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	<title>Archives des Rodrigo Cuevas - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Rodrigo Cuevas - Journal Zebuline</title>
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		<title>Rodrigo Cuevas, l’électro-trad des Asturies</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ludovic Tomas]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Feb 2023 21:57:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ce n’est pas si souvent que le Cité de la Musique annonce un concert à guichets fermés. Mais le premier passage de Rodrigo Cuevas à Marseille crée l’événement. Rencontre avec l’homme qui n’aimait pas être comparé à Freddie Mercury. Zébuline. Votre spectacle s’intitule Tropico de Covadonga. Qu’est-ce que cela signifie&#160;?Rodrigo Cuevas. Ce tropique est un [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas si souvent que le Cité de la Musique annonce un concert à guichets fermés. Mais le premier passage de Rodrigo Cuevas à Marseille crée l’événement. Rencontre avec l’homme qui n’aimait pas être comparé à Freddie Mercury.<br><br><strong>Zébuline. Votre spectacle s’intitule <em>Tropico de Covadonga</em>. Qu’est-ce que cela signifie&nbsp;?<br>Rodrigo Cuevas.</strong> Ce tropique est un méridien ou un parallèle imaginaire qui traverse toute la terre, toute l’humanité, en passant bien sûr par les Asturies puisque c’est moi qui l’ai inventé. Il nous connecte tous à travers le folklore. Car les musiques traditionnelles sont quelque chose de reconnaissable par tous les êtres humains même par ceux qui n’ont jamais été en contact avec elles.<br><br><strong>Covadonga est un endroit particulier aux Asturies…</strong><br>Oui, c’est un lieu sacré, un peu comme Lourdes pour les Français.<br><br><strong>Comment avez-vous constitué votre répertoire ?</strong><br>C’est un répertoire que j’ai construit à partir de musiques traditionnelles des Asturies mais aussi d’autres régions de la péninsule ibérique. J’ai choisi des morceaux que j’aimais parce que je les trouvais émouvants. Une des grandes vertus de la musique traditionnelle est son pouvoir émotionnel.<br><br><strong>Avez-vous pratiqué le collectage pour recueillir certains morceaux&nbsp;?</strong><br>En effet, pendant le processus d’enregistrement de l’album <em>Manual de cortejo</em> [<em>«&nbsp;Manuel de séduction&nbsp;», ndlr</em>], j’ai voyagé avec mon producteur dans les Asturies pour lui faire rencontrer des femmes qui chantent et qui jouent de la <em>pandereta</em>, tambourin traditionnel dans cette région. Afin d’imprégner le disque de cette musique, nous avons utilisé certains de ces enregistrements.<br><br><strong>Quels types d&rsquo;histoires racontent vos chansons ?</strong><br>Je parle beaucoup de Xixón, la capitale des Asturies [<em>Gijón en espagnol castillan, ndlr</em>]. Je transmets à travers mes chansons les histoires que m’ont racontées les anciens, hommes et femmes. Le personnage de la Tarabica, une femme âgée aujourd’hui décédée, en est le fil conducteur. Elle nous apporte une version plus citadine de la vie à cette époque. Car le folklore renvoie souvent à des histoires rurales et c’était important de faire connaître cette dimension urbaine qui est aussi une réalité. À travers ce personnage, on se rend compte que les préoccupations d’alors étaient les mêmes que les nôtres aujourd’hui. Je pense d’ailleurs que le folklore peut servir de catalyseur d’émotions entre les époques.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;C’est curieux qu’en France les musiques, les cultures et les langues régionales soient perçues comme quelque chose de conservateur.&nbsp;»</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"><br><strong>Beaucoup d&rsquo;artistes relativement jeunes se tournent vers les musiques traditionnelles et folkloriques. Qu&rsquo;est-ce que cela dit de votre génération, de son rapport au monde dans lequel elle vit ? Doit-on y voir un rejet d’une certaine modernité, un retour aux valeurs essentielles ?<br></strong>Je ne pense pas que la musique traditionnelle s’oppose à la modernité. C’est même tout le contraire. C’est curieux qu’en France les musiques, les cultures et les langues régionales soient perçues comme quelque chose de conservateur. On a une tout autre vision en Espagne. Chez nous, les conservateurs sont ceux qui rejettent cette diversité culturelle. Donc pour moi, il s’agit plutôt d’une revendication du fait que la modernité passe par le folklore, la pluralité, le plurilinguisme. Je revendique aussi le droit au divertissement par le folklore. Cela permet de se reconnaître les uns les autres et d’apporter encore plus de richesse culturelle.