<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Societé - Journal Zebuline</title>
	<atom:link href="https://journalzebuline.fr/tag/societe-3/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://journalzebuline.fr/tag/societe-3/</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Fri, 20 Sep 2024 14:30:46 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/cropped-LOGO512SITE-4-e1659637379402.png?fit=32%2C32&#038;ssl=1</url>
	<title>Archives des Societé - Journal Zebuline</title>
	<link>https://journalzebuline.fr/tag/societe-3/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">209690185</site>	<item>
		<title>Soldats coloniaux du débarquement de Provence : La guerre contre l’oubli </title>
		<link>https://journalzebuline.fr/soldats-coloniaux-du-debarquement-de-provence-la-guerre-contre-loubli/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=soldats-coloniaux-du-debarquement-de-provence-la-guerre-contre-loubli</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/soldats-coloniaux-du-debarquement-de-provence-la-guerre-contre-loubli/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Samia Chabani]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Aug 2024 06:44:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[débarquement de Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Diasporik]]></category>
		<category><![CDATA[forces françaises libres]]></category>
		<category><![CDATA[Libération]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Seconde Guerre mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
		<category><![CDATA[Societé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=124961</guid>

					<description><![CDATA[<p>On sait combien le chemin de la reconnaissance du débarquement de Provence fut long. Pour des raisons à la fois chronologiques et symboliques, le débarquement de Normandie du 6 juin 1944 est toujours perçu comme le début de la fin de l’occupation nazie en Europe. Il a bénéficié d’une couverture protocolaire et médiatique importante et [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/soldats-coloniaux-du-debarquement-de-provence-la-guerre-contre-loubli/">Soldats coloniaux du débarquement de Provence : La guerre contre l’oubli </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>On sait combien le chemin de la reconnaissance du débarquement de Provence fut long. Pour des raisons à la fois chronologiques et symboliques, le débarquement de Normandie du 6 juin 1944 est toujours perçu comme le début de la fin de l’occupation nazie en Europe. Il a bénéficié d’une couverture protocolaire et médiatique importante et a été largement représenté dans les films, les livres et les documentaires. Cela a contribué à en faire un événement emblématique. Bien que le débarquement de Provence ait été stratégique pour libérer le Sud de la France et ouvrir un nouveau front, il est souvent considéré comme ayant eu un impact moins direct et immédiat sur la chute du régime nazi.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">D’un débarquement à l’autre</mark></strong></p>



<p>Or le 15 août 1944, ce sont 95 000 soldats alliés, surtout Américains, Canadiens, et Britanniques qui débarquent sur les plages du Var. Ils devancent 260 000 soldats français, notamment des tirailleurs sénégalais, algériens, marocains et d’autres colonies africaines, et 5 000 auxiliaires femmes. Il s’agit de la fameuse armée «&nbsp;B&nbsp;» qui libère Toulon puis Marseille avant de poursuivre jusqu’en Alsace. Elle réunit des hommes et des femmes venus de cinq continents et notamment des territoires sous domination coloniale. Ceux qu’on appelait alors les «&nbsp;indigènes&nbsp;» combattaient côte-à-côte avec des Français des colonies et des évadés de la France occupée. Le débarquement de Provence, nom de code «&nbsp;Opération Dragoon&nbsp;», est meurtrier. Dans le Var et à Marseille, 4 800 soldats sont tués ou gravement blessés, dont 2 000 anglo-saxons.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">L’appel du général depuis l’empire colonial</mark></strong></p>



<p>Après l’appel du 18 juin et avec les soldats qui ont rejoint la Grande-Bretagne, le général de Gaulle a organisé les forces françaises libres (FFL) en s’appuyant sur les colonies et territoires d’outre-mer. Son refus de la défaite avait trouvé un écho bien au-delà de la métropole. Son appel à l’honneur, adressé «&nbsp;À tous les Français&nbsp;», traduit dans toutes les langues coloniales, retentit au sein des populations colonisées.</p>



<p>Si les Africains ne se sont pas «&nbsp;levés comme un seul homme&nbsp;» pour libérer la mère patrie, comme le prétend la propagande coloniale, nul doute que l’appel fait son chemin au sein des populations sous domination. Engagés volontaires, les soldats coloniaux qui débarquent en Provence partagent les valeurs de liberté, et en attendent probablement une libération.&nbsp;</p>



<p>Ainsi, le combat contre les nazis suscite des engagements volontaires multiples et la participation des soldats coloniaux aux différents conflits a nourri le nationalisme des « indigènes ». L’Oranais ou le Sétifien, engagés côte-à-côte, peuvent se projeter dans une idée de la nation algérienne et les valeurs d’égalité et de liberté. D’autant que la cohésion des troupes a exigé l’égalité des soldes, qui est enfin décidée suite à la terrible bataille de Monte-Cassino.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="650" data-id="124963" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/goumiers-2e-GTM.jpg?resize=696%2C650&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-124963" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/goumiers-2e-GTM.jpg?w=993&amp;ssl=1 993w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/goumiers-2e-GTM.jpg?resize=300%2C280&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/goumiers-2e-GTM.jpg?resize=768%2C717&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/goumiers-2e-GTM.jpg?resize=150%2C140&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/goumiers-2e-GTM.jpg?resize=696%2C650&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/goumiers-2e-GTM.jpg?resize=450%2C420&amp;ssl=1 450w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Goumiers 2e GTM © X-DR</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="559" data-id="124964" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/femmes-militaires.jpg?resize=696%2C559&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-124964" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/femmes-militaires.jpg?resize=1024%2C822&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/femmes-militaires.jpg?resize=300%2C241&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/femmes-militaires.jpg?resize=768%2C617&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/femmes-militaires.jpg?resize=150%2C120&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/femmes-militaires.jpg?resize=696%2C559&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/femmes-militaires.jpg?resize=1068%2C857&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/femmes-militaires.jpg?resize=523%2C420&amp;ssl=1 523w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/femmes-militaires.jpg?w=1161&amp;ssl=1 1161w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Femmes militaires © X-DR</figcaption></figure>
</figure>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">De la fraternité d’arme à l’indépendance</mark></strong></p>



<p>Frantz Fanon écrit : «<em> Chaque fois que la liberté et la dignité de l’homme sont en question, nous sommes tous concernés, Blancs, Noirs ou Jaunes</em> ». Issu d’une famille métisse de Martinique, il s’est engagé librement en 1943, à seulement 17 ans, pour rejoindre les armées de la France libre. Il a débarqué en août 1944 à Saint-Tropez et fut grièvement blessé dans les Vosges en novembre. Après guerre, devenu médecin psychiatre, il fut un militant de l’indépendance algérienne et des luttes de décolonisation, reliant clairement les deux combats, désignant l’idéologie raciale nazie comme un péril universel : « <em>Il y a peu de temps, le nazisme a transformé la totalité de l’Europe en véritable colonie&#8230; Le combat que mène un peuple pour sa libération le conduit [&#8230;] à faire exploser les prétendues vérités installées dans sa conscience par l’administration civile coloniale, l’occupation militaire, l’exploitation économique. Et, seul le combat peut réellement exorciser ces mensonges</em> »</p>



<p>C’est aussi le trajet de Ahmed Ben Bella, qui a joué pour l’OM en 1939-40. Durant le débarquement de Provence, il fait partie du 5<sup>e</sup> régiment de tirailleurs marocains de la 2<sup>e</sup> division d&rsquo;infanterie marocaine (2e DIM). Promu adjudant, il est cité quatre fois dont deux fois à l&rsquo;ordre de l&rsquo;Armée et décoré de la médaille militaire par le général de Gaulle en avril 1944 en Italie. Il deviendra l’un des combattants de l&rsquo;indépendance algérienne et premier président de la République algérienne de 1963 à 1965.</p>



