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	<title>Archives des Thierry Fabre - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Thierry Fabre - Journal Zebuline</title>
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		<title>Au chevet de notre temps</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Jun 2025 10:59:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis 1994, les Rencontres d’Averroès, fondées par Thierry Fabre à Marseille, proposent de « penser la Méditerranée des deux rives ». Historiens, écrivains, chercheurs, y ont exploré ensemble les nœuds de notre présent, à la lumière des héritages croisés de l’Europe et du monde arabo-musulman. Cette agora annuelle, unique en France, a fait de Marseille [&#8230;]</p>
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<p>Depuis 1994, les <a href="https://www.nouvellesrencontresaverroes.com">Rencontres d’Averroès</a>, fondées par Thierry Fabre à Marseille, proposent de « penser la Méditerranée des deux rives ». Historiens, écrivains, chercheurs, y ont exploré ensemble les nœuds de notre présent, à la lumière des héritages croisés de l’Europe et du monde arabo-musulman. Cette agora annuelle, unique en France, a fait de Marseille le théâtre vivant d’un dialogue intellectuel exigeant, populaire, résolument ancré dans le réel, qui perdure perdure aujourd’hui avec « Les Nouvelles Rencontres d’Averroès »</p>



<p>C’est dans ce sillage que s’inscrit l’ouvrage de ce chercheur en sciences politiques, paru ce mois de mai aux éditions Riveneuve&nbsp;: <em>Faut-il brûler Averroès ? Ce qui nous arrive</em>. Un livre court mais dense, lucide et éclairé par des années de débat. Thierry Fabre y convoque de nouveau la figure du philosophe andalou du XIIe siècle, non comme un monument figé, mais comme une force vive&nbsp;: un antidote aux passions identitaires qui rongent nos démocraties.</p>



<p>Alors que l’Europe bruisse de discours sur la « remigration », que l’extrême droite se banalise jusqu’aux sommets de l’État, Thiery Fabre rappelle ce que l’Occident doit à ceux qu’il rejette aujourd’hui. Averroès, Maïmonide, les traducteurs syro-arabes de l’Antiquité grecque : tous ont nourri ce que l’on appelle encore, un peu rapidement, les « Lumières ». Et l’Occident ne saurait se penser, dans sa construction même, comme le bloc artificiellement délimité a posteriori par ses laudateurs.</p>



<p>Mais au-delà du rappel historique, l’essai est un cri politique. Le monde se cabre, les murs montent, et la colère des peuples, abandonnés par une mondialisation brutale, devient le carburant d’une crispation identitaire et d’une nouvelle réaction autoritaire. Fabre n’en minimise pas la portée. Sa section centrale, <em>«&nbsp;Nous sommes tous d’ici, faisons semblant&nbsp;» </em>ne passe sous silence aucune des impasses s’imposant à nous aujourd’hui. Ce qui nous arrive n’est pas une simple rechute du XXe siècle : c’est une mutation. Et elle demande, pour être affrontée, une pensée à la hauteur.</p>



<p>Avec sa prose sobre, tendue, presque nue, Fabre nous invite à <em>« inscrire notre présent dans d’autres généalogies ».</em> Non pour fuir la réalité, mais pour l’armer autrement. La Méditerranée qu’il défend n’est pas un folklore, c’est une promesse de civilisation tissée dans l’hospitalité et le dialogue. Dans une époque où <em>« Vous n’êtes pas d’ici »</em> est devenu mot d’ordre, <em>« Nous serons tous d’ici »</em> devient, sous sa plume, une résistance. Un projet. Et peut-être, déjà, un avenir.</p>



<p>SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Faut-il brûler Averroès ? Ce qui nous arrive</em><br><strong>Thierry Fabre</strong><br>Éditions Riveneuve</pre>