<br><br><strong>Après l&rsquo;Espagne, votre pays, vous commencez à avoir beaucoup de succès en France. Comment expliquez-vous que le public français soit sensible à votre travail ?<br></strong>C’est super bizarre&nbsp;! Peut-être parce que la culture et la création sont valorisées en France. Et je suppose qu’il y a beaucoup de personnes ici qui partagent ce que j’ai développé dans la réponse précédente, qui sont conscientes de la richesse que portent les musiques traditionnelles. Mais en vérité je ne sais pas vraiment pourquoi [<em>rires</em>]. Je sens en tous les cas une tendresse particulière de la part du public français.<br><br><strong>Pourquoi un jeune artiste queer né dans les Asturies a choisi de vivre en milieu rural plutôt que de s&rsquo;installer dans une grande ville, où l’on pourrait imaginer qu’il y a plus de liberté&nbsp;?<br></strong>C’est tomber dans les préjugés de penser qu’il y a moins de liberté à la campagne qu’à la ville. Parce que j’ai justement vécu le contraire. Dans la ville où je suis né, j’ai beaucoup souffert de harcèlement et d’insultes en raison de ma sexualité. Alors que dans le village de ma grand-mère, situé dans les montagnes de la région de León, une zone aride et loin de tout, je n’ai jamais été insulté parce que je suis PD. Donc depuis tout petit, je me sens beaucoup plus en sécurité dans le monde rural qu’urbain. Et quand, adulte, j’ai fait le choix de m’installer dans un village, cela s’est confirmé. Je suis enchanté d’y vivre et j’y ressens toute la liberté du monde.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/Rodrigo-Cuevas-c-Isaac-Flores.jpg?resize=668%2C538&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-118152" width="668" height="538" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/Rodrigo-Cuevas-c-Isaac-Flores.jpg?w=787&amp;ssl=1 787w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/Rodrigo-Cuevas-c-Isaac-Flores.jpg?resize=300%2C242&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/Rodrigo-Cuevas-c-Isaac-Flores.jpg?resize=768%2C620&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/Rodrigo-Cuevas-c-Isaac-Flores.jpg?resize=696%2C562&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/Rodrigo-Cuevas-c-Isaac-Flores.jpg?resize=521%2C420&amp;ssl=1 521w" sizes="(max-width: 668px) 100vw, 668px" /><figcaption class="wp-element-caption">Rodrigo Cuevas (c) Isaac Flores</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><br><strong>Vous rentrez de Porto Rico où vous avez travaillé sur votre prochain album. Pouvez-vous nous en dire un peu plus ? Y trouvera-t-on des influences latino-américaines ?</strong><br>Quand je vais quelque part, j’aime découvrir les lieux, connaître des gens. Je cherche naturellement des points communs, je fais des analogies. Porto Rico ayant été une colonie espagnole jusqu’en 1898, nous avons beaucoup d’arrière-grands-parents communs y compris Asturiens. Là-bas, ils jouent aussi des percussions manuelles comme le tambourin. Donc évidemment des influences, il y en aura… Je ne peux pas en dire beaucoup plus.<br><br><strong>N&rsquo;est-ce pas fatiguant d&rsquo;être systématiquement comparé à Freddie Mercury parce qu&rsquo;on est un chanteur gay qui porte la moustache&nbsp;?</strong><br>[<em>Rires</em>] C’est très fatigant&nbsp;! Mais je crois que la ressemblance va un peu plus loin que la moustache… De mon côté, je ne l’ai jamais revendiquée. Je n’aime pas trop ça mais c’est comme ça&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">ENTRETIEN RÉALISÉ PAR LUDOVIC TOMAS<br>Traduction Céline Garcia Navio</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Rodrigo Cuevas</strong>
<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">3 février</mark>
Cité de la Musique, Marseille
04 91 39 28 28