<p>SAMIA CHABANI</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<div class="wp-block-media-text has-media-on-the-right is-stacked-on-mobile is-vertically-aligned-center" style="grid-template-columns:auto 42%"><div class="wp-block-media-text__content">
<p><strong>Au Mont Coudon<br></strong>Les commandos d’Afrique comptaient dans leurs rangs des Français d’Afrique du Nord, des évadés de France, des républicains espagnols, des Corses. Il y avait aussi des Tunisiens, des Algériens et des Marocains qui représentaient près des deux-tiers des effectifs. Ils furent chargés de s’emparer du mont Coudon, clé de voûte du dispositif allemand à Toulon. Au cours de la Libération de la Provence, plus d’un quart d’entre eux est tué au combat. <em>S.C.</em></p>
</div><figure class="wp-block-media-text__media"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="611" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/commandos-dAfrique.jpg?resize=696%2C611&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-124962 size-full" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/commandos-dAfrique.jpg?resize=1024%2C899&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/commandos-dAfrique.jpg?resize=300%2C263&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/commandos-dAfrique.jpg?resize=768%2C674&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/commandos-dAfrique.jpg?resize=150%2C132&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/commandos-dAfrique.jpg?resize=696%2C611&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/commandos-dAfrique.jpg?resize=478%2C420&amp;ssl=1 478w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/08/commandos-dAfrique.jpg?w=1057&amp;ssl=1 1057w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /></figure></div>



<pre class="wp-block-verse"><strong>En lien :<br></strong><em>Visages de la Libération de Provence, été 1944</em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 28 août au 27 septembre</mark><br>Proposée par  Grégoire George-Picot du Groupe Marat Bibliothèque Salim Hatubou, Marseille</pre>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/soldats-coloniaux-du-debarquement-de-provence-la-guerre-contre-loubli/">Soldats coloniaux du débarquement de Provence : La guerre contre l’oubli </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/soldats-coloniaux-du-debarquement-de-provence-la-guerre-contre-loubli/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">124961</post-id>	</item>
		<item>
		<title>L’unité ou la mort</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/lunite-ou-la-mort/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=lunite-ou-la-mort</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/lunite-ou-la-mort/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Jun 2024 12:35:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Édito]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[Edito]]></category>
		<category><![CDATA[Front populaire]]></category>
		<category><![CDATA[Léon Blum]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
		<category><![CDATA[Societé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=124141</guid>

					<description><![CDATA[<p>Il nous est possible de sortir de l’effroi.&#160; Le double choc du 9 juin, avec un score historique de l’extrême droite, et l’irresponsabilité sidérante d’un chef de l’État imposant des élections au pas de course, oblige les forces de gauche, politiques et syndicales, à faire Front populaire. Enfin. Ce qui entrouvre la porte de l’espoir&#160;: [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/lunite-ou-la-mort/">L’unité ou la mort</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Il nous est possible de sortir de l’effroi.&nbsp;</p>



<p>Le double choc du 9 juin, avec un score historique de l’extrême droite, et l’irresponsabilité sidérante d’un chef de l’État imposant des élections au pas de course, oblige les forces de gauche, politiques et syndicales, à faire Front populaire. Enfin. Ce qui entrouvre la porte de l’espoir&nbsp;: si la droite semble s’être dissoute dans l’extrême droite, la Gauche divisée affiche, élections après élections, un tiers stable des électeurs qui, désorientés, naviguent d’un parti à l’autre. Elle peut aujourd’hui se reconstituer en force politique de gouvernement, seule alternative crédible à l’extrême droite, puisque même les macronistes quittent le navire d’un chef sourd, aveugle et incontrôlable.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Léon Blum ou Édouard Glissant ? </mark></strong></p>



<p>On peut chercher le modèle de ce nouveau Front populaire dans l’histoire de 1934, où il se constitua par la force de la rue et des militants contre les chefs des partis communiste, socialiste et radical. Où la grève générale poussa le premier gouvernement Blum à une véritable révolution sociale, congé payés, réduction du temps de travail et premières femmes, sans droit de vote, au gouvernement. Le spectacle participatif<em> Léon Blum</em> joué au Liberté, au Bois de L’Aune et à La Criée la saison prochaine le rappelle avec cette opportunité étonnante du théâtre.</p>



<p>Mais on peut aussi chercher ce modèle dans la parole de Patrick Chamoiseau. En commentant la pensée d’Édouard Glissant, il déclare que «&nbsp;<em>naitre en créolité est la condition composite de tous les Marseillais·e·s&nbsp;</em>», iels qui ont inventé une union des gauches inédite avec le Printemps marseillais.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Unité, complexité, cultures</mark></strong></p>



<p>L’unité, ce n’est pas l’uniformisation. Pour comprendre le monde il faut être capable de pensée complexe, de prise en compte des cultures diverses, de l’entremêlement d’histoires dont chaque individu est constitué. C’est à partir de la conscience de cet entremêlement que les forces de gauche, comme les individus, peuvent construire une alternative aux identitarismes, qui génèrent massacres et génocides.&nbsp;</p>



<p>Tiago Rodrigues et Boris Charmatz ont dénoncé l’absence totale de programme culturel des candidats européens. Leur tribune devra être entendue par les défenseurs d’un nouveau Front Populaire. Ce n’est pas en rabotant et simplifiant la pensée que l’on peut combattre l’identitarisme qui mine nos démocraties, mais en acceptant et en expliquant la complexité du monde. Et en cette heure grave les forces politiques ont besoin, plus que jamais, des artistes et des penseurs pour guider leur combat, devenu absolument vital.&nbsp;</p>



<p>Ouvrons donc, malgré nos peurs, au cœur de nos combats, la diversité de nos festivals.</p>



<p>AGNES FRESCHEL</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/lunite-ou-la-mort/">L’unité ou la mort</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/lunite-ou-la-mort/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">124141</post-id>	</item>
		<item>
		<title>« Agis dans ton lieu et pense avec le monde »</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/agis-dans-ton-lieu-et-pense-avec-le-monde/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=agis-dans-ton-lieu-et-pense-avec-le-monde</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/agis-dans-ton-lieu-et-pense-avec-le-monde/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Samia Chabani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Jun 2024 12:06:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Créolité]]></category>
		<category><![CDATA[décolonisation]]></category>
		<category><![CDATA[Diasporik]]></category>
		<category><![CDATA[diversalité]]></category>
		<category><![CDATA[Edouard Glissant]]></category>
		<category><![CDATA[Entretien]]></category>
		<category><![CDATA[Festival La 1ère]]></category>
		<category><![CDATA[Frantz Fanon]]></category>
		<category><![CDATA[Friche la Belle de Mai]]></category>
		<category><![CDATA[identité]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Patrick Chamoiseau]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[racisme]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
		<category><![CDATA[Societé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=124132</guid>

					<description><![CDATA[<p>Diasporik. Comment sortir du récit européocentré du monde et de la tentation de repli&#160;?Patrick Chamoiseau. Plusieurs nécessités s’imposent à nous pour sauvegarder l’entité Monde, avec tout le vivant, Gaïa. Les dominations capitalistes et racistes demeurent et l’alternative commence par assainir le récit du monde. Nos enfants vivent à l’échelle du monde, nous devons en raconter [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/agis-dans-ton-lieu-et-pense-avec-le-monde/">« Agis dans ton lieu et pense avec le monde »</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Diasporik. Comment sortir du récit européocentré du monde et de la tentation de repli&nbsp;?<br>Patrick Chamoiseau.</strong> Plusieurs nécessités s’imposent à nous pour sauvegarder l’entité Monde, avec tout le vivant, Gaïa. Les dominations capitalistes et racistes demeurent et l’alternative commence par assainir le récit du monde. Nos enfants vivent à l’échelle du monde, nous devons en raconter la multitude.&nbsp;</p>



<p>Il faut mobiliser la pensée de l’humaine condition avec le vivant, l’Homme nouveau comme l’a théorisé Frantz Fanon. Il a montré à partir de son expérience psychiatrique dans l’Algérie coloniale, que dans son rapport au colon le colonisé vit une situation aliénante. Exclu de toutes les institutions sociales et coupé de son passé historique, il évolue dans un monde dichotomique : aux Blancs qui symbolisent la civilisation s&rsquo;opposent les Noirs, incarnation du désordre et du mal.&nbsp;</p>



