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	<title>Archives des Simon Abkarian - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Simon Abkarian - Journal Zebuline</title>
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		<title>L’art peut-il changer le monde ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jan 2025 08:31:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le « quatrième mur » au théâtre ou au cinéma, est le mur imaginaire qui sépare le lieu de la fiction, l’illusion, de la salle, le lieu du réel. C’est aussi le titre d’un roman de Sorj Chalandon, prix Goncourt des lycéens 2013, que vient d’adapter David Oelhoffen. Un livre dense dont il va mettre en scène [&#8230;]</p>
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<p>Le<em> « quatrième mur »</em> au théâtre ou au cinéma, est le mur imaginaire qui sépare le lieu de la fiction, l’illusion, de la salle, le lieu du réel. C’est aussi le titre d’un roman de <strong>Sorj Chalandon,</strong> prix Goncourt des lycéens 2013, que vient d’adapter <strong>David Oelhoffen</strong>. Un livre dense dont il va mettre en scène la deuxième partie, qui pour lui pose la question essentielle du pouvoir de transformation de l’art : comment un projet artistique peut-il réellement changer la réalité ?</p>



<p>Samuel Akounis rêvait de monter <em>Antigone </em>d’Anouilh sur la ligne verte à Beyrouth, en faisant jouer des acteurs de toutes les communautés. Tombé malade, il fait jurer à Georges (<strong>Laurent Laffite</strong>) son ami, de prendre la suite, de rassembler les acteurs et de monter la pièce. En 1982 Georges part donc au Liban. Le choc est brutal pour lui qui ne connait ni le Liban, ni la guerre. Il parcourt la ville en compagnie de Marwan (<strong>Simon Abkarian)</strong> son guide, peu convaincu par le projet&nbsp;: «&nbsp;<em>C’est plus pour vous donner bonne conscience que pour régler nos problèmes&nbsp;!&nbsp;</em>»En effet, n’est-ce pas naïf, voire indécent, de penser que le temps d’une représentation théâtrale, les tensions vont s’apaiser alors que le fracas de la guerre est partout, que les gens manquent de tout.</p>



<p>Mais Georges a fait une promesse, il ne croit plus à la politique, il veut essayer de transformer le monde par l’art. En créant un microcosme utopique&nbsp;: pour lui, le théâtre se fait résistance en faisant cohabiter des acteurs des différents clans en conflit&nbsp;: Charbel (<strong>Pio Chahine</strong>), chiite maronite, sera Créon, Imane la sunnite (<strong>Manal Issa</strong>) sera Antigone, le jeune druze, Nakad (<strong>Tarek Yaakoub</strong>) sera son fiancé Hémon, Khadija la chiite (<strong>Kitham Al Lahham</strong>) Eurydice… Chacun doit laisser sa religion au vestiaire&nbsp;!</p>



<p>L’<em>Antigone </em>d’Anouilh qui avait été jouée pour la première fois en 1944 en pleine occupation et collaboration, ne représente-t-elle pas la résistance&nbsp;? Néanmoins, la guerre est là, partout, et le cinéaste a décidé de nous la montrer dans toute son horreur aussi bien dans le théâtre où ils se retrouvent pour répéter que dans les camps de Sabra et Chatila&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;<em>La guerre est une chose abominable et mon objectif était de la filmer comme quelque chose de terrible, la rendre insupportable aussi bien moralement que visuellement</em>.&nbsp;» La mise en scène est soignée&nbsp;: le travail du directeur de la photo <strong>Guillaume Deffontaines</strong> est remarquable, ainsi que le travail de l’ingénieur du son, <strong>Pierre Mertens</strong>.</p>