<a href="http://citemusique-marseille.com">citemusique-marseille.com</a></pre>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Les Suds à Arles : sept jours en sept instants</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ludovic Tomas]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Aug 2022 05:05:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Vivre au rythme des Suds à Arles est une expérience festivalière peu commune. D’une année sur l’autre, les émotions varient, modulées par le relief d’une programmation plus ou moins propice au choc esthétique, à l’instant magique de la rencontre entre un artiste et le public. Dans la touffeur de juillet, l’édition 2022 a connu ses [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph" style="max-width:600px">Vivre au rythme des <em>Suds à Arles</em> est une expérience festivalière peu commune. D’une année sur l’autre, les émotions varient, modulées par le relief d’une programmation plus ou moins propice au choc esthétique, à l’instant magique de la rencontre entre un artiste et le public. Dans la touffeur de juillet, l’édition 2022 a connu ses bouffées de fraîcheur.</p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color wp-block-paragraph" style="max-width:600px"><strong>Folklore subversif</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Rodrigo-Cuevas%40Stephane-Barbier.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-115284" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Rodrigo-Cuevas%40Stephane-Barbier.jpg?w=700&amp;ssl=1 700w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Rodrigo-Cuevas%40Stephane-Barbier.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Rodrigo-Cuevas%40Stephane-Barbier.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption>Rodrigo Cuevas © Stéphane Barbier</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph" style="max-width:600px">On l’aurait préféré encore plus subversif comme il sait l’être dans ses clips. Mais peut-être était-il impressionné par l’austère et solennelle Cour de l’Archevêché dont une partie de la jauge était assise. Quoi qu’il en soit, <strong>Rodrigo Cuevas</strong> a conquis le public de cette première soirée des <em>Suds à Arles</em> dont la majeure partie découvrait celui que l’on surnomme le Freddie Mercury des Asturies. C’est dans cette province de la côte Atlantique espagnole et en Galice voisine que Cuevas a collecté la plupart des chants et airs traditionnels qui composent son deuxième album, <em>Manual de Cortejo</em>, réalisé en collaboration avec le trublion des musiques ibériques, le producteur Raül Refree, présent lors de deux éditions antérieures du festival. Sur scène, la tenue est une subtile combinaison de l’ancrage rural et populaire du répertoire – à travers la coiffe et les sabots notamment – et de l’affirmation d’une culture queer. Même équilibre subtil au niveau de l’instrumentation où l’électronique côtoie tambourins et accordéon et la scénographie entre pas de danse folklorique et drag show. Très bavard entre chaque titre par souci de donner un éclairage sur son travail, maniant l’humour et la provocation avec une grande finesse, Rodrigo Cuevas est aussi une belle voix qu’on n’a pas fini d’entendre.</p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color wp-block-paragraph" style="max-width:600px"><strong>Corée rêvée</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Ak-Dan-Gwang-Chil%40Stephane-Barbier.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-115285" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Ak-Dan-Gwang-Chil%40Stephane-Barbier.jpg?w=700&amp;ssl=1 700w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Ak-Dan-Gwang-Chil%40Stephane-Barbier.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Ak-Dan-Gwang-Chil%40Stephane-Barbier.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption>Ak Dan Gwang Chil © Stéphane Barbier</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph" style="max-width:600px">De l’audace. Entre deux têtes d’affiche, les Suds peuvent encore s’en permettre. Programmer pour la première fois en France la formation coréenne <strong>Ak Dan Gwang Chil</strong> et en première partie du chanteur guitariste cubain <strong>Eliades Ochoa</strong> en est une. Théâtral et solaire, le groupe emmené par trois chanteuses joue avec les codes et les esthétiques, offrant un spectacle hybridant les références ancestrales rituelles autant que spirituelles, à l’imagerie manga et aux sonorités de la K-pop. Rafraîchissant.</p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color wp-block-paragraph" style="max-width:600px"><strong>Colombie féministe</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/La-Perla%40Stephane-Barbier.