<p>Il ne faut pas seulement renverser la domination, mais mettre à distance la prégnance de l’identité, les phénotypes, nourries par l’héritage colonial et esclavagiste puis chevauchées par le capitalisme… La survalorisation des fermetures identitaires auxquelles nous assistons réactive «&nbsp;les communautés archaïques&nbsp;», fantasmées sur la pureté de la «&nbsp;race&nbsp;» et l’autochtonie alors que la pensée de Glissant nous invite à choisir quelle est notre terre natale.</p>



<p>Ainsi, la lutte se fait principalement dans les imaginaires et l’énonciation, ce qui éclaire l’importance de politiques culturelles pour percevoir la multitude du monde. On s’aperçoit combien dès l’enfance, il y a une influence des œuvres artistiques et littéraires sur l’imaginaire sans que l’on en ait pour autant une connaissance parfaite. Dans&nbsp;<em>Écrire en pays dominé,</em>&nbsp;je considère que je suis un guerrier de l’imaginaire. Mon problème, c’est de&nbsp;pouvoir changer l’imaginaire, non d’effectuer un travail politique. Vouloir être indépendant alors qu’on n’a pas compris le monde, ce serait la pire des catastrophes. Vouloir être indépendant alors que l’on a un imaginaire dominé peut faire craindre le pire. Il faut permettre à chaque enfant d’être en contact à la diversalité du monde.<br></p>



<p><strong>Vous dites être un <em>créole américain</em>, quels sont les en-communs de cette appartenance&nbsp;?<br></strong>Naitre dans la diversité est une alchimie complexe qui peut générer des tentations identitaires de «&nbsp;retour&nbsp;». Mais je nais au moment où le monde contemporain apparaît. Je suis le résultat d’un processus composite de créolisation, car en-dessous du discours dominant, colonial, je nais dans la créolité héritée du système plantationnaire des Amériques. Je suis un créole américain, je ne suis plus un africain. Avec une conscience monde immédiate faite de tous les langages, les parlers.</p>



<p>De la créolisation émerge un nouveau monde qui nous indique qu’aucune civilisation ne sait faite ex nihilo. Toutes les cultures et civilisations sont créoles, mais dans une temporalité beaucoup plus large et diffuse qu’elle a pu être dans le système plantationnaire où elle a été contrainte et violente.</p>



<p><strong>Comment expliquer l’échec des décolonisations&nbsp;?<br></strong>Les jeunes nations ont reproduit toute la formation identitaire États-Nationalistes, en pensant que les indépendances allaient résoudre le problème d’emprise sur le monde de la société occidentale. Dans les faits, la domination s’est poursuive. Les gens ont cru que les décolonisations allaient mener à l’émancipation car ils n’ont pas vu que la globalisation économique et l’économie de marché lui chevauchait le pas. De mon point de vue, lire Fanon seulement sous l’angle de la proto-colonisation n’est pas très intéressant. Par contre le Fanon de la «&nbsp;relation&nbsp;» comprend que nous pouvons effectuer une seconde naissance, et choisir notre terre natale. Par l’engagement qui est le sien et à partir de son expérience fondatrice de la guerre d’Algérie et du projet insurrectionnel, il dessine les contours d’une géopoétique algérienne et entreprend sa désaliénation. Fanon naît martiniquais, quitte la Martinique, s’en va dans la matière du monde et il renaît algérien où il adopte le <em>Nous algérien</em>&nbsp;qui devient déterminant&nbsp;! Cela illustre que tous les devenirs minoritaires sont les nôtres&nbsp;mais ils sont également transitoires&nbsp;!&nbsp;</p>



<p><strong>Comment promouvoir cette pensée de la relation face aux fièvres identitaires&nbsp;?<br></strong>Je reconnais que cette complexité de la relation n’est pas très mobilisatrice mais il nous faut la comprendre et rien de ce qui est humain ne nous est étranger. Edgar Morin l’a bien compris&nbsp;: «&nbsp;<em>Le trésor de la diversité humaine c’est l’unité humaine mais le trésor de l’unité humaine c’est la diversité humaine&nbsp;</em>». Ainsi, la diversalité n’est ni l’universel occidental ni les particularismes.&nbsp;</p>



<p>Édouard Glissant est un penseur de la complexité. Son esthétique du Tout-monde met en relation la politique, la philosophie et la poésie. Avec ce concept, il questionne la créolisation globale du monde. Dynamique récente, généralisée et accélérée en proie au phénomène de mondialisation. Naître en Créolité, c’est la condition composite de tous les Marseillais·e·s. Mais le fait colonial a survalorisé la question de l’identité, comme source de civilisation (une langue, un territoire, des phénotypes..). L’enjeu des nouvelles politiques culturelles est d’interroger la domination du récit occidental.</p>



<p><strong>Comment vous positionnez-vous face au contre-discours décolonial&nbsp;?</strong></p>



<p>Évacuer tous les vestiges coloniaux qui se terrent dans les imaginaires est long et fastidieux donc le contre-discours décolonial peut devenir inefficace, tout en restant dans la galaxie du discours dominant. Le processus de créolisation se distingue du processus décolonial car il est conscient du problème de la domination invisible du capitalisme.&nbsp;</p>



<p>La république une et indivisible nie l’histoire des peuples. L’entremêlement de la multitude des récits reste complexe, mais cette complexité est la seule voie possible&nbsp;: les histoires nationales ne donnent qu’une seule possibilité aux peuples comme aux individus. Nos imaginaires sont dominés par l’individualisme, le capitalisme, la face sombre de l’humain… Un récit capitaliste qui a réussi à chevaucher le récit identitariste nationaliste.</p>



<p>Pour vouloir exister, il faut appréhender sa propre existence et définir son rapport au monde, et cela n’est pas évident, nous ne savons pas&nbsp; comment comprendre les identités, les cultures et les espaces composites.&nbsp;</p>



<p>La voie de l’émancipation se dessine dans notre manière d’être présent au monde, dans une forme de mobilité, d’émancipation globale qui transmet aux enfants la diversité du monde. C’est ce que développe Achille Mbembe qui propose une lecture de Fanon sous l’angle de «&nbsp;L’éthique du passant&nbsp;», idée selon laquelle un être humain pourrait se définir autrement que par les accidents que sont la naissance, la nationalité ou la citoyenneté. Achille Mbembe défend l’idée que les crises humanitaires sont causées entre autres par «&nbsp;une inégale distribution des capacités de mobilité&nbsp;» et par le fait que la circulation représente la seule chance de survie pour beaucoup de personnes.&nbsp;</p>



<p>ENTRETIEN REALISE PAR SAMIA CHABANI<br>à la Friche La Belle de Mai, dans le cadre du <em>Festival La 1</em><em><sup>ère</sup></em>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/agis-dans-ton-lieu-et-pense-avec-le-monde/">« Agis dans ton lieu et pense avec le monde »</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/agis-dans-ton-lieu-et-pense-avec-le-monde/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">124132</post-id>	</item>
		<item>
		<title>De toutes les Europe choisirons-nous la pire ? </title>
		<link>https://journalzebuline.fr/de-toutes-les-europe-choisirons-nous-la-pire/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=de-toutes-les-europe-choisirons-nous-la-pire</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/de-toutes-les-europe-choisirons-nous-la-pire/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Jun 2024 14:24:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Édito]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[édito]]></category>
		<category><![CDATA[elections europeennes]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[racisme]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
		<category><![CDATA[Societé]]></category>
		<category><![CDATA[xénophobie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=123966</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’Europe, avant d’être une construction politique, est un fantasme culturel, un mythe, une princesse phénicienne amie des nymphes, une idée. Le silence obstiné des candidats aux élections européennes, de toutes les nations, sur les politiques culturelles qu’ils veulent mettre en place, témoigne de leur cécité historique, et ouvre la porte au pire des scénarios possibles&#160;: [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/de-toutes-les-europe-choisirons-nous-la-pire/">De toutes les Europe choisirons-nous la pire ? </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>L’Europe, avant d’être une construction politique, est un fantasme culturel, un mythe, une princesse phénicienne amie des nymphes, une idée. Le silence obstiné des candidats aux élections européennes, de toutes les nations, sur les politiques culturelles qu’ils veulent mettre en place, témoigne de leur cécité historique, et ouvre la porte au pire des scénarios possibles&nbsp;: celui d’une Europe qui revient à sa féodalité, une Europe forteresse s’érigeant contre le monde, ses circulations, ses impuretés, ses migrations, contre la diversité sociale et d’origine des citoyens qui la composent, et contre sa propre histoire de progrès social et de lumière des esprits.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une Europe de progrès</mark></strong></p>