<p>Quant aux acteurs, ils sont étonnants de justesse, en particulier Laurent Laffite qui incarne Georges, ce metteur en scène, toujours entre le théâtre et le réel, entre l’illusion politique et le tragique de la guerre, qui veut y croire jusqu’au bout, malgré tout. Les scènes de répétition, plus légères, plus joyeuses, dans ce théâtre à moitié détruit pouvaient donner l’espoir que l’art pouvait changer le monde… Tout comme ce film tourné en 2022, deux ans après l’explosion du port de Beyrouth, deux ans avant le déclenchement de la guerre&nbsp;! «&nbsp;<em>L’art, c’est des défaites magnifiques&nbsp;!</em>&nbsp;» On en sort bouleversé…</p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<p>Le Quatrième mur, de <strong>David Oelhoffen<br></strong>En salles le 15 janvier<a></a></p>
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		<title>« Hélène après la chute » : fastueux et fastidieux</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chloé Macaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Dec 2023 15:45:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
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		<category><![CDATA[Simon Abkarian]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Troie vient de tomber, après dix années d’une guerre sanglante déclarée par les Grecs en représailles dudit enlèvement d’Hélène. Pâris, son amant et ravisseur, est mort de la main du roi Ménélas, son époux. À la veille du jugement qui cèlera le sort de l’ancienne reine de Sparte, Ménélas demande à la voir. Avec Hélène [&#8230;]</p>
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<p>Troie vient de tomber, après dix années d’une guerre sanglante déclarée par les Grecs en représailles dudit enlèvement d’Hélène. Pâris, son amant et ravisseur, est mort de la main du roi Ménélas, son époux. À la veille du jugement qui cèlera le sort de l’ancienne reine de Sparte, Ménélas demande à la voir. Avec <em>Hélène après la chute</em>, <strong>Simon Abkarian</strong> s’est donné le défi de combler un vide laissé dans la mythologie grecque en racontant ces retrouvailles, révélant les deux personnages mythologiques dans toutes les nuances qu’il leur imagine. Les spectateurs découvrent un Ménélas (<strong>Brontis Jodorowsky</strong>) vulnérable et meurtri, qui peine à répondre à Hélène (<strong>Aurore Frémont</strong>), cynique, qui le provoque, moque ses silences, et l’encourage à la violer, ce à quoi il se refuse. Dans cette joute verbale pleine de rancœur, chacun tente de blesser l’autre et de le ménager dans le même temps. Elle lui donne les raisons de son départ, assumant pleinement la responsabilité de celui-ci. Il lui parle de sa douleur. Ensemble, ils évoquent leur amour passé. De l’un contre l’autre, la colère se retourne contre leur rang et les obligations qui y sont liées. Le mariage forcé qui, même s’ils s’aimaient, leur a volé leur innocence d’enfants. L’injonction à l’honneur et à la virilité pour lui. La dépossession de son corps et de son destin pour elle. Un dialogue émancipateur, sublime, tressé de métaphores lyriques qui jouent sur les mots dans la veine de l’écriture classique, ce qui peut parfois le rendre difficile à saisir. Malheureusement, la mise en scène ne met pas toujours en valeur le texte, ne ménageant pas assez de respirations pour permettre au spectateur d’assimiler toute la beauté du discours.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Des comédiens brillants mais…</mark></strong></p>



<p>De la même façon, la scénographie contrebalance assez maladroitement l’intimité qui devrait être induite par ce huis-clos. Le décor se veut fastueux, pour un souci de cohérence dramatique – l’action se déroulant dans la chambre du défunt prince Pâris. Dans les faits, le plateau est encadré par des miroirs légèrement déformant, un choix peut-être suranné mais qui présente l’avantage de mettre en valeur le superbe travail de lumières conçu par <strong>Jean-Michel Bauer</strong>. Au centre, un canapé mobile et sur le côté, vers le fond, le piano de <strong>Macha Gharibian</strong>, qui accompagne l’action de sa musique et de sa voix. La musicienne est habilement intégrée à la mise à scène par des adresses directes des protagonistes à son égard, faisant d’elle un personnage à part entière, ce qui aurait pu être intéressant si cela était tenu tout au long de la pièce. On ne s’explique pas non plus le choix de Simon Abkarian de faire venir sur scène deux figurants qui promènent le canapé pendant les interludes musicaux, dans un ballet qui n’a pas grand intérêt.</p>



<p>La mise en scène serait donc bien fade, si ce n’était pour l’excellente direction d’acteurs et, de fait, le jeu brillant des comédiens, on pense notamment à la physicalité impressionnante d’Aurore Frémont. Tous deux incarnent leur texte avec justesse, traversant tout un panel d’émotions avec subtilité, à l’exception de changements brutaux de tonalités lors d’explosions de colère, rompant le charme qui peine déjà à s’installer.</p>