<p>Retrouvez nos articles<a href="https://journalzebuline.fr/category/litterature/"> <em>Livres</em> et <em>Littérature</em> ici </a></p>
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		<title>Immersions musicales </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julie Bordenave]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Dec 2023 12:39:43 +0000</pubDate>
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<p>Samedi matin, l’Orchestre de Mandoline des Minots de Marseille, créé il y a trois ans par le compositeur <strong>Vincent Beer-Demander</strong>, nous présentait les premiers mouvements de sa création en cours, <em>La légende du Nord</em> : une épopée aux relents elfiques, mise au point avec <strong>Rachel Tolkien</strong>, petite-fille du célèbre auteur. Un astucieux dispositif, plaçant les jeunes musiciens au coeur même de l’auditoire dans une salle Tomasi transfigurée, rendait l’expérience particulièrement saisissante : lutins guillerets à la flûte traversière, inquiétudes du trémolo de mandoline, accents enveloppants de tuba ou de violoncelle… Un aperçu réjouissant de cet époustouflant travail collectif réunissant des minots de tous quartiers – Air Bel, Vaillant, Saint-Just Corot… – dans une pratique hebdomadaire. Il faut dire que la mandoline, instrument méditerranéen par excellence, noue une relation historique avec Marseille : c’est ici que fut créée la première classe de mandoline au monde, en 1921. À terme : c’est une classe par établissement scolaire qui est visée ! Enjoué, le compositeur profitait de chaque séquence pour en détailler les principes d&rsquo;orchestration – brillante idée de mêler théorie et mise en pratique immédiate, tout en permettant aux enfants spectateurs de voir leurs pairs jouer en live, selon le principe immuable du festival : «&nbsp;<em>être dans le son</em>&nbsp;».&nbsp;</p>



<p>De fait, les expériences immersives se succédaient durant tout le week-end. Ici une prise en main d’instruments, là une <em>Cuisine musicale </em>décomplexée permettant au plus petits de se familiariser avec un répertoire classique – Bizet, Rossini – agrémentés d’un instrumentarium de casseroles ou bouteilles en verre. À l’étage,<em>Musique à l’image</em> explorait le potentiel expressif du paysage sonore, accompagnant le bestiaire en métal du sculpteur <strong>Thierry Fabre</strong>: errements d’une baleine mélancolique au marimba, rencontre fortuite entre un marcassin facétieux et un calamar indolent… Sous les boiseries de la salle Billioud, les enfants captivés n’en perdaient pas une miette. Et si le VJing très abscons du dominical <em>Vents à emporter</em> a perdu l’attention de quelques jeunes spectateurs, déjà proches de la sieste méridienne, on ne peut que souligner l’exceptionnelle diversité qui préside au choix de cet excellent festival jeune public !&nbsp;</p>



<p>JULIE BORDENAVE</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Un week-end au Conservatoire</em></strong> se tenait les <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">9 et 10 décembre</mark> au Conservatoire Pierre Barbizet, dans le cadre de la 5<sup>e</sup> édition du festival <strong><em>Tous en sons</em></strong>, Marseille.   </pre>
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		<title>Les Rencontres d’Averroès, 30 ans pour p(a)nser la Méditerranée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Nov 2023 11:13:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>11 novembre. C’est une journée automnale où la pluie tombe dans les ruelles de Marseille. Une effervescence inhabituelle s’échappe du théâtre des Bernardines. Les Marseillaises et les Marseillais s’entassent devant l’entrée pour tenter de s’y engouffrer et écouter les débats passionnés qui jaillissent de la salle. Une imposante affiche se distingue fièrement avec pour inscription [&#8230;]</p>
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<p>11 novembre. C’est une journée automnale où la pluie tombe dans les ruelles de Marseille. Une effervescence inhabituelle s’échappe du théâtre des Bernardines. Les Marseillaises et les Marseillais s’entassent devant l’entrée pour tenter de s’y engouffrer et écouter les débats passionnés qui jaillissent de la salle. Une imposante affiche se distingue fièrement avec pour inscription :&nbsp; « Les Rencontres d&rsquo;Averroès &#8211; 1994 ».</p>



<p>Une première dans la Cité Phocéenne et un pari fou que Thierry Fabre s’était lancé : organiser un événement, un lieu de rencontres pour penser la Méditerranée des deux rives. Ainsi naissent les Rencontres d’Averroès. « <em>A ma grande surprise, c’était plein à craquer. C’était une véritable université populaire</em> ! », se remémore avec nostalgie le fondateur. Par manque de place, l’évènement se délocalise vers le théâtre de la Criée l’année suivante, preuve de sa réussite.</p>



<p>Trente ans plus tard, il est l’heure pour lui de laisser sa place. A 63 ans, Thierry Fabre, a décidé de quitter la présidence des Rencontres pour se diriger vers d’autres « <em>salves d’avenir</em> » loin de l’effervescence marseillaise. Le trentième anniversaire des Rencontres, placées sous le signe des empires, est l’occasion de dire au revoir à ce « <em>sacré pionnier</em> » à en croire Fabienne Pavia, co-directrice de Des Livres comme des Idées, association qui reprend l’organisation de l&rsquo;événement.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">L’emblème Averroès, héritage des Rencontres</mark></strong></p>