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-115286" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/La-Perla%40Stephane-Barbier.jpg?w=700&amp;ssl=1 700w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/La-Perla%40Stephane-Barbier.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/La-Perla%40Stephane-Barbier.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w" sizes="auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption>La Perla © Stéphane Barbier</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph" style="max-width:600px">Puisque la Colombie vient d’opérer un basculement politique progressiste historique, autant inviter la génération d’artistes qui y a contribué. <strong>La Perla</strong>, trio féminin et féministe, en fait partie. Aux voix et percussions, <strong>Diana Sanmiguel</strong>, <strong>Giovanna Mogollón</strong> et <strong>Karen Forero</strong>, bien qu’originaires de Bogota, explorent avec énergie et conviction les rythmes de la région caribéenne de leur pays. Bullerengue, cumbia, merengue, gaita et champeta créole sont abordés avec une approche sociale, empreinte des enjeux actuels qui traversent le continent sud-américain. Et en introduction d’un <strong>Bernard Lavilliers </strong>quelque peu cotonneux, cela fait du bien.</p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color wp-block-paragraph" style="max-width:600px"><strong>Raté</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Justin-AdamsMauro-Durante%40Stephane-Barbier.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-115287" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Justin-AdamsMauro-Durante%40Stephane-Barbier.jpg?w=700&amp;ssl=1 700w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Justin-AdamsMauro-Durante%40Stephane-Barbier.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Justin-AdamsMauro-Durante%40Stephane-Barbier.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w" sizes="auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption>Justin Adams &amp; Mauro Durante © Stéphane Barbier</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph" style="max-width:600px">Au pic de la saison culturelle grandissent les tentations, conduisant parfois à des choix sibyllins. En ce 14 juillet, Avignon nous fait de l’œil. Et bim&nbsp;! Pile poil quand <strong>Justin Adams</strong> et <strong>Mauro Durante</strong> donnent ce que beaucoup considèrent comme le meilleur concert du festival arlésien… Les commentaires se font dithyrambiques et les yeux s’illuminent à l’évocation de la proposition portée par le guitariste rock anglais et le multi-instrumentiste italien. Réunis par leur passion pour les musiques traditionnelles, Adams et Durante embarquent guitare électrique, violon, tamburello et daf, dans une joute musicale tourbillonnante menant leur dialogue vers la transe.&nbsp;</p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color wp-block-paragraph" style="max-width:600px"><strong>Enragé</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Otim-Alpha%40Stephane-Barbier.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-115288" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Otim-Alpha%40Stephane-Barbier.jpg?w=700&amp;ssl=1 700w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Otim-Alpha%40Stephane-Barbier.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Otim-Alpha%40Stephane-Barbier.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w" sizes="auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption>Otim Alpha © Stéphane Barbier</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph" style="max-width:600px">On aurait sans doute vibré aux sons de la formation de tradition caucasienne <strong>JRPJEJ</strong> mais le visa sèchement refusé à ces artistes rares par le consulat français à Moscou nous en a scandaleusement privé. Un sentiment alliant honte et colère à l’égard des autorités diplomatiques françaises apaisé par le voyage concocté au fil de la soirée. A peine sorti du double plateau féminin et engagé composé d’<strong>Emel Mathlouthi</strong> et <strong>Oumou Sangaré</strong>, le public est happé par les rythmes frénétiques de l’Ougandais <strong>Otim Alpha</strong>. Installé dans le jardin d’été et accompagné du producteur <strong>Leo Palayeng</strong>, l’ancien boxeur est considéré comme le pionnier de l&rsquo;Acholitronix, nouveau genre musical qui offre une version électro de musiques de mariage traditionnel Acholi. Ouvrant le set avec des morceaux acoustiques et posés, il ne laisse guère planer le doute sur ce qui va suivre&nbsp;: un tourbillon de beats envoûtants, provoquant une incontrôlable envie de danser jusqu’à une heure avancée de la nuit.