<p>CHLOÉ MACAIRE</p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color"><em>Hélène après la chute</em> était présenté du </mark><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">19 au 22 décembre </mark><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">à La Criée, théâtre national de Marseille</mark></pre>
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		<title>Électre ou la tragédie musicale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ludovic Tomas]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Feb 2023 08:52:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>S’il fallait illustrer d’une œuvre récente la définition du théâtre populaire du XXIe siècle, l’exemple d’Électre des bas-fonds siérait à merveille. La pièce de Simon Abkarian coche toutes les cases d’un spectacle exigeant qui s’adresse au plus grand nombre. Se démarquant des précédentes et illustres adaptations de cet épisode de la mythologie grecque, l’Électre d’Abkarian [&#8230;]</p>
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<p>S’il fallait illustrer d’une œuvre récente la définition du théâtre populaire du XXI<sup>e</sup> siècle, l’exemple d’<em>Électre des bas-fonds</em> siérait à merveille. La pièce de <strong>Simon Abkarian</strong> coche toutes les cases d’un spectacle exigeant qui s’adresse au plus grand nombre. Se démarquant des précédentes et illustres adaptations de cet épisode de la mythologie grecque, l’Électre d’Abkarian vit dans un bordel d’Argos. Elle en a épousé l’homme à tout faire – bien trop respectueux voire intimidé pour tenter d’«&nbsp;honorer&nbsp;» ce mariage – incarné par le metteur en scène lui-même, non sans rappeler la légèreté débonnaire d’un Yves Montand dans ses interprétations les plus enjouées. Anéantie par l’assassinat de son père, le roi Agamemnon, par Clytemnestre, épouse plus sensible qu’il n’y paraît, la jeune femme ne trouve plus de raison d’espérer ni même de goûter aux plaisirs de la vie.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Humanité meurtrie<br></mark></strong>À moins que son vœu de vengeance puisse aboutir grâce au retour d’Oreste, le frère porté disparu qui se travestit pour se protéger. Dans ce lupanar peuplé de belles et rebelles aux tenues et coiffes soignées, vaincues mais pas résignées, le combat pour la dignité se mène en chœur et en couleur, en danse et en musique, accompagné par trois instrumentistes comme sortis d’un piano-bar. Que l’on soit putain ou princesse, vierge ou violée, que l’on ait les yeux crevés ou que l’on regarde le monde avec acuité, on partage ici le constat d’une humanité meurtrie par l’avidité et la suffisance, sans limite ni morale, des hommes – surtout des hommes. Une inconséquence que seule l’union des faibles et des opprimés, sans autre considération que celle de réparer l’injustice, parviendra à neutraliser. Pendant deux heures trente, la troupe de cette <em>Électre des bas-fonds </em>sans faiblesses ni longueurs affirme avec éclat le pouvoir du théâtre&nbsp;: nous rendre mieux humain·es.</p>



<p>LUDOVIC TOMAS</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Électre des bas-fonds</em> a été jouée du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">25 au 28 janvier</mark>, à La Criée, théâtre national de Marseille, en co-accueil avec le Théâtre du Gymnase hors les murs.</pre>
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		<title>« Être Arménien, c’est aussi apprendre l’injustice »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ludovic Tomas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Feb 2023 09:48:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Qualifieriez-vous Électre des bas-fonds de pièce féministe&#160;?Simon Abkarian. On pourrait dire ça comme ça même si je ne l’ai pas écrite comme ça. C’est une pièce avec quatorze femmes qui constituent un chœur. Elles parlent de leurs souffrances de femme, de prisonnière de guerre, de prostituée, de reine ou de princesse. C’est un espace [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Zébuline. Qualifieriez-vous <em>Électre des bas-fonds</em> de pièce féministe&nbsp;?</strong><br><strong>Simon Abkarian.</strong> On pourrait dire ça comme ça même si je ne l’ai pas écrite comme ça. C’est une pièce avec quatorze femmes qui constituent un chœur. Elles parlent de leurs souffrances de femme, de prisonnière de guerre, de prostituée, de reine ou de princesse. C’est un espace ouvert à la parole souvent tue ou niée des femmes.</p>



<p><strong>Des femmes d’aujourd’hui&nbsp;?</strong><br>J’ose espérer que le théâtre est le reflet du monde dans lequel on vit. Je n’emploie pas le terme d’actualité parce que cette dernière est l’endroit où l’on réduit, où l’on caricature même, où tout est fait pour ne pas développer le fond des événements qui se produisent. Le théâtre est encore un espace où l’on peut déployer tout ça d’une manière à comprendre l’entièreté de la situation étudiée. Pour en revenir à la pièce, elle est aussi musicale, chantée, dansée, poétique… Pleine de couleurs, de rebondissements et avec une intrigue universelle.</p>