<p>Encore aujourd’hui, le succès ne faiblit pas. Au total, plus de 350 intervenantes et intervenants ont participé à ces rencontres qui ont débattu devant plus de 800 personnes réunies à chaque débat. Les Rencontres d’Averroès, ce sont quatre tables rondes réunissant chercheuses et chercheurs, penseuses et penseurs, historiennes et historiens autour d’une grande thématique. Avec une seule consigne : ne pas lire ses notes. Véritable « <em>agora contemporaine</em> » selon les mots de Thierry Fabre, le débat est alors ouvert autant entre spécialistes qu’avec le public, jamais à court de questions. Même les plus polémiques.</p>



<p>Si cet évènement a eu autant de retentissement, c’est parce qu’il traitait d’un héritage impensé, celui des sources arabes de la culture européenne. Il y a trente ans, seules les origines romaines, grecques et judéo-chrétiennes étaient valorisées, comme fondatrices des valeurs de l’Europe.&nbsp; « <em>L’héritage andalou</em> », premier thème des Rencontres, vient poser la question de cette Andalousie au pluriel, une région espagnole au carrefour des civilisations latines, arabes et juive. La tâche est grande : réévaluer le poids des héritages culturels et démystifier le terme « arabe », chargé de pathos.</p>



<p>Une Andalousie également symbolisée par la figure emblématique des Rencontres : Averroès, ou Ibn Rochd. Philosophe et juriste andalou éminent, il a joué un rôle significatif dans l&rsquo;évolution de la pensée critique au sein de l&rsquo;islam bien que sa contribution ait été négligée dans la philosophie européenne. C’est lors d’un entretien avec Alain de Libera, et son ouvrage <em>Penser au Moyen-Âge</em> (1991) que Thierry Fabre choisit Averroès comme emblème. Un choix qui prend tout son sens.&nbsp;</p>



<p>Depuis cette première édition, les Rencontres ont parcouru du chemin. Son acmé reste 2013, année où Marseille devient capitale de la culture. Après ce paroxysme, Thierry Fabre est envahi d’un doute. A-t-il fait le tour ? S’il a pensé ne plus pouvoir se renouveler, le président a compris, lors des attentats de 2015, que l&rsquo;événement est d’autant plus utile dans une période d’incertitude, où l’hérésie triompherait de la raison. Face à tant de doutes de la part du public marseillais, il est primordial de garder les Rencontres pour continuer à donner des clés de compréhension d’un monde méditerranéen en perpétuel mouvement.</p>



<p>A chaque obstacle, sa solution. Suite aux attentats, Thierry Fabre agit et s&rsquo;associe avec l&rsquo;association Des livres comme des idées en 2016 pour donner un nouveau souffle aux Rencontres. Rebelote face à la crise du Covid. L’idée d’un podcast émerge pour faire vivre en ligne ce qui n’a pas pu être tenu en présentiel. Après autant d’années, le lieu reste pourtant le même : la cité phocéenne.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">« <em>La Méditerranée ne se conjugue pas au passé</em> »</mark></strong></p>



<p>Et quand on demande à Thierry pourquoi Marseille ? Il n’en démord pas : c’était comme une évidence. « <em>Si on doit le faire quelque part, ce sera à Marseille</em> », se souvient-il. Il était important pour lui, natif du sud de la France, de créer un « <em>lieu de retrouvailles, de trait d’union</em> » dans cette ville oh combien importante dans l’espace méditerranéen.</p>



<p>C’est dans un contexte d’« <em>horizon de paix</em> » que Thierry Fabre lance les Rencontres d’Averroès en 1994. Un an plus tôt, les accords d’Oslo entre Yasser Arafat et Yitzhak Rabin viennent d’être signés. Un espoir grandit dans le Moyen-Orient pour une paix durable entre Israël et Palestine. Trente ans plus tard, la tragédie humaine qui se joue dans la bande de Gaza plonge à nouveau cette région du monde, et le monde, dans l’incertitude. Thierry Fabre déplore désormais la prééminence d’un « <em>horizon de guerre </em>».</p>



<p>En résistance à&nbsp; l’actualité anxiogène, la paix s’affirme comme une valeur centrale des Rencontres. Mais ce n’est pas la seule. Le gai-savoir et le vivre ensemble en font également partie. Sans oublier le sous-titre de cet évènement : « <em>Penser la Méditerranée des deux rives</em> ». Il ne faut plus considérer la Méditerranée seulement comme un tombeau des anciens empires. Car pour lui, la grande bleue « <em>ne se conjugue pas au passé</em> ». Au contraire, tout l’enjeu est de penser l’avenir.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les Rencontres au futur</mark></strong></p>