<p>Pourtant l’idée d’une Europe politique affranchie des monarchies autoritaires et des féodalités est née sous des plumes littéraires. Montesquieu rêve d’une «&nbsp;<em>nation composée de plusieurs&nbsp;</em>» qui irait jusqu’à «&nbsp;<em>la Moscovie&nbsp;</em>», et dont l’unité reposerait sur le «&nbsp;<em>doux commerce&nbsp;</em>», source d’échange et de prospérité. Une vision que l’on nommerait aujourd’hui libérale et qui a prévalu à la construction européenne de Jean Monnet et Robert Schuman, fondée sur le commerce, le charbon, l’acier et la politique agricole commune.&nbsp;</p>



<p>À cette vision s’opposait dès le XVIII<sup>e</sup> siècle Rousseau, qui imaginait une Europe politique qui garantirait «&nbsp;<em>une paix perpétuelle et universelle</em> » en se dotant d’un nouveau contrat social liant non les gouvernements, mais «&nbsp;<em>les Peuples&nbsp;</em>». Victor Hugo et son lyrisme, qui imaginait des États-Unis d’Europe fondés sur la «&nbsp;<em>fraternité</em>&nbsp;», s’inscrit dans cette idée d’une construction par les peuples d’un système de gouvernement commun, fédération ou confédération, qui les préserve de la guerre menée par les monarques et autres autocrates.&nbsp;</p>



<p>Ces idées sont aujourd’hui encore à l’œuvre dans les gauches et les droites européennes, qui semblent pourtant avoir oublié que leurs fondements profonds sont culturels et philosophiques.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Au nom des Pères</mark></strong></p>



<p>L’extrême droite quant à elle ne l’ignore pas, et oppose à ces Europe de paix, libérale ou sociale, l’Europe des Patries, celle que nos États nations, nos Républiques, nos démocraties, croyaient avoir vaincue&nbsp;: celle du souverainisme chrétien, enraciné, reposant sur un ordre familial qui reproduit en son sein l’autocratie par la domination du père, et sur l’inégalité des «&nbsp;patrimoines&nbsp;», mot qui désigne à la fois la fortune et la culture, et établit des hiérarchies entre les peuples et les classes sociales.&nbsp;</p>



<p>Cette Europe, tenue loin des représentations et des désirs par l’effroi post-nazisme, se redéploie aujourd’hui sans retenue, reposant sur l’échec du «&nbsp;<em>doux commerce&nbsp;</em>» qui a triomphé dans l’espace européen, en exploitant les colonies et les travailleurs jusqu’à rompre le contrat social.&nbsp;</p>



<p>C’est pourtant en affirmant les droits culturels de tous·tes contre les patries, les patriarcats et les patrimoines qu’un nouvel universalisme pluriversel pourrait faire renaître l’idée d’Europe. Fraternelle, égalitaire et sororale.</p>



<p>AGNÈS FRESCHEL</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/de-toutes-les-europe-choisirons-nous-la-pire/">De toutes les Europe choisirons-nous la pire ? </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/de-toutes-les-europe-choisirons-nous-la-pire/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">123966</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Festival de Cannes : «  Doubler le nombre de tournages dans la région d’ici 2030 »</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/festival-de-cannes-doubler-le-nombre-de-tournages-dans-la-region-dici-2030/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=festival-de-cannes-doubler-le-nombre-de-tournages-dans-la-region-dici-2030</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/festival-de-cannes-doubler-le-nombre-de-tournages-dans-la-region-dici-2030/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 May 2024 13:07:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Aix-en-Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Plan stratégique pour le cinéma et l’audiovisuel]]></category>
		<category><![CDATA[Politique Culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
		<category><![CDATA[Societé]]></category>
		<category><![CDATA[Sophie Joissains]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=123847</guid>

					<description><![CDATA[<p>Zébuline.Cette année, le Festival de Cannes présente onze films soutenus par la Région Sud, dont deux en compétition officielle, j’imagine que c’est une fierté pour votre collectivité ? Sophie Joissains. C’est magnifique, nous sommes très heureux de cela. La Commission régionale du film a bien montré son discernement dans les films qu’elle a aidés. Et je tiens [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/festival-de-cannes-doubler-le-nombre-de-tournages-dans-la-region-dici-2030/">Festival de Cannes : «  Doubler le nombre de tournages dans la région d’ici 2030 »</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Zébuline.Cette année, le <em>Festival de Cannes</em> présente onze films soutenus par la Région Sud, dont deux en compétition officielle, j’imagine que c’est une fierté pour votre collectivité ? </strong><br><strong>Sophie Joissains.</strong> C’est magnifique, nous sommes très heureux de cela. La Commission régionale du film a bien montré son discernement dans les films qu’elle a aidés. Et je tiens à souligner que la Région se démène pour associer de plus en plus de collectivités [à son action], je pense à la Métropole Aix-Marseille Provence et le Conseil départemental du Vaucluse, et ça c’est formidable.  </p>



<p><strong>C’est aussi une récompense pour le travail engagé avec le Plan stratégique pour le cinéma et l’audiovisuel en 2022 ? </strong><br>Bien sûr, nous sommes vraiment une terre de cinéma. Il faut savoir qu’il y a eu 6 000 jours de tournage en 2023 sur l’ensemble du territoire. Et la Région investit énormément, avec un budget 2023 de 24,43 millions d’euros. On a soutenu près de 1250 films depuis 2016, mais aussi tous les acteurs de la filière, ce qui est crucial : je pense à la production, les scénaristes… Une étude de 2018 du CNC a démontré qu’un euro investi par une collectivité dans un tournage engendrait 6,62 euros de retombée locale. C’est à peu près 135 millions d’euros qui ont été dépensés sur le territoire en 2023, et on a l’ambition doubler le nombre de tournage dans la région d’ici 2030. </p>



<p><strong>Et ainsi dépasser la Région Occitanie ? </strong><br>Non, non, c’est une ambition qui nous est propre… par rapport à l’intérêt que suscite la plus belle région du monde. </p>



<p><strong>Cette année, le Festival sera certainement marqué par #MeToo. Quel regard portez-vous sur ce mouvement, et cette libération de la parole ?</strong><br>Pour nous, les violences sexistes et les violences faites aux femmes sont une grande cause régionale depuis le début du mandat. Et bien sûr, nous soutenons l’ensemble des artistes qui ont pu être touchées par ces violences. </p>