<p><strong>Donner la parole et cette place aux femmes sur un plateau est-il une manière de pointer les inégalités dans le monde des arts et de la culture&nbsp;?</strong><br>La réponse est dans la question… C’est un monde construit et pensé par les hommes, pour les hommes. Mais je n’entre pas dans ces considérations&nbsp;; il suffit de faire une étude sur le sujet. Dire que je donne la parole reviendrait à faire comme si la parole était déjà mienne. C’est une nuance linguistique mais elle est importante. Donc je ne donne pas la parole, je me désengage de l’espace occupé par les hommes. Je laisse un espace vacant en écrivant un texte pour les femmes.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>«&nbsp;On vit plus longtemps donc on va travailler plus longtemps&nbsp;? C’est quoi cette équation de merde&nbsp;!?&nbsp;»</p>
</blockquote>



<p><strong>Pourquoi utiliser le support de la tragédie grecque pour exprimer cela&nbsp;?</strong><br>Avec la tragédie, les Grecs ont tout dit, tout inventé. La tragédie grecque raconte l’histoire humaine dans son infini. Il n’y a juste qu’à s’en servir pour continuer. Les rapports humains n’ont pas beaucoup changé en 3500 ans (et s’ils ont changé, ils ont dépéri, ils ont reculé), les questions sont les mêmes&nbsp;: je te tue, tu me tues. Regardez ce qui se passe dans le monde, regardez les guerres, à petite ou à grande échelle. Il y a des histoires d’hydrocarbures mais des histoires d’égo aussi. Le monde politique d’aujourd’hui est constitué de psychopathes égotiques.</p>



<p><strong>Le spectacle a été créé au Théâtre du Soleil, chez Ariane Mnouchkine. En porte-t-il l’esprit&nbsp;?</strong><br>Je n’ai jamais lâché cet esprit. Constituer une troupe, faire un spectacle qui se dédie essentiellement au public. Ce n’est pas un théâtre d’institution, c’est un théâtre populaire. Donc dans ce sens-là, oui, il porte l’esprit du Théâtre du Soleil.</p>



<p><strong>Sur grand écran, vous vous êtes illustrés aussi bien dans des films populaires et grand public que dans un cinéma d’auteur, plus engagé. Qu’est-ce qui guide vos choix&nbsp;?<br></strong>L’écriture, la personne qui me fait la proposition, l’histoire que ça raconte, qui va jouer dedans… C’est un tout. Cela détermine ce que je dois faire autant que ce que je ne dois pas, même si les choses que j’ai refusées de faire ne sont pas visibles.</p>



<p><strong>La série a aussi vos faveurs. Qu’est-ce qui vous attire dans ce format&nbsp;?</strong><br>Je ne pense pas en termes de format mais plutôt d’aventure. Mais c’est vrai qu’on peut prendre davantage le temps de développer un personnage. Pour moi, c’est un travail&nbsp;: s’il est bien, je le prends. C’est l’âge d’or de la série. Et en ce moment, les scénarios proposés pour le cinéma sont parfois moins intéressants.</p>



<p><strong>Vous êtes un artiste qui n’hésitez pas à prendre position. Notamment en soutien aux Gilets jaunes et plus récemment en condamnant l’agression azérie contre l’Arménie. Par quelles causes au sens large des valeurs, vous sentez-vous concerné&nbsp;?</strong><br>Quand je vois quelque chose d’injuste, que ce soit à l’encontre des Arméniens, des Ukrainiens, des Kurdes ou des ouvriers de France et de Navarre, je prends position. C’est la moindre des choses. Mon père et ma mère viennent du monde ouvrier. Si j’avais été d’une autre classe sociale, j’aurais essayé de penser pareil. Cela raconte ça aussi, être un·e artiste&nbsp;: se soucier du bon fonctionnement et de l’harmonie du peuple et du pays dans lequel on vit. Quand on parle des retraites et qu’on dit ça c’est pénible, ça c’est pas pénible, c’est pénible&nbsp;! Tout est putain de pénible&nbsp;! Qu’on soit cheminot, qu’on travaille sur les chantiers ou dans un bureau de banque, c’est difficile de faire la même chose toute sa vie.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>«&nbsp;Les artistes doivent se tenir devant la lame, pas derrière le manche&nbsp;»</p>
</blockquote>