</p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color wp-block-paragraph" style="max-width:600px"><strong>One, two, three, viva l’Algérie&nbsp;!</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Lemma%40Stephane-Barbier.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-115289" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Lemma%40Stephane-Barbier.jpg?w=700&amp;ssl=1 700w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Lemma%40Stephane-Barbier.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Lemma%40Stephane-Barbier.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w" sizes="auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption>Lemma © Stéphane Barbier</figcaption></figure>
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<p class="wp-block-paragraph" style="max-width:600px">Que cela plaise ou non – y compris aux institutions partenaires – <em>Les Suds à Arles</em> sont un festival politique. Éminemment mais subtilement. Au détour d’un chant, d’une projection ou d’un salon de musique, messages et valeurs infusent la programmation. Sans besoin d’en rajouter. Le 16 juillet, jour du 80<sup>e</sup> anniversaire de la rafle du Vel’ d’Hiv’, c’est une fine évocation des musiques klezmer qui est proposée avec le récital d’un maître du genre, le pianiste <strong>Denis Cugnot</strong>. Sans cuivres ni violon, rendant à ce genre malmené sa dramaturgie mélodique. 2022 commémorant aussi le 60<sup>e</sup> anniversaire de la révolution nationale algérienne, la création de la diaspora ou de ses héritiers est à l’honneur de la dernière soirée au Théâtre antique. D’abord avec le groupe féminin intergénérationnel <strong>Lemma</strong>, emmenée par <strong>Souad Asla</strong>, pour une immersion dans les cultures musicales d’un sud algérien hypnotique. Puis <strong>Sofiane Saidi</strong> arbore brillamment les habits d’un raï renouvelé qui place la voix au centre d’une odyssée de sonorités futuristes. Et <strong>Acid Arab</strong> de convertir le monument romain en club électro géant. Une première aux Suds.</p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color wp-block-paragraph" style="max-width:600px"><strong>Créolité camarguaise</strong></p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="696" height="463" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Bonbon-Vodou%40Florent-Gardin.jpg?resize=696%2C463&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-115290" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Bonbon-Vodou%40Florent-Gardin.jpg?w=700&amp;ssl=1 700w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Bonbon-Vodou%40Florent-Gardin.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Bonbon-Vodou%40Florent-Gardin.jpg?resize=696%2C463&amp;ssl=1 696w" sizes="auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption>Bonbon Vodou © Florent Gardin</figcaption></figure>
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<p class="wp-block-paragraph" style="max-width:600px">Le dimanche de clôture, équipes et festivaliers quittent le centre-ville pour la traditionnelle journée buissonnière en Camargue. Invité pour le concert matinal, <strong>Bonbon Vodou</strong> transpose ses élégantes ritournelles créolisées entre salins, plage et Rhône. Le duo formé par <strong>Oriane Lacaille</strong> et JereM Boucris renouvelle avec nonchalance, minimalisme et instruments de récup’, les sonorités sega et maloya. Avec parfois des détours par le continent africain ou la Nouvelle-Orléans. Abordant des sujets qui ne prêtent pas toujours à sourire, Bonbon Vodou manie poésie amère et jeux de mots aigres-doux pour un résultat chaloupé des plus sucrés. </p>



<p class="wp-block-paragraph" style="max-width:600px">LUDOVIC TOMAS</p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color has-small-font-size wp-block-paragraph" style="max-width:600px"> <em>Les Suds à Arles</em> ont eu lieu du 11 au 17 juillet dans divers lieux d’Arles et alentours.</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/les-suds-a-arles-sept-jours-en-sept-instants/">Les Suds à Arles : sept jours en sept instants</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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