Meyer</strong> pouvait se lancer dans la verve du <em>Sextuor</em> de Francis Poulenc. La feuille de salle due à <strong>Laurent Cools</strong> précisait que lors de la composition du dernier mouvement, Poulenc écrit à Chanclaire&nbsp;: «&nbsp;<em>j’ai trouvé un thème “bordel à souhait“ pour le divertissement. Je crois décidément que je devrais donner mon concert en espadrilles, un foulard autour du cou, un mégot à la bouche…</em> » Autres temps… Quoi qu’il en soit, la pièce séduit par son équilibre, la virtuose intelligence des interprètes, la subtilité des dialogues, la construction sûre des tutti, leur palette colorée et quelques passages qui semblent avoir inspiré Nino Rota pour certaines musiques de film de Fellini…</p>



<p>Le jazz s’immisçait au cœur de cette deuxième partie de soirée grâce au talent chaleureux du saxophoniste <strong>Raphaël Imbert</strong> (un presque familier du festival). S’inspirant des extraits d’<em>Oraison</em>, une de ses dernières créations, il mêlera la voix de ses saxophones aux géniales improvisations de <strong>Pierre-François Blanchard</strong> au piano. Ce dernier, musicien de Pierre Barouh (à qui l’on doit la chanson du film <em>Un homme une femme</em> de Lelouch) est de longue connivence avec le saxophoniste, et a contribué largement à l’un de ses derniers projets <em>Music Is My Hope</em> (2018). Raphaël Imbert rappelait malicieusement qu’il n’était «&nbsp;<em>que musicien de jazz et incapable de lire une partition à l’inverse des musiciens qui le précédaient sur scène</em>&nbsp;» (coquetterie de celui qui est quand même directeur du conservatoire de Marseille), et que l’improvisation serait reine, loin de toute intention préconçue… Déjà frémissent ceux qui ont été échaudés par l’appellation «&nbsp;free jazz&nbsp;» et craignent le pire pour leurs oreilles&nbsp;! En oubliant que le jazz est un domaine de liberté par excellence et que liberté n’est pas synonyme de cacophonie…&nbsp;</p>



<p>L’origine de l’opus consacré au village Oraison est lié à des souvenirs d’enfance. Et surtout au constat que chaque rue est baptisée des noms des soldats morts au combat durant la Grande Guerre ou lors d’actes de résistance au cours de la Seconde Guerre Mondiale. Portraits, évocations, voyage physique autant que spirituel, nourrissent la composition de Raphaël Imbert. S’ajoutent au concert des clins d’œil à Wagner, Schubert, Pierre Barouh, «&nbsp;<em>notre plus grand parolier…</em>&nbsp;» Le pianiste à la fin du premier morceau se retourne, se déchausse. «&nbsp;<em>On est plus à l’aise en chaussettes&nbsp;!</em>&nbsp;». Indubitablement, son inventivité, sa capacité à raconter des histoires d’un trait mélodique, d’une intention, d’un simple accord, rivalisent avec le génie du saxophone. Les amateurs de musique classique chambriste sont conquis, cela se passe de tout commentaire&nbsp;!</p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color"><strong>Des voix</strong></p>



<p>La soirée dédiée au <strong>Chœur de chambre Namur</strong> débutait par le <em>Trio</em> de Joseph Haydn (Emmanuel Pahud, Éric Le Sage et <strong>Zvi Plesser</strong> au violoncelle) qui nous fait entendre les oiseaux dans une partition en épure. Puis <em>Le Bœuf du Trio Dämmerung</em> (<strong>Misako Akama</strong>, violon, <strong>Eudes Bernstein</strong>, saxophone, <strong>Orlando Bass</strong>, piano) qui présentait une configuration originale où le saxophone est utilisé comme une voix soliste accompagnée par le piano et le violon. La finesse élégante des interprétations servait brillamment <em>Jeux d’enfants</em> de Bizet, <em>Épitaphe de Jean Harlow </em>de Koechlin et <em>Le bœuf sur le toit</em> de Darius Milhaud. En création mondiale, le jeune trio jouait <em>Mysterious Morning V</em> en présence de son compositeur japonais résidant en France, <strong>Fuminori Tanada</strong>, pièce somptueuse par sa capacité évocatoire, poétique et inspirée.&nbsp;</p>



<p><strong>Gwendoline Blondeel</strong>, <strong>Aurélie Moreels</strong>, <strong>Anaïs Brullet</strong>, <strong>Julie Vercauteren</strong>, <strong>Pierre Derhet</strong>, <strong>Kamil Ben Hsain Lachiri</strong>, <strong>Samuel Namotte</strong>, solistes du Chœur de chambre de Namur, offraient de très beaux moments d’ensemble, tissant leurs voix sûres et amples en de savants accords. Que ce soit dans la reprise de musiques enfantines de César Franck, le sublime <em>Tantum ergo</em> du même compositeur ou le <em>Cantique de Jean Racine</em> de Gabriel Fauré. La collaboration entre ce chœur et le festival salonais ne s’en tient pas là puisqu’une partie des habitués et fondateurs du festival ont ouvert un cycle de musique de chambre dans la nouvelle salle de concert de leur ville, le Namur Concert Hall… Pas de frontières pour la musique&nbsp;!</p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color"><strong>Taillé dans l’étoffe du rêve</strong></p>