<p><strong>Et le prestige du <em>Festival de Cannes</em> peut-être une caisse de résonance pour cette parole ?</strong><br>Ce n’est pas à nous de le décider. Mais en tant qu’institution, nous faisons très attention à la parité en ce qui concerne la sélection. Un tiers des films que nous soutenons ont été réalisés par des femmes – plusieurs sont d’ailleurs dans la sélection officielle [<em>Diamant brut</em> d’Agathe Riedinger, <em>L’Empereur</em> de Marion Burger et Ilan J. Cohen, <em>Niki</em> de Céline Sallette et <em>Animale</em> d’Emma Benestan, ndlr]. Nous ne pouvons pas nous substituer à d’autres institutions, mais à notre niveau nous agissons en ce sens. </p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR NICOLAS SANTUCCI</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/festival-de-cannes-doubler-le-nombre-de-tournages-dans-la-region-dici-2030/">Festival de Cannes : «  Doubler le nombre de tournages dans la région d’ici 2030 »</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/festival-de-cannes-doubler-le-nombre-de-tournages-dans-la-region-dici-2030/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">123847</post-id>	</item>
		<item>
		<title>« La France, tu l’aimes mais tu la quittes ! »</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/la-france-tu-laimes-mais-tu-la-quittes/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=la-france-tu-laimes-mais-tu-la-quittes</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/la-france-tu-laimes-mais-tu-la-quittes/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Samia Chabani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 May 2024 12:04:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[En rayon]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Alice Picard]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Diasporik]]></category>
		<category><![CDATA[islamophobie]]></category>
		<category><![CDATA[Julien Talpin]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[minorités]]></category>
		<category><![CDATA[musulman]]></category>
		<category><![CDATA[Olivier Esteves]]></category>
		<category><![CDATA[Patrick Simon]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
		<category><![CDATA[Societé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=123710</guid>

					<description><![CDATA[<p>Après avoir longtemps traité du déni des discriminations en France, dans ses recherches et notamment sa publication A l’épreuve des discriminations, Julien Talpin, directeur de recherche au CNRS et spécialiste du racisme et des quartiers populaires revient sur la question, avec la nouvelle enquête sur la diaspora française musulmane, « La France, tu l&#8217;aimes mais tu [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/la-france-tu-laimes-mais-tu-la-quittes/">« La France, tu l’aimes mais tu la quittes ! »</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Après avoir longtemps traité du déni des discriminations en France, dans ses recherches et notamment sa publication <em>A l’épreuve des discriminations</em>, Julien Talpin, directeur de recherche au CNRS et spécialiste du racisme et des quartiers populaires revient sur la question, avec la nouvelle enquête sur la diaspora française musulmane, « <em>La France, tu l&rsquo;aimes mais tu la quittes</em> », aux côtés Alice Picard, chercheuse et d’Olivier Esteves, spécialiste de l’immigration du monde anglophone. </p>



<p>Publiée au Seuil, les parcours de re-expatriation de Mourad, Samira, Sandrine, Vincent… sont édifiants. Nés en France, diplômés de l’enseignement supérieur, , stigmatisés pour leur religion, leurs noms ou leurs origines, tous.tes ont subi en France une discrimination sur le marché de l’emploi, et se sont installés à Londres, Dubaï, Casablanca, Montréal ou Bruxelles, pour une meilleure prise en compte de leurs compétences.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Anywhere without discrimination</mark></strong></p>



<p>Sont-ils simplement emblématiques des nouveaux profils des « anywhere », qui sont en mesure de travailler de n’importe où avec un ordinateur connecté, contrairement aux «&nbsp;somewhere&nbsp;», ancrés dans leur terroir, ou représentent-ils également un malaise lié au rejet de l’enracinement durable de musulmans en France&nbsp;?</p>



<p>Les «&nbsp;deux clans&nbsp;» décrits par David Goodhart, illustrent&nbsp; l’une des formes de la nouvelle fracture mondiale avec un clivage fondé sur la mobilité comme compétence et aptitude professionnelle&nbsp;: il s’agit bien là d’une partition gagnants versus perdants de la mondialisation. Ainsi en s’exilant, ces Français de culture ou de confession musulmane, trouvent à l’étranger l’ascension sociale qui leur était refusée en France.&nbsp;</p>



<p>Des polémiques remettent en cause la méthode, la durée ou l’échantillon quantitatif de plus de 1000 personnes. Pourtant cette enquête sociologique confirme pourtant ce que les enquêtes <em>Trajectoires et origines</em> (Brinbaum et Primon, 2013 ; Meurs, 2017) menées sous la direction de Patrick Simon, illustrent de longue date .&nbsp;: il y a de fortes inégalités sont objectivement observées dans l’éducation, l’accès à l’emploi ou les niveaux de revenus, au détriment des minorités visibles d’origine maghrébine, subsaharienne ou turque notamment.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> Exception française</mark></strong></p>



<p>En interrogeant les élites minoritaires, l’étude détaille leurs formations, comment elles sont assignées à un islam réel ou supposé, les raisons de leur départ, le choix des destinations, l’expérience de l’installation et de la vie à l’étranger, le regard qu’elles portent sur la France, leurs perspectives de retour… Mais ce n’est pas seulement une fuite des cerveaux que l’ouvrage documente : se révèlent en creux les effets délétères de l’islamophobie qui, vus d’ailleurs, semblent bel et bien constituer une exception française.</p>



<p>SAMIA CHABANI</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/la-france-tu-laimes-mais-tu-la-quittes/">« La France, tu l’aimes mais tu la quittes ! »</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/la-france-tu-laimes-mais-tu-la-quittes/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">123710</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Langues régionales et minoritaires, trait d’union du Tout-Monde</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/langues-regionales-et-minoritaires-trait-dunion-du-tout-monde/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=langues-regionales-et-minoritaires-trait-dunion-du-tout-monde</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/langues-regionales-et-minoritaires-trait-dunion-du-tout-monde/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Samia Chabani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 May 2024 09:31:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Agnès Freschel]]></category>
		<category><![CDATA[Alsace]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Bretagne]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil constitutionnel]]></category>
		<category><![CDATA[Corse]]></category>
		<category><![CDATA[Diasporik]]></category>
		<category><![CDATA[élu·e·s]]></category>
		<category><![CDATA[Fabien Le Guernevé]]></category>
		<category><![CDATA[FNCC]]></category>
		<category><![CDATA[François Ier]]></category>
		<category><![CDATA[Langues]]></category>
		<category><![CDATA[Langues régionales]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Martinique]]></category>
		<category><![CDATA[Occitanie]]></category>
		<category><![CDATA[Pays basque]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Région Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Réunion]]></category>
		<category><![CDATA[Saint-Martin]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
		<category><![CDATA[Societe]]></category>
		<category><![CDATA[Societé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=123645</guid>

					<description><![CDATA[<p>La parole a circulé entre élu·e·s, professionnels et participants sensibles à la conservation comme à la transmission des langues régionales ou celles issues des Outre-mer et des diasporas. À l’évocation des élus des territoires de Bretagne, Alsace, Région Sud, Corse, Pays basque, Réunion, Martinique, Occitanie, Saint-Martin (Antilles) il apparaît clairement que la France est un [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/langues-regionales-et-minoritaires-trait-dunion-du-tout-monde/">Langues régionales et minoritaires, trait d’union du Tout-Monde</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>La parole a circulé entre élu·e·s, professionnels et participants sensibles à la conservation comme à la transmission des langues régionales ou celles issues des Outre-mer et des diasporas. À l’évocation des élus des territoires de Bretagne, Alsace, Région Sud, Corse, Pays basque, Réunion, Martinique, Occitanie, Saint-Martin (Antilles) il apparaît clairement que la France est un pays pluriel dont le français est la langue commune mais non la langue unique.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Pas de ratification</mark></strong></p>



<p>La nation française a bâti son unité sur le monolinguisme. D&rsquo;abord contre le latin utilisé dans les actes de justice et par le clergé, avec le roi François&nbsp;I<sup>er</sup>, puis contre les langues régionales, avec la Révolution française puis la III<sup>e</sup>&nbsp;République et l&rsquo;instruction obligatoire en français.</p>



<p>Face à la reconnaissance de l’Europe des langues régionales et minoritaires, la Constitution&nbsp;dispose que&nbsp;«<em>&nbsp;la langue de la République est le français&nbsp;</em>»&nbsp;: le Conseil constitutionnel a jugé dans sa décision du&nbsp;15 juin 1999 qu’en adhérant à la Charte, la France méconnaîtrait les principes constitutionnels d’indivisibilité de la République, d’égalité devant la loi, d’unicité du peuple français et d’usage officiel de la langue française.</p>