<p>Quant aux Rencontres, son futur s’écrit désormais avec l’association Des Livres comme des idées qui co-porte déjà le projet depuis 2016. « <em>Thierry s’en va mais ça continue ! </em>» annonce joyeusement Fabienne Pavia, sa co-directrice aux côtés de Nadia Champesme. De la continuité, certes, mais de la nouveauté également !</p>



<p>Le changement vient d’abord du fonctionnement interne. Exit la présidence solitaire, place à une direction collective de 3 à 4 personnes aux profils variés. La parité est aussi un objectif tout à fait réalisable dans la mesure où « <em>de plus en plus de femmes accèdent à des postes à responsabilité dans les universités </em>». Les personnes qui feront partie de cette direction ne sont pas encore connues mais Fabienne Pavia et Nadia Champesme admettentqu’elles resteront proches du noyau décisionnel de ces Nouvelles Rencontres d’Averroès.</p>



<p>Parmi les nouveautés, Fabienne Pavia évoque la volonté de relancer le Collège de Méditerranée. Abandonné lors de la pandémie de Covid-19, il s’agissait d’une université populaire avec des conférences et des projections cinématographiques toute l’année et dans toute la région. De Nice à Avignon ou de Toulon à Gap, les Rencontres d’Averroès vont à nouveau sortir de leur périmètre marseillais.</p>



<p>Des masterclasses sont également à l’étude dans le but d’atteindre un public plus jeune, véritable axe de développement des Nouvelles Rencontres. Averroès Junior, partie de l&rsquo;événement construit avec des classes de collège et de lycée, s’inscrit déjà dans ce dessein. Il est même prévu de créer des formes live de concerts et des émissions de radio pour attirer ce public si volatile. « <em>Le jour où il y a un de ces jeunes qui dit à ses parents : </em>« <em>venez, on va dimanche à la conférence </em>»<em>, c’est gagné </em>», confie Nadia Champesme.&nbsp;</p>



<p>Les fondamentaux des Rencontres sont, évidemment, conservés : des conférences à la programmation culturelle le soir en passant par Averroès Junior. L’esprit aussi reste. Et à Thierry Fabre de le résumer ainsi : « <em>On se grandit à partir de belles rencontres. </em>»</p>



<p>Liza Cossard &amp; Garis Gentet</p>
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		<title>Jeu de l’Oie : la nourriture et l’esprit </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Sep 2023 11:57:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Conférences, ateliers, dégustations, concerts, le tout en entrée libre, c’est ce à quoi invite le festival Jeu de l’Oie, les 15 et 16 septembre. Une manifestation conçue par la Mission Interdisciplinarité(s) d’Aix-Marseille Université, qui travaille comme son nom l’indique au dialogue entre champs disciplinaires. L’objectif étant, aussi, de rapprocher les différentes entités universitaires – personnels, [&#8230;]</p>
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<p>Conférences, ateliers, dégustations, concerts, le tout en entrée libre, c’est ce à quoi invite le festival <strong><em>Jeu de l’Oie</em></strong>, les 15 et 16 septembre. Une manifestation conçue par la Mission Interdisciplinarité(s) d’Aix-Marseille Université, qui travaille comme son nom l’indique au dialogue entre champs disciplinaires. L’objectif étant, aussi, de rapprocher les différentes entités universitaires – personnels, corps enseignant – des étudiants et du grand public, et de s’ouvrir sur le territoire, via un dispositif hors-les-murs.</p>



<p>C’est donc le Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée et le Théâtre national de Marseille, La Criée, qui vont ouvrir leurs portes au <em>Jeu de l’Oie</em>. <em>Se nourrir en Méditerranée</em>, thème de cette quatrième édition, résonne pleinement avec les missions et les fonds du Mucem, en particulier le parcours <em>Le Grand Mezzé</em>, dans ses espaces d’expositions permanentes. Manger est un acte éminemment culturel, auquel les sciences sociales ne cessent de revenir. Aussi il sera passionnant d’entendre les invités des tables rondes aborder le sujet sous des angles multiples. Celui des héritages, par exemple, aux côtés de <strong>Thierry Fabre</strong> qui réunit deux historiens, une cheffe, un nutri-généticien et des anthropologues pour évoquer les déclinaisons du fameux «&nbsp;régime crétois&nbsp;» sur le temps long (le 15 septembre à 10h30). Ou celui, brûlant, du devenir de l’agriculture, dans un bassin méditerranéen frappé au premier chef par le dérèglement climatique (le même jour, à 14h, avec des spécialistes de droit, agronomie, ethnobiologie&#8230;).</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Je panse donc je suis ?</mark></strong></p>