<p><strong>Cette réforme est donc injuste…</strong><br>On vit plus longtemps donc on va travailler plus longtemps&nbsp;? C’est quoi cette équation de merde&nbsp;!? Ça me met en colère parce qu’on ne tient pas compte de l’avis des gens. On nous dit qu’on est trop cons pour comprendre les chiffres, que le monde est complexe. Ce n’est pas du tout complexe. Qu’on fasse un référendum&nbsp;!<br>C’est aussi diviser les classes ouvrières en disant «&nbsp;regarder, eux, ils ont des privilèges&nbsp;». À quelle heure un cheminot a des privilèges alors qu’on sait qu’il y a des milliardaires qui ne paient pas leurs impôts en France&nbsp;? Ce n’est même pas être de gauche ou de droite, c’est avoir du bon sens.</p>



<p><strong>On vit plutôt dans une période de désengagement du monde artistique et intellectuel notamment en termes de classe…</strong><br>Quand Omar Sy dit un truc juste et simple [<em>sur la guerre en Ukraine qui émouvrait plus l’opinion publique que les guerres en Afrique, ndlr</em>], on lui tombe dessus&nbsp;! Parce qu’il est artiste, il devrait fermer sa gueule, ses yeux et ses oreilles à la souffrance du monde&nbsp;? Eh bien non, les artistes parlent, ils ont des opinions. Ils doivent se tenir devant la lame, avec les autres, pas derrière le manche. C’est mon avis. Je m’indigne mais je vois aussi ce qui est joyeux dans le monde&nbsp;!</p>



<p><strong>Mais les réactionnaires ne sont-ils pas plus mobilisés que les progressistes&nbsp;?</strong><br>Je ne sais pas si on peut dire ça comme ça mais l’endroit de la pensée s’est réduit. On n’arrive plus à parler parce qu’on ne nous permet plus de penser. À moins de penser comme ceux qui tiennent les pouvoirs dans notre pays. On pourrait au moins débattre. Pour reprendre l’exemple d’Omar Sy, on attaque sa négritude plus que sa pensée. Certains ont dit qu’il devrait plutôt dire merci. Mais merci à qui&nbsp;? En tous les cas, pas à ceux qui le demandent ce merci… Pas à ceux qui pendant des générations ont empêché les étrangers d’être accueillis comme ils devraient l’être, c’est-à-dire avec humanité. Ces gens-là pensent être la France mais ils ne la représentent pas du tout. Ce sont les descendants des collabos&nbsp;! Si des personnes comme Omar Sy ou moi-même qui suis immigré devions dire merci, ce serait aux descendants de Jaurès.&nbsp;</p>



<p><strong>Vous vous êtes élevés contre l’offensive azérie dans le Haut-Karabakh comme beaucoup d’autres personnages publics d’origine arménienne…<br></strong>On est en 2023 et il y a encore une volonté&nbsp;de barbares archaïques de non seulement prendre un territoire mais aussi d’effacer, annihiler la présence millénaire d’un peuple sur ces terres. Et comme le président Aliyev [<em>président de l’Azerbaïdjan, ndlr</em>] a été accueilli à bras ouvert par la présidente de la Commission européenne [<em>Ursula von der Leyen, ndlr</em>], il a les coudées franches. Personne ne dit rien, alors il continue. L’Europe ne veut plus acheter le gaz à la Russie mais le gaz azéri est autant gorgé de sang humain que celui des Russes. Il faut être cohérent dans son indignation et son combat contre l’obscurantisme.</p>



<p><strong>L’origine, c’est quelque chose d’important pour vous&nbsp;?</strong><br>Forcément. Mais ce qui unit la mosaïque qui compose notre pays, c’est la démocratie dans la République française. Il ne faut pas laisser gagner l’une sur l’autre. C’est un dialogue perpétuel entre soi. On n’a plusieurs histoires et on ne peut pas faire fi de ce qui nous constitue. C’est comme si on avait plusieurs cerveaux. Et parfois j’ai l’impression que l’extrême droite veut nous les arracher pour n’en garder qu’un, celui qui serait servile et soumis. Être Arménien, c’est aussi apprendre l’injustice et le combat humaniste. C’est avoir le sens de la survie, de la justice et de la justesse.&nbsp;</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR LUDOVIC TOMAS</p>



<p><sup><em>Électre des bas-fonds</em> a été jouée du 25 au 28 janvier à La Criée, théâtre national de Marseille puis les 1er et 2 février Théâtre Bernadette Lafont, à Nîmes.</sup></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/etre-armenien-cest-aussi-apprendre-linjustice/">« Être Arménien, c’est aussi apprendre l’injustice&lt;strong&gt; »&lt;/strong&gt;</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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