<p>Le Conseil d&rsquo;État a confirmé en 2013 ce jugement et a opposé un avis négatif à une telle ratification le 30 juillet 2015.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Reconnaître, conserver, enseigner les langues</mark></strong></p>



<p>Pourtant, pour Fabien Le Guernevé, adjoint en charge de la Culture de Vannes, vice-Président de la FNCC et fervent défenseur de la langue et de la culture bretonnes, la conservation et la transmission des langues régionales ou minoritaires doit constituer un objectif fort des élus, au plus proche de leur territoire&nbsp;: une meilleure mutualisation entre offices de langues régionaux permettrait une prise en compte collective et équitable des réponses des ministères de la Culture et de l’Éducation nationale. Victor Vogt, Président de l&rsquo;Office pour la Langue et les Cultures d&rsquo;Alsace et de Moselle revient sur les enjeux de transmission dans le cadre scolaire et les écueils classiques liés aux traumas de l’histoire franco-allemande.&nbsp;</p>



<p>Pour Agnès Freschel, adjointe déléguée aux Cultures et aux Mémoires du premier secteur de&nbsp; Marseille, il faut promouvoir toutes les langues parlées en France et se défier de la tentation identitaire comme d’un prétendu universalisme centralisateur. La proximité entre projets culturels, artistiques et promotion des langues minoritaires répond aux enjeux soulevés par les droits culturels et aux nouvelles prérogatives des collectivités. Elles témoignent de leur vitalité dans la production contemporaine musicale notamment à Marseille.&nbsp;</p>



<p>Des élues de la Réunion, de la Martinique et de Saint-Martin soulignent l’importance de la reconnaissance et de l’enseignement des créoles dans les territoires et département d’Outre mer. Leur variété, leurs apports culturels, leurs inventions verbales, la reconnaissance, pour les locuteurs, de la validité de leur culture.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Vers une reconnaissance ? </mark></strong></p>



<p>Les langues régionales et minoritaires, qu’elles soient frontalières ou coloniales, illustrent de façon puissante l’enjeu de pouvoir qui s’exerce dans leur contrôle, qu’elles s’expriment entre pouvoir central et régional, ou entre territoire sous gestion administrative et politique de l’État français.</p>



<p>Faire avancer une nouvelle étape de décentralisation permettant d’attribuer la compétence des langues régionales aux collectivités territoriales et d’être une «&nbsp;tête de réseau&nbsp;» pour les Office de promotion des langues et cultures régionales est une intention claire pour la FNCC.</p>



<p>Sans paradoxe, il apparaît que langues régionales et minoritaires partagent les mêmes imaginaires, ceux de l’autochtonie et de l’ailleurs, ceux de la créolisation, et du Tout-monde.</p>



<p>SAMIA CHABANI</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/langues-regionales-et-minoritaires-trait-dunion-du-tout-monde/">Langues régionales et minoritaires, trait d’union du Tout-Monde</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/langues-regionales-et-minoritaires-trait-dunion-du-tout-monde/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">123645</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Lancement de la saison touristique : du sport avant toute chose ? </title>
		<link>https://journalzebuline.fr/lancement-de-la-saison-touristique-du-sport-avant-toute-chose/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=lancement-de-la-saison-touristique-du-sport-avant-toute-chose</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/lancement-de-la-saison-touristique-du-sport-avant-toute-chose/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Renaud Guissani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Apr 2024 09:40:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Laurent Lhardit]]></category>
		<category><![CDATA[Marc Thépot]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Maxime Tissot]]></category>
		<category><![CDATA[Office de Tourisme]]></category>
		<category><![CDATA[Politique Culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[saison 2024]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
		<category><![CDATA[Societe]]></category>
		<category><![CDATA[Societé]]></category>
		<category><![CDATA[Tourisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=123561</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pour la saison 2024, l’une des préoccupations principales de l’Office de Tourisme de la Ville de Marseille concerne la durabilité de l’activité économique. «&#160;40% de l’impact sur l’environnement provient du mode de transport que le touriste utilise pour venir&#160;», indique à ce titre le président de l’Office Laurent Lhardit. Pour minimiser cette pollution, des pactes [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/lancement-de-la-saison-touristique-du-sport-avant-toute-chose/">Lancement de la saison touristique : du sport avant toute chose ? </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Pour la saison 2024, l’une des préoccupations principales de l’Office de Tourisme de la Ville de Marseille concerne la durabilité de l’activité économique. «&nbsp;40% de l’impact sur l’environnement provient du mode de transport que le touriste utilise pour venir&nbsp;», indique à ce titre le président de l’Office <strong>Laurent Lhardit</strong>. Pour minimiser cette pollution, des pactes avec la SNCF seraient envisagés. De plus, pour l’adjoint en charge du dynamisme économique et de l’emploi, le tourisme durable passe par la considération du «&nbsp;développement touristique comme une politique publique&nbsp;». Pour le reste, les Jeux olympiques occupent logiquement tous les esprits, Marseille en étant une des principales villes hôtes. Les questions au sujet de l’arrivée du Belem avec la flamme olympique, de l’accueil des touristes, du nombre de chambres et de lits disponibles (9000 chambres et 36000 lits) ainsi que les potentielles conditions à remplir par les commerçants sont posées. &nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Et la culture ? </mark></strong></p>



<p>Avant l’été il y aura l’ouverture de la Citadelle, prévue pour le 4 mai, qui annonce de nombreux concerts, visites théâtralisées et escape games à l’année. En été, les traditionnels <em>Jazz des Cinq Continents</em>, <em>l’Eté Marseillais</em> et le <em>Delta Festival</em> rythmeront musicalement la vie de la ville. A noter que le <em>Delta</em> a été déplacé en septembre pour ne pas coïncider avec les dates des Jeux. Or face au constat que la saison touristique s’étale de plus en plus sur l’année, le développement de l’attractivité culturelle hors période estivale devient un enjeu. Le directeur général de l’Office de Tourisme Maxime Tissot et le président délégué Marc Thépot saluent l’efficacité de la communication «&nbsp;Marseille en hiver&nbsp;» qui invite les touristes à découvrir la cité phocéenne en dehors de la haute saison. Cependant ce sont des arguments relatifs aux paysages, et à la gastronomie de Marseille qui sont mis en avant dans cette campagne. Peut-être manque-t-il davantage d’articulation entre le tourisme et les propositions culturelles&nbsp;?</p>



<p>RENAUD GUISSANI&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse">La conférence de presse de présentation de la saison touristique par la Ville de Marseille et l’Office de Tourisme s’est tenu au Café Joyeux le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">11 avril </mark></pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/lancement-de-la-saison-touristique-du-sport-avant-toute-chose/">Lancement de la saison touristique : du sport avant toute chose ? </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/lancement-de-la-saison-touristique-du-sport-avant-toute-chose/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">123561</post-id>	</item>
		<item>
		<title>DIASPORIK : Se former, pour lutter contre les discriminations</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/diasporik-se-former-pour-lutter-contre-les-discriminations/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=diasporik-se-former-pour-lutter-contre-les-discriminations</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/diasporik-se-former-pour-lutter-contre-les-discriminations/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Apr 2024 09:06:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Ancrages]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Diasporik]]></category>
		<category><![CDATA[discriminations]]></category>
		<category><![CDATA[Entretien]]></category>
		<category><![CDATA[Formation]]></category>
		<category><![CDATA[Ilsen About]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Maison départementale de lutte contre les discriminations]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Patrick Simon]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[racisme]]></category>
		<category><![CDATA[Samia Chabani]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
		<category><![CDATA[Societe]]></category>
		<category><![CDATA[Societé]]></category>
		<category><![CDATA[tsiganes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=123532</guid>