<p>La dernière journée du festival permettait d’entendre après le fin pianiste <strong>Samuel Bismut</strong> dans <em>Trois pièces pour piano</em> de Schubert, laissant les harmonies se mêler à la douceur de l’air du soir. La complicité des interprètes du <strong>Trio Pascal</strong> dessinait un Ravel des confluences avec son <em>Trio en la mineur</em>, passant par tous les registres avec une élégante maîtrise. Dans la passacaille, les premières notes graves du piano rencontrent la sonnerie des cloches de l’église voisine, comme un signe de connivence. Le vent doux du soir accompagne le voyage musical. Murmures, fanfares, on se laisse guider avec délices dans les méandres de l’œuvre…</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Trio-Dammerung-%C2%A9-Jael-Travere.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-116363" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Trio-Dammerung-%C2%A9-Jael-Travere.jpg?w=700&amp;ssl=1 700w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Trio-Dammerung-%C2%A9-Jael-Travere.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Trio-Dammerung-%C2%A9-Jael-Travere.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Trio-Dammerung-%C2%A9-Jael-Travere.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption>Trio Dammerung © Jael Travere</figcaption></figure>



<p>Poursuivant les mots du conte, le «&nbsp;Final Shéhérazade&nbsp;» retentissait en feu d’artifice. Deux créations de <strong>Jules Matton</strong> voyaient le jour en présence du compositeur qui donnait quelques clés explicatives des deux pièces qu’il avait confiées aux artistes du jour. Le <em>Sextuor Winckler</em> construit en quatre mouvements, accordait à la soprano <strong>Anara Khassenova</strong> une partition délicate. Avec un travail très subtil sur les voyelles, les sons, étirés, scandés, utilisant la voix comme un instrument au même titre que la flûte (<strong>Mario Caroli</strong>), la clarinette (Paul Meyer), le violon (<strong>Alexandre Pascal</strong>), le violoncelle (<strong>Marie Viard</strong>) ou le piano (<strong>Frank Braley</strong>). Les musiciens revenaient en deuxième partie pour l’œuvre composée sur deux poèmes de Philippe Jaccottet, <em>Si je me couche contre la terre</em>, où le thème de l’éternel retour se matérialise par un mouvement perpétuel… éternité de l’art.</p>



<p>On découvrait aussi la soprano <strong>Sarah Aristidou</strong> qui se glissait avec la même aisance dans les chants chypriotes ou <em>Le pâtre sur le rocher</em> de Schubert. La flûte d’Emmanuel Pahud transportait le <em>Prélude à l’après-midi d’un faune</em> (Debussy) dans les éthers après avoir esquissé la toile moirée de <em>La flûte enchantée</em> (extrait de <em>Shéhérazade</em> de Ravel). Tout s’achevait avec une interprétation pêchue du <em>Quintette en la majeur de Schubert, La Truite</em>. Merveille des vagabondages musicaux, bonheurs réitérés. Quel privilège&nbsp;!</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color has-small-font-size">Le <em>Festival International de Musique de Chambre de Provence</em> s’est tenu du 28 juillet au 6 août, à Salon-de-Provence.&nbsp;</p>
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		<title>Jazz et classique créolisés</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Aug 2022 15:03:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[Conservatoire Pierre Barbizet]]></category>
		<category><![CDATA[Invisible Stream]]></category>
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		<category><![CDATA[Raphaël Imbert]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«&#160;Ne plus parler de vivre ensemble, mais le vivre, simplement.&#160;»&#160;Telle est la déclaration portée par le quatuor de chambre improvisé formé par quatre artistes aventureux du classique et du jazz d’aujourd’hui, à savoir&#160;: le jazzman Raphaël Imbert, le violoncelliste Jean-Guihen Queyras, le pianiste Pierre-François Blanchard et le percussionniste Sonny Troupé. S’inspirant des pensées d’Édouard Glissant [&#8230;]</p>
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<p>«&nbsp;<em>Ne plus parler de vivre ensemble, mais le vivre, simplement.</em>&nbsp;»&nbsp;Telle est la déclaration portée par le quatuor de chambre improvisé formé par quatre artistes aventureux du classique et du jazz d’aujourd’hui, à savoir&nbsp;: le jazzman <strong>Raphaël Imbert</strong>, le violoncelliste <strong>Jean-Guihen Queyras</strong>, le pianiste <strong>Pierre-François Blanchard</strong> et le percussionniste <strong>Sonny Troupé</strong>. S’inspirant des pensées d’Édouard Glissant et de Pierre Barouh, leur création <em>Invisible Stream</em> prend sa source dans les «&nbsp;courants invisibles&nbsp;», qui relient des hommes et des musiques par-delà les frontières esthétiques et culturelles. Proposant un dialogue de la musique de Raphaël Imbert avec celle de Schubert, Wagner et Ornette Coleman, dans le plus pur esprit de l’improvisation.</p>



<p>MARC VOIRY</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Invisible Stream</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">3 septembre<br></mark>Conservatoire Pierre Barbizet, Marseille<br><a href="http://nine-spirit.com">nine-spirit.com</a></pre>
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