<p>Pas question d’éluder les questions qui fâchent&nbsp;: Aix-Marseille Université a eu son lot de détresses inacceptables durant la crise sanitaire, avec des étudiants qui ont dû compter sur la solidarité de leurs pairs, un comble, pour parvenir à se nourrir. La précarité alimentaire n’est toujours pas résolue et les inégalités s’aggravent avec la hausse continuelle des prix, aussi des épiceries solidaires seront présentées durant le festival. Un pique-nique préparé par les Grandes Tables leur sera offert, ainsi qu’à tous les participants de la matinée.</p>



<p>Le lendemain, direction La Criée, pour des dégustations littéraires, concoctées par la librairie Histoire de l’œil, un atelier «&nbsp;<em>pour jouer à penser</em>&nbsp;» avec <strong>Grégoire Ingold </strong>et <strong>Fabienne Jullien</strong> (puisqu’après tout il faudrait manger pour vivre, et non pas vivre pour manger), ou encore la projection du film de <strong>Cyril Dion</strong>, <em>Un monde nouveau</em>. Bouquet final sur le grand plateau, avec un concert de <strong>Michel Portal</strong> et une scène ouverte jazz. Mais au fait, pourquoi ce festival s’appelle-t-il <em>Jeu de l’Oie&nbsp;</em>? Il s’agirait d’une référence symbolique&nbsp;: l’oie annonce traditionnellement le danger, et le dessin du jeu en forme de spirale évoque le labyrinthe de la vie, dans lequel les êtres humains évoluent en quête de savoir.</p>



<p>GAËLLE CLOAREC</p>



<pre class="wp-block-preformatted"><strong>L’oie se consomme aussi en concerts et projections
</strong>Les banquets et conférences autour de la nourriture en Méditerranée s’assortissent d’une programmation artistique de choix, même si on peut regretter qu’elle soit, en dehors de la projection organisée par Films Femmes Méditerranée (FFM), très majoritairement masculine. 
<strong>Au Mucem</strong> 
Le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">15 septembre</mark> à  15h30 trois documentaires programmés par le CMCA aborderont les questions de semences au Liban, de pêche au Maroc et de couscous en Tunisie. 
Puis à 19h30, l’excellent formation universitaire Jazz O AMU, qui réunit élèves et personnels enseignant et administratif de l’Université, ouvrira la soirée. Place ensuite à Yuksek, le célèbre DJ rémois, aussi bien connu pour ses sets électroniques et dansants, que pour ses compositions de musiques de film.
<strong>À la Criée</strong>
Le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">16 septembre</mark> le Jeu de l’Oie se déplace à La Criée et ouvre dès 11h avec FFM et la seule œuvre de femme au programme, de la réalisatrice Angeliki Antoniou : Green sea suit l’itinéraire d’Anna, cuisinière grecque qui a perdu la mémoire mais pas le goût de la pâtisserie… 
À midi, Robin Renucci revisitera les danses populaires avec le violoniste Bertrand Cervera, puis reviendra à 19h, toujours avec le violoniste, lire des textes de Jean Giono.
Entretemps, à 17h projection d’un documentaire de Cyril Dion qui propose des Solutions pour la planète, et lectures en continu de cinq élèves comédiens de l’Eracm, dirigé·e·s par Aurélien Barré.
À partir de 21h, soirée jazz concoctée avec le Marseille Jazz des cinq continents : Michel Portal, légende du genre, sera entouré des musiciens de son quartet (Bojan Z, Julien Herné et Stéphane Galland) auxquels s’adjoindront Eivind Aarset, guitariste norvégien et Yazz Ahmed, trompettiste anglaise. Seul concert payant de la programmation.
À partir de 23h la soirée se continuera dans le hall de La Criée avec Lada Obradovic, batteuse et compositrice, et le pianiste David Tixier. Toujours en entrée libre !
A.F.</pre>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Jeu de l’Oie</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">15 et 16 septembre<br></mark>Mucem / La Criée, Marseille<br><a href="http://festivaljeudeloie2023.univ-amu.fr">festivaljeudeloie2023.univ-amu.fr</a></pre>
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