					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Vous organisez trois jours de formation sur les discriminations en direction des tsiganes. Pourquoi avoir eu envie de commencer par ce sujet ?  Samia Chabani.&#160;L’entrée principale de cette&#160;formation&#160;est la prise en compte des discriminations dans les pratiques professionnelles. Il est essentiel de préciser qu’elle est soutenue par la Fondation de France. Au sein de l’enjeu de lutte contre les [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/diasporik-se-former-pour-lutter-contre-les-discriminations/">DIASPORIK : Se former, pour lutter contre les discriminations</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Zébuline. Vous organisez trois jours de formation sur les discriminations en direction des tsiganes. Pourquoi avoir eu envie de commencer par ce sujet ? </strong></p>



<p><strong>Samia Chabani.</strong>&nbsp;L’entrée principale de cette&nbsp;formation&nbsp;est la prise en compte des discriminations dans les pratiques professionnelles. Il est essentiel de préciser qu’elle est soutenue par la Fondation de France. Au sein de l’enjeu de lutte contre les discriminations, l’antitsiganisme demeure l’un des « angles morts ».&nbsp;À&nbsp;Marseille, le contexte de rejet&nbsp;autour de la&nbsp;possible&nbsp;création d’un village d’insertion&nbsp;pour&nbsp;populations romanis [<em>projet finalement reporté par la préfecture, ndlr</em>], illustre l’enjeu d’une meilleure connaissance des parcours résidentiels, migratoires et des conditions de vie de ces populations.</p>



<p><strong>À qui s’adresse cette formation&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>À une mixité de publics&nbsp;: des professionnels, agents de service public qui sont en charge de ces questions, mais aussi à des intervenants bénévoles ou&nbsp;en service civique, intervenant dans le cadre de&nbsp;l’accompagnement social ou culturel,&nbsp;l’hébergement d’urgence, l’accès aux droits et aux soins. Des personnes qui interviennent, sans avoir nécessairement bénéficié d’une formation initiale ou continue sur la prévention des discriminations.&nbsp;Sophie Latraverse, juriste experte en RSE rappelle que 82% des employeurs déclarent n’avoir reçu aucune formation sur les discriminations.&nbsp;</p>



<p><strong>En quoi cette discrimination se distingue-t-elle des autres formes de racisme&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>Il y a chez les populations tsiganes, un cumul de représentations péjorées qui font d’eux une «&nbsp;classe dangereuse&nbsp;»&nbsp;: suspicion de traite humaine, de vol, de délinquance, criminalisation du nomadisme… Autant de stigmates liés à un mode de vie singulier autant qu’à l’assignation sociale produite par la catégorisation administrative et plus largement à l’exclusion. Beaucoup de gens associent romanis, tsiganes, gens du voyage… alors que l’on parle de groupes sociaux différents.&nbsp;C’est intéressant aussi de voir qu’aujourd’hui combien on promeut la mobilité comme une compétence à haute valeur ajoutée, alors que le nomadisme apparaît toujours comme un mode de vie marginal et déprécié.&nbsp;</p>



<p><strong>Vous invitez&nbsp;Ilsen About, un historien&nbsp;qui s’intéresse à&nbsp;l’histoire des politiques antitsiganes au XX</strong><strong><sup>e</sup></strong><strong>&nbsp;siècle. Comment cette discrimination d’État s’est elle matérialisée&nbsp;?</strong></p>



<p>De différentes manières&nbsp;: l’enfermement des tsiganes, mais aussi par la création du carnet anthropométrique [<em>document administratif créé en 1912 pour surveiller les déplacements des populations nomades, ndlr</em>]. On peut dire que les tsiganes ont subi une forme de contrôle social et administratif (fichage) extrêmement puissant – qui a pu concerner d’autres populations –&nbsp;mais qui&nbsp;perdure&nbsp;encore, et participe&nbsp;à&nbsp;cette représentation de «&nbsp;classe dangereuse&nbsp;».&nbsp;Sans oublier que les tsiganes ont également été déportés pendant la Seconde Guerre mondiale. &nbsp;</p>



<p><strong>Comment peut-on analyser, ou quantifier,&nbsp;le racisme dont sont victimes&nbsp;les populations tsiganes aujourd’hui&nbsp;?</strong></p>



<p>L’objet du cycle en trois sessions&nbsp;est&nbsp;d’invoquer différentes formes de discriminations,&nbsp;mais aussi d’introduire des concepts qui nous permettent de les penser. L’approche pluridisciplinaire et l’alternance d’interventions entre chercheurs et professionnels y contribuent.&nbsp;Si les discriminations sont réelles, on a une difficulté à les documenter et à les prendre en compte, car on n’a pas le droit de faire des statistiques ethniques mais également à faire valoir le droit pour aboutir à de véritable recours juridique.&nbsp;Il y a quelques années, la Cnil a autorisé&nbsp;la création d’une enquête&nbsp;qui s’appelle&nbsp;<em>Trajectoires et&nbsp;origines</em>, qui a permis de quantifier les discriminations&nbsp;et de les distinguer [<em>sous la direction de Cris Beauchemin, Christelle Hamel et Patrick Simon, qui intervient dans la session de juillet, ndlr]. </em>L’enquête statistique réalisée conjointement par l’Ined et l’Insee éclaire la question des inégalités et des discriminations. Elle illustre l’impact systémique des discriminations en France, notamment celles des discriminations liées à l’origine. L’assignation raciale est un concept qu’on a du mal à penser en France. La reconnaissance de l’absence de race ne suffit pas à résoudre la question du racisme. Tout l’enjeu de cette formation est de montrer comment la construction sociale de la « race » permet d’identifier les processus de racialisation. Le cycle de formation mobilise les experts du sujet, comme la sociologue Sarah Mazouz, autrice de <em>Race</em> aux éditions Anamosa, ouvrage qui propose une approche critique de la notion de race. Nous nous faisons également l’écho des actions du réseau local ou du Défenseur du Droit. La formation se tient à la Maison départementale de lutte contre les discriminations.</p>



<p><strong>Le&nbsp;champ culturel joue-t-il suffisamment&nbsp;son rôle dans la lutte contre les discriminations envers les tsiganes&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>C’est paradoxal.&nbsp;Le champ culturel a pu contribuer à lutter contre l’antitsiganisme, en valorisant ces cultures (on pense à des artistes comme Django Reinhardt), tout en renforçant des stéréotypes, tels que la figure hyper sexualisée de la «&nbsp;gitane&nbsp;». Récemment, on peut saluer la scénographie de l’exposition&nbsp;<em>Barvalo</em>&nbsp;au Mucem, qui a été une très belle réussite. Le projet a été pensé avec les peuples romanis, qui ont pu apporter le regard des concernés… Le musée du Gadjo de l’artiste Gabi Jimenez était une forme innovante de retournement du stigmate.&nbsp;Cette méthode participative devrait être la règle, pas l’exception. La commissaire de l’exposition Julia Ferloni et William Acker seront présents pour partager leur expérience. Enfin l’institut Calam sera présent pour évoquer l’articulation entre les identités religieuses et LGBTQ+.&nbsp;</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR N.S.</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Approche multifactorielle des discriminations </strong><br>Du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">14 au 16 mai</mark> : La question des discriminations en direction des tsiganes, romanis. <br>Du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">9 au 11 juillet </mark>: Introduction à l’enquête Teo2 et approche juridique des discriminations <br>Du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">7 au 9 octobre</mark> : Introduction à la sociologie de la race et articulation des discriminations  Lgbtophobie.</pre>



<pre class="wp-block-verse">S’inscrire auprès de <a href="mailto:formation@ancrages.org">formation@ancrages.org</a><br>Lieu: Maison départementale de lutte contre les discriminations <br>67 av de Toulon 13006 Marseille </pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/diasporik-se-former-pour-lutter-contre-les-discriminations/">DIASPORIK : Se former, pour lutter contre les discriminations</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/diasporik-se-former-pour-lutter-contre-les-discriminations/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">123532</post-id>	</item>
		<item>
		<title>La FNCC à la recherche d’un nouveau pacte </title>
		<link>https://journalzebuline.fr/la-fncc-a-la-recherche-dun-nouveau-pacte/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=la-fncc-a-la-recherche-dun-nouveau-pacte</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/la-fncc-a-la-recherche-dun-nouveau-pacte/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chloé Macaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Apr 2024 15:10:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[Entretien]]></category>
		<category><![CDATA[FNCC]]></category>
		<category><![CDATA[Frédéric Hocquard]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Interviews]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Rachida Dati]]></category>
		<category><![CDATA[rencontres]]></category>
		<category><![CDATA[société]]></category>
		<category><![CDATA[Societe]]></category>
		<category><![CDATA[Societé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=123350</guid>

					<description><![CDATA[<p>Zébuline. D’abord, qu’est-ce que la FNCC ?Frédéric Hocquard. C&#8217;est une fédération qui existe depuis 1960, et regroupe des élus à la culture, de différentes collectivités, beaucoup de communes, mais aussi des départements, des régions, des intercoms, des métropoles… C&#8217;est une fédération pluraliste sur le plan politique, donc avec des élus de différentes sensibilités politiques. Ces [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/la-fncc-a-la-recherche-dun-nouveau-pacte/">La FNCC à la recherche d’un nouveau pacte </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Zébuline. D’abord, qu’est-ce que la FNCC ?<br>Frédéric Hocquard.</strong> C&rsquo;est une fédération qui existe depuis 1960, et regroupe des élus à la culture, de différentes collectivités, beaucoup de communes, mais aussi des départements, des régions, des intercoms, des métropoles… C&rsquo;est une fédération pluraliste sur le plan politique, donc avec des élus de différentes sensibilités politiques. Ces élus réfléchissent autour des questions culturelles et cherchent à trouver une parole collective autour des grands sujets qui concernent la culture.&nbsp;</p>



<p><strong>Pourquoi était-ce important d&rsquo;organiser un congrès maintenant, sept ans après le précédent&nbsp;?<br></strong>Les collectivités territoriales contribuent pour deux tiers des financements publics dans le domaine de la culture, et on est aujourd’hui à un croisement en termes de politiques culturelles. Certaines sont à bout de souffle, d&rsquo;autres demandent à être changées, redynamisées. On est à un point où il y a besoin de retrouver un nouveau pacte entre les collectivités territoriales et l’État, qui coconstruisent les politiques culturelles. Ce pacte se défait petit à petit à cause des problèmes de financement et du manque d’intérêt. On a une valse des ministres de la Culture depuis des années, on voit bien que la culture n’est pas vraiment prise au sérieux, alors que c&rsquo;est un élément structurant en termes de politique publique. L’idée de ce congrès c’est aussi de faire des propositions en partant de ce qui est fait sur les territoires. On ne va pas se contenter de débat théorique.&nbsp;</p>



<p><strong>Et pourquoi avoir choisi Marseille pour ce congrès&nbsp;?<br></strong>Marseille a été capitale européenne de la culture en 2013, ça a donné une impulsion nouvelle qu’on observe depuis à l&rsquo;échelle de ce territoire très grand. C&rsquo;est quelque chose qu’on veut saluer. Marseille est à la mode aujourd&rsquo;hui sur les sujets culturels, beaucoup de gens cherchent à y développer des projets, et c&rsquo;est une bonne chose, parce que c&rsquo;est une ville qui mérite d&rsquo;être attractive.&nbsp;</p>



<p><strong>À quoi peut-on s’attendre pour ce congrès&nbsp;?<br></strong>Beaucoup de sujets importants traverseront le congrès&nbsp;: la transition climatique et sa possible articulation avec le développement de la culture donnera lieu à une table ronde, les droits culturels, la coopération entre l’État et des les collectivités territoriales…&nbsp;</p>



<p>On a invité beaucoup d’élus de différentes collectivités territoriales d’un peu toute la France. Pour l’ouverture, on aura entre autres le maire de Marseille, la présidente du département, le président de l’Association des maires ruraux de France (AMRF), et puis la ministre de la Culture.</p>



<p><strong>Et vous, qu’attendez-vous de ce congrès&nbsp;?<br></strong>J&rsquo;attends beaucoup&nbsp;! Je voudrais qu’il permette la mise en place d’un pacte qui renouvelle la coopération des collectivités territoriales et de l’État. Depuis quelques années, l&rsquo;État avance tout seul de son côté. Quand il a mis en place le Pass Culture, par exemple, il l’a fait seul. Aujourd’hui, la ministre de la Culture parle de révolutionner le Pass Culture pour l’adapter. Ce sont des choses que les collectivités territoriales disaient il y a quelques années, en faisant la remarque que ça ne fonctionnait pas, qu&rsquo;il fallait faire mieux sur les dépenses collectives. Je prends cet exemple-là, mais ça pourrait se multiplier. La question, c’est de savoir comment on peut remettre en place un cadre de coopération dans ce domaine. &nbsp;</p>



<p><strong>Justement, que pensez-vous des coupes budgétaires annoncées par Bruno Le Maire ?<br></strong>Cette baisse budgétaire est brutale et inédite. Pour la création, c’est 10% du budget qui est retiré sur un claquement de doigts. Et encore une fois, c’est unilatéral. Cette baisse de budget, les collectivités ne pourront pas la compenser.&nbsp;</p>



<p><strong>Rachida Dati, ministre de la Culture, a également annoncé des fermetures d’écoles d’art…<br></strong>Il y a 15 jours, on a fait une Conférence des territoires pour la culture, et il n’en a pas été question. Et là, on apprend que le ministère veut les fermer, alors qu’elles sont financées en grande partie par les collectivités territoriales&nbsp;? On est étonnés de continuer à avoir des décisions qui viennent d&rsquo;en haut&#8230; On ne peut pas faire tout seul dans le domaine de la culture, les choses sont beaucoup trop entremêlées. Prenez l&rsquo;exemple de Marseille&nbsp;: le Mucem est un établissement national, il relève de l&rsquo;État. Juste à côté, vous avez la Grotte Cosquer qui est un établissement régional. De l’autre côté du Vieux-Port, il y a le Théâtre de La Criée, qui est financé par l&rsquo;État, le Département et la Ville. Si une des institutions arrête les financements, qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;on fait&nbsp;? Si la ville veut cesser de financer La Criée, on arrête un tiers de sa programmation&nbsp;? Ça n&rsquo;a aucun sens. Tout ça est entremêlé, au service des habitants et des artistes. C&rsquo;est comme ça qu’ont été construites les politiques culturelles depuis les années 1960. Là, on est en train de tout déconstruire. Ça ne va pas.&nbsp;</p>



<p><strong>Que pensez-vous de la proposition de loi de Pierre Dharréville, concernant la continuité de revenus pour les artistes ?<br></strong>C&rsquo;est un débat qui date de la dernière élection présidentielle et qui opposait droits d&rsquo;auteur et intermittence du spectacle&nbsp;: soit on ouvrait l’intermittence du spectacle à tous les types de métiers artistiques, soit on laissait les artistes-auteurs vivre seulement de leur droits d’auteur. Cette proposition de Pierre Dharréville est de l’ordre de l’expérimentation, et l’intermittence du spectacle s’est aussi construite ainsi. Ça a commencé sous le Front Populaire avec une caisse de secours pour les techniciens du cinéma, et ça s’est finalisé dans les années 1970, quand les chorégraphes et les danseurs y ont eu accès. Bref, c&rsquo;est cette sédimentation qui fait que c&rsquo;est un bon dispositif. Là, c&rsquo;est pareil, il faut ouvrir un nouveau temps qui permettra dans le futur d’avoir des droits qui seront étendus à plus de gens qui travaillent dans la culture. Pierre Dharréville a eu du mérite de travailler cette question.&nbsp;</p>



<p>ENTRETIEN REALISÉ PAR CHLOÉ MACAIRE</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/la-fncc-a-la-recherche-dun-nouveau-pacte/">La FNCC à la recherche d’un nouveau pacte </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/la-fncc-a-la-recherche-dun-nouveau-pacte/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">123350</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
